Lorsqu’on est en couple depuis des millénaires et heureux copropriétaire d’un appartement atypique et plein de charme, il est extrêmement tentant de joindre l’utile à l’agréable à Noël. Ainsi, Snooze et moi-même nous promettons tous les ans de ne pas nous faire de cadeau, mais d’investir judicieusement dans notre chez nous. Quoi de plus romantique que de s’offrir un nouveau lave vaisselle, un nouveau Mac (toutes les excuses sont bonnes pour s’offrir un produit Apple), refaire le carrelage de la cuisine ou participer au ravalement de la cour de notre immeuble. Cette année, nous avions d’un commun accord décidé de repenser notre salon (un certain M le trouvait à chier et fort peu convivial) et surtout d’investir dans une nouvelle fenêtre pensant naïvement bénéficier des faveurs issues du Grenelle de l’environnement. Madame Lapeyre nous a malheureusement indiqué que le produit que nous demandions ne pouvait bénéficier de l’aide gouvernementale. Même plus chère et plus isolante, une fenêtre à isolation phonique n’était pas considérée comme bienfaitrice de l’humanité, le gaz injecté entre les vitres étant différent de celui utilisé pour une isolation thermique. Mais revenons à nos moutons. Lire la suite du billet
Je ne me suis pas envolé pour Chicago pour le plaisir. Non. La ville accueille pour quelques jours la grande messe mondiale consacrée à la lutte contre le cancer et j’ai la chance d’assister aux conférences. Cliniciens, scientifiques, associations et représentants de l’industrie pharmaceutique se retrouvent pour découvrir les derniers résultats des études cliniques. Les orateurs sont de véritables rock-stars. Ils font leurs présentations devant plusieurs milliers de spectateurs. Le congrès est également l’occasion pour les firmes de vanter les mérites de leurs produits. Les représentants scientifiques et les ténors du marketing sont des machines à tuer. Ils sont programmés pour vendre et détruire le concurrent. Les stands sont pharaoniques. Tout est imaginable pour accroître les profits et donc augmenter les dividendes des actionnaires. Le progrès, la lutte contre ces terribles maladies et l’amélioration de la qualité de vie des patients doivent malheureusement passer par la case marchés boursiers. Lire la suite du billet
J’ai fait une petite escapade salvatrice hier à Londres en participant, comme presque tous les mois, à une réunion avec mes gentils collègues européens. Réaliser un aller-retour dans la journée est fatiguant mais me permet de me changer les idées et d’oublier les tracas du quotidien. Le rituel est toujours le même. Je prépare mon cartable et mon costume la veille, je n’oublie pas de glisser mon Oyster card dans ma veste, un taxi m’attend à 6h15, l’avion décolle une heure plus tard, je révise pendant le vol et je commence à travailler à 8h00 après avoir avalé un bon litre de café et autant de coca-light. Après avoir âprement bataillé avec ma voisine allemande et participé à une alliance avec ma collègue batave, j’ai lâchement et longuement abandonné mon équipe pendant la pause méridienne pour rejoindre mon amie Vicky qui passait quelques jours de vacances dans la capitale britannique. Lire la suite du billet
Je me permets d’indiquer avant toute chose que l’auteur de ce billet est d’extrême bonne foi, d’une honnêteté à toute épreuve et qu’il ne lui viendrait jamais à l’idée de déformer la réalité et d’interpréter certains faits en sa faveur. Je vous jure Marie-Thérese.
Plan loose numéro un
Un malheur n’arrive jamais seul. Un plan loose non plus. Tout à commencé la semaine dernière avec le plantage de mes deux Macs le même jour. J’en étais certain. Une vilaine collègue dont je souhaite taire le nom car je suis certain qu’elle lit ce blog en douce et parce que je souhaite éviter un procès en diffamation m’avait très certainement marabouté ou s’amusait à planter des aiguilles dans une poupée vaudou à mon effigie. Après avoir racheté en toute urgence un Macbook, j’ai enfin pu me connecter sur le site d’Apple afin de comprendre pourquoi l’écran de mon iMac ne s’allumait plus. Je n’avais pas envie de claquer l’équivalent d’un Paris-Londres en diagnostic, comme gentiment proposé par le commercial de l’Applecenter où j’ai réalisé mon achat. Heureusement pour le gentil consommateur, le site d’Apple pense à tout. Il y a une solution pour chaque problème.
Je tape » Ecran noir iMac G5″ et hop, je tombe immédiatement sur la page « iMac G5: dépannage lorsqu’il n’y a pas d’image à l’écran ». Oui, c’est bon, c’est pour moi.
Si votre iMac G5 s’allume mais qu’il n’y a pas d’image ou de vidéo à l’écran, suivez la procédure suivante pour résoudre ce problème.
1. Appuyer sur la barre d’espace pour vérifier que l’ordinateur n’est pas en mode veille.
Euh, comment dire, Monsieur Apple ne me prendrait-il pas pour une cruche?
2. Tapez Etoile.
Définitivement, on me prend pour une conne.
3. L’ordinateur est-il sorti du mode veille ?
Non, l’écran est toujours tout noir. Il faut passer à l’étape suivante. Quelle aventure. Que de mystère.
4. Réinitialisez la PRAM de l’ordinateur en redémarrant en laissant enfoncées les touches Pomme, Option, P et R.
L’ordinateur affiche-t-il de la vidéo après la réinitialisation de la PRAM ?
Mais non, toujours pas. J’ai encore le droit de passer à l’étape suivante. Il faut maintenant retirer le capot arrière du Mac pour accéder aux voyants de diagnostic situés sur la carte mère puis localiser les voyants de diagnostic n° 1 à 4 au-dessus de la grosse flèche blanche sur la carte mère. C’est palpitant. Il est ensuite demandé de jouer avec la fée électricité en rebranchant l’ordinateur. Le voyant n° 1 s’allume, c’est bon signe. Cela signifie que le Mac est alimenté et que je ne suis donc pas mort électrocuté. Je dois ensuite m’amuser à allumer l’ordinateur à l’aide du bouton d’alimentation interne. C’est dingue tous les trucs qu’il y a derrière un écran.
Lorsque l’ordinateur s’allume, le voyant n° 2 s’éclaire après avoir entendu le son de démarrage. Cela signifie que la carte logique traite correctement l’alimentation. Le voyant n° 3 s’allume en dernier, pour indiquer que la carte logique et l’assemblage de l’écran LCD ont communiqué, et que l’écran est prêt à recevoir un signal vidéo. Le voyant n° 3 s’allume-t-il ?
Naaan. Rien. Nada. Queudale. On me demande maintenant de réinitialiser la SMU. Je ne sais pas ce que c’est mais je m’exécute. Rien ne se passe. Cela signifie que la carte logique doit être remplacée. On me demande maintenant de porter l’ordinateur à l’Apple Store ou au Centre de Maintenance Agréé Apple le plus proche pour une réparation. Après renseignement, j’ai cru comprendre que la carte logique ou carte mère chez les initiés coûtait la peau du cul et qu’il était plu judicieux de racheter un ordinateur.
Plan loose numéro deux
Votre iPod tout neuf ne s’éteint plus? C’est normal, c’est une semaine de merde. Evitez quand même de le faire tomber de votre poche sur du béton. Ah ben non, c’est fait aussi.
Plan loose numéro trois
Vous souhaitez vivre au sein d’un couple harmonieux et serein? Vous adorez le calme, le luxe et la volupté? Oui. Dans ce cas, évitez de faire la gueule à votre conjoint en ne lui adressant plus la parole pendant une bonne semaine même si tout est de sa faute. Mais soyez prévoyant. Délimitez tacitement des zones de territoire. Enfermez vous avec votre portable dans la cuisine. De la tactique, encore de la tactique. Vous êtes le roi du pétrole car vous tenez le garde manger et le réfrigérateur. Evitez également de repasser les affaires de votre mari, sauf bien entendu si vous cramez accidentellement une ou deux chemises, ou de lui acheter au supermarché les saloperies qu’il adore consommer en jouant avec sa console de jeux vidéos. En quelques jours, il sera affamé et reviendra vous manger dans la main.
Parole de Bree van de Lucien Sampaix. ![]()
Plan loose numéro quatre
Pendant votre semaine « je fais la gueule et c’est réciproque », n’abusez pas de votre carte UGC en allant voir une quantité indécente de mauvais films.
Plan loose numéro cinq
Vous souhaitez vous relaxer devant la télévision alors que votre mari a abandonné le domicile conjugal? Impossible car vous n’avez plus d’antenne hertzienne et que vous ne passez que par free pour regarder vos programmes favoris. Et quand l’image et le son se figent toutes les trois secondes, vous pensez même à relire « A la recherche du temps perdu », preuve de votre agacement et de votre désespoir.
Plan loose numéro six
Vous décidez de repeindre la cuisine et glissez sur le couvercle d’un pot en renversant l’intégralité du réservoir à peinture. N’oubliez pas de faire sauter les plombs. Vous avez alors vingt petites minutes d’autonomie pour en racheter avant que l’intégralité de votre congélateur ne commence à décongeler. Serrez bien fort vos petites fesses.
Plan loose numéro sept
Il n’y en a pas. Nous nous sommes réconciliés avec Snooze.
Il devait avoir très faim le pauvre bichon. Bon, c’est vrai, je suis un peu salope parfois.
Un tout petit peu. 
Il est possible de résumer mes premiers jours à la Faculté en un seul mot: catastrophique. Je regrette amèrement de m’être lancé dans une telle aventure et j’ai même été tenté d’abandonner jeudi dernier. Je suis d’un tempérament assez fier et j’aurais beaucoup de mal à gérer un tel échec. Cette option est donc à rejeter. J’ai cependant la désagréable impression d’être étudiant d’un cours de chinois. On me demande de comprendre la langue et d’écrire des idéogrammes sans comprendre leur(s) signification(s). Lire la suite du billet




