Tout comme feu Patrick Poivre d’Arvor, je me suis fixé une date butoir pour mettre fin à ce blog: le jour ou je serai enfin capable d’écrire un billet clair et concis sur le temps qui passe et sur la mort. Seulement voilà, la tache n’est vraiment pas facile. Et merde. Lire la suite du billet
Je me souviens encore du premier week-end passé en compagnie de ma belle-mère. Nous apprenions à mieux nous connaitre et surtout à nous apprécier. Le chemin à parcourir était long et sinueux car belle-maman était restée la maitresse officielle de mon père pendant une quinzaine d’années. Telle Madame de Maintenon (oserais-je la comparaison avec cette cochonne de Montespan), elle avait fait preuve de beaucoup de patience avant de se faire passer la bague au doigt. Lire la suite du billet
Ma grand-mère a passé quelques semaines au sein de sa famille, dans une vieille ferme située au sud de Provin. Nous sommes partis la chercher il y a une quinzaine de jours. Elle venait de fêter son anniversaire et était vraiment fière d’être la doyenne du village, village ou elle a vu le jour il y a quatre-vingt dix sept ans. Nous avons une nouvelle fois eu le droit à un repas de Sardanapale. Être assis pendant des heures à flinguer ses artères et à cultiver des escarres aux fesses ne m’enchante pas plus que cela. Le postprandial est généralement fatal, et longues sont les minutes à tenter de ne pas s’écrouler, la tête la première dans l’assiette à dessert. Qui n’a pas eu à lutter contre cette petite voix pernicieuse qui tente de nous convaincre que nos paupières sont lourdes. Plotch. Trop tard. Lire la suite du billet
La première fois que j’y ai assisté, c’était en compagnie de Cécilou, Delphine, Nicolas et Snooze. Je m’étais bien habillé pour l’occasion. Il faisait un temps de chien et mon costume a vite été trempé. Nous avons tout d’abord fait un saut chez Moustic et embrassé Alexandre et Agathe. Nicolas était resté à part et avait organisé le buffet. Je me souviens encore de délicieux canapés, de pains surprise et autres petits fours. Il y avait même des bonbons bien chimiques pour les enfants. Muriel, la soeur de Mous, avait un peu trop bu. Médicaments et alcool faisaient décidément un bien mauvais mélange. Elle était toute guillerette à l’idée de nous présenter le nouveau fiancé qu’elle avait rencontré quelques jours plus tôt lors de son internement à la Maison Blanche. Les deux tourtereaux prévoyaient déjà de se marier en plein été, dans la grande maison bourgeoise de son oncle. Elle était radieuse de bonheur. Nous passions dans les rangs et proposions de remplir les verres vides. Muriel passait derrière nous et les vidait. Lors du retour sur paris, nous avons décidé sur un coup de tête de prendre un billet d’avion pour New York et d’y passer un week-end à faire les fous. Lire la suite du billet
Le sujet ne se prête certainement pas à la légèreté estivale. Qu’importe. Tout le monde ne se rafraichit pas au bord d’une piscine ou d’une plage, les doigts de pied en éventail. Il reste une quantité certaine de crétins à Paris, crétins qui travaillent dans des bureaux en plein soleil, sans climatisation et ou le mercure frôle régulièrement les trente-cinq degrés Celsius au beau milieu de l’après-midi. Un comble lorsqu’on a pour mission de mettre au point un plan canicule qui tienne la route. Lire la suite du billet
Mon éducation a toujours été associée à la religion catholique. Certainement plus par tradition que par conviction. Nous nous rendions joyeusement à la messe le dimanche matin et j’allais rejoindre mes amis au catéchisme le jeudi en fin d’après-midi. Ma grand-mère m’envoyait même au couvent tous les mercredis. Sœur Thérèse Monique (oui oui, cela ne s’invente pas) s’occupait de moi. Nous nous rendions souvent dans la grande bibliothèque et prenions un gros livre au hasard. J’ai ainsi beaucoup voyagé, parcouru l’univers, rencontré des personnalités hors du commun et beaucoup appris, juste en tournant les pages fragiles de ces vieux livres humides. Je sens encore l’odeur du cuir des couvertures. Je me souviens de longues retraites et de pèlerinages. Je me souviens également d’un petit ange tronc en bois peint. Lorsqu’on y déposait une pièce, l’ange hochait la tête, remerciant ainsi le généreux donateur. Un peu plus tard, j’ai naturellement rejoint les bancs d’une école catholique, et cela jusqu’au baccalauréat, en passant par les cases confirmation et profession de foi (j’étais véritablement ravissant, aérien et virginal en aube blanche amidonnée). Lire la suite du billet




