C’est en feuilletant mon quotidien national préféré que je suis tombé sur une publicité vantant les mérites d’une lotion magique composée d’un complexe d’acides aminés, Cystéine et Lysine, ajouté à une préparation antichute agissant comme vasodilatateur en mesure de stimuler également la repousse des cheveux par son action sur les bulbes pileux encore actifs. Oui, tout ça dans de si petites ampoules. L’encart publicitaire nous apprend que l’époque des crânes rasés est révolue. La touffe est redevenue très tendance. D’ailleurs, Ronaldo*, nouvel ambassadeur du laboratoire commercialisant cet incroyable produit, n’a-t-il pas un crâne couvert de cheveux épais et débordant de santé? Je cherchais justement un cadeau original pour la saint Snooze. J’ai hâte de voir fleurir de jolies bouclettes sexy sexy sur son crâne à la Monsieur Propre. Lire la suite du billet
Lorsque j’ai débarqué à l’INSERM en DEA, je pratiquais très peu l’Anglais. J’ai eu la chance d’être accepté dans un laboratoire ou le français n’était finalement qu’une langue secondaire (excepté pour deux ou trois vieilles peaux qui tentaient de régner sans partage sur certaines équipes). La personne qui dirigeait mon équipe était originaire de Bangalore en Inde. Srini avait eu la bonne idée de réunir autour de lui des étudiants qui venaient des quatre coins du globe. Des indiens, mais également des bulgares, des allemands ou des israéliens. François revenait d’un long séjour à Atlanta. J’ai ainsi appris à parler anglais avec Prasad, Sooryanarayana, Yaron, Yosepha, Vladimira ou Dorothea. Côtoyer différentes nationalités ne m’a pas seulement aidé à lire, écrire ou parler un anglais scientifique, mais également un anglais un peu plus international et familier. Lire la suite du billet
Lorsque j’étais jeune et beau et que j’avais la chance de travailler à l’INSERM pendant mon doctorat avec François, je devais passer beaucoup de temps à lire des articles scientifiques mais aussi à en écrire. Tous les mardis, l’ensemble de l’unité de recherche se réunissait et partageait autour d’une tasse de thé ses lectures de la semaine. La vie d’un apprenti chercheur ou d’un chercheur déjà installé est simple. Plus il publie, plus il reçoit d’argent pour ses projets. Plus il peut financer ses projets, plus il publie. Mais attention, il ne suffit pas d’être édité par femme actuelle pour être reconnu. Chaque journal est caractérisé par ce que l’on appelle un impact factor. En résumé, plus l’impact est élevé, plus le journal est prestigieux. Il est donc primordial de viser haut pour être reconnu par ses pairs et se faire en retour un maximum de thunes pour se payer la centrifugeuse de ses rêves. Lire la suite du billet
Honneur oblige, et après Christian et Nicolas, je souhaitais terminer cette trilogie consacrée à nos amis homophiles par la voluptueuse, sexy et désirable Christine Boutin qui explique cette semaine dans un hebdomadaire économique que si elle n’a hélas pas de truelle ni de ciment pour se mettre à construire les logements nécessaires aux salauds de pauvres qui recherchent un toit, elle a cependant un rôle de booster et de pacificateur entre les différents intervenants. Note à tous les postulants au prêt bancaire à taux zéro, une enquête de moralité sera réalisée et un certificat de baptême demandé. Lire la suite du billet
Si poireauter en attendant mon avion m’a permis de me gaver de viennoiseries et de me shooter à la caféine en descendant une bonne dizaine de cafés, ce petit incident m’a également permis de me rassasier de nouvelles. Je n’avais hélas pas accès à la presse dite légère. Pas pornographique. Nan. Juste la presse People. Point de « Voici » ni de « Point de Vue Images du Monde ». « Elle » et « Paris-Match » représentaient les seules alternatives à la morosité dispensée par les quotidiens économiques ou politiques. « Elle » est fier de nous présenter une Monica Belluci teinte en blonde à l’occasion du nouveau film policier d’Alain Corneau, « le deuxième souffle ». Lire la suite du billet
Un peu de couleurs dans cette triste rentrée. Newsweek nous explique comment et pourquoi la bataille pour les droits des homosexuels est en train de se répandre dans le monde entier. La maturité du mouvement dans les pays occidentaux fait tâche d’huile. Amérique latine, Asie et Afrique ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper des pays comme l’ Espagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Plus proche de chez nous, l’ouverture semble malheureusement encore très timide chez nos amis Polonais ou Russes où gay pride rime le plus souvent avec brimade. Sans parler de la chasse au pédé en Jamaïque, ni des pressions politiques ou religieuses dans des pays démocrates comme le notre. Mention spéciale à notre président qui se permet un jour de faire la morale à Vladimir Poutine au sujet des lapidations de pédés à Moscou, et reçoit le lendemain le président polonais fasciste. Lire la suite du billet
Vendredi dernier fut véritablement mon premier jour de rentrée. J’ai retrouvé les trottoirs du douzième arrondissement pour tapiner toute la matinée en compagnie de mes copines Kozlika, Traou et Gilda. Nous nous étions donné rendez-vous peu avant 7h00. Une cinquantaine d’amateurs nous entourait. Madama Abricot était également présente. Elle motivait les troupes en distribuant des fruits secs achetés au marché d’Aligre. C’était le début de la troisième saison des prosélytes lyriques. Les billets pour Tosca étaient mis en vente aux guichets de l’opéra de Paris et il fallait se lever de bonne heure pour obtenir nos places secrètes de la mort qui tuent. La récompense fut certainement une petite ballade chez un vendeur de biens culturels et l’achat de la première saison de Twin Peaks enfin disponible en DVD. Lire la suite du billet
Parce que je ne passe pas mon temps à lire la presse des gens célèbres et du gotha et parce que je suis un papivore obsessionnel et conservateur préférant généralement lire les journaux dits sérieux même s’il n’en reste plus beaucoup, voici ma sélection de la semaine :
Mention spéciale au prix d’excellence décerné par le Canard Enchaîné au journal télévisé de 13h00 présenté par Jacques Legros le 14 août dernier sur TF1. Après six minutes de météo et de faits divers, le journaliste a présenté les sujets suivants: Repasser son certificat d’étude en Aveyron quelque soit son âge, Faire du camping à l’île de Ré, la poubelle de mer à Théoule-sur-Mer, le cirque animalier, les stages contre l’aquaphobie, les cigales dans le Var, le cornet d’amour, un glacier de Berck-sur-Mer, la récolte du piment d’Espelette, les festival du conte, A Moscou une ville s’appelle Paris, les randonnées avec les Lamas et enfin la visite de la côte d’Opale. Entre télévision de proximité, populisme ou opium du peuple, mon cœur balance. Lire la suite du billet
Ne surtout pas aborder les informations déprimantes en cette fin période estivale. Point de bébés congelés, de promesse(s) électorale(s) non tenue(s), d’hyperactivité présidentielle ou de pluviométrie dérégulée. Je ne peux toutefois pas m’empêcher de penser aux vacances des traders et autres boursicoteurs gâchées par la crise financière initiée aux Etats-Unis. Les ménages nord-américains surendettés ont fait perdre aux places boursières plus de 150 milliards de dollars en quelques jours. Preuve de la détérioration du climat, Nicolas Sarkozy a demandé à Christine Lagarde, ministre des finances, de raccourcir ses vacances. On se souvient de moins de réactivité et d’enthousiasme quand les vieux crevaient seuls il y a quatre ans. Les milliers de morts étaient bons pour l’économie française. Lire la suite du billet
Boum, chakalakalaka boum, chakalakalaka boum (bruit du chondre vachement content de ne finalement pas avoir planté ses examens de février et réussi ses examens de juin en bossant le moins possible). J’ai donc validé mon diplôme universitaire sponsorisé par Bonum et surtout convaincu ma douce et tendre hiérarchie (easy, elle est quasiment inexistante) de m’accorder gracieusement un mi-temps l’année prochaine afin de rejoindre une nouvelle fois les bancs de la faculté pour un Master de trucs bien chiants mais cependant indispensables à mon travail quotidien. Je vais donc partager la vie trépidante et gorgée d’hormone d’étudiants à peau grasse et à points noirs âgés d’une décennie de moins que moi. J’espère secrètement que mon retour à l’université va convaincre mon cher et tendre de se mettre enfin à la rédaction de sa thèse de petit pédé (par opposition aux thèses de doctorat nécessitant généralement quatre années de travail intense). Il faut bien penser à payer les traites de notre nouveau chez-nous. Lire la suite du billet
Etant honteusement exporté de force pour la deuxième fois en un mois à Londres, je n’ai pas pu résister à l’envie de rencontrer l’inénarrable Fabrice, roi du Gin et de la fiente de pigeon, après lui avoir involontairement posé un lapin quinze jours plus tôt. C’est donc devant un symbole typiquement non britannique que nous nous sommes donnés rendez vous : face au Magasin Abercrombie et Fitch qui venait de s’ouvrir dans la capitale. Le petit malin avait déjà fait un tour dans la boutique et s’était fait prendre en photographie à l’entrée entre deux méga-bombasses de la mort. Abercrombie c’est vraiment très pédé. Mais vraiment vraiment très pédé. Rhalala oui alors. Mais du bon pédé élevé au grain non transgénique. Si la firme américaine tente de modifier son image en recentrant l’enseigne sur la jeunesse et les valeurs familiales (ah, la famille), rien n’y fait. Lire la suite du billet
Harry Potter et les Reliques de la Mort : la fin officielle (euh…enfin je crois…)
Groovy, Shaggy, Wizz, Vu, lu, entendu Pas de Commentaire »
Je n’ai pas pu résister à l’envie d’acheter le dernier volume des aventures de Harry Potter. J’allais enfin connaître la fin des aventures du petit sorcier après avoir lu tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi. Certains personnages principaux allaient mourir, Lord Voldemort était un transsexuel et Nicolas Sarkozy était un mari fidèle mesurant plus d’un mètre quatre-vingt. Mensonge, tout n’était que mensonge. Cependant, avant de connaître la fin, il fallait se taper six cent sept pages en anglais. Mon dieu. J’avais déjà mis près d’un mois à lire la précédente aventure. Je ne pouvais pas patienter aussi longtemps. Nan. C’était sans compter sur -Nico- : De passage à la maison, le petit malin en a profité pour lire les deux derniers chapitres du livre et me raconter la fin (à ma demande) pendant que Snooze se bouchait les oreilles en ronchonnant dans la cuisine. Je ne peux donc pas m’empêcher de raconter à mon tour la fin des aventures du plus célèbre des sorciers. Lire la suite du billet
Depuis sa création par Napoléon en 1802, la Légion d’honneur est une décoration enviée entre tous. Une fois la décoration décrochée, le summum est d’être épinglé par le président de la République, grand maître de l’Ordre, les personnalité de second plan n’ayant le droit qu’à un vulgaire ministre. Les militaires ne représentent plus que 65 % des décorés contre 35 % aux civils. Depuis le Code de 1962, on ne demande plus à être nommé. Le nom d’un candidat est proposé à la préfecture qui doit sélectionner les dossiers recevables. D’après la loi, il faudrait justifier d’au moins vingt ans de services publics ou d’activité professionnelle. Le dossier est ensuite transmis aux ministères concernés, à la Grande Chancellerie, puis enfin au président de la République. La réforme du code n’empêche toutefois pas les marathoniens de la médaille et autres lécheurs de popotin(s) d’être sélectionnés puis récompensés (beaucoup de Nivernais sous François Mitterrand, beaucoup de Corréziens sous Jacques Chirac). Mais la République récompense les vrais méritants. Ainsi Arielle Dombasle, Marc Lavoine, Barbra Streisand et Tony Parker ont-ils reçu le prestigieux insigne cette année. Lire la suite du billet
Mon mari a participé à la création de l’émission de radio Homomicro. Cette émission de radio s’appelait initialement « Les clefs de contact ». Elle permettait alors à l’association Contact, association ayant pour but de rétablir ou d’encourager le dialogue entre les homos, leurs parents, leurs familles et leurs amis, de diffuser la bonne parole. C’était assez chiant, mais le format a vite évolué au fil du temps et le lien avec contact s’est rompu. On peut maintenant écouter tous les lundis soirs un Frou-frou homo rigolo sur la bande FM. Le chef d’orchestre est le fantastique Brahim. Snooze s’occupe de la revue de presse. L’incroyable Fabien tient la chronique santé. On y parle de tout et de n’importe quoi, du moment que cela a un rapport avec notre joyeuse communauté. C’est d’ailleurs comme cela que je me suis mis à bloguer. Lire la suite du billet
J’ai certainement discuté politique pour la première fois avec ma mère vendredi dernier. Je me suis littéralement étouffé lorsqu’elle m’a révélé pour qui elle avait voté en sortant des urnes. Nous n’avions malheureusement jamais pris le temps de d’aborder les différents programmes des douze candidats et je me suis rendu compte qu’elle avait décidé de voter pour ce parti au dernier moment. Son vote fut certainement protestataire mais totalement incompréhensible et en totale contradiction avec ses convictions. Ma mission était donc limpide: Tenter de la convaincre de voter pour la bonne personne. Ce fut également l’occasion de nous retrouver en tête à tête. Nous avons longuement discuté. J’ai l’impression de lui avoir clairement expliqué les programmes des deux candidats et de lui avoir fait comprendre qu’une option me semblait plus démocratique qu’une autre. Au pire, je pourrais toujours me débrouiller pour lui faire avaler deux Stilnox dimanche prochain (humour, méthode totalitaire déconseillée). Lire la suite du billet




