J’ai enfin terminé ma crise post-starwarsienne en matant le dernier épisode de la première (ou de la dernière) trilogie. Dans le registre « avant c’était mieux », j’ai été fortement déçu par les trois derniers épisodes (I, II et III) proposés par Lucas, pensant que les premiers films étaient vraiment meilleurs. Cependant, même si je reste convaincu que l’Empire contre-attaque demeure la crème de la crème, l’ensemble reste cependant fade, à la limite du grotesque. Cerise sur le gâteau, Lucas à modifié la fin du Retour du Jedi en imposant notamment des scènes supplémentaires (vues sur les autres planètes après la chute de l’empire) ou en modifiant d’autres (Vision d’Anakin jeune après sa mort). En attendant les trois prochains longs métrages ?
C’est la fin de ma semaine ciné. Après avoir maté tout et n’importe quoi, je me suis lancé dans le romantico historique avec « Kingdom of heaven ». Tout cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’ai jamais été trop déçu par Ridley Scott. Ensuite, j’adoooore le moyen-âge. Enfin, j’ai envie de retourner passer quelques jours à Jérusalem…et en sortant, mon envie n’était que plus grande.
Pour résumer le film, le forgeron Balian (Orlando Bloom) commence à perdre la foi après la disparition de sa femme: venant de perdre leur enfant, elle a mis fin à ses jours et doit aller directement en enfer (ben oui, on est au moyen-âge)
Alors qu’il pleure leur disparition et supprime le prêtre qui a décapité le cadavre de sa femme et volé son pendentif, un chevalier vient le trouver. Godefroy d’Ibelin (Liam Neelson) est un croisé, un baron du roi de Jérusalem ayant pour mission de préserver la paix en Terre Sainte. Il révèle à Balian qu’il est son père et lui demande de l’accompagner jusqu’à la Ville sainte. Balian accepte finalement après avoir beaucoup hésité. Il accepte pour l’âme de sa femme et sa rédemption.
Après avoir quitté son village perdu en France, toute l’équipe de Godefroy tombe dans une embuscade pour récupérer Balian qui est recherché pour meurtre. Godefroy est mortellement blessé et meurt finalement avant son arrivée à Jérusalem. Juste avant de mourir, le père transmet à son fils son titre et ses terres à Jérusalem.
Entre la deuxième et la troisième croisade, une paix fragile règne sur la Ville sainte, grâce aux efforts du Roi chrétien, Baudouin IV (Edward Norton, sous un masque de métal) et à la modération du légendaire chef musulman, Saladin (Ghassan Massoud). Les habitants de confession chrétienne, musulmane et juive coexistent pacifiquement. Malade de la lèpre (il n’y avait pas de thalidomide à l’époque), les jours de Baudouin sont comptés et le fanatisme, l’appât du gain et la jalousie menacent la trêve. D’une intégrité sans faille et lié par son noble serment, Balian se retrouve en terre étrangère, au service d’un roi déclinant. Il y rencontre la superbe Sibylle (Eva Green), la sœur du roi mourant, une jeune femme aussi belle qu’énigmatique. Cependant, Sibylle est mariée à un chevalier dont le but est de supprimer avec l’aide des Templiers décrits comme de sombres intégristes, l’entente cordiale entre Musulmans et Chrétiens.
C’est finalement à Jérusalem que Balian deviendra le plus valeureux et le plus héroïque des chevaliers, accomplissant un destin que personne ne pouvait imaginer…ouais.
Lorsque je me lance dans ce genre d’aventure, c’est après mainte réflexion. En effet, j’ai tendance à m’endormir facilement et ma prostate ne me laisse que deux petites heures d’autonomie. En gros, rester en place durant un film de 2h20 est un petit exploit pour moi. J’avias un peu peur. Et tout s’est bien passé. Je suis rapidement rentré dans l’intrigue. Il faut dire que tous les moyens ont été mis au service de Ridley Scott. Bonne histoire, bons acteurs, scènes de batailles dignes du seigneur des anneaux, avec notamment une magnifique prise de Jérusalem. Autre surprise, la découverte de Eva Green, fille de Marlène Jobert. Même si l’ensemble reste quelque peu académique, si certains dialogues paraissent cul-cul, Kingdom of Heaven ne s’offre aucune surenchère dans les violentes scènes de combats et aucun racolage dans la peinture de l’idylle entre Balian et sa belle. Alors que d’autres réalisateurs auraient pu proposer du cul et du sang, tout reste correct ici, et ce n’est pas plus mal.
Ben oui, j’étais content en sortant, et je crois que Snooze aussi!
C’est ma semaine cinéma.
Cela faisant un bout de temps que je n’avais pas mis les pieds dans les salles obscures, avec regret. Mais depuis quelques semaines, de bon films sont à l’affiche alors je ne peux pas trop résister. Je me suis donc laissé facilement avoir par “Avant qu’il ne soit trop tard” de Laurent Dussaux, Huis clos de trentenaires hystériques.
Tout commence par un beau mariage, celui de Gérard (Edouard Montoute) et Solange (Elodie Navarre), alias « Gégé et Soso ». Is se connaissent depuis des années. Il est restaurateur, elle adore Britney. Toute la bande d’amis est présente. Ben et Clarisse quittent précipitamment la fête dans une superbe voiture de sport. Ils ont un accident. C’est la fin pour eux.
Puis vient le générique, original. Après un saut dans le temps de 14 mois, le huis clos peut commencer.
Ce soir, pour la dernière fois, la petite bande de trentenaires a rendez-vous dans le chalet Alpin d’Aurélia (splendide Emilie Dequenne) où ils ont connu leurs meilleurs moments.
La propriété est déjà vendue et Aurélia part pour San Francisco. C’est pour elle l’occasion de réunir tous ses ex, et ils sont nombreux (ils ne sont pas tous présents, il y en a 234 en tout).
Pour Phyl (Frédéric Diefenthal), il s’agit de revoir ses meilleurs amis avant d’en finir. De toute façon, depuis la disparition de Ben, les choses ne sont plus comme avant. Il est seul dans la vie depuis deux longues années.
Clarisse, dorénavant clouée dans son fauteuil roulant, veut révéler le secret qui en fait une infirme, Gérard et Solange vivent les derniers déchirements d’une rupture, Aurélia a du mal à se souvenir de tous ses amants, Phyl a décidé d’en finir avec les mirages de la vie et retrouve son ex Marie, sœur d’Aurélia, Titi (Olivier Sitruk) croit à un nouveau départ avec son nouvel ami (Arthur Jugnot, excellent dans son rôle d’homo).
Alors, pendant toute la soirée, ce sera saignant, drôle, bouleversant. Plus de mensonges, plus de faux-semblants. Pour chacun, cette nuit, avec autant d’ironie que de tendresse, il est enfin temps d’être soi-même, et on fume, boit, bouffe et balance.
L’histoire est avant tout inspirée de l’expérience du scénariste Alain Layrac qui, suite au passage à la trentaine, a traversé une période de remise en question faite de doutes et d’analyse, comme pour beaucoup.
Même si la recette n’est pas spécialement originale, on se laisse volontiers prendre au jeu. On a tous eu une bande d’amis très proches et on ne peut s’empêcher d’être ému d’autant que la BO et les longs plans séquences contribuent à créer une atmosphère particulièrement touchante. Les dialogues font mouches, sont émouvants et drôles à la fois (mention particulière pour Solange).
Et en sortant de la séance, j’ai pensé qu’il était dommage qu’il soit trop tard pour moi.
Ce mardi fut la Saint-Bibi, c’est à dire une journée dédiée à moi-même. J’adore la Saint-Bibi: Glandage intense à la maison le matin, matage de « C’est au programme » sur France 2, passage au Club-Med Gym pour une séance jouissive de step, et séance de ciné. Je me suis dépêché d’aller voir J’adore Huckabee car, après avoir lu les critiques, et surtout compté le nombre d’écrans sur Paris, je me suis dit que ce long métrage n’allait pas faire long feu.
Pour résumer, et c’est un peu compliqué de résumer une telle œuvre, tout commence par le logo Fox Searchlight. On se dit, attention, film d’auteur, même si produit par la très à droite société News Corp. A la tête de la Coalition des Espaces Verts, qui milite contre l’urbanisation sauvage de l’Amérique, Albert Markovski (Jason Schwartzman) est témoin d’une série de coïncidences troublantes dont le sens lui échappe totalement : Il rencontre trois fois dans la journée un géant soudanais.
Trouvant par hasard une carte d’agence de détectives dans une veste prêtée lors d’un repas dans un restaurant haut chic, il fait appel à Bernard et Vivian Jaffe (Dustin Hoffman et Lily Tomlin), enquêteurs barges, pour tenter d’y voir plus clair. Ce couple adepte de la pataphysique, de la méditation ès-house mortuaire et de la cosmologie appliquée, présente Tommy (Mark Wahlberg) à Albert. Tommy est lui aussi très atteint, et ardant défenseur de l’environnement et des causes sociales. Au cours d’une enquête peu banale qui bouleverse tous ses points de repère, Albert se retrouve en conflit ouvert avec Brad Stand (Jude Law), jeune cadre ambitieux de la chaîne de grandes surfaces Huckabee peu soucieuse d’écologie. Brad essaye de faire virer de sa coalition Albert en faisant croire que Huckabee est une société écolo. Mais lorsque Brad engage les mêmes détectives, Albert décide de s’en remettre à la célèbre Catherine Vauban (Isabelle Huppert), l’ennemie jurée des Jaffe…euh…bon, vous suivez ?
C’est un film assez étrange, dans la pure lignée du très tendre « Eternal sunshine of the spotless mind » du talentueux Michel Gondry. Tout commence malheureusement comme un mauvais film de Woody Allen avec la présentation des personnages, tous déglingués et logorrhéiques. L’image est intemporelle et les couleurs un peu passées, mais très lumineuses. Et puis on se laisse charmer par le caractère des personnages, tous improbables et frappés. La brochette d’acteurs reconnus et talentueux est impressionnante : tous incarnent leurs personnages avec brio. Un grand bravo à Dustin Hoffman.
Cependant, tout cela ne fait pas forcement un bon film et on a vraiment du mal à suivre les intentions du réalisateur. On est en permanence sur un fil et on tombe soit dans le film génial, soit dans le film raté et compliqué. J’ai bien peur que la seconde option soit la bonne même s’il subsiste quelques très bonnes scènes et que encore une fois tous les acteurs sont excellents.
Cela reste toutefois un bon divertissement, mais uniquement pour le jeu, pas pour le scénario.
Et puis, pour tous ceux qui qouhaitent aller voir ce film, je pense qu’il est certainement trop tard!
Premier mai, journée estivale, tout le monde dehors.
Après quelques activités sportives, souffrance principalement causée par week-end passé à se goinfrer, et un bain de soleil, je me suis enfin décidé à sortir et aller voir Anthony Zimmer. Avant de débuter toute critique du film, juste une petite précision. J’adore Sophie Marceau.
J’ai lu de nombreuses critiques du film. Aucune ne descend le film. Certaines, élitistes, reprochent toutefois le manque d’originalité, le pompage Hitchcockien, et un certain aspect artificiel et clinquant (Ray Ban, Négresco, Benz Benz Benz). Et alors, on aime ça du début jusqu’à la fin.
Pour résumer l’intrigue, une splendide allumeuse (Marceau) harponne un inconnu dans le train, qu’elle fait passer pour un escroc de haut vol refait par une opération de chirurgie esthétique très lourde, aux yeux des flics (dont l’excellent Samy Frey) et mafieux qui le traquent. Tout cela à la demande de son amant, Anthony Zimmer, le fameux malfrat de haut vol, as de la cambriole financière dont personne ne connaît le visage, sauf elle (vous suivez).
Le film nous transporte de Paris (long et délicieux plan sur les magnifiques mollets de Sophie Marceau alias Chiara, de l’arrivée gare de Lyon au TGV) à Nice ou Chiara propose à son bel inconnu de passer un week-end avec elle dans un palace (ils viennent tous les deux de se faire plaquer). Et là, pas de chance pour le pigeon François (Yvan Attal), les ennuis commencent, on cherche à le flinguer en utilisant la méthode lourde.
Contrairement à ce que j’ai pu lire, l’intrigue n’est pas « flatulente ». Le film oscille entre souci de cohérence (montrer l’envers du décor, façon Agent secret de Schoendorfer) et ressorts romanesques conditionnés par un casting très glamour. La musique, la façon de filmer et l’image sont très « classieuses », on ne fait pas dans « je-vais-passer-le-vikende-avec-Robert-dans-notre-maison-orpi ». Même si le climat parano du début s’étiole lentement, l’ensemble reste cependant très plaisant et distrayant.
Ce film est le premier long-métrage de Jérôme Salle. Un thriller qui joue avec les faux-semblants, s’amuse avec les clichés liés au genre. Sophie Marceau en est l’héroïne hitchcockienne, en version brune. La femme fatale par excellence, qui manipule et trahit.
Pour conclure, très bon film du dimanche après-midi.




