juil 21
Oui oui, pourquoi, hein?
Juste parce que Saturne et Pluton se sont alignées sur Mars et Jupiter. Parce qu’un astrologue chinois m’a prédit mille années de malheur si je continuais à raconter ma vie sur internet, parce que je me suis réfugié en Corée du Nord pour une année sabbatique, ou peut-être enfin parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir un abonnement à Électricité de France depuis que nous avons acheté notre superbe nid d’amour atypique et nous sommes endettés pour les prochaines cinquante années de notre vie. Lire la suite du billet
mai 02
Lorsque j’ai commencé mes chères études, je souhaitais tout simplement être docteur. J’avais alors passé deux années en compagnie d’amis très proches qui avaient réussi leur concours d’entrée en seconde année de pharmacie. Ce genre de concours peut être dur et cruel, et nécessite beaucoup d’endurance et d’énergie. Il suffit parfois d’un centième de point pour être exclu du jeu. J’ai terminé deux cent quarante deuxième, ils en ont pris deux cent trente deux. Bien fait pour moi. Je vivais encore au pays des Bisounours, et n’avais pas encore assimilé ô combien il était crucial de sacrifier jours et nuits à ce concours afin de gagner une assurance plus que précieuse sur ma future vie professionnelle. J’ai donc recommencé tout à zéro en comprenant toutefois que seul le travail ne permettait pas de réussir. Il fallait également un soupçon de chance, mais avant tout beaucoup d’envie et de passion. En résumé, il suffisait que je trouve mon chemin pour réussir. Ouhla, tout cela ressemble à un titre de chanson guimauve. Lire la suite du billet
nov 09
Snooze mériterait une médaille pour partager sa couche avec la mienne (je parle bien entendu de lit et non pas d’un truc blanc, épais et moelleux qui peut sentir au mieux le pipi rance ou le caca tiède). Etant à la fois insomniaque, victime de maux de tête et somnambule, je passe mes nuits à lire, à surfer sur internet, à écouter des podcasts ou à consulter les sites de télévision de rattrapage. Je m’endors comme un vieux papichou vers 22h00, un filet de bave coulant du côté gauche de ma bouche et finissant sur l’épaule droite de mon mari, enfin vers minuit jusqu’au lit conjugal. A partir de cette heure, ma nuit est morcelée: quarante minutes de sommeil pour vingt minutes éveillé, et cela jusqu’à 6h30, heure à laquelle je prends une douche ou un bain avant d’enfourcher mon vélo magique et partir pour une contrée provinciale un peu hostile (située juste après le périphérique parisien, au nord). Lire la suite du billet
juil 09
Oelde est une charmante bourgade située au coeur de la Westphalie, patrie du Sulperknochen (oreilles, pieds et queues de porc, servis avec choucroute et purée de pois), du Töttchen (ragoût de tête de veau et cervelle) et des Rippchen mit Sauerkraut (côtelettes avec de la choucroute). Oelde est avant tout le lieu de résidence de deux enfants responsables d’une fausse alerte nucléaire. Les charmants bambins âgés de six ans avaient décidé de construire une centrale nucléaire à partir de restes d’ordinateur et du pictogramme radioactivité imprimé depuis un site internet. Abandonnant temporairement leur œuvre pour une pause Kinder Country, un passant à donné l’alerte. Un périmètre de sécurité à ensuite été établi, et les habitants ont été invités à rester chez eux. Finir le reste de ses jours à Guantánamo pour excès de créativité est un peu crétin. Lire la suite du billet
oct 13
Je me suis rapidement retrouvé seul à la maison. Ma mère avait confiance en moi et pensait que j’étais capable de gérer mon propre quotidien. Il n’y avait aucune raison que cela se passe mal. J’étais un enfant très calme et déjà très casanier. Je faisais partie de ces élèves qui avaient la chance d’avoir de bons résultats sans travailler plus que cela. Je vivais dans ma bulle et j’avais très peu d’amis. Je me rendais en bus ou en métro à l’école, rentrais déjeuner à la maison et repartais pour l’après-midi. Le soir, c’était quartier libre jusqu’à minuit, heure à laquelle rentrait ma mère. Je n’avais aucune pression pour faire correctement mes devoirs, sinon celle de mes professeurs. Je délaissais ainsi volontiers les taches scolaires pour mes Legos, mes jeux électroniques ou mon Amstrad 464. Je profitais du chargement des jeux et des plantages à répétitions pour me préparer mon goûter. Il fallait à l’époque insérer une cassette à droite du clavier de ce que nous appelions un ordinateur et attendre le chargement son contenu avant de débuter la moindre partie. À quoi bon travailler quand les résultats sont là? Lire la suite du billet
mai 07
J’ai fait une petite escapade salvatrice hier à Londres en participant, comme presque tous les mois, à une réunion avec mes gentils collègues européens. Réaliser un aller-retour dans la journée est fatiguant mais me permet de me changer les idées et d’oublier les tracas du quotidien. Le rituel est toujours le même. Je prépare mon cartable et mon costume la veille, je n’oublie pas de glisser mon Oyster card dans ma veste, un taxi m’attend à 6h15, l’avion décolle une heure plus tard, je révise pendant le vol et je commence à travailler à 8h00 après avoir avalé un bon litre de café et autant de coca-light. Après avoir âprement bataillé avec ma voisine allemande et participé à une alliance avec ma collègue batave, j’ai lâchement et longuement abandonné mon équipe pendant la pause méridienne pour rejoindre mon amie Vicky qui passait quelques jours de vacances dans la capitale britannique. Lire la suite du billet
avr 23
J’ai toujours eu la chance de travailler dans des établissements dotés d’une ambiance chaleureuse ou il était possible de plaisanter, entre salle de garde, blague Carambar et almanach Vermot. Plus mon travail était associé à un stress, plus le lieu était propice au chahut. Il arrive un moment ou la décompression est obligatoire et saine. Travailler dans la santé est le plus souvent une lutte quotidienne contre ses propres démons. L’année passée, j’ai ainsi eu quatre cancers, deux anévrismes et un souffle au coeur. Le moindre signe réussi à pourrir mes nuits pendant une petite semaine et je suis devenu avec le temps un grand hypochondriaque. Il faut exorciser sous peine de devenir dingue. Lire la suite du billet
fév 11
En 1988, j’ai passé une nuit entière dans un hôpital danois en sa compagnie. L’année suivante, elle s’est déshydratée à Istanbul. En juin 1994, la canicule s’abattait sur New-York. Elle n’a pas résisté à la chaleur et est restée cloîtrée pendant près d’une semaine dans notre chambre d’hôtel. Avant que Katrina ne détruise la Nouvelle Orléans, la ville attirait de nombreux touristes. Après avoir suspecté une allergie alimentaire, elle y déclencha finalement une scarlatine. Elle fit une vrai allergie l’année suivante au Maroc. Ce ne fut rien par rapport à la crève qu’elle chopa à Québec pendant le carnaval ni à sa coqueluche qu’elle déclencha en rentrant de vacances il y a deux mois. Lire la suite du billet
jan 11
Lorsque j’étais jeune et beau et que j’avais la chance de travailler à l’INSERM pendant mon doctorat avec François, je devais passer beaucoup de temps à lire des articles scientifiques mais aussi à en écrire. Tous les mardis, l’ensemble de l’unité de recherche se réunissait et partageait autour d’une tasse de thé ses lectures de la semaine. La vie d’un apprenti chercheur ou d’un chercheur déjà installé est simple. Plus il publie, plus il reçoit d’argent pour ses projets. Plus il peut financer ses projets, plus il publie. Mais attention, il ne suffit pas d’être édité par femme actuelle pour être reconnu. Chaque journal est caractérisé par ce que l’on appelle un impact factor. En résumé, plus l’impact est élevé, plus le journal est prestigieux. Il est donc primordial de viser haut pour être reconnu par ses pairs et se faire en retour un maximum de thunes pour se payer la centrifugeuse de ses rêves. Lire la suite du billet
déc 27
Comme le dirait avec beaucoup de classe ma cousine québécoise Menley Scott Atkins, « sale pétoncle de câlisse qui veut une mornifle su l’bord d’la yeule, ton chum va se crisser en bas du pont en apprenant que t’es juste une vaginite amérindienne déguisé en Winnie l’ourson avec du miel sur les couilles qui s’amuse à courir dans des ruches d’abeilles, j’ai le bout des seins durs juste à la pensée de te passer le sac à couilles dans l’essoreuse à salade de Molson Light dans une annonce de Familiprix ostie d’crisse de tabarnak.. Va te faire trimmer le bikini par une moissonneuse-batteuse. Espèce d’incubateur à diarrhée avec des acariens comme seuls amis, juste une ciboire de plote de jument avec une gueule tellement affreuse que les jumelles Olsen se servent de ta fausse carte de pastorale pour se faire vomir le céleri. Mes Kotex se beurrent plus rapidement à l’idée de te faire jouer dans le péteux par des bûcherons armés de chainsaws qui se sont pas trempé le biscuit depuis deux ans à un Jamboree de scouts en manque de Jeanettes après t’avoir tatoué des pétales de marguerites autour des nipples. Va te faire injecter de l’antiflogestine dans l’urètre avec un gun à Mono». Lire la suite du billet
déc 20
Je n’ai pas spécialement envie de m’étendre sur mes états d’âme, mais force est de constater que je navigue en période trouble depuis quelques jours. Bilan de fin d’année, bilan de trentenaire ou bilan de pré-déprime hivernale, je n’en sais rien. Je sais par contre que mon activité professionnelle est de plus en plus prenante et que je suis de moins en moins certain d’avoir les épaules assez solides pour tout supporter. Il y a toujours eu une émulation positive dans mon unité. Rien à voir avec un quelconque léchage de cul ou l’aiguisage d’un dentier acéré. Non. Juste une envie d’apprendre, d’être confronté à différentes missions, d’interagir avec de nombreux interlocuteurs et surtout d’éviter la monotonie dans le travail. Il y a aussi l’envie d’être écouté, d’être suivi, de peser dans la balance. Mais surtout, à l’heure où l’on parle de travailler plus pour gagner plus, mon domaine d’activité à un petit quelque chose en plus, l’éthique. Cela me plait bien de penser ça. Lorsque j’observe ce qui se fait parfois dans le milieu, j’ai parfois envie de vomir. Lire la suite du billet
oct 17
S’il y a bien un truc qui me troue le cul autant que les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route à Paris, c’est bien la populace odieuse avec laquelle je voyage lorsque je me rends à Londres pour mon agence. Comme presque tous les mois, je devais rencontrer mes gentils collègues européens. La première réunion ne commençant qu’en début d’après midi, je salivais déjà à l’idée de passer une demi-journée à arpenter les couloirs du British Museum et accessoirement à l’idée de faire un peu de shoping. Le plan était simple : Prendre l’avion de 8h30 à Orly Ouest, arriver une heure plus tard à Londres et me rendre directement au Musée. Des places pour « The First Emperor, China’s terracotta army » étaient vendues dès 9h15 pour la journée. C’était sans compter les caprices de la météo. Tous les aéroports londoniens étaient fermés. Le célèbre fog avait pris possession des pistes de décollage et d’atterrissage. Aucun avion ne décollait en direction du London City Airport, ni vers Heathrow. La loose. Lire la suite du billet
sept 19
Je suis toujours passé pour un pantouflard auprès de mes amis proches. Je me suis un moment forcé à suivre mon mari jusqu’au jour ou j’ai décidé de dire non et ai assumé pleinement mon casanierisme aigu. Impossible de rivaliser avec Snooze, capable de mener une vie de patachon et de sortir quasiment tous les soirs. Je n’ai aucune résistance et j’ai besoin d’une dizaine d’heures de sommeil pour être en forme toute la journée. Car j’ai une qualité de sommeil qui laisse à désirer. Mes nuits sont pourries pour plusieurs raisons. Je me réveille toutes les heures, je suis très sensible au bruit, je suis insomniaque et je suis sujet à de sévères crises de somnambulisme. Pour résumer la situation, je commence à sommeiller juste après le dîner et me réveille en pleine forme aux alentours de six heures. Lire la suite du billet