Cet hiver n’est pas merdique pour tout le monde. Les gros actionnaires restent toujours de gros actionnaires et profitent de la débâcle ambiante pour se faire plus d’argent en rachetant des titres bradés. C’est la vie. Les entreprises profitent de la crise, dont les effets ne se sont globalement pas encore fait sentir, pour mettre au chômage technique un nombre conséquent d’agents, laissant le soin à la collectivité de se substituer à l’entreprise pour financer les salaires et les charges diverses. Côté dividendes, ils n’ont jamais été aussi importants. La crise à toujours du bon car l’argent ne fait que changer de poches. Les plus faibles sont mis sur le carreau et les autres profitent de la déflation causée par une baisse subite et durable de la consommation. L’hiver n’aura jamais été aussi bon pour ceux qui ont les moyens de dépenser. Qu’il sera bon de claquer de l’argent en 2009. Après 2008 l’année de la bite, 2009 l’année de la teuf? Lire la suite du billet
Ce titre n’est pas un hommage lointain au « père Noël est une ordure » mais décrit l’une de mes sales manies. Je peux facilement passer pour un psychorigide de l’attrape poussière et de l’éponge magique magique Monsieur Propre qui efface toutes les vilaines traces de saleté sur n’importe quelle surface. Cependant, si le rangement ne me pose aucun problème, il m’est génétiquement impossible de jeter ou de trier. Je garde ainsi presque toutes les unes de journaux depuis une quinzaine d’années, une quantité incroyable de magazines, de vieilles chemises toutes pourries, des chaussures que je ne porte plus depuis de nombreuses années. Il m’arrive, rarement, de prendre mon courage à deux mains en consacrant un week-end entier à ranger et à trier mes affaires. Je squatte le salon et étale une quantité incroyable d’objets et de paperasse sur le parquet. Je trie facilement le courrier, remplis un sac destiné à la poubelle (recyclable, la jaune) et un autre destiné aux affaires dont je ne sais que faire, mais qui ont certainement une utilité pratique ou sentimentale car je préférerais m’arracher un rein plutôt que de les confier aux éboueurs. A chaque période de maniaquerie correspond un sac dit à merdes, appellation brevetée par mon cher et tendre compagnon. Lire la suite du billet
Je suis bien conscient qu’il y a des choses plus importantes en ce moment, comme les élections américaines ou la propagation des condylomes ano-génitaux dans le milieu gay parisien, mais s’il y a bien un truc qui me troue le cul et qui pourrait conduire à ma désertion du domicile conjugal, c’est bien la façon dont mon mari gère les tâches du quotidien. Les courses, la lessive, le repassage, c’est très chiant et pas très glamour. Ce n’est donc pas très Snooze. Nous avions bien eu recours il y a quelques années à une charmante aide ménagère, mais nous nous sommes vite aperçu qu’elle ne passait qu’une heure par semaine à ravager les cols nos chemises et ne se préoccupait jamais des moutons de poussières qui avaient pris racine sous le canapé. Bêê bêê. Julia s’est vite révélée être une arme de destruction massive tout droit venue du Pérou et nous n’avons jamais osé la remercier. Notre déménagement fut une occasion très lâche de nous en séparer. C’est bon la lâcheté. Lire la suite du billet
L’attaque des champignons mutants radioactifs de la mort qui tue
Groovy, Shaggy, Wizz 38 Commentaires »
Les fêtes de fin d’années se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Se balader dans Paris est un vrai cauchemar. Penser faire ses achats de Noel dans le calme et la volupté est illusoire. Manque de chance, le temps pourri attire les consommateurs hystériques dans les magasins. Il est cependant impossible de déroger à la tradition sous peine de passer pour un radin asocial. Comme tous les ans je vais passer le réveillon de Noel dans une ambiance morbide accompagné de ma mère et de ma grand-mère. Comme tous les ans Snooze passera le sien au sein de sa famille. Comme tous les ans nous allons nous engueuler car je vais habilement refuser de passer le 25 décembre en leur compagnie. Comme tous les ans ma mère va poliment et gentiment me balancer en pleine gueule qu’un sapin ne sert à rien car j’ai été incapable de lui offrir un petit enfant. Comme tous les ans je vais lui faire la surprise d’en apporter un (un arbre, pas un enfant). Comme tous les ans nous allons faire semblant d’être heureux en le décorant. J’ai un peu les boules (humour). Lire la suite du billet
Je n’ai jamais eu la chance d’avoir un sommeil réparateur. Le moindre bruit me réveille. Je me réveille presque toutes les heures. Je vois ainsi défiler tout le cadran de ma montre. Je n’ai d’ailleurs pas besoin de réveil car je suis réglé comme une pendule. Mon horloge biologique frétille chaque jour vers 6h45, week-ends inclus. Cerise sur le gâteau, je suis parfois sujet à de vilaines migraines et je passe fréquemment mes nuits à lire, naviguer sur internet ou devant des documentaires télévisés. Lire la suite du billet




