Ah l’été. Le temps du repos. Le temps de combler le gouffre culturel causé par des mois d’activité intense, de stress et de fatigue. J’ai choisi cette année la crème de la crème en tombant par le plus grand des hasards sur une série télévisée américaine qui a bercé mon enfance. Bien mieux qu’Amour, Gloire et Beauté », plus bling bling que « Dirty Sexy Money », plus haletant que « 24 heures chrono », plus torride que « Pause café »: le fabuleux, l’inénarrable, le fantastique, l’inégalé « Dynasty ». Lire la suite du billet
J’ai toujours eu un tropisme particulier pour l’écrit, et cela depuis tout petit. Si tout est bon dans le cochon, toutes les occasions sont également bonnes pour lire, ainsi que tous les supports. Bande-dessinées, romans, journaux. J’ai pris l’habitude de lire le journal quotidiennement bien avant mes dix-huit ans. Étudiant à la faculté, Je bénéficiait des distributions gratuites du figaro tous les matin avant de me rendre en cours. J’avais déjà acheté Libération en sortant de chez moi et rachetait le Monde en quittant l’université. On appelle cela une addiction à l’information. Le soir, après avoir passé des heures à lire mes bouquins de cours, je me replongeais dans des textes bien plus distrayants avant de m’endormir, le nez entre deux pages. Lire la suite du billet
Le caca, c’est comme les flocons de neige. Chaque crotte est unique et on devrait la regarder tomber avec un étonnement émerveillé. Dédaigné depuis la nuit des temps et trop souvent considéré comme un simple déchet inutile et malodorant, le caca n’a jamais eu le respect qu’il mérite. Ainsi peut-il être comparé aux nuages et donc être classifié selon sa forme, son onctuosité ou sa densité. Lire la suite du billet
Exclusif : Chondre et Snooze nus dans Union Magazine après un régime Alli
Vu, lu, entendu 18 Commentaires »Voici l’exemple même de titre racoleur que les rédactions de certains quotidiens nationaux n’hésitent plus à utiliser pour augmenter l’audience des sites internet associés aux versions papiers, et ainsi vendre plus chers les bandeaux publicitaires. Le 10 juin dernier, le Monde (un euro et quarante centimes, vingt-huit pages, dont cinq de publicité) titrait que le téléphone portable pourrait augmenter le risque de cancer après dix ans. D’après le journal, une étude internationale sur l’usage du téléphone portable (étude Interphone), dont les résultats sont attendus depuis longtemps, pourrait confirmer la possibilité d’un léger accroissement du risque de certains cancers chez les utilisateurs depuis plus de dix ans. Une épidémiologiste aurait indiqué que les différentes enquêtes ne faisaient pas apparaître d’effet notable quand l’exposition était inférieure à une durée de dix ans, mais au-delà « il pourrait y avoir quelque chose au niveau neurinome (tumeur d’un nerf), gliome (tumeur du système nerveux central) et dans une moindre mesure glande parotide (la plus importante des glandes salivaires) ». Lire la suite du billet
Je me transforme rarement en cleptomane dans les avions. Mon seul vice est d’y piquer les sacs à vomi. J’ai commencé cette collection originale il y a une quinzaine d’années. Mes amis pensent souvent à moi pendant leurs voyages et me ramènent des sacs non usagés de toutes les formes et de toutes les couleurs, tous plus exotiques les uns que les autres, sacs à serviettes hygiéniques inclus. Je m’amusais également, lorsque cela était encore permis et possible, à filmer les hôtesses lorsqu’elles rappelaient les consignes de sécurité aux passagers juste avant le décollage, le moment le plus croustillant étant bien entendu celui où l’hôtesse ou le Stewart enfile le joli gilet de sauvetage jaune poussin et tire dessus en faisant semblant de le gonfler. De nos jours, des écrans de télévision ont remplacé les signes démentiels et il est interdit de se servir de tout objet électronique pendant le décollage et l’atterrissage. Mais je m’égare un peu. Lire la suite du billet
Une demi journée d’avion laisse le temps de bouquiner et de lire la presse, même lorsqu’on est coincé entre la charmante Laure Manaudou, en mini short et tongues, accompagnée par son petit chien, et un bébé qui sent un peu le caca. Mention spéciale à l’édition du 21 mai de l’Express faisant sa une racoleuse sur le couple et la tentation de l’infidélité. La journaliste en charge du dossier a pondu une douzaine de pages sur l’adultère et les nouvelles technologies. Ainsi, le couple hétérosexuel serait-il menacé par les nouvelles technologies. Quoi de plus facile que d’envoyer un SMS ou de se connecter sur internet pour tromper la personne avec laquelle on vit. Félicitations du jury à une certaine Volana Razafimanantsoa, coupable d’un encadré sur le couple gay. Lire la suite du billet
Billet en trois parties
(i) Les ours blancs ont-ils le blues?
Les lecteurs de la revue britannique New Scientist qui avaient déjà commis les deux ouvrages « Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pieds » et « Mais qui mange les guêpes » ont récidivé il y a quelques semaines en se demandant cette fois-ci si les ours blancs avaient le blues. Ce livre est un ouvrage de questions/réponses, le plus souvent barges et sans intérêt. Ces questions sont cependant des questions que nous nous posons tous et n’osons pas forcement poser à nos proches ou à nos amis. Mais comme le dit si bien l’adage, il n’y a pas de question idiotes, juste des réponses stupides. Et des questions un peu crétines, j’en ai des tonnes. Les explications sont simples, rigoureuses, et surtout très amusantes. Les auteurs proposent une hypothèse, la testent, puis l’acceptent ou la rejettent. C’est passionnant. Lire la suite du billet
Lorsqu’on associe alimentation et risque, on s’oriente naturellement vers la nourriture nocive pour la santé, les mélanges qui filent de vilains boutons, ceux responsables d’embarrassants et disgracieux météorismes, les aliments trop gras qui bouchent les artères, les aliments trop salés qui augmentent le risque d’hypertension, ceux qui constipent, les sucres qui filent le diabète et pourrissent les chicots, et enfin l’alcool, qui augmente de son côté le risque de presque tous les types de cochonneries. En résumé, lorsqu’on ouvre la boîte de Pandore du bien manger, on termine ses jours en se retirant dans le Larzac, en ne mangeant que du foin et en ne buvant que de l’eau plate. Ainsi d’après l’organisation mondiale de la santé, le sucre ajouté ne doit pas dépasser dix pourcents des calories quotidiennes ingérées, soit l’équivalent d’une canette de boisson sucrée. Quant aux graisses, elles doivent représenter moins de trente pourcents de l’apport énergétique total. Et encore, il faut faire attention aux acides gras saturés qui augmentent le taux de mauvais cholestérol. Il n’y a plus de saison, on va tous mourir dans d’atroces souffrances, j’ai peur. Lire la suite du billet
Je me souviens parfaitement du jour, de l’heure, et de la minute où j’ai appris le nom du successeur de Jacques Chirac. Les premières estimations circulaient sur Internet, et nous savions déjà que Nicolas Sarkozy allait largement remporter le second tour. La journée était chaude et ensoleillée, nous venions de nous balader dans Paris et j’avais ma langue dans la bouche de Snooze. D’anciens voisins criaient leur joie de leurs fenêtres. On entendait ça et là que les fainéants allaient enfin se mettre à bosser, que Nicolas était le plus fort et que Ségolène était une salope. Un peu violent le voisinage du douzième arrondissement. Vint ensuite la période décomplexée où le pouvoir changeait de main, et où on le faisait savoir. Terminée la gestion timide et discrète à la grand-papa, le pays allait enfin avoir à sa tête un homme jeune, dynamique, hyperactif, capable de réveiller un Etat endormi depuis trois longues décennies, et surtout de faire passer les réformes dont la France avait cruellement besoin. Son équipe marchait sur l’eau. Constituée de nouvelles têtes, elle allait très certainement donner un nouveau souffle aux institutions. Culture, finesse et savoir vivre n’étaient pas nécessaires pour gouverner efficacement un pays. Lire la suite du billet
Lorsqu’on est jeune, que les boutons d’acné et les points noirs commencent dangereusement à pointer sur la zone T du visage et que la voix déraille, les hormones et la curiosité ont le pouvoir de transformer le plus adorable et casanier des poussins à sa maman en adolescent teigneux et téméraire, en machine de guerre prête à tout pour braver les interdits parentaux. On commence à dire « non » à ses ascendants, on ne jure que par les toilettes de chat, on porte des coiffures et des fringues absurdes et on ingurgite tout et n’importe quoi. En résumé, on fait tout pour s’affirmer en s’affranchissant du moule familial. Hors de question de marcher dans les pas de son père. On est jeune, rebelle, l’avenir est à nous, on encule à sec la société et c’est comme ça. C’est avant tout le temps des premiers émois, des premières amours et des premières crétineries. Etant aussi désirable et sexué qu’un poulpe, je suivais bêtement mes meilleurs amis de l’époque, amis qui commençaient allègrement à se pinter en soirée, à fumer des cigarettes qui font rire et qui adoraient lire les revues coquines uniquement destinées à un public majeur averti. Cependant, avant prendre un plaisir certain à faire tirelipimpon sur le chihuahua en reluquant les croupes rebondies et fermes de la playmate du mois, plusieurs épreuves attendent l’adolescent en rut avant de pouvoir remplacer le catalogue de la Redoute et ses célèbres pages lingerie. Lire la suite du billet
Il y a quelques semaines de cela, l’excellent Courrier International consacrait sa une aux femmes Françaises. Il paraîtrait que (ah qu’elle sont jolie les femmes de mon pays, laï laï laï laï, laï laï, laï laï laï laï) les Françaises continuent d’avoir une vie amoureuse tard dans leur vie, contrairement aux anglo-saxonnes. Ainsi, seules 15 % des Françaises âgées de 50 à 69 ans et 27% de celles âgées de 60 à 69 ans n’avaient eu aucune relation sexuelle au cours de l’année 2003. A contrario, ces taux grimpaient respectivement à 34 et 54 % chez les Britanniques. Même son de cloche chez les Américaines. Dépassé un certain âge, ces dernières se sentiraient moins sexy. Très peu de personnes osent aborder le sujet de la fameuse date de péremption féminine (encore moins celle des hommes), l’âge ou la femme commence à parler ostéoporose, manquer de calcium, compter les rides profondes et parler de ses petits-enfants. De nombreuses études sont cependant réalisées pour comprendre pourquoi les Françaises sont si épanouies, libérées, et surtout moins nombreuses à renoncer à l’un des plus grand plaisir de la vie, la fameuse partie de jambes en l’air cinq étoiles. Et là, maintenant, j’ai envie de dire vive la France, vive les femmes Française. Oui, les Françaises, elles sont chaudes comme de la braise. Lire la suite du billet
J’ai tout d’abord pensé à consacrer un billet au nouveau papier toilette Lotus, appelé fort justement Just One. Imaginez ainsi un rouleau moelleux constitué de feuilles douces, résistantes, épaisses, au fort joli motif et plus grandes que les feuilles standard. Grâce à une zone centrale très épaisse et absorbante, ce papier est un condensé de tous les conforts dans une seule feuille. Ainsi, juste une feuille peut suffire pour une petite commission. Cerise sur le gâteau, ce papier ne bouche pas les toilettes. Et je m’y connais en oua-ouas qui débordent. A éviter toutefois après avoir mangé indien, en pleine gastro-entérite ou suite à la prise une pilule d’Alli.
J’ai également pensé à écrire une bafouille sur cette charmante entreprise qu’est Gü (un grand merci à l’Abbé Deguerry et à sa Carlita de m’avoir fait découvrir le fameux Cheesecake Chocolat Vanille), et notamment sur les délicieux heisse schokolade soufflés qui participent dangereusement au développement du cancer du cul en Europe de l’Ouest depuis quelques années. Je me suis finalement décidé pour tout autre chose: Aborder le sujet de la-nouvelle-copine-qui-s’assume-à-la-mode: Roger Karoutchi. Lire la suite du billet
Qu’il est agréable de changer de rythme en oubliant son vilain réveil et d’ouvrir ses petits yeux au beau milieu de la matinée, bien loin du stress parisien. Nous avons vraiment le cul bordé de nouilles. Mise à part une journée de pluie, le soleil à été au rendez-vous depuis notre arrivée. Le rituel est toujours le même: petit-déjeuner, descente vers le port, ballade à Quiberon, passage par le cybercafé pour relever son courrier électronique et y répondre, faire deux ou trois courses et aider à préparer le déjeuner. Les après-midi se suivent et se ressemblent. Nous nous dirigeons soit vers la côte sauvage, soit vers le port pour profiter d’une eau à 17°C. Rhalalala les séances de farniente sur la plage, les coups de soleils derrière les genoux, les voisins indélicats qui passent leur temps à secouer leurs serviettes et à vous transformer en glace Mystère en vous recouvrant de sable, les vacanciers ronchons ou les grappes de familles Groseille. C’est un peu tout ça le bonheur. Lire la suite du billet
J’adore organiser des soirées télévision entre amis. On passe la soirée à se goinfrer et à baver sur le programme. Peu d’émissions méritent une telle attention. La première de la Star Academy (repérer les malades, les cas sociaux, les candidates enceintes ou les pédégouines), la cérémonie des Miss France (avec une attention toute particulière à la morve verdâtre qui coule systématiquement du nez de l’heureuse élu et la couronne qui arrache les cheveux pour finir par tomber du le nez), les séances de casting de la Nouvelle Star, mais surtout le concours de l’Eurovision.
Quand j’étais tout petit, le titre était prestigieux. Depuis une vingtaine d’années, ce concours est synonyme de ridicule et de mauvais goût. Les titres présentés sont des merdasses inodores incolores et insipides. Seuls les artistes ayant tenté de choquer (Dana international avec son fameux Diva en 1998) ou de ridiculiser le concours (Hard Rock Hallelujah du groupe finlandais Lordi, tout droit sortis d’un épisode de Star trek) restent dans les mémoires, sans pour autant vendre plus de disques. Lire la suite du billet
C’est que que nous a dit un forain crétin alors que nous étions à deux doigt de gerber dans et sur son attraction pourrie. J’avais eu la bonne idée de convaincre mon amie Vicky de se joindre à moi pour un tour de manège dit à sensations. Un manège qui tourne, vibre et secoue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, mes dents du fond ont commencé à baigner. J’ai alors serré les fesses bien fort en pensant à un champ de vaches égorgées. Snooze se marrait depuis la terre ferme. Il ne s’imaginait certainement pas que j’étais à deux doigts de larguer une queue de renard sur la foule entourant l’attraction. Alors que allions nous arrêter, le conducteur a lâché un « ça vous a pluuuuuu? » Tous les nains qui tournaient en notre compagnie ont alors hurlé en coeur un énorme ouiiiii (et ont donc couvert mon « non » désespéré). Je ne suis plus remonté sur ce genre de machine, jusqu’à ma crise de panique à Orlando il y a un peu plus d’un an. Lire la suite du billet




