Chroniques, humeurs, trucs, truithons et bidules de Chondre

L’histoire de l’affreuse culotte blanche en matières synthétiques

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Le titre de ce billet n’est pas un hymne à Bridget Jones, non. C’est uniquement un hommage tardif à deux affreuses petites culottes blanches en matière synthétique très urticante brièvement portées lorsque j’étais encore élève en primaire et qui me boudinaient un peu les fesses.

Je me souviens parfaitement de cette période. François Mitterrand venait d’être élu président de la République (contrairement à ce que ma Grand-mère paternelle racontait à l’époque, les chars soviétiques n’ont jamais été proches des portes de Paris) et Sophie Marceau triomphait dans la Boum 2. De mon côté, je me préparais à débarquer au collège avec beaucoup d’innocence et d’appréhension. Nous formions alors une joyeuse bande d’élèves à l’école primaire. La plupart se connaissait depuis le cours préparatoire. Nous avions presque grandi ensemble et formions une grande famille. Les classes de notre école s’arrêtant au CM2, nous allions donc être prochainement dispersés en entrant en sixième. Il fallait donc marquer la fin de notre parcours. Nous organisions donc, chacun notre tour, des petites fêtes dans nos appartements respectifs, du simple goûter d’anniversaire un peu pourri en comité(s) très réduit(s) aux premières grandes boums qui déchiraient tout.

Mon amie Stéphanie était le leader incontesté des filles de notre classe. Une sorte de S ou de B dans la série « Gossip Girl » avant l’heure. Plus grande que les autres, plutôt jolie, des yeux de biche, la poitrine en pleine croissance et les hormones qui commençaient à gazouiller, elle se devait d’organiser la première et la plus fastueuse boum de notre promotion. Inoubliable, sa soirée devait-être i-nou-bli- able. Nous parlions bien entendu de soirée pour faire comme les grands. A dix ans, une soirée n’était pas encore concevable et nous devions nous contenter d’un mercredi après-midi. Evoluant dans un milieu très privilégié, elle avait à sa disposition un gigantesque appartement et avait convié l’intégralité des élèves et certains de ses amis proches. Trop classe Stéphanie. Un peu inconscients les parents qui allaient recevoir une cinquantaine de marmots tous plus excités les uns que les autres.

Un petit groupe était arrivé avant les autres pour aider notre hôtesse à décorer son appartement. Papier crépon, papier aluminium, posters géants, draps de couleurs variées, vraies fausses boules à facettes fabriquées artisanalement, ampoules de toutes les couleurs, tout était bon pour créer une ambiance. Les tapis étaient roulés, les meubles rapprochés des murs et les volets fermés. Des saladiers étaient déjà remplis de confiseries et les tables recouvertes de gâteaux ou de boissons sucrées. Côté musique, une impressionnante pile de 45 tours était déposée tout prêt de la platine. Les parents de Stéphanie ne souhaitaient pas s’imposer et avaient prévu de se replier dans la grande cuisine et dans l’une des chambres, et accessoirement de jeter un œil à la fête de temps en temps. Pas cons les bourdons.

Comment passer du coq à l’âne : Je venais tout juste d’apprendre à mes dépends que le porc nécessitait une cuisson particulièrement méticuleuse sous peine de constater qu’un hôte indésirable et fort peu glamour pouvait se développer dans le tube digestif du fin gastronome en culotte courte que j’étais. Horreur, malheur. Ma mère venait de découvrir avec effroi que mes intestins abritaient un ver solitaire très glouton. Elle avait ainsi trouvé de jolis petits anneaux laiteux dans l’un de mes slips avant de le laver. Ce n’était pas bien grave. Plus je mangeais, plus le ver grossissait. J’avais en permanence une corde au cul. Dingue tout ça. La situation m’amusait, même si j’avais un peu peur de perdre mon étanchéité. Mon Dieu, je portais à l’époque au plus profond de moi le régime absolu sans le savoir. Un peu con lorsqu’on est en pleine croissance.

Retour de l’âne au coq : Quelques minutes avant mon départ pour la boum du siècle, ma mère me glissa une culotte de rechange dans la poche de mon affreux pantalon en flanelle de peur que je ne souille celle enfilée le matin. Détail qui a de l’importance. Ma culotte de rechange était identique à celle que je portais.

La mayonnaise a pris instantanément. Le groupe de mouflets surexcités se trémoussait sur des rythmes endiablés. Tout le monde s’amusait et se goinfrait d’acides gras polysaturés. Dans le feu de l’action, j’ai rapidement oublié le cadeau de ma mère. Cependant, je me suis aperçu au bout d’une heure ou deux que j’avais perdu ma culotte de rechange. J’ai bien tenté de la retrouver, mais il était très difficile de se mettre à quatre pattes au beau milieu d’une piste de dance ou même de fouiller l’appartement sous peine de passer pour un fouineur indésirable.

En fin d’après midi, nous avons tous entendu un cri aigu qui provenait de l’une des chambres. La mère de Stéphanie venait de trouver une culotte blanche qui n’appartenait pas à la famille à côté d’un lit. La sentence ne tarda pas : Etant persuadée qu’un garçon et une fille avaient joué à touche pipi pendant la petite fête, elle fit passer un à un tous les invités dans la chambre afin de vérifier s’ils portaient tous un sous-vêtement et ainsi démasquer le coupable. Nous portions bien évidement tous une culotte et le propriétaire ne fut donc naturellement pas identifié publiquement.

Juste avant de partir, elle glissa discrètement dans la poche de mon manteau la fameuse culotte, en m’expliquant dans le creux de l’oreille qu’elle pensait que l’affreux slip m’appartenait car je portais le même. Je n’ai ni infirmé ni confirmé car celui qui se justifie à toujours tort. J’ai juste descendu les escaliers, un peu honteux, et n’ai jamais parlé de cette histoire à personne.

Depuis cette histoire, (i) je déteste toujours danser de peur de perdre quelque chose et (ii) je porte toujours de très jolies culottes, juste au cas où. :dunce_tb:

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Quatre-vingt dix huit

Groovy, Shaggy, Wizz 22 Commentaires »

Nous avons célébré les quatre vingt dix huit ans de ma grand-mère il y a une dizaine de jours. Nous avons changé de quartier général il y a deux ans. Nous avons pris l’habitude de nous réunir dans une vieille brasserie parisienne située non loin de notre appartement. La clientèle est composée de fidèles habitués très vieille France. On s’y rend après la messe, pour se réunir en famille ou encore célébrer un événement. La réunion était à marquer d’une pierre blanche pour trois raisons : la première était bien entendu la nouvelle étape franchie par ma grand-mère, se rapprochant lentement mais surement de ses cent ans auxquels elle tient comme à la prunelle de ses yeux ou encore à sa dose quotidienne de beurre (contrairement aux idées reçues, les graisses animales semblent conserver). La seconde était plus personnelle. Ainsi, et après presque vingt années de mariage officieux, ma mère considère-elle enfin Snooze comme faisant partie de la famille, et l’a naturellement convié à se joindre à nous. Je garde enfin le meilleur pour la fin. Ce déjeuner était le baptême du feu pour G, le nouveau compagnon de route de ma petite maman : il allait officiellement m’être présenté, présenté à Snooze, mais également à la meilleure amie de ma mère. Trois sorties du placard pour le même prix. Fortiche maman Chondre.

Ma grand-mère était naturellement enchantée d’être le centre de toutes les attentions. Elle avait veillé à changer les piles de son appareil auditif afin de ne manquer aucune conversation. Elle fait partie des personnes qui se satisfont de leur surdité, surdité leur permettant de s’isoler de temps en temps et surtout de ne pas entendre les inepties éructées par leurs entourages. La dernière fois que nous avions organisé un dîner tous ensemble fut à l’occasion du dernier réveillon de Noël. Cette soirée fut particulièrement glauque. J’avais alors passé une quantité incroyable de temps et d’énergie à préparer le repas, trouver les cadeaux idéaux, mais également mettre en ordre notre appartement. Tout était réglé : mes ascendantes étaient conviées à dîner et devaient naturellement passer la nuit à la maison. Ma mère en avait décidé autrement : 19h00, arrivée. 19h30 Apéritif. 20h00 entrée. 20h30 plat. 21h00 Ouverture des cadeaux. 21h30 dessert. 22h00 ma mère contacte sans me prévenir une compagnie de taxis. 22h07 : Départ. Ma grand-mère était triste et déçue de partir aussi tôt car elle se faisait une joie de passer une nuit chez son petit fils. Pour ma mère, il était inutile de discuter. Mamie était une personne très âgée, donc fragile. Elle devait rentrer à la maison et se reposer. Ita Missa Est. La messe de minuit était dite. Amen.

J’ai soudainement compris l’origine de mes névroses en me retrouvant seul à la maison un 24 décembre au soir et me suis juré de ne plus jamais organiser un réveillon.

Cette fois-ci, nous étions tous coincés au restaurant, et ma mère ne pouvait pas trouver un prétexte valable pour s’échapper rapidement du repas. G est arrivé en retard car il devait s’occuper de sa femme avant de nous rejoindre. Oui, G est encore marié, et c’est tout le problème. Cela fait maintenant plus de dix ans que sa femme est un légume. Rencontrer ma mère fut certainement pour lui une bouffée d’oxygène. N’ayant jamais posé la moindre question sur lui, j’ai appris de la bouche de ma grand-mère qu’elle le connaissait depuis l’âge de neuf ans. Ma mère connaitrait donc G depuis plus de soixante ans. Leurs chemins se sont séparés lorsqu’ils se sont mariés. Il appelle maintenant ma maman sa princesse et lui caresse de temps en temps la joue. Si la sensation est curieuse, elle n’est toutefois pas urticante.

Si ma grand-mère était ravie d’être la vedette du jour, il en était de même pour ma mère qui n’a pu s’empêcher, comme tous les ans, de faire comprendre à nos voisins de table et au serveur que sa mère avait presque cent ans. Elle adore tout particulièrement qu’on lui dise que sa maman ne fait vraiment pas son âge et qu’il est vraiment beau de vieillir ainsi. L’apothéose est généralement associée au dessert car il y a de fortes chances qu’il soit apporté avec une bougie plantée dedans. Ma grand-mère s’en moque. Elle est simplement heureuse de voir son entourage heureux. Je le vois dans ses petits yeux noisette qui ne cessent de briller.

Ma grand-mère, je l’aime très fort. Peut-être un peu con de le dire ou de l’écrire. Je n’oublie pourtant jamais de lui rappeler avant de raccrocher le téléphone ou de la quitter. C’est une personne bien. Une vraie gentille. C’est sans doute la raison pour laquelle ma mère lui a confié mon éducation. Elle m’a appris à lire, à écrire, et m’a fait visiter les quatre coins du pays, à l’image de l’ouvrage qu’elle lisait lorsqu’elle était petite « Le tour de la France par deux enfants » et qu’elle n’a pas manqué de me faire , même si très peu adapté à notre époque. Elle est fière de son petit-fils. Je sais qu’elle adore passer du temps en ma compagnie.

Moi aussi. Je capte les moindres secondes comme si ces instants étaient les derniers. Des petits atomes de bonheur. Personne n’est éternel et je sais pertinemment que je serai dévasté le jour ou elle partira. C’est pour cela que, égoïstement, j’en profite le plus possible. Je lui fais des câlins, je l’embrasse, je la regarde longuement, je lui prends la main. Quatre vingt dix huit, oui, c’est un bel âge. Mais mamie, elle s’en moque de son âge. L’important reste qu’elle puisse encore s’occuper de sa maison et de son jardin, cuisiner ses petites tartes aux pommes, et surtout qu’on la laisse tranquille lorsqu’elle allume son poste de télévision et regarde « Questions pour un champion ».

En attendant quatre vingt dix neuf ou cent. Vivre aussi longtemps tout en restant indépendant, physiquement valide et sans sucrer les fraises. C’est tout le mal que je me souhaite.

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Gossip Guy

Groovy, Shaggy, Wizz 33 Commentaires »

Certains journalistes reprenaient la semaine dernière un article publié dans Libération. D’après Andréa Fradin, les réseaux sociaux auraient laminé les blogs. Ainsi une étude du “Pew Research Center” aurait-ele révélé que la jeunesse américaine se détournait en masse des blogs pour principalement se diriger vers Facebook. D’après le quotidien, et selon cette analyse, le nombre des 12-17 ans actifs sur un blog s’est réduit de moitié en seulement trois ans. La journaliste a souhaité enquêter en profondeur sur la mise en bière des blogs à papa par les Facebook juvéniles ou les Twitter technophiles. Premier exemple, le grand, l’unique, le sexy, l’inénarrable Loic Lemeur. On apprend que son blog s’est métamorphosé avec le temps avec notamment la mise à disposition d’outils permettant de suivre en temps réel les profils Twitter et Facebook du blogueur. Quelle nouveauté.

Ce n’est pas la première fois qu’un article est consacré à la mort supposée des blogs. S’il est bien entendu évident que le blog a évolué, il n’a pas disparu pour autant. Lorsque j’ai commencé à écrire, je suivais un nombre très réduit de blogs: Ghost in the Web, Embruns, Kozlika et bien entendu Matoo. On pouvait certainement parler d’âge d’or. Certains se sont lancés sur le créneau en rêvant d’être aussi lus, respectés et surtout populaires que les blogueurs qu’ils suivaient, sans forcément en avoir le talent. On a ainsi pu découvrir pléthore de clones Matoo, clones qui ont naturellement tenté de copier l’original avec bien moins d’inspiration et de succès, en mêlant billets dits privés, soupçon de cul, critique(s) de livres, de spectacles, de films, ou billets plus décalés. Certains, plus fainéants, se contentaient uniquement de reprendre les billets d’autres blogueurs, de ne publier qu’une photographie supposée amusante, une vidéo vue mille fois sur Youtube, les gros titres de l’AFP ou encore de donner la tendance météo de la semaine. On appelle cela du saprophytisme. Seulement voila. Si l’original est toujours présent, les autres sont morts et enterrés depuis bien longtemps. Tout comme les coucous qui squattent les nids des autres oiseaux, ces derniers sont rapidement passés à une autre forme de communication en investissant massivement les systèmes de micro blogging et autres réseaux sociaux, le ratio effort/impact étant maximum. En attendant le prochain système.

D’autres se sont laissés piéger par l’appât du gain, même très modeste. Pensant être influents, ces blogueurs ont commencé à publier des billets sponsorisés en échange de places de cinéma ou de bons d’achat, et se sont régulièrement retrouvés dans des soirées à la mode remplie de personnes très influentes à se gaver de petit-fours pas toujours très frais ou de mousseux tiède. D’autre ont encore confondu Réseau G/Meetic et Blog. Une sorte de paradigme de l’ascension sociale ou de la coucherie instantanée. Car si lassitude il y a, elle est certainement due à l’effort et à l’investissement nécessaires pour entretenir un blog. Ecrire un billet prend beaucoup de temps. De plus, bloguer ne se résume pas uniquement à la publication régulière d’articles. C’est avant tout un échange, en répondant le plus possible aux commentaires, mais également en commentant les billets d’autres blogueurs. Oui, bloguer est en quelque sorte synonyme de partage. Sans compter sur les petits imprévus, comme la gestion de l’outil de publication ou la perte de données parfois responsable de sueurs froides. Quant à l’investissement financier, se lancer dans l’aventure peut-être comparable à l’entretient d’une danseuse.

L’article de Libération est conclu de la façon suivante: “Reste que de nombreux blogueurs mettent la clé sous la porte. Et si les réseaux sociaux en ont capté une grande partie, l’arrêt des partisans les plus acharnés du blogging ne saurait se résumer à l’attrait de ce nouvel eldorado numérico-gazouillant. Plus prosaïquement, après des années de publications quotidiennes et de réponses aux commentaires, l’excitation laisse place à une certaine lassitude. Et les blogueurs font un truc de fou: ils basculent dans la real-life, dans la vraie vie”

Allo la terre, ici Soyouz. Andréa Fradin aurait peut-être été plus inspirée en contactant d’autres représentants de la bloguosphère, et constater que c’est souvent fromage et dessert. La république des Blogs, Paris Carnet ou même le groupe des proselytes lyriques sont de parfait exemples. Je reste certainement très naïf, mais je n’ai jamais été déçu par les personnes rencontrées via le blog. J’ai même la chance de m’être fait de vrais amis. Quant au secret pour rester jeune, beau, riche, en bonne santé et continuer à bloguer? Certainement ne pas se poser trop de questions existentielles, même si cela peut parfois aider à écrire. Se faire plaisir, s’amuser, continuer à échanger, publier à son rythme, ne pas mentir, ne pas tricher, et surtout ne pas vendre son âme pour quelques Kopecks un peu pourris. Et rien n’empêche de continuer à bloguer et d’ouvrir un compte Twitter ou Facebook. Les trois outils sont même très complémentaires.

Quant à la fin, elle arrivera certainement un jour. Comme pour tout. Pour conclure, et comme je l’écrivais la semaine dernière sur Twitter, je suis encore blogueur et fier de l’être, donc profondément has been, et je vous encule.

Voila, c’est (re)dit.

XOXO

Gossip Guy

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La concierge est dans l’escalier

Europe 15 Commentaires »

J’ai mis beaucoup de temps à mettre les pieds à Lisbonne. Certainement parce que d’autres destinations européennes me semblaient plus affriolantes. Nombre de mes amis s’y étaient pourtant rendus. Je me suis donc tardivement décidé à prendre un billet d’avion et à m’envoler pour la capitale portugaise le week-end dernier. C’est en feuilletant un guide touristique lors du vol que je me suis aperçu que je ne connaissais presque rien à l’histoire ou à la culture portugaise. Beaucoup semblent relier ce désamour et cette ignorance à la révolution des œillets et à l’arrivée massive d’immigrés en France. Oui, on réduit souvent bêtement le Portugal aux poils, au vin de Porto, au fado, à Linda de Suza et à sa valise en carton, aux concierges, aux poseurs de carrelage et enfin à la morue. Pour les poils, rien à redire. Pour le reste, c’est plus discutable.




L’aéroport n’est situé qu’à une petite demi-heure du centre ville. On se retrouve donc rapidement au centre de la ville blanche, dotée de plusieurs lignes de métro (redoutablement propre), de bus et surtout de ces fameux tramways appelés eléctricos. Plus particulièrement le numéro 28 qui parcourt les plus beaux quartiers historiques de la ville façon montagnes russes. Nous avons commencé notre visite par le Castelo de Sao Jorge et la cathédrale situés sur une colline à l’Ouest de la ville. Contrairement à Rome, nous n’avions pas oublié de prendre avec nous Auguste Lapin, qui se révèle être un véritable piège à fille. Nous nous sommes ensuite perdus dans les étroites ruelles pour finalement remonter les Champs Elysées locaux. Nous avons enfin décidé de nous rendre un peu plus au Nord dans le Parque das Naçoes, lieu de l’exposition universelle de 1998, et de finir la journée dans le gigantesque Oceanario, le plus grand aquarium d’Europe dont la contenance du bassin central équivaut à quatre piscines Olympiques. Idéal pour se relaxer.







Le lendemain, nous avons retrouvé un ami de Snooze qui nous a fait visiter Belem. Outre la célèbre tour, le monastère de St Jérôme et le magnifique musée d’art contemporain, on y trouve surtout une vieille pâtisserie qui fabrique les fameux pasteis de Belem. On se dit tout d’abord que ces mini-flans n’ont rien d’extraordinaire. Cependant, on se rend vite compte que le feuilleté et le crémeux sont incomparables. Mangés tièdes et saupoudrés de cannelle, les pasteis se révèlent être divins. La recette est gardée secrète, nous savons juste que la cuisson nécessite un four à très haute température. Il est possible d’acheter des pasteis dans la ville, mais ces tartelettes ne sont que de vulgaires copies. Nous nous sommes également laissés tenter par une soupe de riz, poisson et fruits de mer, par un succulent gâteau au potiron, ou encore par la cochonnaille. Mon piercing au nombril s’en souvient encore.




Nous avons bien évidement visité l’Alfama (cœur historique de la ville) et le Bairro Alto (quartier dit alternatif). Lisbonne est curieusement comparable à une autre ville nord-américaine, San Francisco : qualité de vie, collines, ville gay-friendly (mariage gay autorisé), grand pont ressemblant au Golden Gate, tramways, climat, baie, proximité de l’océan. La ville est ouverte, ses habitants sont accueillants.




On se prend une claque en pleine figure lorsqu’on débarque à Paris, triste, sale et agressive. Le contraste est violent. On se demande également comment Espagne et Portugal, contrées ultra-catholiques, ont pu accorder une égalité des droits apparente entre homosexuels et hétérosexuels, égalité pas franchement à l’ordre du jour au pays des droits de l’homme.

Morue powaaaa ! :dunce_tb:

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La rumeur, ça craint du vagin

L'important, c'est la santé 18 Commentaires »

Merci de prendre un comprimé de Paracétamol ou d’Ibuprofène avant de lire ce billet.

Tout le monde a entendu ou lu cette information: Les vaccins dirigés contre la grippe H1N1 seraient dangereux, la santé de dizaines de millions d’européens serait menacée. Fabriqués dans l’urgence, ces vaccins auraient été mis sur le marché sans avoir été testés. Fraude de l’industrie pharmaceutique, aveuglement des pouvoirs publics, nous serions à l’aube d’un scandale de la même ampleur que celui du sang contaminé ou des hormones de croissance. Nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances. Et tout cela à cause d’un virus qui aurait été mis au point par les services secrets Américains ou Russes, ou encore par un groupe terroriste basé au proche Orient.

Oui, tout le monde en parle, mais malheureusement sans grande légitimité. On donne même la parole à des crétins décérébrés travaillant dans les hôpitaux, crétins en blouse blanche qui clament haut et fort que, ayant un doute sur le vaccin, ils ne sont pas prêts à recevoir le vaccin. La boucle est bouclée. Si le personnel soignant a des doutes, pourquoi le quidam lambda prendrait-il le moindre risque? Trop tard, la rumeur est lancée. Les collectifs anti-vaccin H1N1 entrent dans la danse, amplifient et déforment l’information, bouclant ainsi la boucle. Car la théorie du complot a de nombreux adeptes, et l’industrie pharmaceutique demeure une cible idéale. Oui, les fabricants de médicaments brassent des dizaines de milliards d’euros, oui ils sont incontournables, oui la santé est certainement l’un des sujets principaux de préoccupation: tout le monde a un avis sur la question, tout le monde sait quelque chose, et tout le monde est persuadé que des choses sont cachées.

Récemment, deux individus ont interrompu des émissions télévisées réalisées en direct. Si l’un à classiquement clamé que les fameux vaccins anti-H1N1 étaient des poisons, l’autre souhaitait attirer l’attention des téléspectateurs sur le fait que les laboratoires pharmaceutiques avaient découvert un traitement contre le cancer mais le cachaient à la population pour d’obscures raisons. Mercredi dernier, un spécialiste de la spécialité indiquait même que le SIDA n’existait pas et que les patients ne mourraient pas du virus inoffensif, mais uniquement des effets indésirables causés par les différents traitements. Beaucoup sont ainsi persuadés qu’il est très facile de commercialiser un médicament. Peu réalisent que sur les centaines de milliers de principes potentiellement actifs découverts, seule une poignée aura la chance d’obtenir un agrément. Une bonne dizaine d’années s’écoule généralement entre cette découverte et la mise à la disposition du médicament, entre les nombreux essais chez l’animal, la recherche de la dose, et enfin les études cliniques. Temps, matière grise, énergie et argent dépensés sont considérables. Quant à la fameuse autorisation de commercialiser, elle est longue, minutieuse, indépendante, très stricte et souvent restrictive.

Tout cela a un coût immense qui ne cesse d’augmenter avec le temps. Les budgets Recherche et Développement n’étant pas extensibles, plus le temps passe, plus le développement d’un médicament coûte cher, et moins de médicaments sont mis sur le marché chaque année, sans compter sur la durée très limitée des brevets, huit petites années. D’autre part, l’industrie pharmaceutique est une industrie comme les autres qui obéit à la loi du marché. Pourquoi ainsi en vouloir aux laboratoires de faire des profits? Quant aux éventuelles fraudes, elles demeurent très risquées car elles sont à un moment ou à un autre mises à jour. Le jour ou un laboratoire est pris la main dans le pot à confiture, son cours en bourse dévisse rapidement, et il devient rapidement une proie accessible pour la concurrence.

Mais qui sont finalement ces personnes qui lancent de fausses informations?

Elles appartiennent à trois catégories d’individus: (i) les dingues, (ii) les escrocs, et enfin (iii) les terroristes de l’industrie et du marketing (qui sont à la fois digues et escrocs). Ainsi une fausse rumeur concernant un antidiabétique a-t-elle circulé l’année passée. Le produit en question pouvait être responsable de l’apparition de cancers. Même si l’information était fausse, le titre du laboratoire a immédiatement plongé de près de 13% en bourse.

Certaines personnes désespérées sont naturellement prêtes à tout tenter pour guérir de maladies malheureusement incurables. Il suffit ainsi d’associer “traitement” à “alternatif” ou “naturel” sur Google pour tomber sur une multitude de sites vantant les vertus de produits dits miracles. Le professeur X prétendu spécialiste en phytothérapie, propose ainsi sur internet un traitement complémentaire pour soigner et prévenir le cancer du poumon. Sa préparation est simple:

3-4g de guimauve officinale (Althaea Officinalis)
3-4g d’ortie (cela donne environs une pincée)
0,5 litre d’eau
Faire bouillir l’eau et y mettre la mauve+l’ortie, puis laisser bouillir 4 minutes environs à feu doux. Laisser tiédir puis filtrer. Boire ensuite de temps en temps.

Le grand professeur Y, propose de son coté un traitement complémentaire pour “soigner” et prévenir le cancer du sein.

Préparation: pour un jour

Plonger 10g d’achillée millefeuille dans deux verres d’eau portée à ébullition, laisser bouillir 5 minutes à feu doux. Boire 1 verre matin et soir à jeun.
A midi après avoir mangé boire un verre de tisane de millepertuis (Hypericum perforatum).
Le soir après avoir mangé boire un verre de tisane de romarin plus Fleur de sureau.
La nuit à 22 heures boire un verre de tisane de lavande Stéchade appelée aussi lavande papillon ou lavande à toupet plus du houblon.
Continuer cette cure pendant 45 jours.

Sans compter sur les tarés du bulbe qui recommandent d’arrêter la prise de traitements ayant démontré une efficacité. On peut ainsi lire :

Rappelez-vous seulement que 90% des gens qui ont suivi l’avis d’un médecin et ont reçu une chimiothérapie sont au cimetière.
Plus tôt vous commencerez et plus tôt vous aurez vaincu le cancer. Les gens jeunes guérissent plus vite que les personnes âgées, mais cela vous aidera à n’importe quel âge. Je le sais parce que j’ai 80 ans et que je prends cette poudre depuis trois ans. Aucun cancer n’est revenu et il n’y a aucun effet secondaire sauf quand mon corps a eu assez de produit, il me le fait savoir car j’ai le coeur qui me brûle. Alors j’en prends un peu moins. Certaines personnes ont des douleurs d’estomac quand ils nécessitent une moindre dose. Cela signifie aussi que votre cancer est contrôlé et que vous n’avez pas besoin de tant de poudre.

Vous allez aussi certainement découvrir que vous n’attraperez pas de rhume pendant que vous prenez le produit à pleine dose. L’ennemi majeur de cette racine est la chimiothérapie. Plus la chimiothérapie est forte et moins la poudre aura de possibilités de vous aider. Il y a seulement 10% de probabilités que la chimiothérapie vous soignera. Sans chimiothérapie , vos chances sont de 75% à 80% mais vous devez prendre la poudre tous les jours. Ne laissez pas le docteur vous inspirer cette vieille peur si vous le contredisez et qui sonnera ainsi “Si vous voulez foutre votre vie en l’air, je ne peux pas vous en empêcher

Ces recommandations peuvent facilement faire sourire.

Cependant, après avoir reçu plusieurs lignes de thérapies systématiquement associées à des effets indésirables souvent graves, un patient en bout de course, est très fragilisé moralement, et naturellement prêt à tenter tout et n’importe quoi pour s’en sortir. Il peut donc facilement se tourner vers des gourous du net. Certains grands babous visqueux expliqueront qu’il suffit de manger de la viande crue pour se débarrasser du SIDA, d’autres que le lait est responsable d’un vilain cancer digestif, qu’il ne faut plus consommer de viande ou enfin que l’aspartame est associé au cancer du cerveau. Tout est ensuite mélangé, associé, repris au conditionnel, médiatisé: guerres (Irak), attentats (Tours jumelles), catastrophes (Haiti, Tsunami), accidents (Tchernobyl). Sans compter sur les poubelopathes qui ont pour la plupart pignon sur rue. Je me souviens encore d’un kinésithérapeute qui tentait de soigner une hernie discale uniquement par l’écoute de chants tibétains et par la diffusion dans la pièce d’encens fabriqué à Katmandou. D’après lui, l’industrie pharmaceutique ne commercialisait que des produits toxiques pour l’organisme, produits nécessitant la prise d’autres produits pour minimiser les effets secondaires induits.

En résumé, soyons positifs. :happy_tb:

Notre existence n’est pas guidée par de sombres complots initiés par l’industrie pharmaceutique, chimique ou agroalimentaire. Soigner les petits bobos du quotidien par du sucre (homéopathie) ou des tisanes ne me pose aucun problème. Pour le reste, il me parait évident d’éviter toute automédication, et surtout de ne prendre uniquement que des médicaments qui ont prouvé une efficacité dans une indication donnée. Il faut juste être conscient que toute prise de médicament, même le plus anodin, est associé à un risque. Pour le reste, il faut toujours demander conseil à son médecin ou à son pharmacien, et surtout éviter de s’en remettre aux publications douteuses disponibles sur internet. Attention enfin aux médecines naturelles dites curatives et non préventives.

Que du bon sens en somme. :dunce_tb:

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Coming out, le retour

Groovy, Shaggy, Wizz 21 Commentaires »

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai fait mon coming-out. Je suis sorti du placard en deux temps. J’ai tout d’abord appelé tous mes amis un après midi, un à un. La tâche n’était pas si facile que cela car Snooze et moi faisions partie d’un groupe vraiment très soudé. J’avais ainsi peur qu’ils ne comprennent pas pourquoi nous leur avions caché la vérité pendant presque sept années. Je ne comprenais pas moi-même comment nous avions pu en arriver là. J’avais certainement honte de ce que j’étais, et ne m’assumais certainement pas encore.

Une fois cette douloureuse première étape franchie, j’ai pris mon courage à deux mains et ai annoncé la nouvelle à ma mère lors du diner. Elle ne semblait pas s’en douter et se masquait la réalité comme la plupart des parents. Tant que l’annonce n’est pas faite, il y a encore un infime espoir.

Elle a commencé à se reprocher un nombre incalculable de choses, comme si elle était responsable de mon penchant assez prononcé pour la bite, du cancer ou de la faim dans le monde. Elle a ensuite réalisé qu’elle ne serait jamais grand mère. Elle était à la fois triste et déçue. Je l’étais également, même si cette pilule au goût amer semblait être avalée. Le lendemain, elle s’est malheureusement transformée en Gremlin à crête blanche (sans avoir mangé après minuit ou sauté dans une piscine), en jurant sur ce qu’elle avait de plus cher qu’elle n’accueillerait plus jamais mon amant sous son toit. Ambiance.

Elle n’a ainsi pas revu Snooze pendant trois longues années.

Samedi midi, ma douce maman a fait son coming-out. Non, elle ne m’a pas confié qu’elle était en couple avec une lesbienne depuis des années. Elle m’a juste présenté presque officiellement son nouveau compagnon, venu lui rendre visite à l’improviste alors que je lui rendais également visite à l’improviste. Je me doutais bien de quelque chose en arrivant. Ma mère assez guillerette, a paru déçue lorsqu’elle m’a ouvert la porte. Elle était vêtue d’une robe noire sobre et classe, de quelques bijoux, parfumée et impeccablement coiffée, l’ensemble étant assez inhabituel pour un samedi après-midi ordinaire.

Cela fait environ cinq ans que je me doute de quelque chose. Des photographies, des messages sur son répondeur, des SMS. Les deux tourtereaux étaient amis lorsqu’ils étaient étudiants, et se sont perdus de vue avec le temps. G a retrouvé ma mère par hasard. Leur relation est très compliquée car il est encore marié. Détail qui a de l’importance: Sa femme est un légume depuis presque vingt ans. Ils se donnent donc rendez-vous le week-end et semblent pleinement se satisfaire de la situation. Un peu comme Poupette et son fameux backstreet :laugh_tb: dans la Boum, quelques années en moins.

J’avais déjà eu entre mes mains une photographie très peu flatteuse du gaillard. Je ne comprenais vraiment pas ce que ma mère pouvait trouver à un troll dans son genre. Mon père valait mille fois mieux physiquement. Je me souvenais encore de ma mère bavant sur feu ma belle mère :

« Être remplacée par un mannequin, passe encore, mais par le plus hideux des boudins, c’est très humiliant. Elle doit certainement avoir des qualités exotiques que je ne possède pas »

Pan dans les dents.

G est entré dans le salon et m’a serré la main de façon très virile. Je lui ai laissé la place sur le canapé, et me suis assis dans un fauteuil près de ma grand-mère. Le couple ressemblaient à deux adolescents pris la main dans le pot à confiture. Plus G se rapprochait de ma mère, plus elle se décalait. Elle est rapidement arrivée à l’extrême extrémité du canapé et s’est soudainement (et dignement) levée, prétextant un coup de téléphone à passer, avant de se retrouver les fesses sur le tapis. Mon chat Phobos a profité de l’occasion pour prendre sa place. G tentait péniblement d’amorcer la conversation. Je savais qu’il savait que je savais qu’il savait pour moi et Snooze, mais nous n’avons jamais évoqué ma situation maritale.

Le physique de G est assez particulier. Il est petit, semble trapu, et fait partie de la mystérieuse secte des camoufleurs. Ses cheveux ont ainsi une horrible longueur lui permettant de masquer une légère calvitie. Cerise sur le gâteau, il semble être accro à la teinture. Si sa barbe de trois jours est poivre et sel, il ne possède pas le moindre cheveu blanc. En résumé, il est vraiment très vilain, le fruit d’un malheureux croisement entre Michou et Valentino. Ma grand-mère a mis les pieds dans le plat en trouvant extraordinaire cette absence de signe du temps. Il a commencé par rougir, puis s’est maladroitement justifié. Personne n’a été dupe, sauf peut-être ma mère, qui sort donc avec un adapte (honteux) du Régécolor.

Je ne me suis pas attardé, et suis vite rentré à la maison pour apprendre la nouvelle à Snooze.

Nous allons prochainement nous revoir pour fêter les quatre vingt dix huit ans de ma grand-mère.

Mon mari est même chaleureusement convié. Comme quoi, tout évolue, sauf heureusement la mode de la teinture camouflage chez les hommes. :king_tb:

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Fenêtre Pourrie

Ronchonnage 21 Commentaires »

Lorsqu’on est en couple depuis des millénaires et heureux copropriétaire d’un appartement atypique et plein de charme, il est extrêmement tentant de joindre l’utile à l’agréable à Noël. Ainsi, Snooze et moi-même nous promettons tous les ans de ne pas nous faire de cadeau, mais d’investir judicieusement dans notre chez nous. Quoi de plus romantique que de s’offrir un nouveau lave vaisselle, un nouveau Mac (toutes les excuses sont bonnes pour s’offrir un produit Apple), refaire le carrelage de la cuisine ou participer au ravalement de la cour de notre immeuble. Cette année, nous avions d’un commun accord décidé de repenser notre salon (un certain M le trouvait à chier et fort peu convivial) et surtout d’investir dans une nouvelle fenêtre pensant naïvement bénéficier des faveurs issues du Grenelle de l’environnement. Madame Lapeyre nous a malheureusement indiqué que le produit que nous demandions ne pouvait bénéficier de l’aide gouvernementale. Même plus chère et plus isolante, une fenêtre à isolation phonique n’était pas considérée comme bienfaitrice de l’humanité, le gaz injecté entre les vitres étant différent de celui utilisé pour une isolation thermique. Mais revenons à nos moutons. Lire la suite du billet

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Le jour ou j’ai taillé un short à une vieille salope

Groovy, Shaggy, Wizz 22 Commentaires »

Enfourcher mon vélo tous les matins me permet à la fois de me passer des services de la régie autonome des transports parisiens et de pratiquer une activité sportive régulière. Qu’il vente, pleuve ou neige, je n’hésite jamais une seule seconde. Je connais le parcours par cœur et tente ainsi d’éviter quotidiennement tout incident : ouverture rapide de porte, sortie de voiture, piéton imprudent ou animal de compagnie. J’ai déjà été l’innocente victime de piétons et me suis retrouvé à plusieurs reprises le cul à terre, pantalon déchiré, coude ou paume ensanglanté(es). Même en respectant scrupuleusement le code de la route, il est par définition impossible de gérer l’imprévu : alcooliques titubants sur une piste cyclable, nuisibles divers et variés qui tentent de faire tomber les cyclistes en donnant des coups de pieds dans les roues ou en projetant au dernier moment une poubelle face au vélo, mères de famille qui pensent que les pistes sont uniquement réservées aux poussettes, ou enfin autres cyclistes qui empruntent une piste à sens inverse. Lire la suite du billet

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Baiser ou se faire baiser

Ronchonnage 11 Commentaires »

Hypocondrie: nom féminin. Inquiétude permanente concernant la santé, l’état et le fonctionnement de ses organes, provoquée par un trouble psychique bénin (anxiété, par exemple) ou grave (psychose, par exemple). Lire la suite du billet

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Les gros nichons sont vraiment choux

L'important, c'est la santé 21 Commentaires »

Deux de mes amies m’ont raconté la même histoire à quelques semaines d’écart. Caro s’est rendue dans une maternité des Hauts-de-Seine pour accoucher il y a quelques semaines. Quelques heures après avoir mis au monde une magnifique petite fille, la nature a repris ses droits. Il faut dire que le terrain avait été bien préparé pendant toute la durée de la grossesse. De petites alvéoles situées à l’intérieur de la glande mammaire ont progressivement augmenté de volume sous l’effet des oestrogènes pour le plus grand plaisir du futur papa. La poitrine s’est voluptueusement mis à gonfler afin de préparer la future maman à l’allaitement. L’accouchement et plus généralement la brutale modification de l’environnement hormonal va ensuite déclencher une montée de la production de lait. Cette montée de lait survient généralement à partir du troisième jour suivant la naissance du bébé. Cependant, tout n’est pas si merveilleux au pays de la layette et des doudous. Le nichon peut parfois devenir lourd, chaud, tendu et surtout très douloureux. En résumé, après avoir souffert le martyr pendant l’accouchement, la jolie maman découvre le deuxième effet Kiss Cool: la miche en folie. Lire la suite du billet

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