L’avion, j’adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l’unique, le formidable, l’ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j’ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, juste après m’être bouché les oreilles avec des boules Ear et mis un masque sur les yeux. Ne prenant jamais le moindre médicament pour dormir, je reste très réceptif à son mode d’action. Cerise sur le gâteau, sa demi-vie étant très courte, mon pote de carlingue est rapidement éliminé, évitant ainsi d’arriver à destination dans le pâté. Lire la suite du billet
Ma grand-mère ne cesse de me le répéter. On ne meurt jamais en l’air, on meurt toujours en bas. Même à quatre vingt dix sept ans, elle adore prendre l’avion et ne se pose aucune question existentielle en bouclant sa ceinture. Sa théorie est charmante. En pratique, si l’avion explose ou se disloque, le joyeux passager a de fortes chances d’y rester à haute altitude. Et finir ses jours au sein d’une communauté de survivants au beau milieu de l’océan pacifique n’est que pure fiction. Même si je ne compte plus mes heures de vol depuis longtemps, j’ai curieusement toujours peur de prendre l’avion. Les petits trajets sont plus problématiques car je ne peux pas me shooter. Lorsque j’emprunte un long courrier, je m’installe confortablement, pose un masque sur mes yeux, me bouche les oreilles et avale un bon gros somnifère des familles. Je me réveille généralement quelques minutes avant l’atterrissage, le coussin plein de bave, après avoir dormi comme un bébé. Lire la suite du billet
J’ai récemment mis les points sur les i avec Snooze en lui expliquant que son comportement m’épuisait. Faire le même métier que son cher et tendre a ses avantages et ses inconvénients. S’il est bien agréable de trouver une oreille complice, les tensions resurgissent fréquemment dans la sphère dite familiale. Si on ajoute que Snooze a un caractère particulier (râleur de très mauvaise foi, si si), les soirées au coin du feu peuvent facilement virer au vinaigre et au règlement de compte. Je n’ai jamais compris ni pourquoi ni comment nous en étions arrivés là. Snooze s’est toujours reposé sur mes épaules pour gérer le quotidien. À force de charger la barque, elle commence à prendre un peu l’eau. Ploc. Lire la suite du billet
Il m’arrive curieusement une tuile chaque fois que Snooze se rend à l’étranger pour le travail ou m’abandonne lâchement pour partir en vacances avec des vrais amis qu’il préfère apparemment à son conjoint depuis presque seize ans (et non quarante-trois comme le veut la rumeur). Je me suis ainsi retrouvé comme une dinde, coincé derrière notre réfrigérateur, à tenter de colmater un geyser suite au dévissage d’un robinet sans savoir comment couper l’eau dans notre appartement. J’ai également assisté impuissant au remplissage de notre jolie baignoire blanche par des litres de merdes il y a quelques jours. Hier soir, belote et rebelote. J’ai commencé par repérer une petite flaque de rien du tout située aux pieds du lave-vaisselle. Travaillant généralement comme une porkasse dans la cuisine, j’ai tout de suite pensé avoir renversé de l’eau à l’insu de mon plein gré. Que nenni. Le tuyau reliant le lave-vaisselle à l’arrivée d’eau était fissuré. C’était « happy hour » dans la cuisine. Les meubles soutenant le plan de travail avaient fait office de buvard. Une quantité non-évaluable d’eau s’était infiltrée sous le parquet qui commençait lui aussi à gonfler et à noircir. Lire la suite du billet
J’ai fait une petite escapade salvatrice hier à Londres en participant, comme presque tous les mois, à une réunion avec mes gentils collègues européens. Réaliser un aller-retour dans la journée est fatiguant mais me permet de me changer les idées et d’oublier les tracas du quotidien. Le rituel est toujours le même. Je prépare mon cartable et mon costume la veille, je n’oublie pas de glisser mon Oyster card dans ma veste, un taxi m’attend à 6h15, l’avion décolle une heure plus tard, je révise pendant le vol et je commence à travailler à 8h00 après avoir avalé un bon litre de café et autant de coca-light. Après avoir âprement bataillé avec ma voisine allemande et participé à une alliance avec ma collègue batave, j’ai lâchement et longuement abandonné mon équipe pendant la pause méridienne pour rejoindre mon amie Vicky qui passait quelques jours de vacances dans la capitale britannique. Lire la suite du billet
Mon agence m’envoie de plus en plus fréquemment à Londres pour la représenter. Ceux qui me connaissent pourraient s’étouffer si j’abordais le sujet de ma timidité maladive. C’est pourtant bien le cas. J’ose difficilement aborder les gens et parler en publique est douloureux. Mon cœur bat rapidement, résonne et me coupe parfois la respiration. Je dois donc me concentrer, répéter longuement mes présentations et me préparer à toutes les questions possibles et imaginables. La veille, je mange léger et je me couche de très bonne heure. Je pense également à glisser dans la poche de mon costume un petit comprimé fantastique qui permet en cas de panique de réguler comme par magie le rythme cardiaque des nigauds trop émotifs. Je précise que ce médicament est légal et non importé des Pays-Bas ou d’un pays exotique. Lire la suite du billet
S’il y a bien un truc qui me troue le cul autant que les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route à Paris, c’est bien la populace odieuse avec laquelle je voyage lorsque je me rends à Londres pour mon agence. Comme presque tous les mois, je devais rencontrer mes gentils collègues européens. La première réunion ne commençant qu’en début d’après midi, je salivais déjà à l’idée de passer une demi-journée à arpenter les couloirs du British Museum et accessoirement à l’idée de faire un peu de shoping. Le plan était simple : Prendre l’avion de 8h30 à Orly Ouest, arriver une heure plus tard à Londres et me rendre directement au Musée. Des places pour « The First Emperor, China’s terracotta army » étaient vendues dès 9h15 pour la journée. C’était sans compter les caprices de la météo. Tous les aéroports londoniens étaient fermés. Le célèbre fog avait pris possession des pistes de décollage et d’atterrissage. Aucun avion ne décollait en direction du London City Airport, ni vers Heathrow. La loose. Lire la suite du billet
Edit: Ce è’§è’!x!bèx! de Monsieur WordPress m’a encore mangé la moitié de ce billet. Corrigé @ 12h30 
ReEdit: Ce oc(!(z(à!ç(!xysç!ylope de Monsieur WordPress m’a ensuite flingué le billet en le mettent en privé: Corrigé @16h30
C’est en pénétrant dans l’avion qui me conduisait à Londres lundi dernier que je fus victime d’une Ioioite aigue. Air France à l’habitude de proposer à ses gentils voyageurs de la lecture saine et variée. La femme active L’Oréal peut ainsi trouver la dernière édition de « Elle » ou de « Cosmopolitan » et le jeune loup commercial son « Financial time ». Quelle ne fut pas ma surprise de voir un mur consacré à notre Président. Six hebdomadaires et 3 quotidiens consacraient leurs unes à Nicolas Sarkozy. Lire la suite du billet




