août 13
Un de plus. Pan dans les dents.
Lorsque j’étais petit, j’étais contrarié par le fait que je ne puisse jamais organiser de fête pour mon anniversaire. Né au beau milieu du mois d’août, la plupart de mes amis se trouvaient naturellement en vacances, bien loin de moi. J’étais également handicapé par mon poids et par le fait que mes camarades de classe me surnomment Groquik. En fait, en y repensant bien, même si jamais pu organiser un quelconque goûter d’anniversaire, personne ne serait venu, me fréquenter puait trop la défaite. Cette période de l’année était également une phase de tension intense car elle représentait l’un des rares moments ou mes parents se retrouvaient dans l’année. Tous les prétextes étaient bons pour se chamailler. En résumé, je n’attendais qu’une seule chose avec impatience, la rentrée scolaire. Et les anniversaires, je n’aimais pas trop cela. Non. Lire la suite du billet
mar 12
Cela m’arrache la gueule de l’avouer, mais je commence à me sentir à l’aise et surtout à apprécier mon nouveau quartier. Le canal Saint-Martin se révèle être un lieu de villégiature très chaleureux et surtout très vivant. Les bobos parisiens, dont je fais fièrement partie, y trouvent leur bonheur au quotidien. Entre les épiceries bio, les boutiques de décorations, les cafés branchouilles et la multitude de magasins très commerce équitable, tout est réuni pour attirer et fidéliser cette population de consommateurs. Sans compter sur le charme de l’hôtel du nord, des écluses et des petits parcs, ou de la possibilité de pique-niquer le soir sur le bord des berges en été. Les amateurs de course à pied sont également gâtés. Le parcours longeant le canal entre République et la Villette est idéal pour se décrasser les poumons. Cerise sur le gâteau, la place de la République est desservie par de nombreuses lignes de métro et de bus, et seules dix petites minutes de marche sont nécessaires pour rejoindre le centre de Paris. Dans mon quartier, les femmes et les pédés sont des princesses, on ne paye pas d’impôts, tout le monde est heureux, on marche sur l’eau, les oiseaux étendent le linge et le soleil brille en permanence. Fin de l’encart sponsorisé par la mairie du dixième arrondissement. Lire la suite du billet
déc 22
Cet hiver n’est pas merdique pour tout le monde. Les gros actionnaires restent toujours de gros actionnaires et profitent de la débâcle ambiante pour se faire plus d’argent en rachetant des titres bradés. C’est la vie. Les entreprises profitent de la crise, dont les effets ne se sont globalement pas encore fait sentir, pour mettre au chômage technique un nombre conséquent d’agents, laissant le soin à la collectivité de se substituer à l’entreprise pour financer les salaires et les charges diverses. Côté dividendes, ils n’ont jamais été aussi importants. La crise à toujours du bon car l’argent ne fait que changer de poches. Les plus faibles sont mis sur le carreau et les autres profitent de la déflation causée par une baisse subite et durable de la consommation. L’hiver n’aura jamais été aussi bon pour ceux qui ont les moyens de dépenser. Qu’il sera bon de claquer de l’argent en 2009. Après 2008 l’année de la bite, 2009 l’année de la teuf? Lire la suite du billet
août 12
Lorsque j’étais jeune, beau et encore étudiant, j’adorais cette période de l’année. Elle était très particulière car l’un de mes meilleurs amis était né quelques jours avant moi. Nos amis tentaient donc de nous réunir chaque année en organisant une surprise commune. Si nous nous doutions généralement de la date de la petite sauterie, nous n’arrivions jamais à évaluer le lieu ou l’heure du rassemblement. Nous pouvions donc nous retrouver pour un pique-nique aux chandelles dans le parc du château de Vaux-le-Vicomte, dans la grande maison du grand-père de Snooze près de Giverny, chez Cécilou ou tout simplement chez l’un ou l’autre, les amis débarquant à l’improviste les bras chargés de ballons et de victuailles en criant « surpriiiiiise! » en choeur. Cette période contrastait avec la période ingrate (surpoids, acné, fringues aux formes et couleurs improbables) du collège et du Lycée, période où j’étais l’une des rares dindes à ne pas organiser une soirée annuelle. Pas si facile d’être populaire. Lire la suite du billet
nov 28
Je vais encore passer pour une radadasse intolérante et être maudit sur sept générations, mais j’ose le crier haut et fort, ma nouvelle voisine du dessous est une connasse (aucun lien de parenté avec Athénaïs De La Taille ou avec la Fée Daubette). Mon mari et moi-même pensions être débarrassé à tout jamais de notre ex-voisine du dessus en quittant le boulevard de Picpus pour la rue Lucien Sampaix. Cela faisait presque trois années qu’elle passait son temps à nous pourrir la vie en alternant inondations et tentatives d’incendie en confondant notre fenêtre avec un cendrier géant. Seulement voila, la demoiselle était la nièce de feu notre ancienne concierge. Il était donc suicidaire et inutile de se mettre à dos une personne ayant droit de vie et de mort dans l’immeuble où nous habitions. Lire la suite du billet