Chroniques, humeurs, trucs, truithons et bidules de Chondre (5)

Surprise

Souvenirs 42 Commentaires »

Lorsque j’étais jeune, beau et encore étudiant, j’adorais cette période de l’année. Elle était très particulière car l’un de mes meilleurs amis était né quelques jours avant moi. Nos amis tentaient donc de nous réunir chaque année en organisant une surprise commune. Si nous nous doutions généralement de la date de la petite sauterie, nous n’arrivions jamais à évaluer le lieu ou l’heure du rassemblement. Nous pouvions donc nous retrouver pour un pique-nique aux chandelles dans le parc du château de Vaux-le-Vicomte, dans la grande maison du grand-père de Snooze près de Giverny, chez Cécilou ou tout simplement chez l’un ou l’autre, les amis débarquant à l’improviste les bras chargés de ballons et de victuailles en criant “surpriiiiiise!” en choeur. Cette période contrastait avec la période ingrate (surpoids, acné, fringues aux formes et couleurs improbables) du collège et du Lycée, période où j’étais l’une des rares dindes à ne pas organiser une soirée annuelle. Pas si facile d’être populaire. Lire la suite du billet

Secrets de beauté

Groovy, Shaggy, Wizz 21 Commentaires »

Preuve que le précédent billet avait une part de vérité, je joue fréquemment à la gourdasse décérébrée et superficielle le soir avant de rejoindre Morphée. Le temps passe et, pour garder un teint et une peau de jeune homme et surtout pour conserver un mari fidèle et aimant à la maison, je dois prendre soin de la couche supérieure de mon épiderme. Si posséder une peau saine débarrassée de vilains comédons est indispensable, les soins pour le visage ne sont pas essentiels. Ainsi terminés les masques au raisin, les cures de vitamine A ou l’hydratation au concombre. Car les parties les plus endommagées de mon corps se situent juste en dessous de la ceinture. Ainsi, depuis que je ne me déplace qu’à bicyclette pour aller travailler, les paumes de mes mains sont mises à rude épreuve quotidiennement. L’intérieur de mes mimines est donc calleux et il me fallait vite réagir. Lire la suite du billet

Vive la stérilité!

Ronchonnage 34 Commentaires »

Contrairement à ce que pense l’humoriste Siné, les pédés ne sont pas que des gousses ou des fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d’en être en écoutant Madonna, Sheila ou Dalida, musique de chiottes probablement dû au fait que c’est l’un de leur lieu de plaisir préféré. Contrairement aux amibes, les pédés sont des organismes pluricellulaires sans flagelle ou pseudopode, non stériles, dotés d’un cerveau, de quatre membres et d’une quequette, organismes développés également dotés du droit de vote et soumis au régime fiscal français. Loin de moi l’envie d’énumérer une nouvelle fois les lois discriminantes et humiliantes de l’apartheid social dans lequel nous vivons au quotidien, des clichés archaïques véhiculés sur les suceurs de bite(s), les brouteuses de minou(s) ou sur l’amalgame répugnant pédé-pédophile. Non, pas cette fois. Lire la suite du billet

Une belle mort

L'important, c'est la santé 12 Commentaires »

Le sujet ne se prête certainement pas à la légèreté estivale. Qu’importe. Tout le monde ne se rafraichit pas au bord d’une piscine ou d’une plage, les doigts de pied en éventail. Il reste une quantité certaine de crétins à Paris, crétins qui travaillent dans des bureaux en plein soleil, sans climatisation et ou le mercure frôle régulièrement les trente-cinq degrés Celsius au beau milieu de l’après-midi. Un comble lorsqu’on a pour mission de mettre au point un plan canicule qui tienne la route. Lire la suite du billet

Flic Floc

Groovy, Shaggy, Wizz 19 Commentaires »

S’il y a une chose qui m’énerve encore plus que les cyclistes qui se tamponnent du code de la route ou des crétins qui se garent à la sauvage dans ma rue, c’est bien une lunettes de toilettes dégueulasse. Quoi de plus humiliant que de s’asseoir dans un moment de faiblesse sans prêter attention et se retrouver les petites fesses collantes et pleines d’urine? Chez Bonum, les hommes sont sous représentés. Le ratio toilette/bite est donc très élevé et la plupart des représentants du sexe dit fort utilise les urinoirs pour se vider la vessie. Les toilettes réservées à la grosse commission sont donc d’une rare propreté, propreté faisant beaucoup d’envieuses. Les femmes salariées de mon agence sont décidément de grosses cochonnes bien perverses. Leurs toilettes grouillant constamment de vilaines souches bactériennes ultra toxiques de la mort qui tue développées pendant la guerre froide en Corée du nord, elles tentent constamment le putsch en instaurant la mixité. Lire la suite du billet

Chondre Travel Agency

coquillages et crustacés 10 Commentaires »

La plupart d’entre nous a travaillé plus pour gagner plus cette année. Nos comptes bancaires sont donc bien garnis. Nous pouvons aisément profiter de la période estivale pour nous évader et passer du bon temps. Chondre Travel Inc. vous propose une liste non exhaustive de modestes demeures bon marché, idéales pour passer quelques jours de vacances, se ressourcer, et partir ainsi du meilleur pied pour la rentrée afin de travailler plus pour gagner encore plus et partir encore plus loin l’année prochaine, loin, bien loin des salauds de pauvres et autres fauchés condamnés aux camping surpeuplés ou à Paris plage. Lire la suite du billet

Comment bien maigrir

L'important, c'est la santé 28 Commentaires »

Je me suis lancé dans le harcèlement moral depuis quelques jours. Un ami vient de m’annoncer qu’il souhaitait se payer une liposuccion comme cadeau d’anniversaire et je tente par tous les moyens de le convaincre qu’en trois petit mois, la légère bouée qui a insidieusement poussé autour de sa taille disparaîtra comme par magie et que son ventre sera aussi plat que mon compte en banque. Juste en se bougeant les fesses et en se forçant à pratiquer une activité sportive régulière. Tout le secret est là: avoir le courage de faire du sport. Simple, non ? Mais force est de constater que tout est fait pour tenter l’individu lambda en léger surpoids, et qu’il est parfois difficile de résister aux sirènes de la facilité. Les magazines féminins ou masculins affichent en couverture des mannequins aux mensurations idéales et l’on culpabilise aisément en mangeant du sucre ou des produits gras. Tout se mélange dans la tête du consommateur non averti: Santé, nourriture, médicaments, pollution, vieillissement, soleil, tabac, alcool. On doit ainsi avoir bonne mine sans se mettre au soleil, manger équilibré sans encrasser ses artères, consommer des produits dits biologiques, se soigner chez des poubelothérapeuthes et penser en permanence développement durable. Pas facile de vivre au XXIe siècle dans la peau d’une grosse. Lire la suite du billet

Super pouvoirs le retour

Groovy, Shaggy, Wizz 26 Commentaires »

Le quartier du canal Saint-Martin est toujours animé. Il regorge de bars et de petits restaurants très sympathiques. L’été, de nombreux piques-niques sont organisés le long des rives. Après s’être restaurés et surtout après avoir bien picolé, une bonne partie des gentils bobos imbibés se dirige vers la bouche de métro ou la station Vélib’ la plus proche et descendent la rue Lucien Sampaix, la rue des Vinaigriers ou la rue de Lancry. De nombreuses soirées sont également organisées dans notre rue. Dieu qu’il est délicieux de se retrouver à cinquante dans un trente mètres carrés, sentir le poney, s’imbiber d’éthanol et de fumée de cigarette, écouter de la musique expérimentale et vomir par la fenêtre jusqu’au bout de la nuit. Lire la suite du billet

Six pieds sous terre

Groovy, Shaggy, Wizz 16 Commentaires »

Mon éducation a toujours été associée à la religion catholique. Certainement plus par tradition que par conviction. Nous nous rendions joyeusement à la messe le dimanche matin et j’allais rejoindre mes amis au catéchisme le jeudi en fin d’après-midi. Ma grand-mère m’envoyait même au couvent tous les mercredis. Sœur Thérèse Monique (oui oui, cela ne s’invente pas) s’occupait de moi. Nous nous rendions souvent dans la grande bibliothèque et prenions un gros livre au hasard. J’ai ainsi beaucoup voyagé, parcouru l’univers, rencontré des personnalités hors du commun et beaucoup appris, juste en tournant les pages fragiles de ces vieux livres humides. Je sens encore l’odeur du cuir des couvertures. Je me souviens de longues retraites et de pèlerinages. Je me souviens également d’un petit ange tronc en bois peint. Lorsqu’on y déposait une pièce, l’ange hochait la tête, remerciant ainsi le généreux donateur. Un peu plus tard, j’ai naturellement rejoint les bancs d’une école catholique, et cela jusqu’au baccalauréat, en passant par les cases confirmation et profession de foi (j’étais véritablement ravissant, aérien et virginal en aube blanche amidonnée). Lire la suite du billet

Poupette, c’est un peu moi

Groovy, Shaggy, Wizz 19 Commentaires »

J’ai l’impression de revenir de très loin avec ma mère. Notre relation privilégiée a connu des hauts et des bas. Plus de hauts que de bas car nous avons été habitués à nous soutenir mutuellement, le bas ne correspondant qu’à la période suivant ma sortie du placard. Il a fallu ainsi près de dix années pour que tout se normalise entre elle, moi, et surtout Snooze. Nous essayons de brasser continuellement nos familles respectives. De son côté, tout est assez simple. Ses parents ont plutôt bien accueilli l’annonce de son homosexualité. Ils ont même été rassurés car le savoir en couple avec moi était pour eux synonyme de stabilité. Ses parents n’ont jamais fait de distinction entre enfants naturels, belle-soeur ou beau-fils. La famille est grande, tout le monde se mélange, c’est la fête à la maison. Ma mère a longtemps fait sa diva en refusant poliment les invitations de la famille Snooze. Puis j’ai réussi à la convaincre de les inviter. Je me souviens encore de cette première soirée qui fut catastrophique. Ma mère a pris de haut mes beaux-parents et le père de Snooze n’a pas arrêté de gaffer en parlant de notre couple et de notre appartement, alors que ma mère ne savait même pas que nous habitions ensemble. Chaque fois qu’elle passait à la maison, j’effaçais toute trace de mon chéri pour deux petites heures. J’étais alors parfaitement rodé, je savais quoi planquer, et seules quelques minutes étaient nécessaires pour transformer notre appartement en appartement de célibataire. Parfum, brosse à dent, photographies, objets divers, serviette de toilette, quelques vêtements: tout finissait dans un tiroir dédié aux effets personnels de mon mari. La divine Poupette* aurait appelé ça vivre en backstreet. Lire la suite du billet

Theme Groovy Shaggy Wizz version 2.0 par T2 apres bidouillage extremement extreme de GlossyBlue
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