La citrouille et le lapin

Groovy, Shaggy, Wizz 49 Commentaires »

Cette fable a commencé il y a presque un an lorsque mes supérieurs hiérarchiques m’ont proposé d’évoluer professionnellement. Je me suis alors lancé bien naïvement dans cette aventure pensant y trouver luxe, calme et volupté. Je ne le faisais pas forcement pour moi. J’ai toujours considéré que ce qui était à moi était à Snooze, et que changer ne pouvait qu’apporter du bon à notre couple. J’ai toujours eu un penchant protecteur (et pathologique) envers mon compagnon. Je sais que je vis avec un enfant, et que je dois en prendre soin. Snooze est très fragile, c’est comme ça. J’ai ainsi vécu à cent à l’heure pendant des semaines, affronté des tempêtes et des coups bas. Il m’a également fallu gérer les graves problèmes de santé de ma grand-mère en organisant des aller-retours exténuants en Corrèze, mais aussi de nombreux déplacements à l’étranger. Je n’étais ainsi que très peu présent à la maison. Lire la suite du billet

Concessions on a Dance Floor

Souvenirs 19 Commentaires »

Snooze et moi-même avons célébré nos dix-huit ans de vie commune lors de notre récent séjour à Montréal. Dix-huit ans, l’âge de la majorité. Il y a dix-huit ans, j’ai osé embrasser Snooze pour la première fois. Depuis ce mois d’octobre du siècle dernier, nous avons tout d’abord vécu au jour le jour, inconscients. Au tout début de notre relation, nous vivions heureux mais cachés, de nos familles respectives mais également de l’ensemble de nos proches. Snooze, en meilleur ami, venait souvent dormir à la maison. Tout cela était bien naturel. De mon côté, j’adorais le retrouver en fin de semaine chez ses parents. Je me suis ensuite installé dans un premier appartement, rapidement transformé en nid douillet. Snooze m’a ensuite rejoint, sept années après le début de notre vie de couple. Nous vivions alors une période de grandes turbulences. J’ai alors fait de nombreuses concessions, mineures et majeures, la première étant de faire mon coming-out. Lire la suite du billet

Quatre-vingt dix huit

Groovy, Shaggy, Wizz 24 Commentaires »

Nous avons célébré les quatre vingt dix huit ans de ma grand-mère il y a une dizaine de jours. Nous avons changé de quartier général il y a deux ans. Nous avons pris l’habitude de nous réunir dans une vieille brasserie parisienne située non loin de notre appartement. La clientèle est composée de fidèles habitués très vieille France. On s’y rend après la messe, pour se réunir en famille ou encore célébrer un événement. La réunion était à marquer d’une pierre blanche pour trois raisons : la première était bien entendu la nouvelle étape franchie par ma grand-mère, se rapprochant lentement mais surement de ses cent ans auxquels elle tient comme à la prunelle de ses yeux ou encore à sa dose quotidienne de beurre (contrairement aux idées reçues, les graisses animales semblent conserver). La seconde était plus personnelle. Ainsi, et après presque vingt années de mariage officieux, ma mère considère-elle enfin Snooze comme faisant partie de la famille, et l’a naturellement convié à se joindre à nous. Je garde enfin le meilleur pour la fin. Ce déjeuner était le baptême du feu pour G, le nouveau compagnon de route de ma petite maman : il allait officiellement m’être présenté, présenté à Snooze, mais également à la meilleure amie de ma mère. Trois sorties du placard pour le même prix. Fortiche maman Chondre. Lire la suite du billet

Coming out, le retour

Groovy, Shaggy, Wizz 22 Commentaires »

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai fait mon coming-out. Je suis sorti du placard en deux temps. J’ai tout d’abord appelé tous mes amis un après midi, un à un. La tâche n’était pas si facile que cela car Snooze et moi faisions partie d’un groupe vraiment très soudé. J’avais ainsi peur qu’ils ne comprennent pas pourquoi nous leur avions caché la vérité pendant presque sept années. Je ne comprenais pas moi-même comment nous avions pu en arriver là. J’avais certainement honte de ce que j’étais, et ne m’assumais certainement pas encore. Lire la suite du billet

Comme d’habitudeuh

Groovy, Shaggy, Wizz 28 Commentaires »

Je me lève (j’ai mal dormi et suis vraiment très heureux de quitter la couette de bonne heure)
Et je te bouscule (pas franchement car tu dors de l’autre coté du lit)
Tu ne te réveilles pas (car tu as joué jusqu’à au moins deux heures du matin)
Comme d’habitude

Sur toi (le nain est tout mignon quand il dort)
Je remonte le drap (tous les matins)
J’ai peur que tu aies froid
Comme d’habitude

Ma main
Caresse tes cheveux (euh, ton crâne presque rasé)
Presque malgré moi
Comme d’habitude

Mais toi
Tu me tournes le dos (tu ronfles comme un porcinet)
Comme d’habitude

Alors
Je m’habille très vite (en vingt petites minutes)
Je sors de la chambre (sans faire de bruit)
Comme d’habitude

Tout seul
Je bois mon café (euh, juste mon actimel à la fraise)
Je suis en retard (je n’ai pas d’horaire mais adore partir à la fraiche)
Comme d’habitude

Sans bruit (juste le temps de te faire un bisou sur le bout du nez)
Je quitte la maison (en n’oubliant pas de descendre les poubelles)
Tout est gris dehors (et je retrouve ma bicyclette)
Comme d’habitude

Snooze est persuadé que la première fois que j’ai mis ma langue dans sa bouche était un seize octobre. Je pense qu’il se trompe et qu’il s’agissait plutôt d’un treize. Qu’importe. Cela fait maintenant dix sept ans que nous sommes en couple, pour le meilleur et pour le pire. Toujours pas pacsés, toujours pas mariés, toujours sans enfant. Nos amis proches savent que nous passons notre temps à nous chamailler. Ils savent également qu’il nous est difficile de nous passer l’un de l’autre. Nous avons étudié ensemble, nous avons presque les mêmes amis, nous habitons ensemble et nous travaillons ensemble. Si tout se passe bien, nous risquons également de finir dans le même caveau. Snooze est le seul et unique garçon avec qui j’ai eu une relation. Tout cela parait dingue, mais je n’ai couché qu’avec un seul homme dans ma vie. Que tout soit clair, partenaire unique ne signifie pas manque d’expérience, bien au contraire. Voir mes amis butiner me semble donc follement exotique. A l’inverse, je conçois parfaitement que ma situation personnelle puisse paraitre fort peu commune et tienne du miracle. Et des cierges, j’en ai beaucoup consommé. Des grands, des larges et des longs.

Tout n’a pas été rose dans notre relation. Il a souhaité y mettre fin à un moment où j’étais encore dans le placard. Il me veut plus démonstratif, aimerait me prendre la main dans la rue ou même m’embrasser. De mon côté, je suis toujours distant. Je n’aime pas spécialement le contact ni m’afficher. Qu’il soit un homme ne change rien au problème. Je ne suis pas un adepte de la soupe de langues gourmande et baveuse en public et ne vais certainement pas changer aujourd’hui. Il aime constamment sortir et être entouré d’amis gays. Je n’ai pas sa résistance, danse comme une truie et n’ai pas un tropisme particulier pour les bars. Ne buvant pas la moindre goutte d’alcool, me taper un nième Coca-Cola light dans un environnement pas spécialement glamour ne m’excite pas plus que cela. J’adore le titiller en lui disant que je déteste être entouré de clones rasés qui se reniflent le cul en buvant de la bière tiède dans les mêmes établissements glauques. Cette réflexion le met hors de lui. J’ai également pensé à arrêter notre relation, les quelques rares fois où j’avais l’impression de porter trop de choses sur mes épaules, sans aucun soutien de sa part. Snooze agit en enfant, et il me faut très souvent prendre la barre en bon père de famille. Gérer seul le quotidien et le matériel m’épuise parfois. Ces périodes de doute(s) me semblent très normales, et mêmes saines, après presque deux décennies passées en commun.

Snooze est profondément gentil et toujours disponible pour ses amis. Il prend toujours de leurs nouvelles, est attentif, disponible et s’inquiète souvent pour eux. J’aime lui rappeler qu’il se comporte différemment avec moi. Rien à voir avec une quelconque jalousie. Il sait tout simplement que presque tout est acquis avec son mari. Je fais partie des meubles, il le sait et parfois en abuse inconsciemment. Tout cela participe curieusement à son charme. Il vit de cette façon et je m’adapte très rapidement et surtout facilement. Son caractère est inconstant. Parfois en manque de tendresse, je le retrouve très câlin, un peu comme un enfant qui souhaite qu’on le serre très fort dans ses bras. Souvent ronchon et râleur, je le laisse parler sans trop l’écouter. Plus il s’emporte, plus je parle calmement. J’ai pris l’habitude d’être totalement imperméable à ses variations d’humeur. Ma façon à moi de me protéger un peu. Même si nous vivons constamment ensemble, nous avons eu l’intelligence de rester très indépendants. Je ne reste pas avec lui par dépit ou par habitude. Je reste avec lui parce que je l’aime, le respecte, et surtout parce que je ne peux concevoir de vivre avec quelqu’un d’autre. J’aime sa petite bouille, ses petites mains, son caractère de merde. Je l’ai dans la peau, je le connais par cœur, peut facilement anticiper ses attentes et la réciproque est vraie. C’est un avantage incontestable. Je sais également que je dois prendre soin de lui. C’est comme ça.

Demain matin, tout comme ce matin, Je me lèverai, je le bousculerai, il ne se réveillera pas.

Je suis bien persuadé que ce rituel n’est pas près de s’arrêter. C’est peut-être cela le bonheur?

Daddy pas Cool

Ronchonnage 22 Commentaires »

Cela fait bien longtemps que je ne parle plus de ma vie privée sur ce blog. Même si j’ai très peu abordé le sujet, il m’est arrivé de me livrer dans quelques rares billets, directement ou entre les lignes. Le temps passant, certains proches et autres connaissances ont trouvé l’adresse de ce blog, participant involontairement à un processus de castration rédactionnel, ou plus simplement d’autocensure naturelle. Il est ainsi souvent plus facile de parler de soi face à des inconnus. Qu’importe. Le but initial n’a jamais été de me lamenter sur mes problèmes existentiels et de sombrer dans le pathos. L’exercice est casse-gueule, assez chiant à lire et déprimant à la longue. Je préfère avant tout publier des billets positifs, amusant, le tout sans jamais mentir ou travestir la réalité. J’évite ainsi de parler politique, religion, de ma vraie vie privée, de mes amis, ou même de mon travail, même si le clavier me démange très souvent. D’autres le font bien mieux que moi. Lire la suite du billet

Touché, coulé

Groovy, Shaggy, Wizz 26 Commentaires »

Quand j’étais encore heureux, c’est à dire lorsque j’habitais dans mon appartement du douzième arrondissement, je pouvais me balader à poil à n’importe quelle heure du jour et de la nuit car aucun voisin habitait face à mon appartement. Je vivais au rez-de-chaussée et profitais d’une cour que j’avais aménagée en petit jardin. Ainsi, seul mes arbustes, mes rosiers et mes plants de tomates pouvaient me reluquer. Je vivais nu, d’amour et d’eau fraîche et mon existence était paradisiaque. Je vis rue Lucien Sampaix depuis plus de deux ans, et tente de m’habituer à la fichue promiscuité entre mon chez moi et les appartements qui y font face. Une petite quinzaine de mètres nous séparent. Nous pouvons donc aisément suivre au jour le jour la vie de nos voisins, et cela bien malgré nous. Point d’orgies, de plan exhibitionnistes ou de scènes olé olé. Juste des tranches de vie classiques. Nous nous y sommes habitués petit à petit. Un peu comme si nous bénéficions d’un cinéma en plein air permanent et gratuit. Tout ça entre l’académie des 9 et un jeu de morpion géant. Lire la suite du billet

Et hop, un de plus

Groovy, Shaggy, Wizz 27 Commentaires »

Un de plus. Pan dans les dents.

Lorsque j’étais petit, j’étais contrarié par le fait que je ne puisse jamais organiser de fête pour mon anniversaire. Né au beau milieu du mois d’août, la plupart de mes amis se trouvaient naturellement en vacances, bien loin de moi. J’étais également handicapé par mon poids et par le fait que mes camarades de classe me surnomment Groquik. En fait, en y repensant bien, même si jamais pu organiser un quelconque goûter d’anniversaire, personne ne serait venu, me fréquenter puait trop la défaite. Cette période de l’année était également une phase de tension intense car elle représentait l’un des rares moments ou mes parents se retrouvaient dans l’année. Tous les prétextes étaient bons pour se chamailler. En résumé, je n’attendais qu’une seule chose avec impatience, la rentrée scolaire. Et les anniversaires, je n’aimais pas trop cela. Non. Lire la suite du billet

Tout arrive…

Groovy, Shaggy, Wizz 17 Commentaires »

…A qui sait attendre.

Je me souviens du jour de la soutenance de ma thèse comme si c’était hier. J’avais préparé une centaine de diapositives et je tentais désespérément de répéter la présentation, présentation prévue pour durer une heure. J’étais dans un état second car mon rhumatologue m’avait bourré de tranquillisants. Je sortais à peine d’une vilaine hernie discale et avalais des poignées entières de cachets pour me permettre de tenir debout. En résumé, mon sang était aussi chargé que celui d’Amy Winehouse, mon visage était grisâtre et mes vêtements un peu trop grand pour moi. Je venais de perdre presque quinze kilos en moins de deux petits mois et n’avais pas eu le temps de me refaire une garde robe. En résumé, je ne ressemblais à rien, sentais le pipi rance, et n’arrivais pas à voir le bout du tunnel. L’attente était insupportable. Je savais que j’allais passer à l’échafaud et mon cœur était à deux doigts de l’implosion. Pas toujours facile la vie d’étudiant. Lire la suite du billet

Exclusif : Chondre et Snooze nus dans Union Magazine après un régime Alli

Vu, lu, entendu 18 Commentaires »

Voici l’exemple même de titre racoleur que les rédactions de certains quotidiens nationaux n’hésitent plus à utiliser pour augmenter l’audience des sites internet associés aux versions papiers, et ainsi vendre plus chers les bandeaux publicitaires. Le 10 juin dernier, le Monde (un euro et quarante centimes, vingt-huit pages, dont cinq de publicité) titrait que le téléphone portable pourrait augmenter le risque de cancer après dix ans. D’après le journal, une étude internationale sur l’usage du téléphone portable (étude Interphone), dont les résultats sont attendus depuis longtemps, pourrait confirmer la possibilité d’un léger accroissement du risque de certains cancers chez les utilisateurs depuis plus de dix ans. Une épidémiologiste aurait indiqué que les différentes enquêtes ne faisaient pas apparaître d’effet notable quand l’exposition était inférieure à une durée de dix ans, mais au-delà « il pourrait y avoir quelque chose au niveau neurinome (tumeur d’un nerf), gliome (tumeur du système nerveux central) et dans une moindre mesure glande parotide (la plus importante des glandes salivaires) ». Lire la suite du billet

Retomber amoureux

Groovy, Shaggy, Wizz 33 Commentaires »

Attention, billet marshmallow, âmes sensibles, s’abstenir. :annoyed_tb:

La Toune est passé à la maison il y a quelques jours. A la base hétérosexuel, le bougre est tombé amoureux de Marc lors d’un récent séjour au ski, notamment en compagnie de mon mari et de Frédéric. Il se souvenait avec une pointe de nostalgie des premiers jours de romance. L’exploit était double car il était passé du côté obscur de la force et avait charmé Marc, militaire de carrière. Snooze lui rappelait à quel point ils se cherchaient et que leur couple était une évidence. Ils vivent maintenant dans le même appartement. Même topo pour Nono. Après avoir longtemps cherché le compagnon idéal, il semble être tombé sur la perle rare. Tout comme la Toune et sa Générale, Tout comme Snooze et moi, l’un semble être câlin, l’autre un peu moins. Chacun a les qualités de ses défauts, le tout s’équilibrant parfaitement. Lire la suite du billet

Différents pour longtemps

Groovy, Shaggy, Wizz 31 Commentaires »

Je n’ai jamais compris ni pourquoi ni comment mon couple durait depuis aussi longtemps. Certes, je suis un homme unique, intelligent, formidable, cultivé, riche (intérieurement), sensible, beau, modeste et reste un dieu au plumard. Certes, sans moi, mon mari ne serait rien et pataugerait encore dans la fange. Je crois avant tout que nous avons beaucoup de chance d’être tombés l’un sur l’autre. Notre association est donc avant tout le fruit du hasard. De l’eau a coulé sous les ponts depuis ce mois d’octobre 1992, date à laquelle nous nous sommes embrassés pour la première fois. Nous avons commencé par sortir ensemble quelques mois après notre arrivée à la faculté. Nous ne nous sommes installés officiellement que cinq ans plus tard. Plus précisément, Snooze a commencé à squatter mon appartement d’étudiant, et nous avons vécu pendant plus de quatre ans dans un tout petit appartement que nous avions transformé en nid d’amour. Tout n’était qu’organisation, c’était une question de survie. Nous avions une chambre qui faisait office de bureau, de bibliothèque, de salle à manger et de salon. J’avais transformé ma cuisine en pièce à vivre. Nous nous sentions vraiment très bien et n’avons que très tardivement souhaité modifier nos habitudes. Car il fallait bien s’entendre et se comprendre pour vivre dans une telle promiscuité. Lire la suite du billet

Sac à Merdes

Groovy, Shaggy, Wizz 22 Commentaires »

Ce titre n’est pas un hommage lointain au « père Noël est une ordure » mais décrit l’une de mes sales manies. Je peux facilement passer pour un psychorigide de l’attrape poussière et de l’éponge magique magique Monsieur Propre qui efface toutes les vilaines traces de saleté sur n’importe quelle surface. Cependant, si le rangement ne me pose aucun problème, il m’est génétiquement impossible de jeter ou de trier. Je garde ainsi presque toutes les unes de journaux depuis une quinzaine d’années, une quantité incroyable de magazines, de vieilles chemises toutes pourries, des chaussures que je ne porte plus depuis de nombreuses années. Il m’arrive, rarement, de prendre mon courage à deux mains en consacrant un week-end entier à ranger et à trier mes affaires. Je squatte le salon et étale une quantité incroyable d’objets et de paperasse sur le parquet. Je trie facilement le courrier, remplis un sac destiné à la poubelle (recyclable, la jaune) et un autre destiné aux affaires dont je ne sais que faire, mais qui ont certainement une utilité pratique ou sentimentale car je préférerais m’arracher un rein plutôt que de les confier aux éboueurs. A chaque période de maniaquerie correspond un sac dit à merdes, appellation brevetée par mon cher et tendre compagnon. Lire la suite du billet

Paroles paroles

Ronchonnage 29 Commentaires »

J’ai récemment mis les points sur les i avec Snooze en lui expliquant que son comportement m’épuisait. Faire le même métier que son cher et tendre a ses avantages et ses inconvénients. S’il est bien agréable de trouver une oreille complice, les tensions resurgissent fréquemment dans la sphère dite familiale. Si on ajoute que Snooze a un caractère particulier (râleur de très mauvaise foi, si si), les soirées au coin du feu peuvent facilement virer au vinaigre et au règlement de compte. Je n’ai jamais compris ni pourquoi ni comment nous en étions arrivés là. Snooze s’est toujours reposé sur mes épaules pour gérer le quotidien. À force de charger la barque, elle commence à prendre un peu l’eau. Ploc. Lire la suite du billet

The man I love

Groovy, Shaggy, Wizz 48 Commentaires »

Cela va faire seize ans que je partage ma vie avec mon nain de mari. Quarante-quatre ans en années Matoo. Nous nous chamaillons toujours au sujet de cette date. S’il est persuadé que notre d day était un 10 octobre, je reste convaincu qu’il s’agissait d’un 13. Nous n’avons jamais fait de plan sur la comète. Il était à l’époque mon meilleur ami, il l’est resté et est devenu mon meilleur amant. En même temps, il m’est impossible de comparer avec quelqu’un d’autre car il reste l’unique homme de ma vie. Je me considère donc comme quatre fois chanceux: (i) mon mari est fidèle, (ii) il est unique, (iii), notre histoire dure depuis l’antiquité et (iv) je n’ai jamais eu à ramer pour trouver ma moitié ni fréquenter réseau quequette ou j-ai-le-feu-au-derrière.com. Mais si tout semble idyllique sur le papier, notre vie n’a jamais été un long fleuve tranquille. Lire la suite du billet

Theme Groovy Shaggy Wizz version 2.0 par T2 apres bidouillage extremement extreme de GlossyBlue
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