Dingue comme ma vie était saine il y a encore un an. Je consacrais cinq heures à développer de façon non harmonieuse cuisses et cul en m’acharnant à me rendre à vélo au bureau, je ne pouvais me passer d’aller courir tous les deux jours, et faire quelques longueurs en fin de semaine. Côté alimentation, même si le week-end restait synonyme de relâche, la semaine était plus qu’austère: légumes à l’eau, céréales, aucune sauce ni friture, pas une goute d’alcool. En résumé, mon colon était aussi bio qu’un produit Naturalia, exception faite des trois litres de Pepsi Max quotidiens qui participaient à la fois au décapage intense de mon estomac, mais également à la destruction de tout agent potentiellement pathogène. Depuis une quinzaine de mois, c’est plutôt la fête du slip dans la cuisine. Bobonne en a ras-le-pompon de cuisiner et gave le congélateur de pizza set autres spécialités à base de pâte feuilletée. Ainsi, si mon cul est toujours aussi épanoui, le reste commence à bien se développer, en un peu plus flasque toutefois. Lire la suite du billet
Je me suis certainement déjà attardé sur cette histoire lors d’un précédent billet, mais je trouve que c’est la façon la plus imagée et la plus simple pour parler du cancer. Lors d’un cours de biologie moléculaire il y a bien longtemps de cela, un enseignant tenta de nous dissuader de fumer en nous expliquant plus généralement que nous jouions à la roulette russe en grillant une cigarette. la vie était finalement très simple et l’organisme pouvait être comparé à un stand de fête foraine, le tabac étant représenté par un fusil à plomb, et la vie par les petits canards qui doivent être descendus pour gagner une horrible peluche hyperallergenique. Chaque fois que nous allumions une clope, nous tirions sur un canard. La vie étant particulièrement injuste, certains individus possédaient dès leur naissance mille canards, d’autres cinquante mille. Ainsi, à nombre comparable de cigarettes, certains développeraient un vilain cancer du poumon dès quarante ans, d’autres dès soixante, et enfin une infime partie de la population ne développerait jamais le moindre cancer. Et personne ne peut malheureusement prédire son capital canard. Lire la suite du billet
Il suffit de rechercher le mot « régime » sur un moteur de recherche pour tomber sur une myriade de sites internet qui proposent tous des méthodes simples permettant de perdre très rapidement du poids. Ainsi Phytolabel commercialise-t-il des patchs miraculeux qui agissent sur les fesses, la taille, les hanches et le ventre, quelque soit l’âge ou le sexe de l’utilisateur. D’après la société, le principe est très simple: Chaque patch contient une quantité déterminée de molécules brûleuses de graisse. Ces molécules minceurs cent pour cent naturelles sont obtenues après extraction et concentration de substances actives de différentes plantes rares soigneusement sélectionnées. Mais la palme revient sans aucun doute à l’institut Dulac qui promet une perte de poids miraculeuse allant jusqu’à 30 kilos. C’est le fameux régime 5K2S (cinq kilos, deux semaines), un régime 100% naturel, 100% efficace, sans contre-indication, sans suivi particulier. La cure 60 jours est vendue près de 50 euros. Il y a également les vrais faux blogs, à l’instar de celui de Francine qui explique comment elle a perdu 15 kilos en moins de deux mois, photographies avant-après à l’appui. Dingue tout ça. La jolie blonde a juste consommé des probiotiques purificateurs de colon et brûleurs de graisse. Une animation en 3 D montre même comment mieux faire caca et se purger ainsi le fion. Dommage qu’aucun son ne soit associé au petit film. Lire la suite du billet
Techniquement, c’est possible. Oui oui. Il suffit de faire comme moi. Acheter un billet pour l’Inde en pleine période de mousson, arriver à l’aéroport, toucher tout ce qui se trouve à portée de main, aller aux toilettes, se rendre à l’hôtel en autorickshaw, acheter un beignet, se lécher les doigts et siroter un verre de délicieux lassi sucré préparé avec du lait plus ou moins frais, de l’eau du robinet (au mieux) et des glaçons. On peut également se gaver d’Alli et se vider, attraper la grippe porcine H1N1 ou plus simplement jeûner. Je pensais bien naïvement avant de mettre les pieds en Inde que mon estomac n’allait pas supporter longtemps la nourriture et que de vilaines entérobactéries allaient me purger de l’intérieur et ainsi me permettre de retrouver un corps de rêve avant la rentrée. Lire la suite du billet
Exclusif : Chondre et Snooze nus dans Union Magazine après un régime Alli
Vu, lu, entendu 18 Commentaires »Voici l’exemple même de titre racoleur que les rédactions de certains quotidiens nationaux n’hésitent plus à utiliser pour augmenter l’audience des sites internet associés aux versions papiers, et ainsi vendre plus chers les bandeaux publicitaires. Le 10 juin dernier, le Monde (un euro et quarante centimes, vingt-huit pages, dont cinq de publicité) titrait que le téléphone portable pourrait augmenter le risque de cancer après dix ans. D’après le journal, une étude internationale sur l’usage du téléphone portable (étude Interphone), dont les résultats sont attendus depuis longtemps, pourrait confirmer la possibilité d’un léger accroissement du risque de certains cancers chez les utilisateurs depuis plus de dix ans. Une épidémiologiste aurait indiqué que les différentes enquêtes ne faisaient pas apparaître d’effet notable quand l’exposition était inférieure à une durée de dix ans, mais au-delà « il pourrait y avoir quelque chose au niveau neurinome (tumeur d’un nerf), gliome (tumeur du système nerveux central) et dans une moindre mesure glande parotide (la plus importante des glandes salivaires) ». Lire la suite du billet
C’est en me promenant joyeusement dans les allées d’un drugstore à Chicago que je n’ai pu résister à l’irrésistible envie d’acheter une boite de cette fameuse pilule miracle anti-obésité nommée Alli. J’avais pour idée de la tester pour les fêtes de fin d’année. Car dans la famille Chondre, il faut compter sur la mère, dont l’objectif primaire est de transformer son fils en obèse en le gavant depuis la plus tendre enfance de produits gras. J’allais enfin obtenir l’arme miracle anti-maman Chondre et je comptais bien m’en servir. Alléluia ! Lire la suite du billet
Cette semaine sera consacrée à la grande littérature. Après « les plats qui font péter » publié par les excellentes éditions de l’épure, la bible des tout petits gâteaux. Les scénaristes de la série Desperate Housewive se sont certainement inspirés de la vie de Martha Stewart pour créer le personnage de Bree van de Kamp. Tout comme Bree, Martha est la papesse de l’art de vivre outre-Atlantique. En femme d’affaire avisée, elle a bâti un véritable empire du bien vivre via sa société Martha Stewart Omnimedia. D’ailleurs, et sans révéler la cinquième saison actuellement diffusée sur ABC et Canal , Bree se lance avec grand succès dans les affaires, et dans l’écriture de livres de cuisine. Heureux hasard, il est arrivé à Martha de déraper et de se retrouver sous les barreaux pour fraude sur transactions financières ou délit d’initié. Lire la suite du billet
Je pensais avoir atteint le degré de malice ultime en m’amusant à faire grossir les nuisibles qui m’entourent, en les torturant à la fois gastriquement et psychologiquement, en me réjouissant des kilos pris autour de leurs hanches, de la flambée du mauvais cholestérol circulant dans leurs artères et du boudinage global lié à une garde robe peu adaptée aux bourrelets et autres cuisses girondes. Je pensais être devenu le grand sachem de la culotte de cheval. Oui, j’ai inventé le truithonage, ou l’art et la manière de faire grossir perfidement. Ayez pitié de moi, pauvre pécheur. Après l’AntéChrist, L’antéweightWatcher. Lire la suite du billet
Le soir où je me suis fait baiser par le mari de mon fils entre la place Vendôme et l’Opéra de Paris.
Groovy, Shaggy, Wizz 17 Commentaires »
Certains week-ends sont très mauvais pour les artères et le cul. Les deux derniers n’ont pas dérogé à la règle. Snooze a eu la délicate intention de nous convier chez son grand-père. Nono, mon fils adoptif, et son chéri, participaient à l’expédition. Lorsque nous partons chez son grand-père, Snooze se révèle être psychorigide à souhait. Il faut que, à juste raison, tout soit organisé au millimètre près afin que son grand-père ait le moins de choses à faire. Polo nous voit généralement débarquer avec des tonnes de victuailles, à son grand regret, car il adore cuisiner et nous gaver de sucreries. Chaque périple commence donc par la phase préparatoire des repas du week-end. Bibi (euh, c’est moi) est gentiment invité à faire les courses afin que le chef Snooze laisse délirer son génie créatif. Connaissant par cœur mon cher et tendre, j’essaye de lui préparer tout le matériel et les ingrédients dont il aura besoin à l’avance afin d’éviter de me taper un mari ronchon et bougon pendant des heures, mari qui me rendra automatiquement responsable du moindre problème ou contretemps. Le nain avait décidé de se lancer dans la préparation de tartes sucrées et salées. Il avait également pensé à commander de délicieux petits pains à notre boulanger, boulanger qu’il trouve charmant et très joli. Nous mangeons une quantité incroyable de pain et de brioche depuis qu’il s’est installé non loin de chez nous. C’est bon le pain! Lire la suite du billet
J’entends parler de cette potion magique miracle depuis quelques jours dans mon entreprise. Dans les couloirs, devant la machine à café, aux toilettes. C’est incroyable. Il parait qu’il est possible de perdre facilement du poids. Juste en buvant un produit lacté au goût chocolat. Candia a eu la bonne idée de distribuer des échantillons de son nouveau produit minceur à la sortie de certaines bouches de métro et compte sur le bouche à oreille pour propager la bonne parole. Mais si. Si si. La ménagère de moins de cinquante ans qui a le cancer de l’adipocyte localisé aux hanches, le trentenaire actif qui souhaite se débarrasser de ses petits bourrelets ou la quadragénaire au ventre qui pendouille et aux fesses molles sont les cibles de ce produit miracle contenant un principe actif exclusif et mystérieux, le Fabuless. C’est Fabuleux. Lire la suite du billet
Je me suis lancé dans le harcèlement moral depuis quelques jours. Un ami vient de m’annoncer qu’il souhaitait se payer une liposuccion comme cadeau d’anniversaire et je tente par tous les moyens de le convaincre qu’en trois petit mois, la légère bouée qui a insidieusement poussé autour de sa taille disparaîtra comme par magie et que son ventre sera aussi plat que mon compte en banque. Juste en se bougeant les fesses et en se forçant à pratiquer une activité sportive régulière. Tout le secret est là: avoir le courage de faire du sport. Simple, non ? Mais force est de constater que tout est fait pour tenter l’individu lambda en léger surpoids, et qu’il est parfois difficile de résister aux sirènes de la facilité. Les magazines féminins ou masculins affichent en couverture des mannequins aux mensurations idéales et l’on culpabilise aisément en mangeant du sucre ou des produits gras. Tout se mélange dans la tête du consommateur non averti: Santé, nourriture, médicaments, pollution, vieillissement, soleil, tabac, alcool. On doit ainsi avoir bonne mine sans se mettre au soleil, manger équilibré sans encrasser ses artères, consommer des produits dits biologiques, se soigner chez des poubelothérapeuthes et penser en permanence développement durable. Pas facile de vivre au XXIe siècle dans la peau d’une grosse. Lire la suite du billet




