Un mariage et deux enterrements

Groovy, Shaggy, Wizz 14 Commentaires »

C’est en s’arrêtant ponctuellement de publier régulièrement que l’on s’aperçoit ô combien on était drogué par le blog, un peu comme un joggeur passionné qui culpabilise le jour où il ne part pas courir. Si les premiers temps sont étranges, on s’habitue relativement vite et l’on perd progressivement l’appel du clavier. Certains tics demeurent toutefois. Je stock toujours ainsi quantité de documents pour en faire des billets, je pense toujours rédiger une bafouille lorsque je suis amusé, attendri, en colère ou choqué, je continue à prendre plaisir à photographier des absurdités avec mon lapin en peluche ou à compiler les recettes de cuisines les plus improbables.

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Plus près de toi mon Dieu

Groovy, Shaggy, Wizz 19 Commentaires »

L’avion, j’adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l’unique, le formidable, l’ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j’ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, juste après m’être bouché les oreilles avec des boules Ear et mis un masque sur les yeux. Ne prenant jamais le moindre médicament pour dormir, je reste très réceptif à son mode d’action. Cerise sur le gâteau, sa demi-vie étant très courte, mon pote de carlingue est rapidement éliminé, évitant ainsi d’arriver à destination dans le pâté. Lire la suite du billet

Chicago, c’est beau, le Cherry Coke Zero, c’est bon, et Abercrombie, c’est totally has been

Go West 11 Commentaires »

Je me souviens parfaitement du premier jour où j’ai posé les pieds aux Etats-Unis. Le sept septembre 1993. Juste après avoir passé nos examens de rattrapage à la Faculté, nous nous sommes envolés en compagnie de Vicky et Snooze pour New-York. Nous avions tout planifié jusqu’aux moindres détails. Etant étudiants donc fauchés, nous avions choisi une compagnie aérienne low cost avant l’heure. Le vol était fumeur et le service déplorable. A l’arrivée, nous avions décidé d’un commun accord de prendre un taxi car le New-York d’alors était loin d’être sans risque pour les petits touristes dodus, naïfs et sans défense que nous étions. Perdu. Le taxi que nous avions choisi était un filou qui n’a pas hésité à nous racketter jusqu’au dernier Dollar sous peine de nous débarquer en plein Bronx au beau milieu de la nuit. Même si cette première expérience fut loin d’être concluante, je retourne aux Etats-Unis tous les ans. C’est comme une drogue. Sauf qu’il y a quelques jours, j’ai bien failli être refoulé quelques minutes après mon atterrissage et presque forcé de montrer ma bite au douanier qui a vérifié mes papiers. Welcome to America buddy! Lire la suite du billet

Nous sommes tous là pour lui régler son compte à ce gros bâtard

L'important, c'est la santé 21 Commentaires »

Le climat se révèle être finalement très agréable à Orlando, et non pas dans Orlando, qui reste toujours à 37°. Les vilains nuages se sont dissipés pour laisser place au soleil. Je ne suis pas en Floride pour profiter des palmiers et des parcs d’attraction, mais pour assister à la grande messe annuelle de la société américaine de cancérologie clinique. Tous les ans, des dizaines de milliers de personnes impliquées en cancérologie se retrouvent et communient ensemble pendant quelques jours. L’année dernière, le congrès était organisé à Chicago. L’ambiance est généralement bon enfant. On rencontre des gens du monde entier et les participants sont tous des passionnés. L’annonce des plus grandes avancées thérapeutiques est réservée à ce genre de manifestation. L’industrie pharmaceutique est également très présente, et met indécemment le paquet pour communiquer sur ses produits les plus innovants. Les sessions débutent à 7h30 et terminent à 18h00. Entre deux conférences, le gentil membre est invité à se muscler les mollets en parcourant les longs, larges et interminables couloirs reliant les auditoriums. Lire la suite du billet

La mare aux étrons

Ronchonnage 32 Commentaires »

Il faut surtout éviter de s’énerver quand tout va de travers. On a forcement été marabouté ou été l’innocente victime d’un méchant prêtre vaudou. Il faut rester zen, passif, d’un calme olympien et attendre que les choses redeviennent normales, un point c’est tout. Je crois avoir vécu la pire semaine de l’année. Un véritable condensé de merdes (sans jeu de mot).

Tout à commencé à Chicago. Je ressemblais à blanche neige au pays des nains. J’étais heureux car je venais de passer une semaine délicieuse. Je chantais dans la rue et mes amis les lapins, nains de la mine, écureuils et autres biches m’accompagnaient jusqu’à la bouche du métro, à l’orée de la foret magique. J’étais chargé car je rentrais en France. Tout d’un coup, de gros nuages firent leur apparition. La vilaine sorcière de l’ouest déclencha une grosse tempête. Plic, ploc. J’ai vite été trempé. Ploc. Je n’avais plus qu’une centaine de mètres à parcourir avant de m’engouffrer dans le métro. Le feu est passé au vert. J’ai attendu que les voitures passent. Un automobiliste a accéléré, s’est approché du trottoir bordé de flaques et m’a éclaboussé de la tête aux pieds. Ploc ploc. Mon sac en papier contenant ipod, chocolats, bouquins et portefeuille a naturellement cédé, me forçant à tout récupérer dans le caniveau. J’avais la haine et je commençais à avoir un peu froid. Lire la suite du billet

La playboy Mansion

Groovy, Shaggy, Wizz, Miam 26 Commentaires »

Ah le crétin. Dix ans. Dix années que je me balade à l’œil, au pire en classe économique. Dix ans que je me dore la pilule aux frais de la princesse, et cet idiot a eu la bonne idée de me faire voyager dans sa valise. Passe à l’aller, entre un costume et une chemise propre. Mais se taper près de huit heures de vol dans une soute pourrie dans un sac contenant culottes et chaussettes sales, je proteste vivement. Qui va me payer un nettoyage a sec maintenant que je sens à plein nez la petite fille qui se néglige? Mais la vengeance est un plat qui se mange froid et la note va être salée pour Chondre. J’ai profité de son congrès de cancérologie pour lui piquer sa carte de crédit et me payer de bons restaurants, faire un tour au Carrot Store, chez Rabbitcrombie and Fitch et claquer un maximum de thune. J’ai également profité d’une météo bien clémente pour glander sous le soleil, grimper en haut des tours et me promener longuement dans Chicago, à pattes, en trolley bus ou en bateau. J’ai même découvert un endroit magique magique rempli de jolies lapines sexy. Ils appellent ça une Mansion. Juste compensation après le temps pourri et la bouffe dégueulasse servie à Barcelone la semaine dernière. Lire la suite du billet

Abercrombie, c’est vraiment très pédé

Go West 25 Commentaires »

Je ne me suis pas envolé pour Chicago pour le plaisir. Non. La ville accueille pour quelques jours la grande messe mondiale consacrée à la lutte contre le cancer et j’ai la chance d’assister aux conférences. Cliniciens, scientifiques, associations et représentants de l’industrie pharmaceutique se retrouvent pour découvrir les derniers résultats des études cliniques. Les orateurs sont de véritables rock-stars. Ils font leurs présentations devant plusieurs milliers de spectateurs. Le congrès est également l’occasion pour les firmes de vanter les mérites de leurs produits. Les représentants scientifiques et les ténors du marketing sont des machines à tuer. Ils sont programmés pour vendre et détruire le concurrent. Les stands sont pharaoniques. Tout est imaginable pour accroître les profits et donc augmenter les dividendes des actionnaires. Le progrès, la lutte contre ces terribles maladies et l’amélioration de la qualité de vie des patients doivent malheureusement passer par la case marchés boursiers. Lire la suite du billet

Les Incorruptibles

Go West 14 Commentaires »

Spock à l’inter. Me recevez-vous Lieutenant Commander Montgomery Scott? Téléportation demandée du vaisseau USS Enterprise NCC 1701 de classe Constitution vers contrée très lointaine. Voici ce que je me suis dit in petto à moi-même en rentrant mercredi soir de Barcelone. J’avais une bonne raison d’abandonner Snooze, Harry et Tori dans la capitale catalane. Bonum m’avait offert le droit de faire un bref aller-retour à Chicago et l’idée de poser ma valise, prendre une douche, mettre ma plus jolie culotte, me faire le maillot, me repulper les lèvres, prendre une nouvelle valise et me diriger sans souffler vers Roissy ne m’excitait pas plus que cela. J’étais également ballonné à l’idée que ma réservation de chambre n’ait pas été validée et que mon Bed and Breakfast ne se trouve en plein trou du cul du monde, dans une banlieue pourrie et lointaine de la ville. Lire la suite du billet

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