Chroniques, humeurs, trucs, truithons et bidules de Chondre (2)

Préparation H

L'important, c'est la santé 20 Commentaires »

Ou comment bien se préparer avant d’affronter une connasse à l’hôpital. J’ai ainsi une nouvelle fois testé les urgences migraine céphalée de l’hôpital Lariboisière. Ma tête était à deux doigts de l’implosion et je n’avais plus de médicament miracle. Je m’étais fait un shoot dans la cuise la nuit passée et avais utilisé ma dernière cartouche. J’avais les boules, c’était la loose, j’étais en manque et j’en avais raz-la-cacahuète que mon co-locataire Snooze me reproche de ne pas aller voir un neurologue. De son côté, il ne semblait pourtant pas gêné de cracher ses BK depuis quinze jours toutes les nuits et de me pourrir un sommeil déjà léger. Le crétin. Lire la suite du billet

ça vous a plu? alors on continue

Vu, lu, entendu 15 Commentaires »

C’est que que nous a dit un forain crétin alors que nous étions à deux doigt de gerber dans et sur son attraction pourrie. J’avais eu la bonne idée de convaincre mon amie Vicky de se joindre à moi pour un tour de manège dit à sensations. Un manège qui tourne, vibre et secoue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, mes dents du fond ont commencé à baigner. J’ai alors serré les fesses bien fort en pensant à un champ de vaches égorgées. Snooze se marrait depuis la terre ferme. Il ne s’imaginait certainement pas que j’étais à deux doigts de larguer une queue de renard sur la foule entourant l’attraction. Alors que allions nous arrêter, le conducteur a lâché un “ça vous a pluuuuuu?” Tous les nains qui tournaient en notre compagnie ont alors hurlé en coeur un énorme ouiiiii (et ont donc couvert mon “non” désespéré). Je ne suis plus remonté sur ce genre de machine, jusqu’à ma crise de panique à Orlando il y a un peu plus d’un an. Lire la suite du billet

Cette queue ne passera pas par moi

Groovy, Shaggy, Wizz 24 Commentaires »

Certains proches pourraient me griller en balançant que je m’habille souvent comme un sac, que je n’ai pas le monopole du bon goût et que j’adore porter mes sabots Birkenstock magiques magiques en été toute l’année (rédhibitoire pour -Nico-). Je suis donc certainement mal placé pour porter un jugement quelconque sur les manies vestimentaires actuelles. Cependant, nous subissons véritablement depuis quelques mois la dictature du mauvais goût. La mode actuelle (jean trop serré, raie du cul moite qui dépasse, couleurs improbables, coupes de cheveux déstructurées, accessoires à la fois bon marché et clinquants) reprend le meilleur du pire des années quatre-vingts, années sinistrées côté élégance. La période Madonna Wannabe passerait même pour du Chanel grande époque. Lire la suite du billet

Un autre Marronnier

Souvenirs 32 Commentaires »

Comme le dit le dicton sud-coréen, en avril, « passe ton temps à célébrer les cerisiers en fleur et pense à fertiliser ton jasmin si tu ne veux pas le voir crever en mai ou voir les chinois débarquer à Séoul». Après trois années passées à bloguer, voici déjà un an que nous avons acquis notre appartement à deux pas du canal Saint-Martin. La peur irrationnelle de nous retrouver à la rue m’avait alors poussée à forcer Snooze à acheter un appartement coute que coute. Quinze jours après avoir contacté une agence et visité seulement deux appartements, nous signions un compromis de vente. J’avais eu le coup de cœur pour cet appartement et je ne souhaitais pas qu’il nous passe sous le nez. Nous sommes alors entrés dans la spirale anxiogène que chaque propriétaire connait un jour : Peur de quitter son ancien logement, peur de se faire arnaquer par une bande de blaireaux (agence, vendeur,courtier), peur de prendre un crédit sur un nombre indécent d’années, fatigue intense, insomnies, être étouffé par les démarches administratives, devoir penser à tout. Toutes ces petites contrariétés étaient partiellement compensées par l’excitation du déménagement et par la possibilité de recréer un nouveau petit nid douillet rien qu’à nous. Il fallait trouver un entrepreneur sérieux et faire de nombreux devis. Nous savions exactement ce que nous souhaitions et nous laissions deux mois pour tout terminer. Lire la suite du billet

Tout sur ma mère

Groovy, Shaggy, Wizz 24 Commentaires »

Je passe deux ou trois fois par mois déjeuner chez ma mère. Le rituel est toujours le même. Je sonne, ma mère vient m’accueillir. Phobos sort de son panier, pousse un miaulement, vient gratter le bas de mon pantalon et fini par jouer avec mes lacets. Une des passions de ma mère est la cuisine. Elle passe beaucoup de temps derrière les fourneaux. Athérosclérose, connaît pas. Elle use et abuse du beurre et des produits laitiers en général. Elle tient cela de ma grand-mère qui, à maintenant 96 ans, continue de boucher ses artères avec sa demi plaquette de beurre quotidienne. Pendant mon enfance et mon adolescence, elle m’a quotidiennement gavé de plats en sauce. L’embonpoint était dans ma famille synonyme de bonne santé. J’étais donc en forme(s) avec un BMI vraiment trop élevé pour mon âge. La vie était injuste: alors que je commençais à être obèse, ma mère gardait une ligne impeccable. Elle faisait partie de ces individus méprisables qui pouvaient se gaver de crème et de chocolat sans prendre le moindre gramme. Lire la suite du billet

Joyeux anniversaire to me (again)

Souvenirs 36 Commentaires »

Le terme marronnier désigne généralement un article d’importance assez limitée consacré à un événement récurent. La plupart du temps les sujets traités sont assez fédérateurs, à l’instar de la rentrée des classes, des fêtes de fin d’année, du premier avril ou de la saint-Valentin. Le meilleur endroit pour en trouver est certainement le journal de treize heures présenté par Jean-Pierre Pernaut tous les jours de la semaine. Il est également possible d’en lire de nombreux sur les blogs. D’ailleurs, ce billet en est la parfaite illustration. Lire la suite du billet

Pipi culotte

L'important, c'est la santé 19 Commentaires »

J’ai récemment eu à disserter sur les différents troubles bipolaires, anciennement appelés psychoses maniaco-dépressives. J’ai également dû me plonger dans une pathologie un peu moins mystérieuse, l’énurésie nocturne. Mais qu’est-ce donc que cette maladie exotique? Des oxyures? Des tremblements? Des difficultés à l’endormissement? Pourrir la vie de son mari en s’aspergeant d’eau de Cologne à la violette avant de se coucher? Ronfler? Que nenni. Juste la façon savante de parler de pipi au lit. Mes parents ont découvert que j’étais somnambule après m’avoir trouvé en train d’uriner debout dans la salle à manger. Ce fut la première et la dernière fois que je fus pris en flagrant délit de destruction involontaire des biens familiaux (le buffet de l’arrière grand-mère maternelle). Lire la suite du billet

Le Poupouning

Groovy, Shaggy, Wizz 19 Commentaires »

Les minutes suivant les examens sont toujours étranges. Après une période d’euphorie qui ne dure généralement pas plus de quelques secondes, on se retrouve en pleine descente. Le stress tombe d’un coup et l’on prend la fatigue en pleine gueule. On a envie de rattraper le temps perdu. Se faire un cinéma, une exposition, glander sur le canapé en lisant un bouquin, prendre soin de soi. Car les semaines précédant les examens sont souvent catastrophiques pour l’organisme. Le chocolat massivement ingurgité a activé les adipocytes qui se sont fait une joie de se reproduire et de se disperser. Mon cul a poussé et je suis condamné à redoubler d’effort pour retrouver la ligne de mes 15 ans*. Côté peau, c’est entre Guernica et Tchernobyl. L’épiderme est gras et luisant, les comédons se sont multipliés et les glandes sébacées chantent la Marseillaise. Quant aux rides, c’est le Grand Canyon. Lire la suite du billet

La quille

Groovy, Shaggy, Wizz 25 Commentaires »

Cela fait maintenant près de six mois que je passe une bonne partie de mes week-ends et de mes soirées à écrire des rapports ou des devoirs, à ingurgiter une quantité non négligeable d’informations diverses et variées, à préparer des présentations orales ou des examens écrits. J’ai le grand luxe de continuer à étudier sans me formaliser des résultats. L’absence d’enjeux m’aide curieusement à passer certaines épreuves. J’y vais pour m’amuser, un point c’est tout. Mon cher et tendre mari a parfois du mal à me comprendre, encore plus à me soutenir dans cette période stressante (tiens, je devrais penser à ajouter un smiley solitude extrême). Etant d’un tempérament casanier, cette nouvelle année universitaire m’a poussé à me renfermer un peu plus sur moi-même. Qu’importe. Les résultats sont là. J’ai beaucoup appris et surtout rencontré des personnes délicieuses.

Ce matin, je passe mes deux dernières épreuves écrites et je rends deux devoirs. J’ai un peu les boules, mon ventre fait glou glou. A midi, je serai enfin libéré. Libre de glander, de sortir et de faire ce qu’il me plaira.

J’en bave d’avance. :jittery_tb:

J’en bave tellement d’avance que j’en ai souillé ma culotte.

Ohlala, ça c’est Paris!

Souvenirs 16 Commentaires »

J’ai mis de nombreuses années à connaître Paris. Je suis né dans le quinzième arrondissement et ai vécu ma petite enfance près de la rue d’Alésia. Mon père possédait un cabinet à Saint-Maure et ma mère travaillait à l’hôpital Broussais. Après une brève et laborieuse escapade en province, nous nous sommes installés dans les hauteurs du dix-neuvième arrondissement, avenue Simon Bolivar. L’appartement était magique. Nous avions une vue imprenable sur les toits de la capitale, du Sacré-Coeur au cimetière du Père Lachaise. Deux cents degrés de zinc, de tuiles, de cheminées et de monuments. C’est en rentrant au collège que j’ai commencé à m’affranchir de mon quartier. J’étais élève dans une école catholique de la rue de Chabrol, près de l’église Saint-Vincent de Paul. Le quartier était populaire. Le soir, nous parcourions souvent les petites rues situées entre Poissonnière et les grands boulevards. Lire la suite du billet

Theme Groovy Shaggy Wizz par T2 après bidouillage extrême de GlossyBlue
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