J’ai vu un OVNI cinématographique. « La mort de Dante Lazarescu » est un film roumain réalisé par Cristi Puiu. Le réalisateur est venu présenter son long-métrage jeudi soir à l’UGC cité ciné des Halles, en compagnie de (la superbe) l’actrice Luminta Gheorghiu (que l’on pourra bientôt voir dans la seconde saison de Lost).
Lire la suite du billet
Retour ce vendredi au fameux UGC Cité Ciné de Bercy. La foule est moins nombreuse et surtout moins agitée. Les spectateurs semblent plus disciplinés. Snooze et moi-même avons décidé d’aller voir le fameux (et sulfureux) Mr et Mrs Smith, film de Doug Liman, le réalisateur de la mémoire dans la peau.
Mr et Mrs Smith sont mari et femme depuis cinq ans, six en fait, et tueurs à gages tous les deux. Ils travaillent pour des organisations concurrentes, chacun ignorant tout du véritable métier de son conjoint. Le soir venu, ils forment un couple très ordinaire. Le jour où leurs employeurs respectifs les engagent sur la même cible et qu’ils se découvrent adversaires, leurs scènes de ménage deviennent alors explosives.
Leurs vies vont radicalement changer quand ils se retrouvent sur le même contrat. Chacun doit alors éliminer l’autre au plus vite pour exécuter son travail, c’est la règle. Ils se battent par raison, parce qu’ils se sentent trahis, et non pas parce qu’ils ne s’aiment plus. On rentre alors dans une sorte de parade amoureuse sado-masochiste. A aucun moment ils ne semblent cesser de s’aimer. C’est une gigantesque scène de ménage armes aux poings. On est finalement loin de la guerre des Roses. Les Roses se détestent jusqu’à la mort, le film est plus psychologique, ce n’est pas un vrai film d’action.
Le casting est très alléchant et fait parler de lui depuis quelques temps. Le but de ce film est de divertir, amuser, et impressionner le spectateur. Hyper-rythmé, ce film est ponctué de scènes d’actions totalement irréalistes mais très fortement agréables à regarder. Les deux acteurs principaux sont beaux, drôles et jouent divinement bien. Ils semblent très complices. Personnellement, je n’ai nullement vu Lara Croft, ni encore une fois la guerre des Roses. J’ai été saisi par le charme et la prestance d’Angelina Jolie. C’est vraiment une bombe (Snooze dirait encore que je suis un hétérosexuel refoulé). Les critiques ne sont pas bonnes. Rien à battre, j’ai passé un très bon moment.
Samedi soir passé chez « Lolo et Doudou », amis de Céciloo. Couple incroyable, épanoui, drôle, ouvert d’esprit et adorable, c’est toujours un réel plaisir de passer une soirée en leur compagnie. Nous nous sommes retrouvés pour fêter les 32 ans de Doudou, en comité un peu plus réduit que d’habitude. Le thème de la soirée était la Gay Pride. Lolo avait entre autre invité le Parain de sa charmante petite fille et son ami, ainsi qu’un autre couple homo. La soirée a été rythmée par une quantité incroyable de morceaux has-been issus des années 80, morceaux fétiches de Lolo (je suis également fan), et par la formidable chaîne câblée, « Télé mélodie ». Ayant l’impression d’avoir été sournoisement « truithoné », je suis parti courir de très bonne heure le lendemain matin.
Fin de week-end tranquille. Snooze me convainc de le suivre pour aller voir « Shaun of the dead ». Je ne suis pas très chaud n’ayant pas un tropisme inné pour ce genre de film. Shaun a presque trente ans et est un glandeur. Petit, rouquin, bouille ronde et bouc, il est vendeur dans un magasin d’électronique. Entre l’appartement sordide et crade qu’il partage avec ses deux meilleurs potes et le temps qu’il passe avec eux au pub ou à jouer avec sa playstation, Liz, sa petite amie, n’a plus beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s’engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Pour Shaun, c’est une catastrophe. Il sait à quel point il l’aime et il est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Maintenant que Shaun s’est juré de protéger Liz et ceux qu’il aime contre le fléau, plus rien ne pourra l’arrêter, pas même une armée de morts-vivants.
Il décide à l’aide de son meilleur ami d’aller chercher et sauver sa mère et son ex-fiancée. Il a une idée de génie : se retrancher dans son pub préféré. Ce film est un véritable OVNI cinématographique. C’est une formidable comédie non familiale et non correcte à l’anglaise. Il y a de bonnes grosses envolées gores, et les situations grotesques et burlesques s’enchaînent. Ce pastiche de « La Nuit Des Morts-vivants » et très certainement la bonne surprise de l’été avec « My Summer of Love », autre film britannique. Cependant, je ne pense par aller voir le très attendu « Land of the dead ». Alors que Shaun mélange comédie et fantastique, Land of the dead semble être un film un peu plus sérieux. Ce n’est pas le même registre, et je suis trop émotif. Il y a des limites.
Ambiance grand soir à l’UGC Ciné Cité de Bercy. La queue est remplie de personnes n’ayant pas l’habitude de fréquenter les salles obscures. C’est le film de l’été, on y va en famille. Une petite grosse crie sur son père et son petit frère et place un « merdeuh », deux « féchié » et trois » zob » par phrase. Même chose pour la meilleure amie accompagnant la famille. La sortie familiale se transforme en soirée réglage de compte.
On se bouscule, on essaye de doubler le plus possible, les bras sont remplis de pop corn et de soda. Ambiance stade du Heysel à l’ouverture des barrières. On se précipite sur le premier fauteuil venu.
Et tout ça pour voir les 4 fantastiques. Comme beaucoup d’enfants, j’ai été baigné dans mon enfance par les publications Marvel. J’attendais avec impatience la sortie de Strange, Titan, et surtout Stange special origines avec en vedettes les fameux X-Men. Bien entendu, à chaque adaptation cinématographique de mes super-héros préférés, je me laisse avoir, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas bien précis, c’était vraiment pour de pire.
Tout commence mal. Les lumières ne sont pas éteintes. Le générique débute sous les sifflets des spectateurs. Les sous-titres sont illisibles.
Après cinq bonnes minutes de “remboursez”, la salle est enfin obscure.
Reed Richards s’apprête à réaliser le rêve d’une vie et explorer le cœur du cosmos pour percer les mystères de nos origines et en faire profiter le genre humain. Une station spatiale est construite et financée par le Richissime Von Doom, fiancé de Sue Storm (sœur de Johnny et amie de Ben). Tout ce beau monde embarque dans une navette, direction la fameuse station. Quelques heures après leur arrivée, Richards constate une erreur timing. Quelques instants plus tard, la station spatiale s’engouffre dans un épais nuage de particules radioactives. Les codes génétiques des cinq astronautes (Von Doom inclus) en sont altérés à jamais.
De retour sur Terre, les effets des radiations ne tardent pas à se manifester. Le corps de Reed a acquis une élasticité surhumaine et peut désormais prendre n’importe quelle forme. Leader du groupe, le savant se voit attribuer le surnom de “Mr. Fantastic”. Sue Storm, capable de se rendre invisible et d’engendrer de puissants champs énergétiques, devient “la Femme Invisible”. Johnny, en raison de ses propriétés pyrotechniques, se fait appeler “la Torche Humaine”. L’infortuné Ben, transformé en géant de pierre, devient “la Chose”.
Surmontant leurs drames personnels, unissant leurs superpouvoirs, les quatre rescapés se découvrent une nouvelle raison de vivre : protéger New York contre toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. Oui Madame.
Lorsqu’un film s’attache à raconter la genèse de super héros, l’histoire passe au second plan car les trois quarts du film sont réalisés pour mettre en place les personnages. Ce fut le cas pour Spiderman ou les X men. Le second opus peut alors mieux se concentrer sur l’histoire et les scenarii sont généralement de meilleure qualité. Ce fut bien évidemment et malheureusement le cas dans ce film. Si l’on ajoute des dialogues gras, une musique à chier, l’absence d’émotion et des acteurs mal castés, on ressort heureux de posséder une carte illimitée. Seul point positif : les pectoraux et la gueule d’ange de Chris Evans.
Ce matin, je me suis réveillé brusquement : j’avais une irrésistible envie de moule.
Cela me prend comme ça.
J’ai déjà fait marcher Snooze pendant des heures un dimanche après-midi pour trouver du chocolat. Nous sortions alors de l’exposition Moebius/Miazaki et mes récepteurs phospho-tyrosine-kinase-cacao frétillaient. Après deux bonnes heures de marche dans Paris, impossible de mettre la main sur du chocolat noir capable de me sustenter. De Saint-Honoré à la Madeleine, des Grands Boulevards à la place de la République…et enfin la place de la Nation ou nous avons finalement trouvé du très mauvais chocolat hors de prix.
Ce samedi était donc la journée Moule. C’était également la journée « Escape from our immeuble » car notre concierge (qui est une vraie concierge) avait organisé la soirée des voisins. Et nous n’avions pas envie d’y participer car, même si nous adorons notre immeuble, nous n’avions pas spécialement envie de partager une soirée avec tous nos voisins, surtout avec les gros connards du premier étage. Il nous fallait donc justifier notre absence auprès le Madame L.
Nous avions donc malheureusement un anniversaire. Cécile et Jean-Guimauve étaient supposés participer à un barbecue et Aude n’était pas sur Paris.
Journée pétasse en perspective. Gros achats à la Fnac, et passage obligé chez Léon de Bruxelles. Ce n’est pas le meilleur restaurant de Paris. Cependant, on peut y manger de bonne grosses moules baveuses en cocotte. Puisqu’il fallait rentrer le plus tard possible pour ne pas se faire griller par les voisins qui bouffaient dans la cour de l’immeuble, nous avons décidé de terminer la soirée au cinéma. Direction Bercy et matage de « Baby-Sittor ».
Ce film ne fut pas que l’on pourrait appeler un film d’auteur. Juste un film Disney pour mettre en valeur Vin Diesel (donc Snooze est fan) et le sortir de ses rôles de grosse brute hormonale. Pari curieusement remporté car le film tient la route. Nous ne faisions pas partie du public cible mais je ne me suis pas endormi, ce qui est plutôt un exploit vue l’heure tardive.
Nous sommes finalement rentrés à la maison et surprise, tout l’immeuble nous attendait. Monsieur et Madame L étaient torchés. Il a fallu participer à la fin de la sauterie et faire du social jusqu’à deux heures du matin. Coup de téléphone à Cécile pour qu’ils prolongent leur soirée et ne se fassent pas griller comme nous. Les policiers sont arrivés peu après notre départ, ce qui a mis fin à la petite fête.
Snooze et moi-même avons décidé de faire un tour au Club-Med Gym en sortant du boulot (de bonne heure, ça change). Marre des dossiers et de la pression. Tout cela ressemble à un début d’été ou la fréquence des sonneries du téléphone commence à ralentir (même si pour l’instant ce n’est pas le cas, c’est même plutôt l’inverse). Ambiance surréaliste ou je bouge mon cul dans tous les sens, rythmé par des « chansons » pop accélérées par le prof de sport. Une heure plus tard, on se casse car ce soir, avant-première…oui Médéme. Avant première de “My Summer of Love”.
Nous ne connaissions ni le film, ni le réalisateur. Aucun acteur n’est connu. Ce film a apparemment reçu le trophée du meilleur film Britannique pour 2005.
Mona (Emily Blunt), 16 ans, vit seule avec son frère aîné Phil (Dean Andrews) dans un village du Yorkshire. Entre ses aventures sans lendemain et ce frère en pleine crise mystique, elle s’ennuie ferme. Leurs parents possédaient un pub, le Swan. Phil, après avoir commis quelques larcins et avoir passé un peu de temps sous les barreaux a transformé le pub en temple évangélique. Il est entouré d’allumés et sa soeur devient un peu hystérique. Les choses changent le jour où elle rencontre Tamsin (Paddy Considine), une jolie jeune fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle. Celle-ci fascine aussitôt Mona. Tamsin la prévient de suite: elle a une mauvaise influence sur les autres mais qu’importe, Mona est charmée. Elles vont passer tout l’été ensemble.
J’ai particulièrement savouré le côté langoureux du film. On est vite emporté par la bande originale très planante, les chants d’oiseaux et les cricris d’insectes nous plongent dans cet été si calme. Il n’y a rien à faire, sinon vivre tout simplement. On boit, on fume, on discute, on pleure, on passe du temps avec ses amis.
Le sentiment amoureux entre ces deux jeunes femmes est ici décrit de façon pudique, intense et surtout sincère. La tension monte progressivement et dangereusement pendant tout le film. On a peur, on est certain qu’il va se passer quelque chose de grave. On imagine tout et n’importe quoi, on se plante.
Le réalisateur (Paul Pavlikovsky), parlant un français impeccable, était présent à la fin de l’avant-première. Il s’est apparemment très librement inspiré du roman de Helen Cross qui semble bien plus compliqué et profond. Mais on s’en fout car on ressort ému et attendri. On a reçu pendant plus d’une heure ½ un maximum d’émotion et d’amour. Vive l’adolescence (jamais je n’aurais pensé dire ça un jour…)
J’ai enfin terminé ma crise post-starwarsienne en matant le dernier épisode de la première (ou de la dernière) trilogie. Dans le registre « avant c’était mieux », j’ai été fortement déçu par les trois derniers épisodes (I, II et III) proposés par Lucas, pensant que les premiers films étaient vraiment meilleurs. Cependant, même si je reste convaincu que l’Empire contre-attaque demeure la crème de la crème, l’ensemble reste cependant fade, à la limite du grotesque. Cerise sur le gâteau, Lucas à modifié la fin du Retour du Jedi en imposant notamment des scènes supplémentaires (vues sur les autres planètes après la chute de l’empire) ou en modifiant d’autres (Vision d’Anakin jeune après sa mort). En attendant les trois prochains longs métrages ?
C’est la fin de ma semaine ciné. Après avoir maté tout et n’importe quoi, je me suis lancé dans le romantico historique avec « Kingdom of heaven ». Tout cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je n’ai jamais été trop déçu par Ridley Scott. Ensuite, j’adoooore le moyen-âge. Enfin, j’ai envie de retourner passer quelques jours à Jérusalem…et en sortant, mon envie n’était que plus grande.
Pour résumer le film, le forgeron Balian (Orlando Bloom) commence à perdre la foi après la disparition de sa femme: venant de perdre leur enfant, elle a mis fin à ses jours et doit aller directement en enfer (ben oui, on est au moyen-âge)
Alors qu’il pleure leur disparition et supprime le prêtre qui a décapité le cadavre de sa femme et volé son pendentif, un chevalier vient le trouver. Godefroy d’Ibelin (Liam Neelson) est un croisé, un baron du roi de Jérusalem ayant pour mission de préserver la paix en Terre Sainte. Il révèle à Balian qu’il est son père et lui demande de l’accompagner jusqu’à la Ville sainte. Balian accepte finalement après avoir beaucoup hésité. Il accepte pour l’âme de sa femme et sa rédemption.
Après avoir quitté son village perdu en France, toute l’équipe de Godefroy tombe dans une embuscade pour récupérer Balian qui est recherché pour meurtre. Godefroy est mortellement blessé et meurt finalement avant son arrivée à Jérusalem. Juste avant de mourir, le père transmet à son fils son titre et ses terres à Jérusalem.
Entre la deuxième et la troisième croisade, une paix fragile règne sur la Ville sainte, grâce aux efforts du Roi chrétien, Baudouin IV (Edward Norton, sous un masque de métal) et à la modération du légendaire chef musulman, Saladin (Ghassan Massoud). Les habitants de confession chrétienne, musulmane et juive coexistent pacifiquement. Malade de la lèpre (il n’y avait pas de thalidomide à l’époque), les jours de Baudouin sont comptés et le fanatisme, l’appât du gain et la jalousie menacent la trêve. D’une intégrité sans faille et lié par son noble serment, Balian se retrouve en terre étrangère, au service d’un roi déclinant. Il y rencontre la superbe Sibylle (Eva Green), la sœur du roi mourant, une jeune femme aussi belle qu’énigmatique. Cependant, Sibylle est mariée à un chevalier dont le but est de supprimer avec l’aide des Templiers décrits comme de sombres intégristes, l’entente cordiale entre Musulmans et Chrétiens.
C’est finalement à Jérusalem que Balian deviendra le plus valeureux et le plus héroïque des chevaliers, accomplissant un destin que personne ne pouvait imaginer…ouais.
Lorsque je me lance dans ce genre d’aventure, c’est après mainte réflexion. En effet, j’ai tendance à m’endormir facilement et ma prostate ne me laisse que deux petites heures d’autonomie. En gros, rester en place durant un film de 2h20 est un petit exploit pour moi. J’avias un peu peur. Et tout s’est bien passé. Je suis rapidement rentré dans l’intrigue. Il faut dire que tous les moyens ont été mis au service de Ridley Scott. Bonne histoire, bons acteurs, scènes de batailles dignes du seigneur des anneaux, avec notamment une magnifique prise de Jérusalem. Autre surprise, la découverte de Eva Green, fille de Marlène Jobert. Même si l’ensemble reste quelque peu académique, si certains dialogues paraissent cul-cul, Kingdom of Heaven ne s’offre aucune surenchère dans les violentes scènes de combats et aucun racolage dans la peinture de l’idylle entre Balian et sa belle. Alors que d’autres réalisateurs auraient pu proposer du cul et du sang, tout reste correct ici, et ce n’est pas plus mal.
Ben oui, j’étais content en sortant, et je crois que Snooze aussi!
C’est ma semaine cinéma.
Cela faisant un bout de temps que je n’avais pas mis les pieds dans les salles obscures, avec regret. Mais depuis quelques semaines, de bon films sont à l’affiche alors je ne peux pas trop résister. Je me suis donc laissé facilement avoir par “Avant qu’il ne soit trop tard” de Laurent Dussaux, Huis clos de trentenaires hystériques.
Tout commence par un beau mariage, celui de Gérard (Edouard Montoute) et Solange (Elodie Navarre), alias « Gégé et Soso ». Is se connaissent depuis des années. Il est restaurateur, elle adore Britney. Toute la bande d’amis est présente. Ben et Clarisse quittent précipitamment la fête dans une superbe voiture de sport. Ils ont un accident. C’est la fin pour eux.
Puis vient le générique, original. Après un saut dans le temps de 14 mois, le huis clos peut commencer.
Ce soir, pour la dernière fois, la petite bande de trentenaires a rendez-vous dans le chalet Alpin d’Aurélia (splendide Emilie Dequenne) où ils ont connu leurs meilleurs moments.
La propriété est déjà vendue et Aurélia part pour San Francisco. C’est pour elle l’occasion de réunir tous ses ex, et ils sont nombreux (ils ne sont pas tous présents, il y en a 234 en tout).
Pour Phyl (Frédéric Diefenthal), il s’agit de revoir ses meilleurs amis avant d’en finir. De toute façon, depuis la disparition de Ben, les choses ne sont plus comme avant. Il est seul dans la vie depuis deux longues années.
Clarisse, dorénavant clouée dans son fauteuil roulant, veut révéler le secret qui en fait une infirme, Gérard et Solange vivent les derniers déchirements d’une rupture, Aurélia a du mal à se souvenir de tous ses amants, Phyl a décidé d’en finir avec les mirages de la vie et retrouve son ex Marie, sœur d’Aurélia, Titi (Olivier Sitruk) croit à un nouveau départ avec son nouvel ami (Arthur Jugnot, excellent dans son rôle d’homo).
Alors, pendant toute la soirée, ce sera saignant, drôle, bouleversant. Plus de mensonges, plus de faux-semblants. Pour chacun, cette nuit, avec autant d’ironie que de tendresse, il est enfin temps d’être soi-même, et on fume, boit, bouffe et balance.
L’histoire est avant tout inspirée de l’expérience du scénariste Alain Layrac qui, suite au passage à la trentaine, a traversé une période de remise en question faite de doutes et d’analyse, comme pour beaucoup.
Même si la recette n’est pas spécialement originale, on se laisse volontiers prendre au jeu. On a tous eu une bande d’amis très proches et on ne peut s’empêcher d’être ému d’autant que la BO et les longs plans séquences contribuent à créer une atmosphère particulièrement touchante. Les dialogues font mouches, sont émouvants et drôles à la fois (mention particulière pour Solange).
Et en sortant de la séance, j’ai pensé qu’il était dommage qu’il soit trop tard pour moi.
Ce mardi fut la Saint-Bibi, c’est à dire une journée dédiée à moi-même. J’adore la Saint-Bibi: Glandage intense à la maison le matin, matage de « C’est au programme » sur France 2, passage au Club-Med Gym pour une séance jouissive de step, et séance de ciné. Je me suis dépêché d’aller voir J’adore Huckabee car, après avoir lu les critiques, et surtout compté le nombre d’écrans sur Paris, je me suis dit que ce long métrage n’allait pas faire long feu.
Pour résumer, et c’est un peu compliqué de résumer une telle œuvre, tout commence par le logo Fox Searchlight. On se dit, attention, film d’auteur, même si produit par la très à droite société News Corp. A la tête de la Coalition des Espaces Verts, qui milite contre l’urbanisation sauvage de l’Amérique, Albert Markovski (Jason Schwartzman) est témoin d’une série de coïncidences troublantes dont le sens lui échappe totalement : Il rencontre trois fois dans la journée un géant soudanais.
Trouvant par hasard une carte d’agence de détectives dans une veste prêtée lors d’un repas dans un restaurant haut chic, il fait appel à Bernard et Vivian Jaffe (Dustin Hoffman et Lily Tomlin), enquêteurs barges, pour tenter d’y voir plus clair. Ce couple adepte de la pataphysique, de la méditation ès-house mortuaire et de la cosmologie appliquée, présente Tommy (Mark Wahlberg) à Albert. Tommy est lui aussi très atteint, et ardant défenseur de l’environnement et des causes sociales. Au cours d’une enquête peu banale qui bouleverse tous ses points de repère, Albert se retrouve en conflit ouvert avec Brad Stand (Jude Law), jeune cadre ambitieux de la chaîne de grandes surfaces Huckabee peu soucieuse d’écologie. Brad essaye de faire virer de sa coalition Albert en faisant croire que Huckabee est une société écolo. Mais lorsque Brad engage les mêmes détectives, Albert décide de s’en remettre à la célèbre Catherine Vauban (Isabelle Huppert), l’ennemie jurée des Jaffe…euh…bon, vous suivez ?
C’est un film assez étrange, dans la pure lignée du très tendre « Eternal sunshine of the spotless mind » du talentueux Michel Gondry. Tout commence malheureusement comme un mauvais film de Woody Allen avec la présentation des personnages, tous déglingués et logorrhéiques. L’image est intemporelle et les couleurs un peu passées, mais très lumineuses. Et puis on se laisse charmer par le caractère des personnages, tous improbables et frappés. La brochette d’acteurs reconnus et talentueux est impressionnante : tous incarnent leurs personnages avec brio. Un grand bravo à Dustin Hoffman.
Cependant, tout cela ne fait pas forcement un bon film et on a vraiment du mal à suivre les intentions du réalisateur. On est en permanence sur un fil et on tombe soit dans le film génial, soit dans le film raté et compliqué. J’ai bien peur que la seconde option soit la bonne même s’il subsiste quelques très bonnes scènes et que encore une fois tous les acteurs sont excellents.
Cela reste toutefois un bon divertissement, mais uniquement pour le jeu, pas pour le scénario.
Et puis, pour tous ceux qui qouhaitent aller voir ce film, je pense qu’il est certainement trop tard!
Premier mai, journée estivale, tout le monde dehors.
Après quelques activités sportives, souffrance principalement causée par week-end passé à se goinfrer, et un bain de soleil, je me suis enfin décidé à sortir et aller voir Anthony Zimmer. Avant de débuter toute critique du film, juste une petite précision. J’adore Sophie Marceau.
J’ai lu de nombreuses critiques du film. Aucune ne descend le film. Certaines, élitistes, reprochent toutefois le manque d’originalité, le pompage Hitchcockien, et un certain aspect artificiel et clinquant (Ray Ban, Négresco, Benz Benz Benz). Et alors, on aime ça du début jusqu’à la fin.
Pour résumer l’intrigue, une splendide allumeuse (Marceau) harponne un inconnu dans le train, qu’elle fait passer pour un escroc de haut vol refait par une opération de chirurgie esthétique très lourde, aux yeux des flics (dont l’excellent Samy Frey) et mafieux qui le traquent. Tout cela à la demande de son amant, Anthony Zimmer, le fameux malfrat de haut vol, as de la cambriole financière dont personne ne connaît le visage, sauf elle (vous suivez).
Le film nous transporte de Paris (long et délicieux plan sur les magnifiques mollets de Sophie Marceau alias Chiara, de l’arrivée gare de Lyon au TGV) à Nice ou Chiara propose à son bel inconnu de passer un week-end avec elle dans un palace (ils viennent tous les deux de se faire plaquer). Et là, pas de chance pour le pigeon François (Yvan Attal), les ennuis commencent, on cherche à le flinguer en utilisant la méthode lourde.
Contrairement à ce que j’ai pu lire, l’intrigue n’est pas « flatulente ». Le film oscille entre souci de cohérence (montrer l’envers du décor, façon Agent secret de Schoendorfer) et ressorts romanesques conditionnés par un casting très glamour. La musique, la façon de filmer et l’image sont très « classieuses », on ne fait pas dans « je-vais-passer-le-vikende-avec-Robert-dans-notre-maison-orpi ». Même si le climat parano du début s’étiole lentement, l’ensemble reste cependant très plaisant et distrayant.
Ce film est le premier long-métrage de Jérôme Salle. Un thriller qui joue avec les faux-semblants, s’amuse avec les clichés liés au genre. Sophie Marceau en est l’héroïne hitchcockienne, en version brune. La femme fatale par excellence, qui manipule et trahit.
Pour conclure, très bon film du dimanche après-midi.











Derniers Commentaires