oct 01
Cette histoire m’est brusquement revenue en tête lors d’un truithon malicieusement organisé par Bree van de Pouf et Rex van de Ben, heureux et attentionnés parents d’un charmant et adorable petit rongeur. Les âmes sensibles sont priées de s’abstenir.
Lorsque j’étais encore jeune et beau doctorant, il m’arrivait de devoir me servir de petits animaux pour mener à bien mes études. J’avais la conscience parfaitement tranquille car c’était pour la science et le bien de l’humanité. C’était très simple. Il suffisait d’ouvrir un catalogue et de choisir l’espèce désirée. Si nous travaillions le plus souvent avec des rats ou des lapins, l’espèce animale la plus utilisée était la souris. Nous étudions alors la réponse immunitaire chez des sujets atteints d’une maladie rare. Lire la suite du billet
août 03
Le taux de sujets obèses a sensiblement augmenté au cours des trente dernières années aux Etats-Unis et en Europe. Tout le monde le sait et tout le monde en parle. L’obésité s’est insidieusement transformée en épidémie mondiale. La sédentarisation des individus et l’apparition massive de junk-food ont participé à la diffusion active de gras dans nos popotins et autres poignées d’amour. Ce n’est bien évidemment pas qu’un problème esthétique. Hypertension, diabète, et troubles cardio-vasculaires sont les signes cliniques les plus fréquemment associés au surpoids. La qualité de vie et l’espérance de vie des sujets sont réduites et l’ensemble coûte un maximum de blé aux caisses d’assurance maladie. C’est pourquoi les causes et l’incidence de l’obésité sont de plus en plus étudiées. Lire la suite du billet
juil 13
Tout le monde le sait. Les chercheurs, scientifiques ou cliniciens, sont des illuminés qui ne travaillent que pour le bien de l’humanité. Certains pensent un jour recevoir un prix Nobel, d’autres bossent sur des études foireuses censées démontrer qu’avaler un yaourt cradingue est bon pour la santé ou la peau. Beaucoup se font arroser par les firmes en publiant dans des revues dites prestigieuses des résultats à la limite de l’éthique ou de la morale. Enfin, certain petent les plombs et décompressent en étudiant des événements qui ne servent à rien mais qui sont donc indispensables. Lire la suite du billet