Snooze m’a toujours reproché le manque de confiance que j’avais envers les autres. Déceptions diverses, peur de s’ouvrir, de se confier, manque de confiance en moi, complexe d’infériorité, cette méfiance maladive mériterait de longues séances d’analyse. Un peu comme si un ami ne pouvait le devenir avant d’avoir fait ses preuves. J’ai tout simplement besoin de fidélité, de savoir que je peux réellement compter sur quelqu’un et surtout de faire comprendre que je suis toujours disponible, pour le meilleur et pour le pire. En résumé, si mon cercle de proches reste restreint, je suis persuadé qu’il est de qualité et surtout fidèle. Un peu comme dans un couple finalement. Lire la suite du billet
J’ai longtemps et volontairement cloisonné ma vie. Je priorisais mes relations et veillais scrupuleusement à ne pas mélanger les serviettes blanches et les serviettes grand teint. Amis proches, connaissances de faculté, amis de laboratoire, amis rencontrés sur un lieu de travail, connaissances professionnelles, amis de Snooze. Tous avaient leur place, leur importance, et il m’arrivait très rarement de les inviter ou de les rencontrer ensemble. Lire la suite du billet
L’opéra est l’un des rares endroits ou la France d’en haut (l’orchestre) prend transitoirement la place de la France d’en bas (les corbeilles). Tout le monde se mélange pendant les entractes. Bourgeois, salauds de pauvres, étudiants, pédés, pédés bourgeois et pédés étudiants. Le programme ne cesse d’augmenter (en prix) et de rétrécir (en poids). Les prosélytes lyriques se devaient naturellement d’assister à Don Carlo, dernier Verdi de la saison. Mais que sont les prosélytes lyriques me direz-vous ? Tout simplement une joyeuse troupe de blogueurs (et d’autres) initiée par la fée Kozlika. Le principe est très simple. Se rendre à tour de rôle devant les portes de l’opéra Bastille à la fraiche, faire le tapin pendant quelques heures et prendre des places peu onéreuses mais vraiment bien situées. Chaque personne peut prendre un maximum de quatre places et tout le monde s’inscrit sur une page Wiki. En cas de fringale, Madama Abricot réconforte les troupes en offrant des fruits secs et du café est gracieusement offert par l’opéra. Lire la suite du billet
Mon agence m’envoie de plus en plus fréquemment à Londres pour la représenter. Ceux qui me connaissent pourraient s’étouffer si j’abordais le sujet de ma timidité maladive. C’est pourtant bien le cas. J’ose difficilement aborder les gens et parler en publique est douloureux. Mon cœur bat rapidement, résonne et me coupe parfois la respiration. Je dois donc me concentrer, répéter longuement mes présentations et me préparer à toutes les questions possibles et imaginables. La veille, je mange léger et je me couche de très bonne heure. Je pense également à glisser dans la poche de mon costume un petit comprimé fantastique qui permet en cas de panique de réguler comme par magie le rythme cardiaque des nigauds trop émotifs. Je précise que ce médicament est légal et non importé des Pays-Bas ou d’un pays exotique. Lire la suite du billet
J’ai toujours été paniqué par la planification de mes activités personnelles et professionnelles. C’est sans doute la raison pour laquelle je ne possède aucun agenda. J’ai ainsi la fausse impression d’être plus libre. C’est malheureusement le meilleur moyen de vivre désorganisé et de passer mon temps à le perdre. Dernier exemple en date : J’ai demandé à Snooze de prendre des places pour assister au concert de Mika en compagnie de Bree van de Pouf et Rex van de Ben la semaine prochaine alors que je serais très certainement en pleine séance de Bitchage avec Fabounet à Londres. Lire la suite du billet




