Tout comme feu Patrick Poivre d’Arvor, je me suis fixé une date butoir pour mettre fin à ce blog: le jour ou je serai enfin capable d’écrire un billet clair et concis sur le temps qui passe et sur la mort. Seulement voilà, la tache n’est vraiment pas facile. Et merde. Lire la suite du billet
Non. Je ne vais pas pondre un billet sur les jupes trop courtes de Françoise Laborde, sur l’immonde touffe capillaire de Sébastien Folin, ou sur les prévisions météorologiques pourries à sept jours associées à un indice de confiance de vingt pourcents. Je vais aborder le thème de la dépression. La vraie, la couillue, la pathologique, celle qui peut pourrir la vie en profondeur d’un individu lambda et de ses proches et permettre au dernier des spécialistes en psychiatrie de se payer une grosse voiture ou un joli chalet à la montagne: La fameuse dépression nerveuse. Avant d’avoir été l’innocente victime d’un petit mais intense coup de calcaire il y a quelques années, je pensais bien naïvement que cette pathologie n’était qu’un sport de riches. Je voyais certains de mes amis proches tomber comme des mouches autour de moi. Les pauvres chouchous étaient au fond du trou. Ils suivaient une thérapie, et devaient régulièrement faire le point avec leur médecin qui devenaient petit à petit une véritable drogue. C’était très chic. On ne parlait que de cela en soirée. J’en parle à mon psy, mon psy est formidable, sans mon psy je ne serais rien, et blablabla, et blablabla. L’un de mes amis s’était même orienté vers cette spécialité. Ils avaient pourtant tout pour être heureux: poste en or, compagne/compagnon adorable, famille formidable, appartement parisien vaste et douillet, grosse voiture. Au secours Sigmund, sortez-moi de là. Lire la suite du billet
Je tombe de plus en plus souvent sur des appels provenant de personnes désespérées. Je n’aime pas cet exercice car je ne me considère pas forcement qualifié ou préparé. Ce genre d’entretient laisse toujours des traces. Ces personnes sont atteintes de maladies incurables ou connaissent dans leur entourage proche des personnes atteintes de telles maladies. La démarche est courageuse et la quête d’information est douloureuse. Elles pensent le plus souvent que le médecin traitant cache des données importantes ou demandent un simple conseil. Le traitement est-il efficace, cet effet secondaire est-il normal, combien de temps devrais-je prendre ces gélules, je supporte de plus en plus difficilement les perfusions. Je tombe plus rarement sur des patients traités pour une maladie à mauvais pronostic. On leur a assigné une thérapie, parfois lourde, difficilement tolérable, parfois même palliative. Ces personnes n’envisagent jamais une issue fatale. Elles vivent dans le propre monde et pensent que la médecine actuelle est capable de tout guérir, qu’il suffit d’une ablation ou d’une cure médicamenteuse pour répondre à tous les problèmes de santé. C’est rarement le cas. Le chemin est souvent plus tortueux. Lire la suite du billet
Un dernier effort de lecture.
La disease week touche à sa fin. Et pour terminer en beauté ces dernières journées dédiées aux bubons, pustules et autres maladies bitales bien dégueulasses, point de billet consacré à une maladie, mais, comme promis, à un traitement miracle. Miracle et sans danger, c’est très certainement ce que pensent les nombreux sportifs décérébrés prêts à se damner pour recevoir une piquouze d’érythropoïétine, plus communément appelée EPO. Lire la suite du billet




