Mon aversion et ma méfiance pour les produits bios (et plus généralement sur la poubelopathie (i.e. tout ce qui se termine en « pathe » sans être médecin)) remonte à une soirée d’été passée chez ma meilleure amie Cécilou. Mimi Zonzon, Snooze et moi-même nous sommes ainsi retrouvés face à un groupe d’hystériques ne jurant que par médecines naturelles alternatives et nourriture biologique. Les médicaments classiques étaient à bannir, tout comme le lait, apparemment responsable de tous les maux de notre civilisation, y compris de l’assassinat de Kennedy et de l’effondrement des tour jumelles à New-York. Il fallait également consommer bio, les produits commercialisés sous ce label étant bien meilleur pour la santé. Quant à l’homéopathie, elle semblait être idéale pour soigner un eczéma plus qu’avancé. J’ai également parfois au téléphone certains patients atteints de cancers avancés qui ne jurent que par les effets curatifs des tisanes bios. Allo Sigmund? Lire la suite du billet
J’ai quitté mon très cher laboratoire de recherche en mars 2000 pour officiellement me concentrer sur la rédaction de ma thèse. Entre temps, on me proposait un poste que je ne pouvais refuser. J’ai donc intégré mon agence en juin 2000. Telle une belle au bois dormant, la finalisation de mon doctorat a été mise en veille pendant trois longues années. En septembre, une partie de la daske Company s’est retrouvée pour la dernière fois dans l’immonde cité balnéaire de Santa Ponça aux Baléares. Nous profitions pour la dernière fois du grand appartement de Mous qui donnait sur la baie. Quelques mois plus tard, je passais un week-end vraiment sympathique en Suède en compagnie de Snooze. Ce week-end représente également le dernier contact avec mon père. Cela fait dix ans qu’il est mort pour moi. Lire la suite du billet
…de la préparation du Bagel?
Telle est la question ce que je m’amuse souvent à poser à mes amis. Si certains sont en quête de spiritualité, recherchent les origines de l’univers, se posent de nombreuses questions existentielles ou partent à la découverte de la pierre philosophale, je n’ai comme ambition primaire dans ma misérable vie de cafard que de mettre la main sur les recettes des mets que j’affectionne tout particulièrement. Car tout comme les melmaciens , je suis né avec sept estomacs: Je ne pense donc ni avec mon cerveau, ni avec mon entre-jambe, mais uniquement avec mon ventre. J’ai ainsi trouvé les meilleures recettes de cookies, de roulés à la cannelle ou encore de bannofee. Il me restait deux trophées à ajouter à ma collection: la recette du bagel et celle du muffin. Pas celle du muffin de pédé. Le vrai muffin nord-Américain, l’unique, le dur, le tatoué, le muffin onctueux qui possède un superbe dôme hypertrophié. Lire la suite du billet
Oui oui, pourquoi, hein?
Juste parce que Saturne et Pluton se sont alignées sur Mars et Jupiter. Parce qu’un astrologue chinois m’a prédit mille années de malheur si je continuais à raconter ma vie sur internet, parce que je me suis réfugié en Corée du Nord pour une année sabbatique, ou peut-être enfin parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir un abonnement à Électricité de France depuis que nous avons acheté notre superbe nid d’amour atypique et nous sommes endettés pour les prochaines cinquante années de notre vie. Lire la suite du billet
L’avion, j’adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l’unique, le formidable, l’ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j’ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, juste après m’être bouché les oreilles avec des boules Ear et mis un masque sur les yeux. Ne prenant jamais le moindre médicament pour dormir, je reste très réceptif à son mode d’action. Cerise sur le gâteau, sa demi-vie étant très courte, mon pote de carlingue est rapidement éliminé, évitant ainsi d’arriver à destination dans le pâté. Lire la suite du billet
Je suis tombé par hasard il y a quelques jours sur le film « Explorers ». Certes, le film a énormément vieilli. La pellicule sent maintenant le pipi, on devine le scénario un peu bâclé et la mise en scène approximative. Cependant, A l’époque de sa sortie il y a maintenant vingt cinq ans (ô râge, ô désespoir, ô vieillesse ennemie), Joe Dante surfait sur la vague des teen movies fantastiques qui pullulaient comme les mites dans mon placard à nourriture. L’intrigue est basique: Un groupe de trois pré adolescents arrive à produire une jolie bulle bleue qui leur permet de faire décoller un objet volant presque identifié construit à partir d’immondices trouvés chez un ferrailleur, et de rentrer en contact avec des extra-terrestres vraiment très sympathiques. Il faut dire que petit génie de la bande disposait d’une véritable arme de destruction massive: un Apple IIC pourvu d’un processeur à 1,4 Mhz et de 128 Ko de RAM. Dingue tout ça. Lire la suite du billet
Chicago, c’est beau, le Cherry Coke Zero, c’est bon, et Abercrombie, c’est totally has been
Go West 11 Commentaires »Je me souviens parfaitement du premier jour où j’ai posé les pieds aux Etats-Unis. Le sept septembre 1993. Juste après avoir passé nos examens de rattrapage à la Faculté, nous nous sommes envolés en compagnie de Vicky et Snooze pour New-York. Nous avions tout planifié jusqu’aux moindres détails. Etant étudiants donc fauchés, nous avions choisi une compagnie aérienne low cost avant l’heure. Le vol était fumeur et le service déplorable. A l’arrivée, nous avions décidé d’un commun accord de prendre un taxi car le New-York d’alors était loin d’être sans risque pour les petits touristes dodus, naïfs et sans défense que nous étions. Perdu. Le taxi que nous avions choisi était un filou qui n’a pas hésité à nous racketter jusqu’au dernier Dollar sous peine de nous débarquer en plein Bronx au beau milieu de la nuit. Même si cette première expérience fut loin d’être concluante, je retourne aux Etats-Unis tous les ans. C’est comme une drogue. Sauf qu’il y a quelques jours, j’ai bien failli être refoulé quelques minutes après mon atterrissage et presque forcé de montrer ma bite au douanier qui a vérifié mes papiers. Welcome to America buddy! Lire la suite du billet
J’ai parlé pour la dernière fois à mon père il y a tout juste dix ans. J’étais vraiment très fier de lui annoncer que mon premier jour de travail s’était bien passé. Ce n’était pas un jour comme les autres. J’avais un vrai travail, rémunéré, sérieux. Mon géniteur commençait vraiment à s’impatienter. Son bon à rien de fils était décidément incapable de subvenir à ses propres besoins. Cela faisait déjà quatre années qu’il n’envoyait plus de pension alimentaire. Dix ans après avoir passé mon bac, il était temps que je m’installe. Je me souviens encore de sa voix, assez douce, et des principaux traits de son physique. Un peu plus petit que moi, blond, sans le moindre cheveu blanc. Son ventre rebondi trahissait cependant son goût immodéré pour la bonne chair. Lire la suite du billet
Je me suis certainement déjà attardé sur cette histoire lors d’un précédent billet, mais je trouve que c’est la façon la plus imagée et la plus simple pour parler du cancer. Lors d’un cours de biologie moléculaire il y a bien longtemps de cela, un enseignant tenta de nous dissuader de fumer en nous expliquant plus généralement que nous jouions à la roulette russe en grillant une cigarette. la vie était finalement très simple et l’organisme pouvait être comparé à un stand de fête foraine, le tabac étant représenté par un fusil à plomb, et la vie par les petits canards qui doivent être descendus pour gagner une horrible peluche hyperallergenique. Chaque fois que nous allumions une clope, nous tirions sur un canard. La vie étant particulièrement injuste, certains individus possédaient dès leur naissance mille canards, d’autres cinquante mille. Ainsi, à nombre comparable de cigarettes, certains développeraient un vilain cancer du poumon dès quarante ans, d’autres dès soixante, et enfin une infime partie de la population ne développerait jamais le moindre cancer. Et personne ne peut malheureusement prédire son capital canard. Lire la suite du billet
Après la meilleur façon de se la faire mettre bien profond à sec pour pas un rond, tout tout tout vous saurez tout sur le zizi, le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, le mou qui a un grand cou, le gros touffu le petit joufflu, le grand ridé mais surtout le grand courbé. Marre des billets consacrés au cancer dans toutes ses formes. Consacrons nous aujourd’hui à une pathologie fort peu médiatisée mais pourtant très handicapante, la courbure congénitale du pénis. La vraie, l’originale, pas celle liée à un traumatisme divers ou à une autre maladie dite de Lapeyronie, qui survient vers la cinquantaine. Oui, si comme le chantait Tino Rossi « la vie commence à soixante ans », la bite peut commencer à dévier dix ans plus tôt. Lire la suite du billet
Lorsque j’ai commencé mes chères études, je souhaitais tout simplement être docteur. J’avais alors passé deux années en compagnie d’amis très proches qui avaient réussi leur concours d’entrée en seconde année de pharmacie. Ce genre de concours peut être dur et cruel, et nécessite beaucoup d’endurance et d’énergie. Il suffit parfois d’un centième de point pour être exclu du jeu. J’ai terminé deux cent quarante deuxième, ils en ont pris deux cent trente deux. Bien fait pour moi. Je vivais encore au pays des Bisounours, et n’avais pas encore assimilé ô combien il était crucial de sacrifier jours et nuits à ce concours afin de gagner une assurance plus que précieuse sur ma future vie professionnelle. J’ai donc recommencé tout à zéro en comprenant toutefois que seul le travail ne permettait pas de réussir. Il fallait également un soupçon de chance, mais avant tout beaucoup d’envie et de passion. En résumé, il suffisait que je trouve mon chemin pour réussir. Ouhla, tout cela ressemble à un titre de chanson guimauve. Lire la suite du billet
J’ai toujours eu envie de me rendre au Japon. Tout petit déjà, via les dessins animés et autres séries pour enfants. Un peu plus tard après m’être plongé dans Kawabata. Au début de la décennie enfin, après avoir reçu pour un anniversaire un coffret Ghibli et découvert avec délices les aventures de Totoro et de ses amis. Je n’ai toutefois jamais vraiment eu l’occasion de m’envoler pour le pays du soleil levant. De l’Est de l’Asie, je ne connaissais donc que Beijing ou Shanghai. Jusqu’au jour béni ou Fabrice m’a proposé de partir en sa compagnie, celle de Marcel et de mon mari pour un long week-end-end à Tokyo. Je n’ai bien évidement pas réfléchi et ai accepté d’office sa proposition. En route pour la Japonie, dans les meilleurs conditions possibles, quelques jours avant que ce crétin d’Eyjafjöll ne paralyse toute l’Europe. Lire la suite du billet
Cinq n’est pas un joli chiffre. Je déteste les chiffres impairs.
Cinq. Adj. num. et n.m. inv. (lat. quinque). 1. Nombre qui suit quatre dans la suite des entiers naturels. Fam. Recevoir, entendre quelqu’un cinq sur cinq, l’entendre parfaitement. 2. Cinquième. Tome cinq. D’après Wikipedia, « L’évolution de notre glyphe moderne pour cinq ne peut pas être tracée nettement vers les Brahmanes hindous de la même manière que nous l’avons fait de 1 jusqu’à 4. Plus tard, les peuples hindous Kushana et Gupta ont eu parmi eux-mêmes plusieurs glyphes différents qui ne produisent aucune ressemblance avec le glyphe moderne. Les Nagari et Punjabi ont pris ces glyphes et les ont fait évoluer vers un h minuscule mis en miroir et tourné la tête en bas. Les arabes Ghubar ont transformé le glyphe de plusieurs manières différentes, arrivant à des glyphes ressemblant plus à 4 ou 3 plutôt que 5. C’est à partir de ces caractères que les européens en firent finalement le 5 moderne, bien que d’une évidence purement graphique, il serait plus facile de conclure que notre 5 moderne vient du Khmer. » Lire la suite du billet
J’ai toujours eu un tropisme particulier pour l’écrit, et cela depuis tout petit. Si tout est bon dans le cochon, toutes les occasions sont également bonnes pour lire, ainsi que tous les supports. Bande-dessinées, romans, journaux. J’ai pris l’habitude de lire le journal quotidiennement bien avant mes dix-huit ans. Étudiant à la faculté, Je bénéficiait des distributions gratuites du figaro tous les matin avant de me rendre en cours. J’avais déjà acheté Libération en sortant de chez moi et rachetait le Monde en quittant l’université. On appelle cela une addiction à l’information. Le soir, après avoir passé des heures à lire mes bouquins de cours, je me replongeais dans des textes bien plus distrayants avant de m’endormir, le nez entre deux pages. Lire la suite du billet
J’ai mis pour la première fois les pieds à Rome en mai dernier. Tout m’avait alors semblé merveilleux, et ces trois jours passés à vadrouiller dans les rues de la capitale italienne m’avaient fait un bien fou. Nous avions alors choisi un hôtel situé à quelques rues du Vatican et visité presque la totalité des spots touristiques au pas de course : Place d’Espagne, Panthéon, Place Navona, fontaine de Trevi et tutti quanti. La plus grosse erreur fut de passer plus d’une journée à errer au Vatican. La basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine hypnotisent littéralement le touriste qui passe plus de temps que nécessaire à arpenter les marches du petit État catholique, grillant ses cartouches pour visiter le reste de la ville. Ne séjourner que trois petits jours à Rome fut donc très frustrant, et je n’avais qu’une envie, vite y revenir. Lire la suite du billet


