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	<title>le blog de chondre</title>
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	<description>Groovy Shaggy Wizz</description>
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		<title>Comment éviter la moue de truite</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:50:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
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		<description><![CDATA[Dingue comme ma vie était saine il y a encore un an. Je consacrais cinq heures à développer de façon non harmonieuse cuisses et cul en m&#8217;acharnant à me rendre à vélo au bureau, je ne pouvais me passer d&#8217;aller courir tous les deux jours, et faire quelques longueurs en fin de semaine. Côté alimentation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Dingue comme ma vie était saine il y a encore un an. Je consacrais cinq heures à développer de façon non harmonieuse cuisses et cul en m&#8217;acharnant à me rendre à vélo au bureau, je ne pouvais me passer d&#8217;aller courir tous les deux jours, et faire quelques longueurs en fin de semaine. Côté alimentation, même si le week-end restait synonyme de relâche, la semaine était plus qu&#8217;austère: légumes à l&#8217;eau, céréales, aucune sauce ni friture, pas une goute d&#8217;alcool. En résumé, mon colon était aussi bio qu&#8217;un produit Naturalia, exception faite des trois litres de Pepsi Max quotidiens qui participaient à la fois au décapage intense de mon estomac, mais également à la destruction de tout agent potentiellement pathogène. Depuis une quinzaine de mois, c&#8217;est plutôt la fête du slip dans la cuisine. Bobonne en a ras-le-pompon de cuisiner et gave le congélateur de pizza set autres spécialités à base de pâte feuilletée. Ainsi, si mon cul est toujours aussi épanoui, le reste commence à bien se développer, en un peu plus flasque toutefois.</p>
<p>Car j&#8217;ai profité de cette année sabbatique côté diététique pour m&#8217;enfiler une quantité incroyable de séries télévisées qui croupissaient au fond d&#8217;une vieille armoire, et notamment les six premières saisons de « Dynasty ». Près de cent trente épisodes de quarante deux minutes, soient plus de quatre vingt dix heures de soap über bling bling, dopé aux épaulettes démesurées et autres choucroutes délirantes. Je suis vite devenu accro, ne pouvant m&#8217;endormir sans mon épisode quotidien. Tel un drogué, je me suis même permis de manipuler mon mari en me servant de son péché mignon, les jeux vidéos. Extraits:</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Chéri, tu sais ô combien je t&#8217;aime. J&#8217;ai pensé à toi en passant par un magasin spécialiste en biens culturels et me suis permis de te faire une jolie surprise. Je te voyais si triste de ne pas pouvoir jouer à &laquo;&nbsp;Assassin&#8217;s Creed&nbsp;&raquo; en 3D et tadaaaah, j&#8217;ai donc acheté une très grosse télévision pour que tu puisses enfin te détendre après une journée de travail certainement très harassante et profiter au mieux de ta Playstation. Mais que je suis bête. C&#8217;est tout moi. Qu&#8217;allons nous bien faire de notre ancien téléviseur. J&#8217;ai bien une idée tu sais. Comme le hasard fait bien les choses. J&#8217;ai fait le grand ménage le week-end dernier, libérant ainsi beaucoup d&#8217;espace dans la chambre. Nous pourrions ainsi l&#8217;installer sur la commode, face au lit. Ne me remercie pas. C&#8217;est tout moi, je ne pense qu&#8217;à ton bonheur, amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Trop tard, il était piégé. Le ver était dans le fruit. Il ne pouvait me refuser la télévision dans la chambre alors qu&#8217;il avait désormais l&#8217;occasion de se pourrir les yeux et son neurone survivant en passant ses nuits à sauver le monde en trois dimensions. Et moi, je pouvais ramper en toute innocence dans notre chambre et visionner tout ce que l&#8217;univers télévisuel comptait d&#8217;asservissant, dégoulinant et régressif, n&#8217;oubliant jamais de prendre en otage une ou deux tablettes du meilleur chocolat. Résultat: Je connais par cœur certaines répliques. Plus humiliant: il n&#8217;est pas rare que je me réveille le matin le papier aluminium d&#8217;une tablette collé à une joue. Nous devons ainsi changer les draps tous les deux jours. En même temps, cela fait presque vingt ans que je partage ma vie avec lui, l&#8217;important restant de ne pas faire exploser mon indice de masse corporelle et de rester dans les normes (les miennes, pas celles de Loana).</p>
<p>C&#8217;est en passant récemment par le M&#038;M&#8217;s store de Londres (ou je suis tombé sur une promotion incroyable, deux kilos achetés, deux kilos offerts) que j&#8217;ai remarqué une affiche pour le prochain spectacle de Joan Collins. Dingue tout ça. Maman a presque quatre-vingts balais et elle semble toujours aussi fraiche. </p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101125.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>J&#8217;avais également remarqué que certains personnages de &laquo;&nbsp;Dynasty&nbsp;&raquo; avaient plutôt bien vieilli, à l&#8217;instar de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Coleman">Jack Coleman</a> retrouvé il y a quelques années de cela dans la série &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;. Alexis était toujours en forme, Steven aussi, Blake était mort. Quid de Krystle, qui devrait célébrer ses soixante dix ans cette année? Je ne suis pas immédiatement tombé sur des photographies récentes. Linda Evans s&#8217;était lancée dans la cosmétique après sa longue carrière d&#8217;actrice commencée dans les années soixante. Elle faisait ainsi la promotion d&#8217;un curieux système censé raffermir l&#8217;épiderme facial, le Rejuvenique. Tel le masque de fer, il suffisait d&#8217;appliquer le masque une quinzaine de minutes quotidiennement pour retrouver une peau de bébé. J&#8217;étais sauvé. Combiné à ma <a href="http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/">ceinture électrique</a>, ce masque allait me permettre de retrouver une seconde jeunesse.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101121.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/3101122.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Seulement voila, mes rêves de jouvence se sont rapidement effondrés. Linda Evans était passée par la case chirurgie esthétique: Botox, lifting, pommettes, moue de truite. Krystle avait refusé de bien vieillir, et s&#8217;était fait charcuter. Elle ne ressemble désormais plus à rien, sinon peut-être à un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Klingon">Klingon</a>.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101123.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/3101124.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Avis aux amateurs, le masque est toujours disponible sur <a href="http://www.amazon.com/Rejuvenique-RJV10KIT-Facial-Toning-Mask/dp/B00005JHWB">Amazon</a> aux prix de 65 $ US. </p>
<p>Une affaire.</p>
<p>De mon côté, il me reste à visionner l&#8217;intégrale de Dallas et des Colbys, histoire de ne pas perdre le rythme.</p>
<p><center><iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/quze5fr5-N4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>

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		<title>Montréal, Sherbrooke, et le Café de Flore</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 22:05:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Café de Flore]]></category>
		<category><![CDATA[Cirque du Soleil]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme le temps passe. Dingue tout ça. Ma vie professionnelle a été bouleversée. J&#8217;ai obtenu le poste que je souhaitais en devenant un manager de moins de cinquante ans. J&#8217;apprends à gérer situations et conflits. Je me rends deux fois par mois à Londres et commence à connaitre la ville dans ses moindres recoins. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Comme le temps passe. Dingue tout ça.</p>
<p>Ma vie professionnelle a été bouleversée. J&#8217;ai obtenu le poste que je souhaitais en devenant un manager de moins de cinquante ans. J&#8217;apprends à gérer situations et conflits. Je me rends deux fois par mois à Londres et commence à connaitre la ville dans ses moindres recoins. Je m&#8217;envole, je m&#8217;évade, j&#8217;oublie la terne vie parisienne. Le beurre et l&#8217;argent du beurre d&#8217;après le dicton. <span id="more-2191"></span></p>
<p>Revers de la médaille, je n&#8217;ai plus une minute à moi.</p>
<p>Ironie du sort, mon poste devrait disparaitre d&#8217;ici quelques mois. J&#8217;ai donc été dans l&#8217;obligation de passer par la case cabinet de recrutement et enchainé les entretiens. J&#8217;ai appris, beaucoup appris. Appris que la gestion d&#8217;une équipe restait un procédé complexe et pas forcement fait pour moi. Mais je n&#8217;ai plus le choix. Je dois continuer jusqu&#8217;au bout, et me lancer dans une autre aventure, avec certainement plus de responsabilités, de plus grandes équipes à gérer. Non, je n&#8217;aime pas cela, mais ne n&#8217;ai plus le luxe d&#8217;avoir le choix. Je dois grandir, murir, perdre un peu plus de rêve et d&#8217;innocence. Je vais devoir faire le deuil de ma deuxième vie outre-Manche. Entre le coeur et la raison, j&#8217;ai finalement tranché, travailler plus pour gagner moins.</p>
<p>Mais ouhlala, je m&#8217;égare. Rien à voir avec le sujet de ce premier billet de l&#8217;année.</p>
<p>Comme presque tous les ans, nous nous sommes rendus à Montréal en novembre dernier.</p>
<p>Comme la vie y reste douce. Snooze et moi-même avons retrouvé notre appartement de la rue Amherst, rue qui relie la rue Saint-Antoine à la rue Sherbrooke et traverse ainsi le Village gay. Cette année, nous avions décidé de ne rien faire. Rien sinon prendre notre temps. Nous y avons nos habitudes, nos amis, nos lieux de sortie(s). L&#8217;appartement que nous louons appartient à Eric, un français installé au Canada depuis de nombreuses années. Il a refait sa vie loin du vieux continent et monté plusieurs affaires. Son dernier bébé est un traiteur italien nommé « <a href="http://www.diabolissimo.com/">Diabolissimo</a> » et situé avenue du Mont Royal. Eric est un coeur. Il peut passer le matin nous apporter des viennoiseries toutes chaudes ou le soir un assortiment de pâtes accompagnées son fameux pesto, certainement le meilleur du monde. Nous avons découvert une autre ville en sa compagnie. Comme il est agréable de passer une matinée à faire la tournée de ses clients ou fournisseurs dans le quartier grec ou la petite Italie. Ses invitations à dîner sont également l&#8217;occasion de rencontrer ses amis. Oui Eric est fantastique, un vrai gentil, je suis plus qu&#8217;heureux d&#8217;avoir fait sa connaissance.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/23011214.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011215.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011216.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011217.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011218.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011219.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>S&#8217;envoler au Canada en novembre était loin d&#8217;être innocent. Nos amis Louphi et Léo avaient organisé comme toutes les années une soirée pour Halloween. Snooze a rencontré Louphi via <a href="http://www.homomicro.net">HomoMicro</a> il y a quelques années. J&#8217;ai fait leur connaissance il y a un an, nous avions alors été invités dans leur splendide manoir situé dans les cantons de l&#8217;Est à deux petites heures de Montréal, côté Vermont. J&#8217;ai eu la joie de les revoir lors de leur périple parisien au printemps dernier. Louphi est un grand enfant. Il planifie longtemps à l&#8217;avance la période d&#8217;Halloween. Toute la maison est transformée en manoir hanté. Des embouteillages à l&#8217;entrée du jardin sont fréquents le soir de la distribution de friandises. Cette année, la thématique était &laquo;&nbsp;super-héros&nbsp;&raquo;/espace. Après avoir été accueillis par l&#8217;équipage de l&#8217;Enterprise au grand complet, nous avons revêtu nos costumes de Green Lantern et de Superman. Un peu surprenant de se transformer en personnage bodybuildé. Après une indécente orgie de gâteaux et autres sucreries, nous nous sommes rendus dans leur ferme située quelques kilomètres plus loin. Contrairement au reste de la troupe, je n&#8217;ai pas eu le courage de continuer la soirée dehors en maillot de bain à barboter dans le jacuzzi et profiter des premiers flocons de neige. Pas masochiste et un peu frileux le Chondre.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2301129.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011210.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011211.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011212.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011213.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>***Interlude Cinéma québécois***</p>
<p>Léo et Louphi nous ont parlé du nouveau film de Jean-Marc Vallée. Après &laquo;&nbsp;Crazy&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;the Young Victoria&nbsp;&raquo;. Le livre consacré au film résume parfaitement l&#8217;intrigue: &laquo;&nbsp;Entre le Paris des années soixante et le Montréal d&#8217;aujourd&#8217;hui se déploie une vaste histoire d&#8217;amour aux accents épiques, à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d&#8217;espoir. Film teinté de fantastique, baigné d&#8217;une lumière parfois presque surnaturelle, Café de Flore raconte les destins croisés d&#8217;une jeune parisienne mère d&#8217;un enfant unique, d&#8217;un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l&#8217;entourent&nbsp;&raquo;. Deux vies se croisent. Jacqueline, interprétée par Vanessa Paradis (merci Nachu) et mère d&#8217;un enfant trisomique, et le sublime Antoine (Kevin Parent). Tout est léché. La bande musicale, principalement rythmée par des morceaux de Sigur Ros, Pink Floyd ou The Cure, l&#8217;image, les lumières. Même si le scénario semble tout d&#8217;abord complexe et parfois touffu, les cartes sont dévoilées petit à petit. Tout à un sens, tout à un lien, pour aboutir enfin au cœur de l&#8217;histoire, le renoncement. Le film ne sombre à aucun moment dans le pathos. Des scènes vraiment très drôles aèrent le film (ne pas rater la danse des hôtesses de l&#8217;air). Je ne comprenais pas pourquoi Louphi et Léo avaient vu trois fois le film. Après avoir eu la chance d&#8217;assister à une projection, une seconde séance me semble indispensable. Je m&#8217;amuse toujours à penser que Vanessa Paradis, méconnaissable, a enfin son Tchao Pantin. Enfin un vrai rôle, bien loin des personnages fades et insipides qui ont marqués sa carrière jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Seul bémol, la bande originale reste introuvable, le seul moyen étant de retrouver les titres un à un et de les rechercher sur iTunes. Tous ne sont malheureusement pas disponibles. Cela fait trois mois que j&#8217;ai vu le film, j&#8217;y pense encore très souvent.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/GgJ8iXWSIy0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>***Fin de l&#8217;interlude Cinéma québécois***</p>
<p>La soirée Halloween fut également l&#8217;occasion de faire la connaissance de S. Nous avions tout de suite remarqué son costume extravagant et imposant, sorti de son imagination et fabriqué par ses petites mains. Easy. S est chapelier et travaille pour le cirque du soleil. Cerise sur le gâteau, nous avons été conviés à une visite nocturne des ateliers du cirque. Magique magique. Tout reste dans le détail. Les costumes sont fabriqués sur place, dans la pure tradition artisanale. De vrais cheveux sont implantés un à un sur les perruques, les mensurations de tous les artistes sont disponibles. Chaque équipe est dédiée à une troupe. Plusieurs dizaines de spectacles différents sont programmés en même temps dans le monde entier. L&#8217;entreprise fonctionne à la Google. Chaque employé est une pièce du puzzle qui doit rester heureux et épanoui. Tout est pensé pour faciliter et adoucir la vie, de la couleur des pièces, de la décoration des murs, aux différents restaurants ou encore aux lieux de repos.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2301121.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301122.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301123.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301124.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301125.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301126.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301127.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Cette année fut spéciale car Eric devrait se séparer très prochainement de son appartement du village. Nous avons donc profité des moindres minutes. Ma vision du village a évolué au fil du temps. Lors de ma première visite à Montréal il y a une vingtaine d&#8217;années, je trouvais le quartier glauque. La ville et les mœurs ont évolué. Être un couple gay est devenu légitime. Tout le monde se mélange dorénavant. Aucun ghetto, aucune normalité, chacun vit sa vie en respectant son entourage. La tolérance est la règle. Une vie qui semble si facile. Pincements lorsque nous avons fermé pour la dernière fois la porte de notre refuge. Adieu rue Amherst. Recherche désespérément nouveau nid d&#8217;amour pour prochaine visite.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/23011220.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011221.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011222.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011223.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011224.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011225.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Toutes les bonnes choses ont une fin, en attendant de retourner à Montréal très prochainement. De revoir Eric, Louphi et Léo, de faire une orgie d&#8217;érable, de retrouver une vie, douce, artificielle, paisible, mais si loin des putains d’emmerdes du quotidien.</p>

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		<title>L&#8217;analyse de mon moi intérieur</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/08/03/lanalyse-de-mon-moi-interieur/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 15:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a presque dix ans de cela, je me suis lancé dans une drôle d&#8217;aventure, la grande aventure du moi intérieur, une psychanalyse. Je me rendais alors trois fois par semaine chez mon analyste. Le rituel était le même. Je le saluais, m&#8217;allongeais sur un lit très confortable et commençais à lui parler de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Souvenirs' --><p>Il y a presque dix ans de cela, je me suis lancé dans une drôle d&#8217;aventure, la grande aventure du moi intérieur, une psychanalyse. Je me rendais alors trois fois par semaine chez mon analyste. Le rituel était le même. Je le saluais, m&#8217;allongeais sur un lit très confortable et commençais à lui parler de tout et de n&#8217;importe quoi. Il était situé derrière moi. Je ne sentais jamais sa présence, simplement sa respiration, de légers mouvements, quelques signes d&#8217;approbations. La pièce était triste et sombre. Parfois, lorsque j&#8217;étais fatigué, mes paupières devenaient terriblement lourdes et il m&#8217;est souvent arrivé de m&#8217;endormir quelques minutes. Il ne me parlait quasiment jamais, je faisais tout le travail. C&#8217;est le principe de l&#8217;analyse. Au bout de trente minutes, je me levais et déposais en liquide soixante euros. Acquérir un appartement ou une analyse, il faut toujours choisir.<span id="more-2182"></span></p>
<p>J&#8217;ai rapidement été lassé par ces rendez-vous. Comme de tout. Cependant, se débarrasser d&#8217;un analyste n&#8217;est pas chose aisée car il trouve toujours un argument qui fait mouche. Je me suis longtemps préparé à mettre fin à notre relation, mais chaque fois, comme s&#8217;il le sentait, il ouvrait des portes et me donnait accès à des pièces jusque-là inexplorées. Je parlais beaucoup de mes parents, de mes relations professionnelles et de mon couple. Un soir, j&#8217;ai abordé le thème des troubles obsessionnels compulsifs. Je lui ai notamment confié qu&#8217;il m&#8217;arrivait fréquemment de compter les lignes blanches sur la route ou encore les mots des sous-titres d&#8217;un film en langue étrangère. Il fallait toujours que la somme soit égale à un chiffre pair. Il a astucieusement fait le rapprochement entre la quête du pair et la quête du père qui avait toujours été absent de ma vie. Étant épuisé par nos nombreuses rencontres, je lui ai lâchement envoyé une lettre lui notifiant ainsi notre séparation définitive.</p>
<p>Plus récemment, j&#8217;ai ressenti le besoin de me confier à une personne neutre. Sur les conseils de mon généraliste, j&#8217;ai pris contact avec un médecin psychanalyste, et ai recommencé le travail. Ce n&#8217;est pas vraiment une analyse. Je lui fais face et nous parlons de ma vie une fois par semaine. Cette personne est très maternelle, rassurante et très douce. Elle a conservé un fort accent espagnol. Son cabinet est convivial, confortable et chaleureux. Une odeur de fleur d&#8217;oranger flotte dans la pièce. Elle vient toujours à ma rencontre dans la salle d&#8217;attente. J&#8217;attends toujours qu&#8217;elle prenne place dans son fauteuil avant de m&#8217;asseoir. J’initie toujours la conversation, et lui demande de ses nouvelles, comme si elle était ma patiente. Cela la fait rire. La faire rire me fait rire en retour.</p>
<p>Contrairement à ma première expérience, mon interlocutrice est partiale, dynamique, présente, et me donne son avis. Je lui parle de mon couple, bien entendu, mais également de mes amis dont J (ai-je déjà dit que J était beau, cultivé, intelligent et attentionné). Elle m&#8217;a même appris à prononcer son prénom imprononçable. Il y a quelques jours, je suis revenu sur mon enfance. Je lui ai raconté que j&#8217;avais été très tôt indépendant par obligations. Chose peut-être impensable aujourd’hui, il m&#8217;arrivait de prendre le métro seul lorsque j&#8217;avais huit ou neuf ans. Ma mère rentrant du travail peu avant minuit, je devais m’organiser entre l’heure du gouter et celle du coucher. Je devais participer au ménage que nous formions avec ma mère : courses, lavage, séchage, repassage, repas. Tout cela était bien naturel car nous n’étions que deux.</p>
<p>Seulement voila. Je fais partie de ceux qui nécessitent d’être vivement secoués pour travailler, même encore maintenant. Si je travaille généralement très vite et très bien (une touche de prétention ne fait jamais de mal), j’arrive difficilement à me concentrer et à me mettre au travail. C’est comme ça. J’ai ainsi vécu sur mes acquis jusqu’en sixième. Cinquième : redoublée ; quatrième, médiocre ; orientation évitée de justesse en troisième ; seconde curieusement sans problème ; première S désastreuse ; Baccalauréat D raté. Lorsque je rentrais à la maison, je commençais par jouer avec mes Legos, puis avec ma console de jeux jusqu’à l’heure du diner. J’allumais la télévision et m’endormais sur le canapé avant de ramper comme une limace jusqu’à mon lit. Les devoirs étaient reportés au lendemain, toujours au lendemain.</p>
<p>L’effet fut double. Je suis rapidement devenu un élève médiocre. Pas crétin, juste médiocre. Laisser un enfant seul lui permet également de gérer son alimentation, un désastre pour un adolescent au tropisme plus que certain pour le sucre et les corps gras. Tout comme les abeilles, mon corps s’est transformé, au point d’être plus qu’en surpoids. Le serpent se mord la queue. Un enfant médiocre, timide et gros fréquente moins d’amis, se retrouve de plus en plus seul et compense le vide affectif par la nourriture. Les parents ne voient généralement rien, surtout s’ils font partie d’une génération ou formes et embonpoint sont associés à bonne santé. J’ai toutefois évité l’affreux appareil dentaire.</p>
<p>Restons positifs. Tout cela ne m’a pas empêché de me mettre bien plus tard intensivement au sport et d’être le plus diplômé de mon quartier. Je suis alors, chance aidant, tombé dans l’excès inverse.</p>
<p>J’ai raconté cette histoire à ma nouvelle amie du lundi soir. Tout comme mon premier analyste, elle a fait mouche en me disant que finalement, je tentais d’offrir à Snooze toute l’attention et l’équilibre que je n’avais pas reçus lorsque j’étais un enfant. Oui, Snooze n’a jamais eu à se préoccuper du quotidien en passant directement de chez ses parents, où il était nourri, logé et blanchi, à chez moi. Oui, j’avais très certainement trop materné Snooze car j’ai toujours pensé qu’il était bien plus fragile que moi. Oui, au bout de vingt années de vie en commun Snooze ne peut que m’associer au quotidien.</p>
<p>Le serpent se mord une nouvelle fois la queue :)</p>

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		<title>Si twitter avait existé à l&#8217;époque de Dynasty</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jul 2011 17:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vu, lu, entendu]]></category>
		<category><![CDATA[Dynasty]]></category>
		<category><![CDATA[Gay]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah l&#8217;été. Le temps du repos. Le temps de combler le gouffre culturel causé par des mois d&#8217;activité intense, de stress et de fatigue. J&#8217;ai choisi cette année la crème de la crème en tombant par le plus grand des hasards sur une série télévisée américaine qui a bercé mon enfance. Bien mieux qu&#8217;Amour, Gloire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p>Ah l&#8217;été. Le temps du repos. Le temps de combler le gouffre culturel causé par des mois d&#8217;activité intense, de stress et de fatigue. J&#8217;ai choisi cette année la crème de la crème en tombant par le plus grand des hasards sur une série télévisée américaine qui a bercé mon enfance. Bien mieux qu&#8217;Amour, Gloire et Beauté&nbsp;&raquo;, plus bling bling que &laquo;&nbsp;Dirty Sexy Money&nbsp;&raquo;, plus haletant que &laquo;&nbsp;24 heures chrono&nbsp;&raquo;, plus torride que &laquo;&nbsp;Pause café&nbsp;&raquo;: le fabuleux, l&#8217;inénarrable, le fantastique, l&#8217;inégalé &laquo;&nbsp;Dynasty&nbsp;&raquo;. <span id="more-2174"></span></p>
<p>Si j&#8217;associais naturellement cette série à la guerre que se livraient la blonde Krystle et la vicieuse Alexis, je me souvenais parfaitement de la relation difficile entre Blake et son fils Steven. L&#8217;avancée était considérable car jamais auparavant un personnage homosexuel n&#8217;avait été mis autant en avant. Le rôle des scénaristes n&#8217;était pas aisé. S&#8217;il fallait faire preuve d&#8217;ouverture et ratisser large pour assurer le succès de la production, il restait toutefois impensable de choquer les familles conservatrices ultra-libérales républicaines. Deux lectures étaient donc possibles: (i) l&#8217;homosexualité restait une immonde perversion. Le personnage finit par évoluer en perdant son attirance temporaire pour les hommes, en se tapant la femme de son meilleur ami et en se mariant avec la nièce de sa belle-mère, ou (ii) Comment un père pouvait-il traiter de la sorte son fils et assimiler son amour à un trouble psychiatrique.</p>
<p>Mais comment les choses auraient pu évoluer si Twitter avait à l&#8217;époque été à la disposition des principaux personnages?</p>
<p>Les dialogues reproduits ci-dessous sont issus de l&#8217;épisode pilote réalisé en 1981. La scène initiale se déroule dans le grand salon de la maison familiale.</p>
<p>Effarant, vraiment. Comme quoi, tout évolue, pour le meilleur et le meilleur.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107111.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107112.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107113.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107114.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107116.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107117.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107118.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3107119.jpg" alt="" align="" /></center>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/31071110.jpg" alt="" align="" /></center></p>

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		<title>Loup y es-tu?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 10:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>

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		<description><![CDATA[Loup: nom masculin (variante dialectale de l&#8217;ancien français leu, du latin lupus) Mammifère (canidé) carnivore sauvage, très voisin du chien. (Nom scientifique Canis lupus ; la femelle est la louve, les jeunes des louveteaux.) Homme malfaisant et cruel. Malfaçon, chose loupée. Familier. Terme d&#8217;affection : Mon loup ! Machine de guerre permettant de saisir et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p><strong>Loup:</strong> <em>nom masculin (variante dialectale de l&#8217;ancien français leu, du latin lupus)</em></p>
<p>Mammifère (canidé) carnivore sauvage, très voisin du chien. (Nom scientifique Canis lupus ; la femelle est la louve, les jeunes des louveteaux.)<br />
<span id="more-2147"></span><br />
Homme malfaisant et cruel.</p>
<p>Malfaçon, chose loupée.</p>
<p>Familier. Terme d&#8217;affection : Mon loup !</p>
<p>Machine de guerre permettant de saisir et d&#8217;enlever les béliers employés par l&#8217;ennemi pour démolir les murailles (Moyen Âge).</p>
<p>Demi-masque de velours ou de satin noir.</p>
<p>Machine qui, grâce à l&#8217;action d&#8217;un tambour garni de grosses dents métalliques et tournant rapidement, ouvre la laine avant cardage.</p>
<p>Nom donné à divers poissons téléostéens marins voraces, notamment au bar.</p>
<p>Ma vie a changé depuis quelques mois. Curieusement en bien, même si les débuts furent laborieux. Quelques petits conseils.</p>
<p><strong>Première étape: siphonner allègrement la caisse d&#8217;<a href="http://www.chondre.com/2011/04/26/i-love-drug/">assurance maladie</a>.</strong></p>
<p>Après avoir perdu plus de dix kilos et être tombé au stade zombie terminal sans être passé par la case corps de rêve, mon généraliste m&#8217;a prescrit une benzodiazépine pour me relaxer les chakras, un somnifère et un antidépresseur. La machine humaine se déglinguant en chaîne, mon dos s&#8217;est rapidement bloqué. Seule solution, prendre un myorelaxant et des anti-inflammatoires. Mais attention, chaque médicament est associé à de nombreux effets indésirables: Les antidépresseurs assèchent la bouche et les anti-inflammatoires flinguent l&#8217;estomac. Et hop, un inhibiteur de la pompe à proton et un activateur des glandes salivaires tous les soirs. Cerise sur le gâteau, mes crises de migraines si douloureuses sont reparties comme en quarante. J&#8217;ai ainsi alterné injections de triplans dans la cuisse, oxygène en bonbonne et hypotenseurs. J&#8217;ai donc avalé une quantité incroyable de jolies pilules de toutes les couleurs pendant plusieurs semaines en faisant honteusement cramer la carte vitale. C’est moche.</p>
<p><strong>Deuxième étape: garder le sens de l&#8217;humour et apprécier le jaune.</strong></p>
<p>Rien ne sert de se morfondre dans son lit et se vider par tous les sphincters. Il faut positiver. D&#8217;ailleurs, le jaune est une couleur plutôt sympathique, chaude, gaie, lumineuse, en résumé, tout moi. Point capital, il faut rapidement comprendre que l&#8217;on reste une innocente victime et non un bourreau. Non, le cocu n&#8217;est responsable de rien. Il subit uniquement les bouffées d&#8217;hormones de son conjoint. Il faut donc en parler à son entourage avec humour et détachement en évitant toutefois tout cynisme. Il faut voir les bons côtés de la situation. Il est ainsi possible de profiter pleinement du lit conjugal sans se taper un corps tiède qui au mieux prend de la place et au pire éructe régulièrement au beau milieu de la nuit. Les diners en solitaire deviennent également de véritables moments de plénitude. Il ne faut ainsi jamais hésiter à se faire des soirées traiteurs gastronomiques à la santé de Sainte Rita.</p>
<p><strong>Troisième étape: faire une croix sur les parties de jambes en l&#8217;air</strong></p>
<p>De toutes les façons, l&#8217;antidépresseur est par nature un castrateur chimique. Votre libido est au niveau de la mer morte (salée, très basse et morte), et votre conjoint devient aussi excitant qu&#8217;une vieille pizza oubliée un long mois au fond du réfrigérateur en panne en août.</p>
<p><strong>Quatrième étape: compter sur les amis</strong></p>
<p>Les amis restent le point central de votre équilibre. Sans eux, je n’aurais jamais pu faire face. Nombreux sont mes amis, qui me conseillent de le quitter. Beaucoup sauf un qui, samedi dernier encore, me rappelait qu’il était plus ou moins dans la même situation. Il vit avec un garçon qu’il aime et ne peut concevoir de s’en séparer. De mon côté, même s&#8217;il y a des chances que Snooze me trompe au sens propre comme au figuré, je ne peux m’empêcher de l’aimer, de le protéger, d’être présent. L’amour ne se contrôle pas. Je me suis juré de ne plus être cynique et de ne plus parler du lapin. Lorsqu’il souhaite le voir, il m’indique tout simplement qu’il ne dinera pas en ma compagnie ou qu’il se rend aux cours de Yoga. Point.</p>
<p>Le blog reste également une alternative. L&#8217;écriture permet de prendre beaucoup de recul, de structurer ses pensées et de faire le point, au calme. Les échanges avec les autres blogueurs et lecteurs de passage valent tous les antidépresseurs du monde.</p>
<p><strong>Cinquième étape: se faire de nouveaux amis</strong></p>
<p>Il m’est arrivé une chose incroyable en rencontrant J. J travaille à Londres et est Espagnol. Lorsque j’étais au fond du gouffre, sans que je lui parle de mes problèmes, il est devenu un support plus que certain. Il a pris soin de moi, a tenté de me distraire, a été prévenant et attentionné. Petit à petit, il est passé de collègue de travail à ami fidèle. Je lui ai raconté ma vie, toute ma vie. Je connais tout de la sienne. Mes nombreux déplacements à Londres ont été impactés par cette découverte. Il vient me chercher à l’aéroport, nous dinons quatre ou cinq fois par mois ensemble au restaurant et sortons énormément. Le moi Londonien s’est avéré être l’opposé du moi Parisien. Le casanier un peu triste fait place à l’Alexandre curieux, joyeux et prêt à sortir jusqu’au bout de la nuit. A chaque visite un sac rempli de sucreries, livres, disques ou même jouets m’attend sur mon bureau. Nous ne sommes jamais éloignés l’un de l’autre et nous envoyons des dizaines de messages par jour. J est fantastique et je l’admire. Issu de la bourgeoisie Madrilène, son éducation est parfaite. Multidiplômé, il parle couramment cinq langues, pratique le piano depuis l’âge de six ans, commence toutes ses journées à six heures par une heure de piscine, a une culture incroyable et surtout beaucoup de charme. J aime les garçons. J est très beau. J est célibataire. J a toutes les qualités.</p>
<p>Seul bémol, J passe son temps à se sous-estimer. Je passe donc mon temps à lui dire qu’il est parfait. Je passe également mon temps à me sous-estimer et il me dit que je suis parfait. Chaque minute passée en sa compagnie me permet de respirer, loin, bien loin de mes tracas du quotidien. Le fait de ne pas parler français me permet également de plonger dans une autre culture et de vivre dans une sorte de bulle protectrice. J’oublie ainsi rapidement le temps qui passe.</p>
<p>J m’a invité à passer les fêtes de fin d’année chez lui à Madrid et m’a proposé de partir en vacances en sa compagnie. J’ai toujours refusé. J connait l’existence de Snooze. Snooze connait l’existence de J et ne peut s’empêcher de faire des réflexions. Il est peut-être persuadé que nous avons une aventure. Je lui réponds que contrairement à lui, je ne couche pas avec mon ami et que notre relation est purement platonique. Lorsque je lui demande s’il est jaloux, il me sourit mais ne me répond pas. Parfois, il peut m’arriver d’être irrité en rentrant de mission. Après avoir passé trois jours dans le calme, le luxe et la volupté, je fais face à un conjoint suspicieux qui reste la source de mes maux. Le contraste peut être sévère. Lorsque je suis à Londres, je réside dans un splendide hôtel, dîne dans de bons restaurants, refais le monde, assiste régulièrement à des concerts ou des opéras, passe mon temps à rire et à me distraire. L’atterrissage est souvent brutal, passant de princesse à cendrillon. Il m’est ainsi arrivé à deux reprises de qualifier Snooze de médiocre. Je le regrette.</p>
<p>En juin dernier, J était à Hong-Kong alors que je résidais à Chicago. Nous avons passé notre temps à nous envoyer des photographies et des messages. Il y a environ un mois, J m’a appelé et nous avons passé près de deux heures à discuter via facetime. Mon mari a rapidement été contrarié, à en regretter de ne pas passer la soirée avec son ami Lionel. Snooze parle de J à Lionel. Je ne l’accepte pas car J est mon jardin secret, unique, personnel, indispensable.</p>
<p>Oui, j’ai l’impression de vivre une relation follement exotique et unique et j’adore ça. Non, je ne trompe pas mon mari. J’en suis incapable, car je l’aime. Simple et bête à dire mais je l’aime.</p>
<p>Curieusement, Snooze entretient une relation très particulière avec son meilleur ami. A aucun moment, je n&#8217;ai sous-entendu qu&#8217;il pourrait y avoir plus. Pourquoi ne comprendrait-il pas que ma relation avec J puisse être très particulière?</p>
<p><strong>Sixième étape: Rester distant</strong></p>
<p>Le cocu peut rapidement devenir schizophrène. D&#8217;un côté, votre mari rentre tout câlin et aimant à la maison, vous répète en permanence que son aventure est terminée, qu&#8217;il est mal parce qu&#8217;il vous en a fait, qu&#8217;il veut finir le reste de ses jours blotti dans vos bras, vous appelle mon bébé ou mon doudou, passe son temps à vous embrasser en roucoulant et vous associe à de nombreux projets. D&#8217;un autre, vous lisez accidentellement les messages qu&#8217;il envoie à son ami et découvrez qu&#8217;il semble vivre l&#8217;enfer en votre compagnie et vous fait passer pour un immonde empêcheur de tourner en rond. Sans compter sur les cadeaux qu&#8217;il reçoit ou qu&#8217;il fait. De façon cocasse, il peut offrir les mêmes accessoires que vous avez eu la gentillesse de lui offrir, accessoires que vous pouvez également posséder (façon &laquo;&nbsp;Attention, une femme peut en cacher une autre&nbsp;&raquo; de Lautner). Cette histoire me rappelle celle de mon père. Un soir, alors que ma belle-mère cuisinait, il a osé me confier à quelques mètres d’elle, que son plus grand bonheur aurait été de vivre dans sa belle maison en ma compagnie et celle de ma mère qu’il aimait toujours. Ambiance. En résumé, il est impossible de savoir à qui son mari ment le plus, à vous, à lui ou à son nouvel ami. </p>
<p><strong>Septième étape: se prendre en main (sans mauvais jeu de mots)</strong></p>
<p>Rien ne sert de se détruire, une telle aventure n&#8217;en vaut pas la peine. Il faut rester pulpeux et désirable, en conservant un corps parfait. Quoi de meilleur qu&#8217;un footing quotidien, quelques brasses ou une ballade à vélo. Les endorphines aidant, le sport deviendra rapidement un excellent palliatif qui vous fera partiellement oublier les frasques de votre mari volage. Le faux sport est également <a href="http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/">addictif</a>. Penser également à rapidement arrêter tout traitement médicamenteux. Les antidépresseurs vous anesthésient et inhibent le fauve qui est en vous (voir première étape). Sauvage, il faut rester sauvage et vigilant.</p>
<p><strong>Huitième étape: tout faire péter</strong></p>
<p>Non mais, entre nous, pourquoi le cocu serait le seul à souffrir de la situation. Toujours garder en tête que vous avec le pouvoir suprême du fouteur de merde absolu, surtout si le deuxième cocu ne sait pas qu&#8217;il est cocu. Souvenez vous que vous n&#8217;avez rien à perdre. Rien, nada. Prenez ainsi délicatement votre ordinateur sur les genoux et faites deux ou trois recherches sur votre rival. Croisez toutes les informations (date de naissance, lieu de naissance, photographies, messages, numéro, adresses). En seulement deux petits jours, j&#8217;ai vu défiler sa vie sous mes yeux. Adresse, code, numéro de portable, numéro fixe, mail, nom de l&#8217;autre mari, profession, employeur, collègues, amis, anciens camarades d&#8217;école, photographies, nu ou habillé, singularités corporelles, messages divers et variés. Sauvegarder tous les documents, envoyez les photographies les plus croustillantes à tous vos amis. Ne jamais hésiter à aller jusqu&#8217;au bout du bout, c&#8217;est une question d&#8217;honneur.</p>
<p><strong>Neuvième étape: avoir un plan B et un plan C</strong></p>
<p>Toujours avoir un coup d&#8217;avance. La vie est courte, il faut en profiter. Si vous avez la malchance de ne pas avoir d&#8217;enfant, pensez, après toutefois avoir tout fait péter (voir septième étape), à tout plaquer et refaire votre vie. Tout est toujours possible.</p>
<p><strong>Dixième étape: penser uniquement à soi</strong></p>
<p>Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Il faut remercier chaque jour votre mari de vous avoir fait prendre conscience qu&#8217;il faut être égoïste dans la vie et ne penser uniquement qu&#8217;à soi (voir également neuvième étape).</p>
<p><strong>Onzième et dernière étape</strong></p>
<p>Vous persuader que votre mari vous aime follement, que vous l&#8217;aimez également et que tout cela n&#8217;est qu&#8217;un mauvais rêve. Ou attendre, il finira bien par se lasser, comme de tout, même de vous. Cela n&#8217;est pas la première fois que Snooze me trompe, ni la dernière.</p>
<p>Oui, je suis un loup, un loup fidèle, amoureux, affectueux, câlin. Un loup qui aime son compagnon plus que tout. Un loup triste qu&#8217;on lui mente, un loup qui a envie d&#8217;être aimé et serré très fort dans les bras de la personne qu&#8217;il aime.</p>

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		<title>Retour sur la période bleue (la complainte du progrès)</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/07/05/retour-sur-la-periode-bleue-la-complainte-du-progres/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jul 2011 20:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me souviens très précisément de la fin des années soixante-dix. Ma mère avait plaqué mon père après avoir eu la preuve de son infidélité. Il lui a fallu trouver le courage de quitter le confort d&#8217;une vie bourgeoise provinciale pour recommencer sa vie à zéro à Paris. Je me souviens qu&#8217;elle n&#8217;avait emporté qu&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Souvenirs' --><p>Je me souviens très précisément de la fin des années soixante-dix. Ma mère avait plaqué mon père après avoir eu la preuve de son infidélité. Il lui a fallu trouver le courage de quitter le confort d&#8217;une vie bourgeoise provinciale pour recommencer sa vie à zéro à Paris. Je me souviens qu&#8217;elle n&#8217;avait emporté qu&#8217;une vilaine valise en faux cuir rouge toute râpée et un ours en peluche. Nous avions débarqué dans un petit studio au septième étage d&#8217;un bâtiment situé non loin des Buttes-Chaumont. Nous avions obtenu ce logement car mon arrière-grand-père avait été l&#8217;architecte de l&#8217;immeuble. Curieuse coïncidence, l&#8217;appartement était situé sous la petite tour qu&#8217;il s&#8217;était fait construire et qui lui servait de bureau. L&#8217;endroit était magique. Il s&#8217;agissait d&#8217;une petite pièce presque uniquement constituée de baies vitrées et qui permettait d&#8217;avoir une vue imprenable sur tous les toits de Paris. Nous en avions l&#8217;usufruit et j&#8217;en avais fait mon refuge secret. <span id="more-2143"></span></p>
<p>Quelques mois plus tard, nous avons hérité d&#8217;un trois pièces situé un étage plus bas. L&#8217;appartement me semblait immense car nous n&#8217;avions pas les moyens de le meubler. Je me souviens d&#8217;un matelas déposé sur le sol d&#8217;une des chambres. Il n&#8217;y avait pas de salle de bains et nous nous lavions dans la cuisine. Nous n&#8217;avions pas de machine à laver le linge, ni de tourne-disque, encore moins la télévision. Il fallait à l&#8217;époque attendre plus d&#8217;un an avant que les PTT n&#8217;installent le téléphone. Le matériel n&#8217;avait pas d&#8217;importance. Ma mère avait un emploi, j&#8217;étais scolarisé dans une école catholique privée et nous mangions à notre faim. Côté loisirs, ils se résumaient aux classiques, aux livres des bibliothèques rose et verte, aux vieux albums trimestriels cartonnés du journal de Mickey ou encore aux numéros de la revue Historia que ma mère dévorait tous les soirs. Le père Noël m&#8217;avait apporté un télescope que j&#8217;avais installé dans ma tour. Je passais des heures à tenter d&#8217;observer les étoiles masquées par les lumières parisiennes.</p>
<p>La télévision a fait tardivement son apparition dans notre foyer. Je me souviens d&#8217;un appareil blanc futuriste en forme de bulbe qui diffusait des images en noir et blanc de mauvaise qualité. C&#8217;était l&#8217;époque de Récré A2, de l&#8217;ile aux enfants, des jeux de vingt heures et des speakerines potiches qui s’adressaient à leurs jeunes amis téléspectateurs. Le téléphone est enfin arrivé. Un numéro à sept chiffres nous a été attribué. Il fallait composer le 16 pour appeler Paris et le 19 pour la province. Quelques semaines après son installation, l&#8217;hôpital de Clermont nous a contacté pour nous annoncer la mort de mon grand-père maternel. Nous sommes rapidement descendus rejoindre ma grand-mère en Corrèze. Le réseau du chemin de fer était dense et des michelines desservaient régulièrement Bort-les-Orgues. Nous prenions le métro jusqu&#8217;à la Gare d&#8217;Austerlitz. Je me souviens encore de certaines rames composées de wagons en bois dont les portes s&#8217;ouvraient régulièrement en marche. Il y avait également deux classes et il était possible de fumer dans les stations. Une fois arrivés en gare, nous empruntions un train vert à compartiments. Les banquettes étaient transformables en couchettes et les murs étaient décorées de vieilles photographies en noir et blanc qui représentaient les plus belles régions du pays. Les billets étaient en carton dur, et aussi grands qu&#8217;un ticket de métro, de couleur jaune à l&#8217;époque.</p>
<p>C&#8217;était également l&#8217;époque des visiteurs du mercredi et des émissions pour la jeunesse tous les mercredis après-midis. La première chaîne diffusait un dessin animé nommé la bataille des planètes. Il y avait des robots. Moi qui n&#8217;étais jamais sorti de France, j&#8217;étais persuadé que plus tard nous allions tous voyager dans l&#8217;espace et que des robots de forme humaine allaient nous assister au quotidien. La société changeait petit à petit. Curieusement, plus le progrès affranchissait les familles des tâches les plus laborieuses, plus la vie était dure et compliquée. Mais je ne m&#8217;en rendais pas compte car j&#8217;étais encore un enfant très naïf. Nous avions toujours notre vieille télévision en noir et blanc, pas de four à micro-ondes ni de chaîne hi-fi. Le compact disc n&#8217;était pas encore inventé. Une amie de ma mère m&#8217;avait offert une platine me permettant d&#8217;écouter des disques vinyles que j&#8217;allais acheter, lorsque j&#8217;avais assez économisé, chez le disquaire de la rue de Belleville. Je me souviens encore avoir dépensé quarante francs pour un disque de Jean-Michel Jarre que j&#8217;écoutais en boucle.</p>
<p>Ma mère m&#8217;a offert un rubik’s cube en juin 1981. J&#8217;ai passé l&#8217;été à tenter de réaliser des combinaisons. Les premières consoles portables Nintendo &laquo;&nbsp;Game and Watch&nbsp;&raquo; ont ensuite fait leur apparition. J&#8217;étais très fier d&#8217;en posséder une. Juste avant de m&#8217;annoncer que ma mère souhaitait divorcer, mon père m&#8217;a offert un Videopack Philips pour Noël. Il s&#8217;agissait d&#8217;une étrange console de jeux, sobre, assez primaire. Après avoir vu le film &laquo;&nbsp;War games&nbsp;&raquo; et la série &laquo;&nbsp;Les petits génies&nbsp;&raquo;, je rêvais de contrôler le monde de ma chambre. Certains de mes amis possédaient déjà un ZX80 Sinclair ou un Oric Atmos. Ces ordinateurs étaient malheureusement incompatibles avec notre vieux téléviseur sans prise péritel. Il m&#8217;a fallu attendre 1984 pour acquérir un Amstrad. Je ne m&#8217;en servais pas pour inventer un quelconque programme mais uniquement pour jouer. Il fallait insérer une cassette standard à droite du clavier et attendre un long moment ponctué d&#8217;immondes boing boing pour charger l&#8217;application. La télévision couleur, sans télécommande, est arrivée la même année que Canal plus. Nous ne nous sommes jamais abonnés.</p>
<p>Les années ont rapidement défilé. Collège, Lycée, faculté. Curieusement, internet a rapidement fait partie de ma vie car, étant doctorant à l&#8217;INSERM, notre équipe a rapidement appris à maitriser cet outil, et surtout nous ne pouvions déjà plus nous en passer. Je me suis abonné à Compuserve en 1996. La société proposait trois heures de connexion bas débit pour moins de cent cinquante francs par mois. Lorsque Netscape 2 se lançait, un compteur permettait de suivre sa consommation. J&#8217;ai rapidement ouvert un compte sur Geocities et créé ma première page internet. J&#8217;avais passé des heures à inventer un GIF animé pour souhaiter la bienvenue à mes hypothétiques visiteurs. Comme j&#8217;étais fier de ma réalisation. Internet était alors comme le minitel, mais en plus ludique et interactif.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, même mes toilettes sont connectées à internet. Des télévisions sont présentes dans toutes les pièces de la maison. Réfrigérateur américain, plaques à induction, consoles de jeux, ordinateurs portables, téléphones, Kindle, lecteur blue ray, chaîne Hi-Fi, vidéoprojecteur, mon appartement dégueule de merdes qui ne me servent à rien, sinon à me rappeler que la vie était certainement plus simple avant. Ou pas.</p>
<p>Au moins, je n&#8217;étais pas cocu. Ah Gudule, viens m&#8217;embrasser, et je te donnerai&#8230;</p>
<p>Un frigidaire,<br />
un joli scooter,<br />
un atomixer,<br />
Et du Dunlopillo.</p>
<p>Une cuisinière, avec un four en verre,<br />
Des tas de couverts et des pelles à gâteau.</p>
<p>Une tourniquette pour faire la vinaigrette,<br />
Un bel aérateur pour bouffer les odeurs,<br />
Des draps qui chauffent,<br />
Un pistolet à gaufres,<br />
Un avion pour deux,</p>
<p>Et nous serons heureux.</p>

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		<title>Un mariage et deux enterrements</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/06/06/un-mariage-et-deux-enterrements/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 01:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago]]></category>
		<category><![CDATA[Gusperimus]]></category>
		<category><![CDATA[Huslter]]></category>
		<category><![CDATA[Lap dance]]></category>
		<category><![CDATA[Larry Flynt]]></category>
		<category><![CDATA[Show Girl]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est en s’arrêtant ponctuellement de publier régulièrement que l’on s’aperçoit ô combien on était drogué par le blog, un peu comme un joggeur passionné qui culpabilise le jour où il ne part pas courir. Si les premiers temps sont étranges, on s’habitue relativement vite et l’on perd progressivement l’appel du clavier. Certains tics demeurent toutefois. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>C’est en s’arrêtant ponctuellement de publier régulièrement que l’on s’aperçoit ô combien on était drogué par le blog, un peu comme un joggeur passionné qui culpabilise le jour où il ne part pas courir. Si les premiers temps sont étranges, on s’habitue relativement vite et l’on perd progressivement l’appel du clavier. Certains tics demeurent toutefois. Je stock toujours ainsi quantité de documents pour en faire des billets, je pense toujours rédiger une bafouille lorsque je suis amusé, attendri, en colère ou choqué, je continue à prendre plaisir à photographier des absurdités avec mon <a href="http://www.lapinoo.fr/">lapin</a> en peluche ou à compiler les <a href="http://www.foodingue.net/">recettes</a> de cuisines les plus improbables.</p>
<p><span id="more-2139"></span></p>
<p>Je n’ai jamais regretté m’être lancé dans la grande aventure du blog car elle m’a permis de faire de vraies rencontres, des gens biens, sincères, passionnés, généreux Il y a toujours eu pour moi plusieurs catégories de blogueurs. Les passionnés qui ont un vrai style dans l’écriture, qui sont originaux et créatifs, et qui balayent de vaste domaines : humour, politique, humeurs, photographie, voyage, gastronomie. Certains deviennent des professionnels de la communication, publient leur journal intime, parlent de leur vie, l’écriture régulière permettant de structurer et d’analyser une partie de leur existante. Le blog peut également permettre de sortir d’un isolement, de trouver des soutiens, d’aider et de se faire aider. D’autres, que je m’amuse à comparer au coucou, ne pensent qu’à une popularité éphémère, devenant petit à petit des clones sans saveur et s’épuisant rapidement, passant d’un réseau social à un autre en attendant le prochain outil à la mode. Ainsi, et contrairement aux idées reçues, le blog me parait donc être un parfait reflet de la vie.</p>
<p>Mais ouhlala, je m’égare, le but de ce billet était initialement de raconter l’enterrement de vie de garçon de mon ami Alexandre (quel joli prénom). Un autre Alexandre avait programmé depuis des semaines une journée qui se devait être mémorable, deux semaines avant le grand jour : initiation au pilotage d’avion, barbecue (thématique Weber), simulateur de saut en parachute, et restaurant asiatique. Mais le clou de la journée était la fin de soirée. Un lieu très exotique avait été choisi pour l’amateur de bite que je suis, un club « olé olé » où de charmantes créatures proposaient de faire frotti frotta en échange de biftons, de beaucoup de biftons glissés dans la culotte.<br />
Le « Huslter club » est situé aux alentours des Champs-Elysées. Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Oui, je connaissais ce nom via le film « Larry Flynt », oui, je connaissais le concept de lap dance, mais non, je n’avais jamais mis les pieds dans un tel endroit.</p>
<p>Il faut tout d’abord montrer patte blanche et sourire aux gros et imposants videurs à l’entrée du club, puis passer un deuxième sas pour pénétrer dans le temple du vice et de la luxure. Une hôtesse nous accompagne à une table faisant face à une scène. Trois jeunes filles un peu mollassonnes semblent se soulager d’un herpès vaginal très irritant en se râpant l’entre-jambe sur de longues barres métalliques. On nous amène enfin un énorme saladier contenant deux bouteilles de gin, une bouteille de vodka, des canettes de « Red bull » et autres soft drinks. La manœuvre est claire : faire consommer le quidam excité en le gavant d’alcool et de caféine.</p>
<p>Deux types de danses sont proposés : une plus classique, rapprochée, autour de la table devant l’assistance composée de mâles en rut, et une plus intime, option sans culotte, dans une petite pièce capitonnée au sous-sol. Il suffit simplement d’acheter des tickets, un peu comme les colliers de perles au Club Med : plus tu payes, plus c’est long, rapproché, humide et torride. Une seule consigne, ne pas toucher la marchandise (je me souvenais de certaines scènes du fabuleux « Show Girls »). Je pensais initialement que les danseuses étaient des divas et qu’une distance réglementaire entre elles et les clients était établie : que nenni, même s’il est affiché un peu partout qu’il est interdit d’échanger numéro de téléphone/e-mail/adresse ou plus avec les hôtesses.</p>
<p>Si certains clients, habitués du lieu, se dirigent directement vers certaines jeunes filles qu’ils connaissent déjà, la plupart tapine les nichons à l’air autour des tables pour faire du chiffre d’affaire. On est donc bien loin du glamour et de l’humour véhiculés par les petites Bunny Girls Play Boy. Toutes les filles viennent de pays de l’Est et se prénomment Liina, Grete ou Kerli, et passent de table en table pour tenter un éventuel consommateur. C’est la nouvelle traite des blanches.</p>
<p>Manque de chance, lorsqu’elles se rapprochaient de nous, elles tombaient sur un groupe composé de deux pédés. Et justement, tomber sur un pédé reste rassurant pour ces filles. Elles sont alors certaines qu’il n’y aura aucun geste déplacé, et semblent enchantées de discuter, pour rien, juste comme ça, pour sortir de la routine graveleuse. Je me suis fait une copine. Elle s’est assise sur les genoux, m’a serré fort contre elle et m’a raconté sa vie et celle du club, entre deux bisous dans le cou. Elle s’absentait pendant une petite demi-heure et nous reprenions notre conversation. Elle venait d’Estonie et avait passé plusieurs années à la faculté de médecine. Elle souhaitait être gynécologue (…). Seulement voilà, débarquer à Paris lui a semblé plus glamour que de se les geler à Tallinn. Sorties, argent facile, elle travaille maintenant dans ce club et semble très heureuse, même si le concept attire bien moins de monde qu’il y a quelques années.</p>
<p>Face à moi, une danse commence. Une fille brune, certainement contorsionniste, ondule devant un couple qui semble bien excité. L’un de mes amis évite de peu un coup de talon aiguille sur son crâne. La danseuse mime l’acte sexuel, se tripote comme si elle était atteinte de varicelle, et tente d’étouffer son client entre ses deux seins. Je consulte Twitter pour connaître les résultats de l’Eurovision et ne pige pas pourquoi l’on parle de DSK, qui aurait certainement été ravi d’être à ma place. Ma copine Kerli revient me voir, je la salue et quitte l’établissement, enchanté de la journée que je venais de passer en compagnie de mes amis.</p>
<p>En trois semaines, j’ai enterré deux et marié un Alexandre. Les petites turbulences de ma vie se sont transformées en véritables bénédictions. Je profite de chaque instant, prend beaucoup de recul et tente de régler les problèmes un par un, sans angoisse ni stress, et tout finit par s’arranger. Le poste que l’on me promettait m’a enfin été officiellement attribué, mon couple a miraculeusement survécu, je me suis fait de nouveaux amis, je continue à beaucoup voyager, suis devenu plus que complice avec l’un d’entre eux que je vois deux fois par mois à Londres, et vais devenir papa en juillet : Le jour de la mort de mon chat, un éleveur de chartreux m’a curieusement contacté et m’a proposé d’adopter un chaton qui venait de naitre. J’ai accepté sans réfléchir. Il s’appelle <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gusperimus">Gusperimus</a>, Gus pour les intimes.</p>
<p>Je suis aujourd’hui, et pour quelques jours encore à Chicago, pour le congrès annuel de la société de cancérologie américaine. Je me retrouve seul avec mon lapin en peluche, travaille beaucoup, mais cet éloignement me permet une nouvelle fois de faire le point et surtout de me vider l’esprit loin, bien loin de mon quotidien, parfois si emmerdant. Je vis à l’américaine, me gave de Coca-Cola Zero à la vanille, suis hypnotisé par la télévision, me gave de popcorn au cinéma, passe des heures au rayon lessive du Wall Mart voisin et adore rentrer le soir par le métro aérien en contemplant les nombreux et gigantesques buildings de la cité.</p>
<p>Comme quoi, il ne me faut pas grand chose pour être heureux. Un peu quand même.</p>
<p>Je suis une princesse.</p>

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		<title>I love drug</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2011 15:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'important, c'est la santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je tente depuis quelques semaines d&#8217;écrire un billet consacré aux médicaments. Difficile d&#8217;avoir un avis neutre lorsque l&#8217;on baigne dans le milieu du matin au soir. Il y a quelques mois, la France découvrait avec effroi qu&#8217;un médicament pouvait être responsable de l&#8217;apparition d&#8217;effets indésirables pouvant être fatals, qu&#8217;un principe dit actif pouvait être délivré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'L'important, c'est la santé' --><p>Je tente depuis quelques semaines d&#8217;écrire un billet consacré aux médicaments. </p>
<p>Difficile d&#8217;avoir un avis neutre lorsque l&#8217;on baigne dans le milieu du matin au soir. </p>
<p>Il y a quelques mois, la France découvrait avec effroi qu&#8217;un médicament pouvait être responsable de l&#8217;apparition d&#8217;effets indésirables pouvant être fatals, qu&#8217;un principe dit actif pouvait être délivré sans ordonnance, prescrit par un médecin peu regardant, ou encore conseillé à un patient qui n&#8217;en a finalement pas besoin. Beaucoup découvraient l&#8217;existence de ce fameux médicament en &laquo;&nbsp;or&nbsp;&raquo; dont on ne doit pas prononcer le nom sous peine de se voir maudit pendant sept générations. Les victimes se comptaient par centaines.<br />
<span id="more-2128"></span></p>
<p>Comment était-il possible que ce type de médicament soit encore sur le marché? Comment pouvait-on prescrire un poison aux patients? Oui, comment et pourquoi? L&#8217;histoire a rapidement pris en mayonnaise, l&#8217;actualité étant très pauvre en novembre. Tous les quotidiens s&#8217;y sont mis, les hebdomadaires également. On se moquait bien des victimes, l&#8217;important étant de pondrais titres racoleurs et phrases chocs. Pire que du « France Dimanche » au plus bas de sa forme.</p>
<p>Sans tomber dans le populisme de bas étages, c&#8217;est en traversant cette période agitée et stressante que j&#8217;ai compris que presse et plus généralement l&#8217;ensemble des médias spécialistes en spécialités pouvaient être redoutablement incapables, médiocres et racoleurs. Lorsqu&#8217;on connait parfaitement un sujet, ses tenants, ses aboutissants, son histoire globale, on se rend compte rapidement que descriptions et analyses peuvent être honteusement biaisées et bâclées par les journalistes par manque de travail et plus généralement par incompétence. </p>
<p>Oui, le filon était parfait: une crise sanitaire apparemment sans équivalent depuis le scandale du sang contaminé, un sujet porteur, de nombreux morts, la peur, le risque. Seuls « le Monde » et « Libération » ont publié des articles plus ou moins neutres, l&#8217;un expliquant comment un médicament était mis sur le marché, l&#8217;autre donnant la parole aux accusés privés de défense. Qu&#8217;on leur coupe la tête répétait la reine rouge.</p>
<p>Des chiffres annonçant de cinq cents à deux mille morts ont été publiés. Qu&#8217;il soit impossible de fournir des données non associées une marge aussi considérable reste un mystère. Bien malheureusement, bien peu d’articles ont été consacrés aux victimes. Sans faire de compassionnel, la moindre des choses eut été de leur montrer un peu de respects ainsi qu&#8217;à leurs familles. Pourquoi les médecins avaient-ils prescris ce médicament en particulier? Ces patients représentaient-ils la bonne cible? Car finalement très peu se sont attardés sur le point suivant: ce produit étant réputé pour être un coupe faim, tout le monde le savait, de nombreux médecins le prescrivaient à une population non définie par l&#8217;autorisation de mise sur le marché. Mieux, certains pharmaciens le délivraient sans la moindre ordonnance. Quelqu&#8217;un est-il capable de connaitre le pourcentage de victimes non diabétiques avec surcharge pondérale ayant correctement reçu le traitement? Combien d&#8217;individus souhaitant perdre deux ou trois kilos avant l&#8217;été se faisaient honteusement prescrire cette spécialité? Que faisaient médecins, politiques et médias lors des deux dernières décennies, alors que le produit était commercialisé en toute légalité?</p>
<p>Pendant cette période, gouvernements de gauche et de droite se sont succédés. Taper sur les ministres en charge de la santé équivalait à ouvrir la boite de Pandore, l’option était donc exclue. Taper sur l’ordre des médecins ou des pharmaciens était impossible, trop puissants. Taper sur les industriels pourvoyeurs d’emplois, suicidaire. Dire aux français qu’ils ne sont que des crétins et qu’il n’existe aucune pilule miracle pour maigrir était également non tactiquement et politiquement correct. Il ne restait donc qu’une seule option : fusiller les agents en charge de la réglementation pharmaceutique et les rendre responsables de la crise et des morts, déstabilisant <em>de facto</em> le système de contrôle en le fragilisant. En faisant l&#8217;avocat du diable, toute remise en cause est saine. Mais à quel prix?</p>
<p>Car oui, la population est crétine. Crétine de souhaiter maigrir sans effort, crétine de se plaindre de la pollution et continuer à fumer, crétine de demander des produits bios et continuer à boire, crétine de croire que les médicaments ne sont pas tous associés à des effets indésirables. L’aspirine, les anti-diarrhéiques, l’ibuprofène, les antibiotiques, tous ont des effets secondaires. Le Paracétamol est très utilisé lors des suicides. Ceux qui sont effarés par l’affaire du M sont les premiers à regretter que le Di Antalvic soit retiré du marché. On se soigne lorsqu&#8217;on est malade, après un vrai diagnostic. On doit prendre des médicaments adaptés, à la bonne posologie, au bon moment. Pas surfer sur internet, lire tout et n&#8217;importe quoi, se gaver de trucs dangereux, préparer des potions de l&#8217;espace pour perdre trois grammes (au mieux) ou encore acheter des œufs de ver solitaire ou une pilule qui fait chier gras.</p>
<p>Très peu d’articles (aucuns) ont été consacrés au système de santé. Peu connaissent son fonctionnement très complexe, et l’un des meilleurs au monde. Les français restent très naïfs en demandant une autorité complètement indépendante des laboratoires, réalisant elle même les études cliniques des nouveaux médicaments. Une telle demande reste utopique : Les études cliniques coûtent plusieurs millions d’euros et incluent généralement des patients issus de nombreux pays. Outre l’impossible réalisation d’études totalement indépendantes, le coût ne pourrait être supporté par la société. Les firmes sont naturellement en charge de ces études : elles travaillent main dans la main avec des centres hospitaliers qui restent le cœur du système de santé. En cas d’évènements indésirables, des centres régionaux captent les différents signaux et lancent (ou pas) des alertes. Et cerise sur le gâteau, il y a longtemps que la France n’est plus responsable de la mise sur le marché des médicaments : Cela s’appelle l’Europe, toutes les décisions sont prises à vingt-sept, et la France ne possède qu&#8217;une seule voix.</p>
<p>Il y a deux ans, beaucoup de journalistes critiquaient le gouvernement lors de la crise de la grippe A. Il était alors irresponsable et crétin de dépenser autant d’argent pour vacciner les français. Je reste convaincu que Roselyne Bachelot a eu raison de mobiliser autant d’énergie à l’époque. Bien heureusement, l’épidémie a été bien moins meurtrière que prévu. Il était alors facile, <em>a posteriori</em>, de critiquer l’action du ministre de la santé. Cependant, le pire a été envisagé, et si l’épidémie avait été plus sévère, nous aurions été très chanceux de posséder ces fameuses réserves de vaccins. Ces mêmes journalistes qui critiquaient la gestion de la crise de la grippe A (on en fait trop) font maintenant du beurre avec le médicament dont on ne doit pas prononcer le nom (on en fait pas assez).</p>
<p>L’actualité va et vient. Le filon s’est petit à petit épuisé, remplacé par les marronniers associés aux fêtes de fin d’année, mais surtout à la crise Tunisienne, puis Égyptienne, puis Libyenne, avec un soupçon de crise financière, quelques grammes de cantonales, deux gouttes de présidentielle et un doigt de Marine Le Pen. </p>
<p>Le général le disait déjà à l’époque, les français sont des veaux, et ils ont les médias qu’ils méritent.</p>

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		<title>Chat Roulette, téléchat, chabada, cha cha cha</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 15:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'important, c'est la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Chat]]></category>
		<category><![CDATA[Phobos]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques années j&#8217;écrivais un billet consacré à mon chat phobos. J&#8217;expliquais alors que ma mère avait fait un transfert affectif, entre son fils qui venait de quitter le doux nid familial et ce vieux chat qui partageait notre existence depuis plus de quinze ans. Je décrivais notre complicité et écrivais que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'L'important, c'est la santé' --><p>Il y a quelques années j&#8217;écrivais un billet consacré à mon chat <a href="http://www.chondre.com/2007/11/09/ode-a-mon-phobos">phobos</a>. J&#8217;expliquais alors que ma mère avait fait un transfert affectif, entre son fils qui venait de quitter le doux nid familial et ce vieux chat qui partageait notre existence depuis plus de quinze ans. Je décrivais notre complicité et écrivais que je m&#8217;habituais déjà à son absence, anticipant son départ, un mélange d’anthropomorphisme et de gâtisme. Cela fait maintenant vingt ans que cette petite boule de poils est arrivée dans ma vie. Pour le meilleur et pour le pire.<span id="more-2120"></span></p>
<p>Un chat reste un animal très particulier. Indépendant, n&#8217;obéissant qu&#8217;à un seul maître, il ne peut jamais être apprivoisé. On habite chez son chat. On devient dépendant de ses caprices et de ses envies. On est charmé en permanence, lorsqu&#8217;il saute sur vos genoux, vous donne des coups de tête en ronronnant, dépose ses petits coussinets sur votre joue. On reste exaspéré lorsqu&#8217;il transforme votre appartement en champ de bataille, vous griffe, vous mordille ou se venge d&#8217;une absence. Le félin ne peut qu&#8217;être le centre de votre attention, vivant sa vie en véritable pacha.</p>
<p>Ma grand-mère vient de fêter ses quatre vingt dix neuf ans. Fêter reste un verbe bien mal choisi car elle ne s&#8217;est jamais portée aussi mal. Je suis passé la voir le jour de son anniversaire. Elle était alitée et souffrait. Elle a pleuré quelques minutes après mon arrivée. J&#8217;avais face à moi, et pour la première fois, une personne qui renonçait. Renonçait à la vie, en avait assez de ce battre contre le temps, et de façon assez curieuse qui laissait transparaitre une lassitude qui lui permettait d&#8217;appréhender sa propre mort, une façon de s&#8217;avouer qu&#8217;elle avait fait son temps et qu&#8217;il était temps d&#8217;arrêter. Elle avait peur, bien entendu, mais elle savait au fond d&#8217;elle même qu&#8217;elle était prête. Cela faisait plusieurs mois que j&#8217;avais compris que la grande vieillesse était terrible. Tout ce qui pouvait être dit sur la plénitude des vieilles personnes n&#8217;était que connerie et mensonge. Plus on vieillit, plus on a peur de vieillir, plus on a peur de souffrir, plus on a peur de mourir. Je m&#8217;en rendais compte le soir, lorsqu&#8217;elle retardait le plus possible l&#8217;heure du coucher et profitait des dernières heures de la journée.</p>
<p>Nous avons bien entendu focalisé toute notre attention sur elle. Depuis, elle reprend du poil de la bête et semble, et physiquement, et moralement, se remettre d&#8217;un hiver douloureux. Samedi dernier, je suis passé la voir. Juste avant de partir, j&#8217;ai fait une dernière caresse à Phobos. Il m&#8217;a regardé avec ses grands yeux dorés, m&#8217;a tendu une patte et a commencé à ronronner. Le lui ai gratté le cou et les joues. La joue droite était curieusement gonflée. J&#8217;ai tout de suite pensé à un abcès dentaire. Il ne souffrait pas. Bien au contraire, il appréciait que je le gratte. J&#8217;ai toutefois décidé de l&#8217;emmener chez le vétérinaire.</p>
<p>Point d&#8217;abcès, juste un carcinome. Un putain de carcinome. Le vétérinaire me parlait de maladie, d&#8217;une possible atteinte pulmonaire. Amusant, ironique même. Je lui ai expliqué que travaillant dans le monde cruel du cancer, elle ne devait pas parler sous forme de métaphore(s). Lorsqu&#8217;on parle de maladie qui s&#8217;étend, on parle de métastases. Lorsqu&#8217;on parle de métastase, on parle de foyer primaire. Un carcinome est un cancer. Il avait une saloperie qui avait proliféré en quelques jours, de la taille d&#8217;une balle de golf. Je n&#8217;ai pas choisi de le faire piquer car il ne semblait pas souffrir et continuait à s&#8217;alimenter. Encore endormir après anesthésie, le vétérinaire m&#8217;a montré l&#8217;étendue des dégâts en ouvrant sa gueule. La gorge était prise, la tumeur saignait et sa petite langue râpeuse était tordue. Son espérance de (sur)vie était très courte, de l&#8217;ordre de quelques semaines.</p>
<p>J&#8217;ai bien entendu pleuré. Ce fichu chat fait partie de moi. Il reste aussi crétin et dingue que son maître. J&#8217;ai promis à ma mère de l&#8217;accompagner le jour venu. Ce matin encore, son état semblait stable. Il ne pouvait plus avaler d&#8217;aliments solides. Nous lui préparons d&#8217;immondes bouillies hypocaloriques. S&#8217;il pouvait s&#8217;endormir, paisiblement à côté du radiateur, et ne pas se réveiller. </p>
<p>Je tente désespérément de contacter ma mère par téléphone depuis midi, sans réponse. Je crois savoir pourquoi. Je n&#8217;ai même pas eu l&#8217;occasion de l&#8217;embrasser une dernière fois, de le serrer très fort contre mon cou et de contempler ses deux petites billes dorées.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2303111.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2303112.jpg" alt="" align="" /></center><br />
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<center><img src="http://www.chondre.com/images/2303114.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2303115.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Un peu con quand même de s&#8217;attacher autant à un animal de compagnie. </p>
<p>Miaou.</p>

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		<title>Kama Sutra synthétique</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Jan 2011 12:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Bad Sex]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Peluche]]></category>

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		<description><![CDATA[A toutes les filles que j&#8217;ai aimé avant, qui sont devenues femmes maintenant, à leur volcan de larmes, à leur torrent de charme, mais surtout à tout ceux qui ont tout comme moi une vie sexuelle aussi plate qu&#8217;un encéphalogramme de zombie, je leur propose de prendre le taureau par les cornes (han) et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>A toutes les filles que j&#8217;ai aimé avant, qui sont devenues femmes maintenant, à leur volcan de larmes, à leur torrent de charme, mais surtout à tout ceux qui ont tout comme moi une vie sexuelle aussi plate qu&#8217;un encéphalogramme de zombie, je leur propose de prendre le taureau par les cornes (han) et de se ressaisir en achetant les biens culturels suivant. Que nenni, point de magazines de charme(s) et autres vidéos olé olé érotico-tantriques. Des livres, des disques et du chocolats, moyens simples et efficaces pour atteindre la paix et la tranquillité promises du Shangri-la (qui n&#8217;est pas seulement le nom d&#8217;un restaurant sino-thai-vietnamo-nippon situé au croisement du boulevard de Belleville et de la rue du Faubourg du temple).<span id="more-2079"></span></p>
<p>Non non. Je n&#8217;ai pas découvert ce livre au rayon premier âge d&#8217;une librairie parisienne. La couverture présente une ravissante petite moumoute synthétique blanche entourant une photographie de petit nounours. C&#8217;est chou. Cependant, en tournant la page, le charmant Bouba laisse place à un mammifère pervers bouffant l&#8217;entre-jambe d&#8217;un rongeur géant avec délectation. Un photographe nord américain a ainsi habilement détourné certains personnages sortis de l&#8217;imaginaire enfantin en les dotant d&#8217;une sexualité débridée, dans des positions plus qu&#8217;acrobatiques et pleines d&#8217;imaginations. Un motel de seconde zone a servi de décors. Tout y est, la moquette crasseuse, l&#8217;abat-jour glauque et le couvre lit seventies. Un hommage est même rendu à Elvis Presley, un lion se tapant une poule devant l&#8217;entrée de Graceland. Tout en finesse.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501111.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501112.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Le lecteur avisé remarquera rapidement que le <a href="http://www.chondre.com/2011/01/20/la-citrouille-et-le-lapin/">lapin</a> ne se fait pas glouglouter le sypholo par une affreuse citrouille, mais par un joli petit ours brun.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501113.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501114.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501115.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent se payer une bonne tranche de rire, je recommande vivement la lecture de Bad Sex. Oui, il fut un temps où je considérais comme beaucoup la sexualité comme magique, une sorte d&#8217;expérience transcendantale ponctuée d&#8217;orgasmes intergalactiques. J&#8217;étais alors encore vierge. Tout cela pour entendre un jour que le sexe était un peu comme la pizza: même si pas terrible, toujours comestible. Mais non, le sexe n&#8217;est pas comme la pizza. Une mauvaise expérience peut se révéler être terrible. Ce recueil de nouvelles ratisse vraiment large, passant de la masturbation à l&#8217;infidélité, de dépucelages cauchemardesques au mélange sexe/drogue et rock&#8217;n roll. Un must pour se remonter le moral, en temps de disette.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501116.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>&laquo;&nbsp;Fur Verts&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Bad Sex&nbsp;&raquo;, dans toutes les bonnes librairies.</p>

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