Qui a eu la bonne idée de se pointer il y a une quinzaine de jours devant sa maman adorée la bouche en coeur, un bouquet de fleur dans une main et des chocolats dans l’autre? Ayant consulté un site marchand nord-américain, je me suis ainsi aperçu avec effroi qu’il ne me restait plus que quelques heures avant de trouver un joli cadeau pour ma génitrice (ouh le vilain mot). La blonde en moi avait malheureusement oublié que la fête des mères était décalée de quinze jours outre-Atlantique. J’avais entre temps réussi à culpabiliser Snooze. Contrairement à moi, il avait une fois de plus oublié cette fichue célébration à la con. Le petit bâtard. Juste avant de partir rejoindre ma mère, il a daigné appeler la sienne et lui souhaiter la plus belle fête des mamans. Il s’est naturellement pris un vent et je me suis fait engueuler en retour. De mon côté, je me suis pointé chez ma mère comme prévu avec mes cadeaux. Elle a été ravie et m’a demandé pourquoi je lui apportais des fleurs. Je lui ai juste répondu qu’il n’y avait jamais d’occasion pour apporter un bouquet à sa maman. Un peu hypocrite sur le coup le Chondre. Lire la suite du billet
J’ai fait une petite escapade salvatrice hier à Londres en participant, comme presque tous les mois, à une réunion avec mes gentils collègues européens. Réaliser un aller-retour dans la journée est fatiguant mais me permet de me changer les idées et d’oublier les tracas du quotidien. Le rituel est toujours le même. Je prépare mon cartable et mon costume la veille, je n’oublie pas de glisser mon Oyster card dans ma veste, un taxi m’attend à 6h15, l’avion décolle une heure plus tard, je révise pendant le vol et je commence à travailler à 8h00 après avoir avalé un bon litre de café et autant de coca-light. Après avoir âprement bataillé avec ma voisine allemande et participé à une alliance avec ma collègue batave, j’ai lâchement et longuement abandonné mon équipe pendant la pause méridienne pour rejoindre mon amie Vicky qui passait quelques jours de vacances dans la capitale britannique. Lire la suite du billet
Je me souviens parfaitement de ce week-end du mois de mai 2007. Nous étions en pleine transhumance et il fallait commencer les cartons. Le temps était à l’orage. Il y avait de forte chance pour que le candidat de droite soit élu Président de la République. Mon engouement pour la campagne m’a fortement surpris. J’ai toujours voté pour un candidat et non pour un parti. Mes premiers souvenir en politique remontent à 1981. J’étais petit et la branche paternelle de ma famille était persuadée que les chars russes allaient débarquer sur les Champs-Élysées si François Mitterrand passait. Ma mère a voté socialiste pour filer un ulcère à son futur-ex-mari lorgnant déjà vers la droite extrême. La gauche est finalement passée deux fois de suite et le pays a pour la première fois de son histoire expérimenté la cohabitation. Ces périodes furent curieusement les plus appréciées des français. Lire la suite du billet
Ceci n’est pas non plus un billet brillant d’originalité.
Depuis mai dernier, nous subissons les frasques qu’un Président de la République hors normes. Hors normes depuis le début de la campagne. Les méthodes de communication ont permis d’élire largement le représentant d’un parti au pouvoir depuis cinq années sans aucun bilan positif. Les médias, principalement contrôlés par les proches du candidat, ont véritablement été hypnotisés par le ministre de l’intérieur en promotion. Le ton fut donné dès le premier jour de l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP, en mettant honteusement en scène son propre fils devant les caméras et les milliers de militants. La campagne fut du même acabit : agressive, sans pitié et redoutablement efficace. Ainsi, les premières victimes des réformes ont-elles été les premières à acclamer connement la victoire de Nicolas Sarkozy. Les salauds de pauvres, les déçus (légitimes) du socialisme, les petits pédés bobos trentenaires, les culs bénits et tous les autres conservateurs. Lire la suite du billet
En ces temps politiquement, économiquement et socialement troubles ou le français lambda apparait préférer travailler plus pour gagner plus et semble captivé par les parties de jambes en l’air de notre Nicolas préféré, il est temps de faire le point sur les différentes compagnes des Présidents qui se sont succédés à l’Elysée depuis le début de la cinquième République. Sexe, trahison, amour, pouvoir, mensonge. Tels furent les ingrédients de cinquante années de présidence française. Lire la suite du billet
Merde. Contrairement à Noël, la Sainte Bible ne mentionne nullement la soirée de la Saint Sylvestre, son réveillon au Champagne et la diffusion sur France 3 du spectacle du Crazy Horse. Marie se remet pourtant de sa grossesse. Elle est en pleine descente d’organes et son médecin lui a interdit de reprendre ses cours de step et ses footings. Joseph a distribué des cigares cubains à ses meilleurs amis. Il vient de zigouiller un mouton et cuisine un gigot à l’ail pour le réveillon. Les rois mages ne sont pas encore arrivés et beaucoup se préparent à se péter une dent en mangeant de la galette à la frangipane. Tout le monde se prépare à fêter Sylvestre, qui n’était ni un acteur américain botoxé, ni un chat de dessin animé, mais pape sous le règne de Constantin Premier entre 314 et 335 (à placer absolument ce soir entre le fromage et le dessert). Lire la suite du billet
Quel est le point commun entre ta grand-mère, ton ancien prof de maths et ton chanteur préféré? Telle est la question posée sur le site consacré à l’horrible campagne de publicité qui passe actuellement en boucle sur les écrans télévisés. Le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL) nous avait jusqu’ici habitué à des campagnes niaises (souvenez vous du slogan « les produits laitiers sont nos amis pour la vie lalalalala) ou branchée cul (ouhaa trop fort, Je me tape un camembert, j’ai une halène de fennec, ma copine la randonneuse est une grosse cochonne, elle astique frénétiquement les lèvres pulpeuses avec sa langue, un truc blanc sort de la bouche et je vais me la taper devant le réfrigérateur). Cette année, point de sous-entendus érotico-porno-cochons. En pleine période de flambée des prix, il faut faire prendre conscience au consommateur lambda que les produits laitiers sont bons pour la santé, et particulièrement la santé des os. La cible ratisse large, du jeune téléspectateur hypnotisé par des petits personnages qui gesticulent dans tous les sens, à la ménagère de plus de cinquante ans angoissée par sa future fracture du col du fémur. Lire la suite du billet
Si poireauter en attendant mon avion m’a permis de me gaver de viennoiseries et de me shooter à la caféine en descendant une bonne dizaine de cafés, ce petit incident m’a également permis de me rassasier de nouvelles. Je n’avais hélas pas accès à la presse dite légère. Pas pornographique. Nan. Juste la presse People. Point de « Voici » ni de « Point de Vue Images du Monde ». « Elle » et « Paris-Match » représentaient les seules alternatives à la morosité dispensée par les quotidiens économiques ou politiques. « Elle » est fier de nous présenter une Monica Belluci teinte en blonde à l’occasion du nouveau film policier d’Alain Corneau, « le deuxième souffle ». Lire la suite du billet
Un peu de couleurs dans cette triste rentrée. Newsweek nous explique comment et pourquoi la bataille pour les droits des homosexuels est en train de se répandre dans le monde entier. La maturité du mouvement dans les pays occidentaux fait tâche d’huile. Amérique latine, Asie et Afrique ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper des pays comme l’ Espagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Plus proche de chez nous, l’ouverture semble malheureusement encore très timide chez nos amis Polonais ou Russes où gay pride rime le plus souvent avec brimade. Sans parler de la chasse au pédé en Jamaïque, ni des pressions politiques ou religieuses dans des pays démocrates comme le notre. Mention spéciale à notre président qui se permet un jour de faire la morale à Vladimir Poutine au sujet des lapidations de pédés à Moscou, et reçoit le lendemain le président polonais fasciste. Lire la suite du billet




