J’adore organiser des soirées télévision entre amis. On passe la soirée à se goinfrer et à baver sur le programme. Peu d’émissions méritent une telle attention. La première de la Star Academy (repérer les malades, les cas sociaux, les candidates enceintes ou les pédégouines), la cérémonie des Miss France (avec une attention toute particulière à la morve verdâtre qui coule systématiquement du nez de l’heureuse élu et la couronne qui arrache les cheveux pour finir par tomber du le nez), les séances de casting de la Nouvelle Star, mais surtout le concours de l’Eurovision.
Quand j’étais tout petit, le titre était prestigieux. Depuis une vingtaine d’années, ce concours est synonyme de ridicule et de mauvais goût. Les titres présentés sont des merdasses inodores incolores et insipides. Seuls les artistes ayant tenté de choquer (Dana international avec son fameux Diva en 1998) ou de ridiculiser le concours (Hard Rock Hallelujah du groupe finlandais Lordi, tout droit sortis d’un épisode de Star trek) restent dans les mémoires, sans pour autant vendre plus de disques. Lire la suite du billet
C’est que que nous a dit un forain crétin alors que nous étions à deux doigt de gerber dans et sur son attraction pourrie. J’avais eu la bonne idée de convaincre mon amie Vicky de se joindre à moi pour un tour de manège dit à sensations. Un manège qui tourne, vibre et secoue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, mes dents du fond ont commencé à baigner. J’ai alors serré les fesses bien fort en pensant à un champ de vaches égorgées. Snooze se marrait depuis la terre ferme. Il ne s’imaginait certainement pas que j’étais à deux doigts de larguer une queue de renard sur la foule entourant l’attraction. Alors que allions nous arrêter, le conducteur a lâché un “ça vous a pluuuuuu?” Tous les nains qui tournaient en notre compagnie ont alors hurlé en coeur un énorme ouiiiii (et ont donc couvert mon “non” désespéré). Je ne suis plus remonté sur ce genre de machine, jusqu’à ma crise de panique à Orlando il y a un peu plus d’un an. Lire la suite du billet
C’est en feuilletant mon quotidien national préféré que je suis tombé sur une publicité vantant les mérites d’une lotion magique composée d’un complexe d’acides aminés, Cystéine et Lysine, ajouté à une préparation antichute agissant comme vasodilatateur en mesure de stimuler également la repousse des cheveux par son action sur les bulbes pileux encore actifs. Oui, tout ça dans de si petites ampoules. L’encart publicitaire nous apprend que l’époque des crânes rasés est révolue. La touffe est redevenue très tendance. D’ailleurs, Ronaldo*, nouvel ambassadeur du laboratoire commercialisant cet incroyable produit, n’a-t-il pas un crâne couvert de cheveux épais et débordant de santé? Je cherchais justement un cadeau original pour la saint Snooze. J’ai hâte de voir fleurir de jolies bouclettes sexy sexy sur son crâne à la Monsieur Propre. Lire la suite du billet
Lorsque j’ai débarqué à l’INSERM en DEA, je pratiquais très peu l’Anglais. J’ai eu la chance d’être accepté dans un laboratoire ou le français n’était finalement qu’une langue secondaire (excepté pour deux ou trois vieilles peaux qui tentaient de régner sans partage sur certaines équipes). La personne qui dirigeait mon équipe était originaire de Bangalore en Inde. Srini avait eu la bonne idée de réunir autour de lui des étudiants qui venaient des quatre coins du globe. Des indiens, mais également des bulgares, des allemands ou des israéliens. François revenait d’un long séjour à Atlanta. J’ai ainsi appris à parler anglais avec Prasad, Sooryanarayana, Yaron, Yosepha, Vladimira ou Dorothea. Côtoyer différentes nationalités ne m’a pas seulement aidé à lire, écrire ou parler un anglais scientifique, mais également un anglais un peu plus international et familier. Lire la suite du billet
Lorsque j’étais jeune et beau et que j’avais la chance de travailler à l’INSERM pendant mon doctorat avec François, je devais passer beaucoup de temps à lire des articles scientifiques mais aussi à en écrire. Tous les mardis, l’ensemble de l’unité de recherche se réunissait et partageait autour d’une tasse de thé ses lectures de la semaine. La vie d’un apprenti chercheur ou d’un chercheur déjà installé est simple. Plus il publie, plus il reçoit d’argent pour ses projets. Plus il peut financer ses projets, plus il publie. Mais attention, il ne suffit pas d’être édité par femme actuelle pour être reconnu. Chaque journal est caractérisé par ce que l’on appelle un impact factor. En résumé, plus l’impact est élevé, plus le journal est prestigieux. Il est donc primordial de viser haut pour être reconnu par ses pairs et se faire en retour un maximum de thunes pour se payer la centrifugeuse de ses rêves. Lire la suite du billet
Honneur oblige, et après Christian et Nicolas, je souhaitais terminer cette trilogie consacrée à nos amis homophiles par la voluptueuse, sexy et désirable Christine Boutin qui explique cette semaine dans un hebdomadaire économique que si elle n’a hélas pas de truelle ni de ciment pour se mettre à construire les logements nécessaires aux salauds de pauvres qui recherchent un toit, elle a cependant un rôle de booster et de pacificateur entre les différents intervenants. Note à tous les postulants au prêt bancaire à taux zéro, une enquête de moralité sera réalisée et un certificat de baptême demandé. Lire la suite du billet
Si poireauter en attendant mon avion m’a permis de me gaver de viennoiseries et de me shooter à la caféine en descendant une bonne dizaine de cafés, ce petit incident m’a également permis de me rassasier de nouvelles. Je n’avais hélas pas accès à la presse dite légère. Pas pornographique. Nan. Juste la presse People. Point de “Voici” ni de “Point de Vue Images du Monde”. « Elle » et « Paris-Match » représentaient les seules alternatives à la morosité dispensée par les quotidiens économiques ou politiques. « Elle » est fier de nous présenter une Monica Belluci teinte en blonde à l’occasion du nouveau film policier d’Alain Corneau, « le deuxième souffle ». Lire la suite du billet
Un peu de couleurs dans cette triste rentrée. Newsweek nous explique comment et pourquoi la bataille pour les droits des homosexuels est en train de se répandre dans le monde entier. La maturité du mouvement dans les pays occidentaux fait tâche d’huile. Amérique latine, Asie et Afrique ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper des pays comme l’ Espagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Plus proche de chez nous, l’ouverture semble malheureusement encore très timide chez nos amis Polonais ou Russes où gay pride rime le plus souvent avec brimade. Sans parler de la chasse au pédé en Jamaïque, ni des pressions politiques ou religieuses dans des pays démocrates comme le notre. Mention spéciale à notre président qui se permet un jour de faire la morale à Vladimir Poutine au sujet des lapidations de pédés à Moscou, et reçoit le lendemain le président polonais fasciste. Lire la suite du billet
Vendredi dernier fut véritablement mon premier jour de rentrée. J’ai retrouvé les trottoirs du douzième arrondissement pour tapiner toute la matinée en compagnie de mes copines Kozlika, Traou et Gilda. Nous nous étions donné rendez-vous peu avant 7h00. Une cinquantaine d’amateurs nous entourait. Madama Abricot était également présente. Elle motivait les troupes en distribuant des fruits secs achetés au marché d’Aligre. C’était le début de la troisième saison des prosélytes lyriques. Les billets pour Tosca étaient mis en vente aux guichets de l’opéra de Paris et il fallait se lever de bonne heure pour obtenir nos places secrètes de la mort qui tuent. La récompense fut certainement une petite ballade chez un vendeur de biens culturels et l’achat de la première saison de Twin Peaks enfin disponible en DVD. Lire la suite du billet
Parce que je ne passe pas mon temps à lire la presse des gens célèbres et du gotha et parce que je suis un papivore obsessionnel et conservateur préférant généralement lire les journaux dits sérieux même s’il n’en reste plus beaucoup, voici ma sélection de la semaine :
Mention spéciale au prix d’excellence décerné par le Canard Enchaîné au journal télévisé de 13h00 présenté par Jacques Legros le 14 août dernier sur TF1. Après six minutes de météo et de faits divers, le journaliste a présenté les sujets suivants: Repasser son certificat d’étude en Aveyron quelque soit son âge, Faire du camping à l’île de Ré, la poubelle de mer à Théoule-sur-Mer, le cirque animalier, les stages contre l’aquaphobie, les cigales dans le Var, le cornet d’amour, un glacier de Berck-sur-Mer, la récolte du piment d’Espelette, les festival du conte, A Moscou une ville s’appelle Paris, les randonnées avec les Lamas et enfin la visite de la côte d’Opale. Entre télévision de proximité, populisme ou opium du peuple, mon cœur balance. Lire la suite du billet











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