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	<title>le blog de chondre &#187; Toile</title>
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	<description>Groovy Shaggy Wizz</description>
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		<title>Still life, Lu Vuittong et Guccing</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2007 05:33:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chondre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nuits de Chine]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai une passion pour les films asiatiques et pour la Chine. C&#8217;est donc avec un double plaisir que je me suis rendu dans mon cinéma préféré assister à une projection de Still Life de Jia Zhang Ke, film ayant obtenu le lion d&#8217;or lors du dernier festival international du cinéma de Venise. L&#8217;action se passe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Ailleurs' --><!-- no icon for 'Nuits de Chine' --><!-- no icon for 'Souvenirs' --><!-- no icon for 'Toile' --><p><img hspace="5" align="left" src="http://chondre.free.fr/images/barrage1.jpg" />J&#8217;ai une passion pour les films asiatiques et pour la Chine. C&#8217;est donc avec un double plaisir que je me suis rendu dans mon cinéma préféré assister à une projection de Still Life de Jia Zhang Ke, film ayant obtenu le lion d&#8217;or lors du dernier festival international du cinéma de Venise. L&#8217;action se passe en amont du barrage des Trois Gorges, à environ un millier de kilomètres à l&#8217;ouest de Shanghai. San Ming (Zhao Tao) débarque à Fengje. Il est à la recherche de sa femme et de sa fille et ne possède qu&#8217;une adresse écrite sur un vieux morceau de papier. Sa femme s&#8217;est enfuie seize ans auparavant. Il l&#8217;avait alors acheté 5000 Yuans (environ 500 Euros). Il demande son chemin à un motard qui l&#8217;amène sur une rive. Le quartier qu&#8217;il recherche a été englouti suite à la construction du barrage des Trois Gorges. Il va pourtant tenter par tous les moyens de les retrouver. <span id="more-332"></span>Le travail ne manque pas dans la région car on détruit de nombreux villages. La deuxième phase du barrage prévoit une montée des eaux à plus de 150 mètres. Il trouve donc très facilement un emploi qui lui permet de rester et de continuer ses recherches. Parallèlement, Shen Hong (Huang Yong) recherche son mari qui a abandonné le domicile conjugal deux ans auparavant.</p>
<p><img hspace="5" align="right" src="http://chondre.free.fr/images/barrage2.jpg" />Le destin de ces deux misérables n&#8217;est certainement qu&#8217;un prétexte. Je n&#8217;ai personnellement pas trouvé ce film émouvant et particulièrement réussi. Ni le jeu des acteurs, ni l&#8217;histoire, ni les images ne sont exceptionnelles. Seule la situation de ces habitants sacrifiés sur l&#8217;autel du communisme et du gigantisme est poignante. La construction de ce barrage symbolise une Chine nouvelle avide de montrer sa puissance et sa capacité à créer des ouvrages pharaoniques. On se moque royalement du sacrifice de millions d&#8217;habitants, des dizaines de villes englouties, de la disparition  de centaines de kilomètres carrés de terres, de la destruction de nombreux sites historiques et archéologiques et des 30 milliards de dollars investis. Ce barrage constitue avant tout un enjeu pour les hauts cadres du parti. En réponse aux critiques, on parlera bien entendu d&#8217;indépendance énergétique, d&#8217;augmentation des capacités de navigation de Chonqing et de réduction des inondations meurtrières du passé. En cela, ce film est une réussite. Les habitants sont démunis. Démunis face à une administration qui les chasse. Démunis car ils n&#8217;ont pas d&#8217;argent pour aller ailleurs. Alors on survit comme on peut. On ne se plaint pas car on a du travail.  On trafique, on vol, on menace, on tue. Les sentiments ne sont que très peu exprimés. C&#8217;est peu être un des défauts majeurs du film. Mais tout n&#8217;est peut-être du qu&#8217;aux différences culturelles. On n&#8217;exprime pas ses sentiments de la même manière en France ou en plein coeur de l&#8217;Empire du milieu.</p>
<p>Plus les minutes passaient, plus je pensais aux images, aux bruits et aux odeurs de Beijing ou de Shanghai (n&#8217;est-ce pas <a href="http://rouge-cerise.net/dotclear/">Rouge-Cerise</a>). Car de tels chantiers existent également au coeur des grandes agglomérations. A Beijing bien entendu, où tout doit être parfait avant l&#8217;ouverture des jeux olympiques. On construit un Pekindisneyland pour plaire au public. Les pauvres sont chassés en périphérie. A Shanghai encore plus, où la vieille ville, véritable bidonville insalubre, est en train de crever à petit feu. Comme aux Trois Gorges, le gigantisme et le luxe côtoient la misère la plus profonde.</p>
<p><center><img hspace="5" src="http://chondre.free.fr/images/barrage4.jpg" /></center></p>
<p><center><img hspace="5" src="http://chondre.free.fr/images/barrage5.jpg" /></center></p>
<p>Plus les minutent passaient, plus je pensais aux rencontres faites. A la petite tailleuse, aux marchands de thé, au <a href="http://chondre.free.fr/blog/?p=35">chanteur</a> du Temple du ciel, aux <a href="http://chondre.free.fr/blog/?p=34">danseurs</a> de la colline de charbon. je m&#8217;amusais en repensant au goût de la copie qu&#8217;ont les Chinois. Tout est falsifiable. C&#8217;est un sport national. Il y a bien entendu le <a href="http://chondre.free.fr/blog/?p=239">fake market</a> de Shanghai, patrie du sac Lu Vuittong, de la besace Guccing, des chaussure Tuma ou de la montre Gartier. Il y a surtout les magasins qui ont pignon sur rue comme les faux Starbuck ou KFC. C&#8217;est plutôt poilant de retrouver de telles enseignes à quelques mètres des vraies.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/happy.gif" alt=":happy_tb:" /></p>
<p><center><img hspace="5" src="http://chondre.free.fr/images/barrage3.jpg" /></center></p>
<p>Pour m’avoir permis de replonger dans mes souvenirs récents, je ne regrette pas un seul instant d’avoir vu Still Life. Je ne suis cependant pas persuadé d’avoir vu le film du siècle. Juste une bonne petite madeleine de Proust. Pas forcement la même nostalgie que <a href="http://fabricemichel.net/2007/05/10/hello.aspx">Fabrice</a> qui rentre du Japon. Mais beaucoup de nostalgie quand même.</p>

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		<title>Les films de merde et les merdes de Stars</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2007 09:15:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Toile]]></category>
		<category><![CDATA[Vu, lu, entendu]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis fait avoir en beauté par le titre de ce film Chinois. La Cité Interdite. C’était écrit en gros. Cela devait être bien. Forcément. Zhang Yimou avait déjà commis « Hero » et les acteurs principaux, Gong Li et Chow Yun Fat (Le syndicat du crime, Tigre et Dragon, et bientôt dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p><img hspace="5" align="left" src="http://chondre.free.fr/images/citeint1.jpg" />Je me suis fait avoir en beauté par le titre de ce film Chinois. <strong>La Cité Interdite</strong>. C’était écrit en gros. Cela devait être bien. Forcément. Zhang Yimou avait déjà commis « Hero » et les acteurs principaux, Gong Li et Chow Yun Fat (Le syndicat du crime, Tigre et Dragon, et bientôt dans le dernier volet de la trilogie Pirates des Caraïbes), avaient déjà fait leurs preuves. La bande annonce était également alléchante. Et pourtant, je crois avoir vu le plus mauvais film de ces derniers mois. Même « Mortal Kombat » m’avait procuré à l’époque  plus de plaisir. Tout était mauvais. L’interprétation, l’histoire, les costumes et les décors (qui n’étaient hélas pas de Donald Cardwell, ni de Roger Harth).<span id="more-311"></span><br />
Sous la dynastie Tang il y a plus de mille ans, la famille impériale se déchire. L’empereur empoisonne sa femme et l’impératrice couche avec le prince héritier qui se tape sa sœur en douce. Les deux autres princes ne sont pas en reste. L’un complote avec sa mère pour prendre le pouvoir et l’autre est psychologiquement instable. En résumé, ils sont tous méchants et l’empire est à deux doigts d’imploser. Certains ont vu en Gong Li une Phèdre ou une Reine Margot. Ce ne fut pas mon cas. Son jeu était approximatif et absolument pas émouvant. Elle n’était pas sublimée par la caméra mais semblait au contraire quelconque, vulgaire et  fanée.</p>
<p>La première erreur fut certainement d’avoir traduit le titre anglais, « Curse of the Golden Flower », par une appellation racoleuse. On a l’espoir de retrouver une atmosphère à la Shan Sa, mais malheureusement la cité décrite n’a rien d’interdite. On y pénètre comme dans un moulin et l’intérieur ressemble à un épouvantable décor issu d’une mauvaise boîte gay. J’étais naïvement resté sur mes <a href="http://chondre.free.fr/blog/?p=32">souvenirs </a>du Palais pékinois.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/citeint2.jpg" alt="" /></center></p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/citeint3.jpg" alt="" /></center></p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/citeint5.jpg" alt="" /></center></p>
<p>En gros, l’ensemble est une allégorie au bling-bling le plus dégoulinant. Il ne suffit malheureusement plus de réunir 10000 figurants dans un film pour en faire un bon long métrage. Seule une attaque de Ninjas hystériques semblant tomber du ciel permet au spectateur de sortir de sa torpeur et de supporter les deux longues heures de torture cinématographique.</p>
<p><img hspace="5" align="right" src="http://chondre.free.fr/images/citeint4.jpg" />Quitte a continuer le week-end en beauté, je n’ai pu résister à l’envie d’aller voir « <strong>300 </strong>», film adapté de la bande-dessinée de Frank Miller qui avait déjà commis Sin City. Les critiques étaient très mauvaises mais ma curiosité était plus forte : « 300 est un atroce film de propagande dont l’idéologie de droite extrême donne envie de vomir » (Libération), « La bêtise de ce mélange d’anabolisants et de clichés nazifiants ne garantit pas son innocuité » (Le Monde), &nbsp;&raquo; Direction artistique hideuse, inconsistance totale des enjeux dramatiques, Nine Inch Nails à fond les manettes sur la bande-son : le résultat est assez saisissant de laideur » (Les Inrocks).<br />
Ce nouveau péplum raconte l’histoire la bataille de Thermopyles ou 300 guerriers spartiates commandés par Léonidas ont affronté l’armée de Xercès, le roi Perse. Trois cents soldats contre un million. Le pari semblait fou. Et pourtant, tout est possible au pays de l’Olympe. Les Spartiates, slips en cuir et capes rouges, on héroïquement affronté la horde de barbare et ont permis de bouter hors de Grèce les méchants envahisseurs.</p>
<p>Réduire 300 uniquement à un film de propagande est prendre le spectateur pour un con. Il n’y a pas à tortiller du cul : le film n’est pas bon même s’il est agréable de mater pendant deux heures les tablettes de chocolat et les beaux petits culs Spartiates. Côté Perse, tout est malheureusement caché par les armures. Mention spéciale aux pectoraux et aux piercings de Xercès (photographie ci-contre), divinité androgyne à voix caverneuse.</p>
<p>Mais l’activité culturelle la plus dépaysante de ce week-end fut sans aucun doute la visite de l’exposition (<strong>Trash</strong>) consacrée aux poubelles de célébrités à la Maison Européenne de la photographie. Un article du Monde serait à l’origine de cette exposition. Un enseignant avait alors analysé le contenu des poubelles  du citoyen lambda afin de réaliser une étude comportementale du consommateur. Ici, point d’inconnu sauf peut-être, et c’est certainement le plus intéressant, le contenu de poubelles « anonymes » de Chine, du Qatar, de l’ile Maurice ou de Kuala Lumpur, qui permettent de mettre en évidence le caractère universel de certaines marques agro-alimentaires.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/citeint7.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Les poubelles ont été principalement collectées pendant la période des Oscars afin d’avoir un maximum de célébrités sous la main. Le contenu a ensuite été analysé, nettoyé, ramené en France et photographié sur fond noir. Aucun élément compromettant n’a été présenté (traitements « médicaux », courriers très personnels). Contrairement à la France, les ordures sont considérées comme propriété privée aux Etats-Unis. Le sentiment est étrange mais l’initiative est vraiment originale et intéressante. Les déchets sont mis en scène comme des reliques. On regarde bien entendu avec curiosité car cette exposition représente l’apogée du voyeurisme. On appelle les paparazzis des fouilles merdes. Cette expression n’a jamais été aussi juste. On navigue de Sharon Stone à Madonna en passant par Arnold Schwarzenegger, Antonio Banderas ou Charlize Theron (qui semble boire beaucoup de diet coke, tente d’arrêter de fumer et fait ses courses chez Williams Sonoma).</p>
<p>Et parce que moi aussi je veux être une vedette et me rendre aux Oscars, voici le contenu de ma poubelle.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/citeint6.jpg" alt="" /></center></p>
<p>C’est finalement assez révélateur de mon mode de consommation.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/king.gif" alt=":king_tb:" /></p>

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		<title>Le pressentiment</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Oct 2006 17:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier soir, c&#8217;était une chouette d&#8217;avant-première en compagnie de Jean-Pierre Darroussin et de la belle Valérie Stoh. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie, Charles Benesteau décide un beau jour de quitter sa famille et ses privilèges et de s’installer seul rue Saint-Maur dans un modeste appartement. Sa sœur et ses deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/presse1.jpg" align="left" /> Hier soir, c&#8217;était une chouette d&#8217;avant-première en compagnie de Jean-Pierre Darroussin et de la belle Valérie Stoh.</p>
<p>Parce qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie, Charles Benesteau décide un beau jour de quitter sa famille et ses privilèges et de s’installer seul rue Saint-Maur dans un modeste appartement. Sa sœur et ses deux frères tentent par tous les moyens de convaincre Charles de faire marche arrière. Comment une personne issue de la haute bourgeoisie peut-elle sombrer comme cela et côtoyer les salauds de pauvres ? C’est également la question que se pose sont ex-femme, son fils et sa maitresse. Charles s’en fout. Il parvient très facilement à s’abstraire du réel en ne vivant pas la situation qui existe autour de lui. Il est ailleurs. <span id="more-250"></span></p>
<p>Peut-être dans l’écriture d’un livre. Son cahier noir et son Mont-Blanc semblent être ses seuls objets indispensables.</p>
<p><em><br />
« Il y a une chose qui me surprend, c’est que j’ai pu atteindre l’âge de 47 ans sans me rendre compte de toutes les faveurs dont j’ai bénéficié. » </em></p>
<p>C’est ce qu’il écrit un jour sur son petit cahier.</p>
<p>Charles est toujours avocat. Il donne des conseils juridiques dans son nouveau quartier. Son appartement lui sert de bureau. Avocat n’est qu’un prétexte. Cela lui permet d’avoir une visibilité sociale. Il ne se fait pas toujours payer car ses clients semblent le plus souvent démunis. Il se moque de l’argent. Il peut vivre sa crise d’adolescence en toute tranquillité car il sait finalement qu’il est à l’abri du besoin. Son frère lui fait d’ailleurs remarquer. Pourquoi ne va-t-il pas jusqu’au bout de sa démarche en abandonnant ses droits sur la société familiale et sur son héritage ?</p>
<p>Thomas Jozic frappe un beau jour à sa porte. Il souhaite divorcer de sa femme. Il est certain d’être cocu et lui demande de l’aider à conserver la garde de sa fille. Quelques jours plus tard, Thomas frappe violemment sa femme. Il est immédiatement incarcéré. Sa femme est hospitalisée. Leur jeune fille de 13 ans est confiée à des voisins. Finalement, elle atterri quelques jours plus tard chez Charles qui demande à une voisine couturière, Isabelle Chevasse (Valérie Stroh) d’emménager chez lui pour s’occuper de la jeune fille.<br />
On s’attache facilement à ce petit monde. On a envie de secouer Charles, de le prendre dans ses bras. Cet homme semble être un vrai gentil. Il ne renie pas ses origines bourgeoises ni sa famille. Il souhaite vivre socialement différemment. Cela ne l’empêche pas de rester élégant dans sa présentation et élégant dans ses propos. Charles, c’est la classe.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/presse2.jpg" alt="" /></center><br />
<center><em>Jean-Pierre Darroussin avec des cheveux</em></center></p>
<p>Ce film est la première réalisation de Jean-Pierre Darroussin qui s’est également attaqué, en compagnie de Valérie Stoh, au scenario de cette adaptation du roman éponyme d&#8217;Emmanuel Bove publié dans les années 30. Il semble être encore ému de cette aventure. Le scenario est excellent, mais c’est avant tout le jeu des acteurs qui porte le film. Toutes les catégories sociales sont minutieusement disséquées. Les Thénardier et les bourgeois crétins, les bobos et les pauvres en situation très précaire. Certaines scènes vont certainement rester dans les annales. Celle consacrée à une discussion sur l’œuvre de Gustave Moreau est croustillante. L’attitude d’Eugénie, la nouvelle «aide de maison », est à se pisser dessus.<br />
Cerise sur le gâteau, l’immeuble où habite Charles est vaste, ce qui permet de mettre en scène une multitude d’individus, du vieux voisin à la concierge toxique, en passant par les petits vieux qui ont peur de se faire expulser de leur logement.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/presse3.jpg" alt="" /></center><br />
<center><em>Jean-Pierre Darroussin avec moins de cheveux mais avec une jolie moustache</em></center></p>
<p>La fin du film est habilement mise en scène. Plusieurs interprétations sont possibles. La conclusion facile pourrait être profite de l’instant présent et ne te soucie pas de l’aspect matériel de la vie. Cela semble être un peu plus compliqué que cela. Dans tous les cas, on passe vraiment un moment délicieux en compagnie de Charles et ses nouveaux amis.</p>
<p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/hard.jpg" align="left" /> Délicieux moment n’est pas la meilleure définition des scènes de torture de « Hardcandy » où un photographe péd0phile se fait habilement torturer par une adolescente de 14 ans. J’ai passé quelques minutes les yeux fermés et les oreilles bouchées ne supportant pas le maniement des armes blanches. On pense que tout est fini. Mais non. C’est un empilement de couches jusqu’à l’écœurement. Bon scénario mais on est vraiment content de voir défiler le générique. C&#8217;est dégueulasse (oui, bon, je sais, c&#8217;est interdit aux moins de 16 ans).</p>

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		<title>Des serpents dans l’avion</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 16:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chondre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vu, lu, entendu]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais pourquoi me suis-je laisser embarquer dans une pareille aventure ? Snooze a réussi à me convaincre. Je suis allé voir « Des serpents dans l’avion » en sa compagnie. L’incroyable Fabien est venu nous rejoindre, accompagné de son ami Pablo. Sean Jones (Nathan Phillips) est un étudiant Hawaïen témoin du meurtre d’un procureur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p><img hspace="7" align="left" src="http://chondre.free.fr/images/dsda1.jpg" />Mais pourquoi me suis-je laisser embarquer dans une pareille aventure ? Snooze a réussi à me convaincre. Je suis allé voir « Des serpents dans l’avion » en sa compagnie. L’incroyable Fabien est venu nous rejoindre, accompagné de son ami Pablo.<br />
Sean Jones (Nathan Phillips) est un étudiant Hawaïen  témoin du meurtre d’un procureur de Los Angeles. Les sbires d’Eddie Kim,caïd de la mafia locale, retrouvent sa trace et décident de le supprimer, sans succès. L&#8217;agent spécial Neville Flynn (Samuel L. Jackson) arrive à temps et le sauve des griffes d’une bande de tueurs. Il réussi facilement à convaincre Sean de témoigner contre Kim. Pour cela, il doit se rendre par avion à Los Angeles.<span id="more-240"></span><br />
La cabine de première d’un avion de ligne est réquisitionnée. Les passagers pénètrent un à un dans l’appareil. Toutes la société est représentée. Une bimbo blonde, un homme d’affaire malotru, un chanteur de rap et ses deux gardes du corps, une jeune femme et son bébé, et enfin une super hôtesse de l’air (Julianna Margulies, Carole Hathaway dans Urgences). Des gentils, des salauds, des vicieux, des gros, des moches, des enfants, des pédés. Le casting classique d’un film catastrophe.<br />
Manque de chance, le parrain est informé du transfert du témoin et fait embarquer des centaines de  serpents venimeux à bord de l&#8217;avion. Afin d’exciter les reptiles, des phéromones sont vaporisées sur les colliers de fleurs remis aux passagers. L’avion décolle. Quelques minutes plus tard, un mécanisme libère les sales bêtes.</p>
<p>Et Taaah-daaah, les scènes bien cradingues commencent!</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/dsda2.jpg" /></center>Ce film est un mélange de Teen-movie et de film catastrophe. On y va avant tout pour s’amuser et pour le grotesque de certaines scènes. Des répliques sont déjà cultes (« I&#8217;ve had it with these mother fucking snakes on this mother fucking plane »). C’est bien dégueulasse et on s’en prend plein la figure pendant toute la séance. La morale est sauve même si certains passagers attachants ou certaines innocentes victimes sont sacrifiés pour le plus grand plaisir de la salle morte de rire. Les méchants terminent en général étouffés par un anaconda aux dents de crocodile, les obsédés se font bouffer la bite. Tout est absurde. Et c’est le charme du film. A la fin de la séance, la moitié de la salle avait les genoux remontés au niveau de la poitrine. On ne sait jamais, des fois que des sales bêtes traînent  dans le cinéma. Eviter toutefois de vous rendre à une séance en tongs, c’est plus prudent.<br />
Et chouette alors, demain sort « <a href="http://chondre.free.fr/blog/?p=258">je vais bien, ne t’en fais pas</a> »</p>

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		<title>Je vais bien, ne t&#8217;en fais pas</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2006 18:08:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chondre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est dans le cadre du label des spectateurs UGC que nous nous sommes rendus à l’avant première du film « Je vais bien, ne t&#8217;en fais pas » réalisé par Philippe Lioret (Mademoiselle, Tenue correcte exigée). Lorsqu’on se rend à ce genre de projection, on ne connaît pas le titre du film. Et cela peut être le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/affichejvb.jpg" align="left" />C’est dans le cadre du label des spectateurs UGC que nous nous sommes rendus à l’avant première du film « Je vais bien, ne t&#8217;en fais pas » réalisé par <strong>Philippe Lioret</strong> (Mademoiselle, Tenue correcte exigée).<br />
Lorsqu’on se rend à ce genre de projection, on ne connaît pas le titre du film. Et cela peut être le meilleur, comme le pire. Je n’avais pas de préférence particulière sauf celle de ne pas voir « des serpents dans l’avion ». En même temps, ce genre de label est décerné le plus souvent à des films français. On nous remet un formulaire et un petit crayon à rendre à la sortie. Bingo, pas de serpent mais une comédie dramatique française.Lili (Mélanie Laurent) a 19 ans. Elle rentre de Barcelone en car. Elle y a passé ses vacances et y a  rencontré Léa (Aïssa Maïga). Les parents de Lil (Kad Merad et Isabelle Renauld) l’attendent à la gare routière. Ils rencontrent le petit ami de Léa, Thomas (Julien Boisselier).<span id="more-233"></span></p>
<p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/jvb1.jpg" align="left" /></p>
<p>De retour dans leur pavillon de banlieue parisienne, les parents de Lili lui annoncent que Loïc, son frère jumeau, s’est violemment disputé avec son père et a quitté la maison. Lili tente de le joindre sans succès. Au bout de quelques jours, Lili est persuadée qu&#8217;il lui est arrivé quelque chose. Elle cesse petit à petit de s’alimenter et est hospitalisée dans un service de psychiatrie. On lui interdit tout contact avec l’extérieur. Tant qu’elle ne s’alimentera pas, ses objets personnels dont son téléphone portable lui sont interdits. Le serpent se mord la queue. Elle refuse de manger jusqu’à ce que son portable lui soit rendu. On ne lui rendra ses affaires que le jour ou elle mangera à nouveau. Son médecin décide de la perfuser. Elle arrache les perfusions. Elle est dorénavant attachée à son lit.</p>
<p><em>Petit commentaire qui n’a rien à voir avec le film</em> : Mon voisin sort un « n’importe quoi, on n’est pas au moyen-âge ». Il devrait faire un tour dans un service de psychiatrie ou en réanimation. Je me souviens des grosses bandes de velcro vertes qui nous servaient à attacher les patients agités. Et heureusement qu’il est possible de recourir à de telles pratiques. C’est le plus souvent pour le plus grand bien du patient. Il est souvent bien dangereux de laisser libre un patient de réa intubé/perfusé/drainé et il est préférable de prévenir tout incident en attachant temporairement ses mains et/ou ses pieds. Le plus souvent, on explique avant l’intervention que le réveil est très difficile. <em>Fin du petit commentaire qui n’a rien à voir avec le film.</em></p>
<p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/jvb3.jpg" align="left" />On a vraiment du mal à suivre le raisonnement du chef de service. Il est odieux. Ses parents tentent de la faire sortir mais c’est impossible. Lili arrive à contacter son amie Léa qui débarque une nuit avec Thomas. Ils tentent d’enlever Lili mais se font prendre par un gardien de nuit. Jusqu’au jour ou Lili reçoit enfin une carte postale de son frère…</p>
<p>J’ai véritablement été épaté par le jeu des acteurs. Kad Merad interprète le rôle un père raté, autoritaire, détesté par ses enfants. Il joue juste, il est émouvant et j’ai véritablement été bluffé par son interprétation. Mélanie Laurent (Embrassez qui vous voudrez, De battre mon cœur s’est arrêté, mais aussi la voix française de Satsuki dans Totoro) est elle aussi exceptionnelle. Elle est rayonnante, attachante, et joue à la perfection ce rôle de jeune femme prête à tous les sacrifices pour retrouver son jumeau.</p>
<p><img hspace="7" src="http://chondre.free.fr/images/jvb2.jpg" align="left" />Quant à Julien Boisselier (J&#8217;me sens pas belle), il est toujours aussi charmant. C’est également le propre des bons drames d’alterner entre émotion, tragédie et humour. Certains dialogues sont à se pisser dessus. Et toujours le thème universel du rapport père fille/fils qui revient, pour Lili, mais également pour Thomas.</p>
<p>Chacun son père, chacun ses problèmes. Snooze y a vu le sien, j’y ai vu le mien. Et putain, qu’est ce que j’ai été heureux d’avoir choisi de couper les ponts il y a maintenant six ans. Je me sens si libre depuis. Ne plus avoir à l’affronter, ne plus me battre, ne plus être jugé. Vivre pour moi moi moi moi et moi. Moi aussi, je vais très bien, ne t’en fais pas. J’ai appris à vivre sans toi. Fous moi la paix maintenant. Mais bon, dans tous les cas, qu’est-ce qu’on fait le 6 septembre… et bien on va voir fissa  <strong>« Je vais bien, ne t&#8217;en fais pas ».</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">Dernière chose. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;anniversaire de ma petite moman. C&#8217;est un cap. Quand j&#8217;étais petit, j&#8217;avais toujours la maman la plus vieille. Elle m&#8217;a eu assez tard. Elle est née en 36, une belle année.<br />
Elle a donc 70 ans. Cela lui fait tout drôle d&#8217;avoir cet âge. Cela me fait tout drôle d&#8217;avoir une mère de 70 ans. Pour moi, 70, c&#8217;est vieux. C&#8217;est l&#8217;âge des grand-mères. Malheureusement pour elle, elle n&#8217;a pas le bonheur de l&#8217;être.</p>
<p> </p>

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		<title>Marie-Antoinette</title>
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		<pubDate>Wed, 31 May 2006 04:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vu, lu, entendu]]></category>

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		<description><![CDATA[Semaine passée dans les salles obscures. Après « Quatre étoiles », « Comme t’y es belle », « X-Men 3 », « Volver », « Le Caiman », « Marie Antoinette », de Sofia Coppola. J’ai été étrangement touché par cette mise en scène très originale de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Je me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p>Semaine passée dans les salles obscures. Après « Quatre étoiles », « Comme t’y es belle », « X-Men 3 », « Volver », « Le Caiman », « Marie Antoinette », de Sofia Coppola.</p>
<p>J’ai été étrangement touché par cette mise en scène très originale de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Je me suis rendu compte, en parcourant la biographie de Zweig, que je ne connaissais finalement pas l’histoire tragique de cette femme. Même si le film de Coppola est édulcoré, il me semble très proche de la réalité. <span id="more-206"></span></p>
<p>Marie-Thérèse d’Autriche a sacrifié sa jeune fille de treize ans dans l’espoir de bâtir une alliance Bourbon-Habsbourg après des siècles de guerres en Europe. D’autres puissances commencent à pointer leurs nez. Il était alors temps d’enterrer la hache de guerre. Au tout départ, les ministres autrichiens et français ont pensé unir Louis XV à une princesse Habsbourgeoise. Cependant, le Roi de France ayant une réputation de gros baiseur, on se rabat vite sur son petit fils. Toinette va donc passer directement des jardins de Schoenbrunn à ceux de Versailles. Quelques temps avant de l’exporter, sa mère se rend compte que sa fille est un peu conne et que, à treize ans, elle ne sait écrire correctement ni le français, ni l’allemand, qu’elle ne possède même pas les connaissances les plus superficielles en histoire et que son instruction générale laisse entièrement à désirer. C’est la cata. On lui impose fissa des séances de rattrapage.<br />
Le mariage se doit d’être gigantesque. On souhaite en mettre plein les yeux, même si les économies sont terriblement nécessaires en Autriche et en France. Trois cent quarante chevaux servent de cortège à Marie-Antoinette. A la frontière française, on travaille activement à édifier un pavillon spécial en bois sur un îlot inhabité du Rhin. Deux pièces du côté de la rive droite du Rhin ou Toinette pénètrera en archiduchesse, et deux pièces côté rive gauche où elle sortira Dauphine de France. Au milieu, une grande salle recouverte de tapisseries précieuses, où l’archiduchesse deviendra l’héritière du trône de France. Un jeune étudiant allemand (Goethe) sera un des rares à remarquer que les tapisseries représentent l’histoire de Jason, Médée et Créüse. Cette scène aurait été trop difficile à monter et le film ne montre qu’une simple demeure à la frontière Franco-Autrichienne.<br />
C’est ensuite la rencontre à Compiègne avec Louis XV le bien aimé, ne passant plus son temps à gouverner mais à batifoler. On a l’impression que la cour cherche à rattraper le temps perdu. Après les dernières années austères du règne de Louis XIV, la cour est toujours présente à Versailles. Cependant, alors que quelques années auparavant Louis XIV souhaitait avoir le gratin de l’aristocratie sous le coude, on a l’impression que Versailles s’est transformé en un immense lupanar. Le contraste est saisissant pour Marie-Antoinette. L’enfant passe d’une éducation catholique froide et rigide au temple des plaisirs. Et Sofia Coppola filme avec merveille sa vie, sa vision du monde à travers les vitres de son carrosse. Le film est truffé de références historiques, de la tache d’encre sur le contrat de mariage à son dernier enfant, Sophie-Beatrice, effacé sur un tableau peu de temps après sa mort en passant par la correspondance avec Marie-Thérèse et les uniques neuf mots proférés à la du Barry.<br />
Louis XVI est décrit comme un homme timide. C’est peut-être ce personnage qui a le plus souffert de la mise en scène de Coppola. Cet homme, prématurément obèse, est gauche et maladroit en raison de sa forte myopie. Il marche lourdement en balançant les épaules. Il ne sait pas danser. Il trébuche sur sa propre épée. Cependant, il n’est pas niais. Il est malheureusement entravé moralement par sa timidité dont la cause profonde est  probablement son incapacité sexuelle.  Zweig le décrit de la façon suivante :</p>
<p><em>« En somme, Louis XVI est le type de l’homme de moyenne intelligence, peu fait pour l’indépendance, et que sa nature destine à un poste d’employé de bureau ou de fonctionnaire des douanes, à un travail purement mécanique et subalterne en marge des événements, à n’importe quoi sauf au trône. Le véritable malheur de Louis XVI est d’avoir comme du plomb dans le sang ; quelque chose de figé, de lourd, obstrue ses veines, rien ne lui est facile. Cet homme aux efforts sincères est sans cesse obligé de surmonter en lui une résistance de la matière, une sorte de somnolence, s’il veut faire, penser ou même sentir quoi que ce soit. »</em></p>
<p>Joseph II, son beau frère, indiquait dans une de ses lettres :<br />
<em><br />
« Cet homme est faible, mais point imbécile ; il a des notions, il a du jugement, mais c’est une apathie de corps, comme d’esprit. Il fait des conversations raisonnables et n’a aucun goût de s’instruire ni curiosité, enfin le fiat lux n’est pas encore venu ; la matière est encore en globe. »</em></p>
<p>Sympathique la famille.</p>
<p>Le film passe rapidement sur la période petit Trianon, une des nombreuses causes de la chute des Bourbons. Cependant, les scènes « hamiltoniennes » nous montrant une Marie-Antoinette courant dans les prés sont très touchantes, tout comme celles, bouleversantes, d’une Reine, parfois heureuse, parfois triste, déambulant dans les couloirs de Versailles au rythme de Siouxsie and the Banshees ou New Order. Il est également regrettable que le film ne s’attarde pas sur Collot d’herbois, sur les machinations de Mesdames, ou sur son pire ennemi, le propre frère de son mari, Monsieur, Stanislas-Xavier, futur Louis XVIII. Mais il était impossible de tout raconter. Ce qui est fait est vraiment bien fait.</p>
<p>Les biographies de Marie-Antoinette par Stefan Zweig et par Antonia Fraser sont bien entendu toujours disponibles. Le prochain livre de la romancière sera consacré à Louis XIV et intitulé « Love and Louis XIV ». Sa parution est prévue à l’automne. Tout un programme.</p>
<p>Rien à voir avec la choucroute mais comme promis, tadaaaa! Une photo de moi en maillot de bains prise l’été dernier. Vous pourrez admirer mon imposante musculature, et notamment mes biceps et pectoraux. La semaine prochaine, je montre le bas (en même temps, faut bien essayer rivaliser avec le blog de <a href="http://www.i-love-juju.com">Juju</a>, non ?)</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/maillot.jpg" alt="" /></center></p>

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		<title>Week end tout pourri</title>
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		<pubDate>Mon, 15 May 2006 06:49:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le week-end du premier mai fut véritablement merdique. Trop d’angoisse liée au boulot. Tic-tac, tic-tac, tic-tac. J’ai regardé défiler les heures qui me rapprochaient du mardi matin. Tic-tac. Les demi-journées filaient comme des heures. Le temps glissait comme du sable entre des doigts et je ne pouvais pas le retarder. J’ai essayé de me distraire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Fiel' --><!-- no icon for 'Toile' --><p>Le week-end du premier mai fut véritablement merdique. Trop d’angoisse liée au boulot. Tic-tac, tic-tac, tic-tac. J’ai regardé défiler les heures qui me rapprochaient du mardi matin. Tic-tac. Les demi-journées filaient comme des heures. Le temps glissait comme du sable entre des doigts et je ne pouvais pas le retarder.<br />
J’ai essayé de me distraire en tentant de mater des films très cons au cinéma. Rien ne pouvait me faire oublier mes soucis. Et en plus, j’ai reçu une lettre. Cela devait être pour me souhaiter une bonne fête.<br />
<span id="more-200"></span><br />
<center><img src="http://chondre.free.fr/images/lettre.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Les heures du lundi ont filé comme des secondes. Tic-tac. La nuit fut courte et agitée. J’ai passé ma nuit à regarder passer les minutes et à ruminer. Tic-tac. Les battements de mon cœur étaient de plus en plus lourds. Tic-tac. Je n’en pouvais plus. Tic-tac. Je me suis levé à 6h00. J’ai pris ma douche, me suis vite habillé et suis parti travailler. Avec un peu de chance, j’allais arriver le premier, sans croiser personne.</p>
<p>Ce fut le cas.</p>
<p>Je ne suis pas sorti de mon bureau de la journée et j’ai renvoyé ma ligne téléphonique. Je souhaitais rester au calme.</p>
<p>J’ai écouté Tosca en boucle jusqu’à 19h00.</p>

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		<title>Mode teigne suractivé</title>
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		<pubDate>Thu, 11 May 2006 05:38:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vais très souvent au cinéma. J’ai toujours envie de pisser à la sortie. J’essaye donc de me rendre aux toilettes le plus rapidement possible après la fin du film. Problème. Les cerbères des salles UCG bloquent systématiquement l’entrée des toilettes aux spectateurs, la palme revenant à l’UCG cité ciné des Halles. Officiellement pour des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Fiel' --><!-- no icon for 'Toile' --><p>Je vais très souvent au cinéma. J’ai toujours envie de pisser à la sortie. J’essaye donc de me rendre aux toilettes le plus rapidement possible après la fin du film. Problème. Les cerbères des salles UCG bloquent systématiquement l’entrée des toilettes aux spectateurs, la palme revenant à l’UCG cité ciné des Halles. <span id="more-198"></span>Officiellement pour des raisons de sécurité. Officieusement pour des raisons obscures. Et même en montrant sa carte UCG illimité en expliquant que vous ne souhaitez pas frauder, on vous refuse l’accès aux chiottes. Alors que le porcelaine express se trouve à quelques mètres, on force le spectateur à sortir du cinéma puis rentrer à nouveau pour se rendre quasiment au point de départ, tout en ayant le temps de se pisser trois fois dessus.<br />
Parfois, on frôle l’absurde. Il est bien plus rapide de prendre une nouvelle place pour vider sa vessie. Et chaque fois qu’un ticket est imprimé, UCG reverse un forfait au distributeur du film. J’active donc assez facilement le mode teigne et je prends presque systématiquement une nouvelle place pour me soulager. Cette pratique est d’autant plus facile que des bornes « achat express » se trouvent à l’entrée des cinémas.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/teigne.jpg" alt="" /></center></p>
<p>J’invite donc tous les possesseurs de carte UCG illimité à soutenir le cinéma français avant d’aller faire leur petit pipi.</p>

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		<title>N pour Nono</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Apr 2006 08:47:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Toile]]></category>
		<category><![CDATA[Vu, lu, entendu]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une très courte nuit, nous avions eu la connerie de donner rendez-vous dimanche matin au Docteur Nono pour aller voir « V pour Vendetta ». La connerie ne fut pas d’y aller avec le petit Nono, mais de se rendre à la séance de 10h00. J’avais la tête dans le cul et je n’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Miam' --><!-- no icon for 'Toile' --><!-- no icon for 'Vu, lu, entendu' --><p>Après une très courte nuit, nous avions eu la connerie de donner rendez-vous dimanche matin au <a href="http://ceparfaitinconnu.free.fr/">Docteur Nono </a>pour aller voir « V pour Vendetta ». La connerie ne fut pas d’y aller avec le petit Nono, mais de se rendre à la séance de 10h00. J’avais la tête dans le cul et je n’ai pas vraiment profité de la séance (même si pour une fois, je n&#8217;ai pas pioncé). <span id="more-191"></span><br />
L’action de « V pour Vendetta » se passe dans une Angleterre facho, où apparaît un justicier masqué (tadaaa!) s&#8217;attaquant aux plus forts symboles de la dictature, animé par un immense désir de vengeance. Cruauté, pouvoir, torture, entre le fantôme de l’opéra et le vengeur masqué, le film illustre parfaitement comment la plus vieille démocratie du monde peut sombrer dans la dictature la plus radicale. Cependant, certains côtés du film, adapté de la BD éponyme et produit par les Frères Wachowski, paraissent cheap, même si la fin est émouvante et impressionnante. La BD a été écrite sous le règne Thatcher et le film est vraiment le bienvenu à l’époque du Sarko-Berlusconisme.</p>
<p>Retour à la maison pour un « brunch-restes-du-dîner-de-la-veille ». Nous avons eu la chance d’en savoir un plus sur la lotion miracle du petit Nono et de Mich’, l’a.nilotion (écrit &laquo;&nbsp;<a href="http://trentaineordinaire.free.fr/index.php/2006/04/19/69-scrabble">à la Jid</a>&laquo;&nbsp;, pour ne pas me faire googleliser). D’après le site internet consacré au produit,</p>
<p><em>« A.nilotion est un spray anal spécialement conçu pour la décontraction du rectum et, par conséquent, pour des rapports anaux décontractés.<br />
Grâce à sa composition unique, A.nilotion décontracte la région anale à court terme et permet une pénétration sans problème. Bien dosée, A.nilotion endort la région anale pour des relations anales relaxantes.<br />
Les composants spéciaux de l&#8217;Aloe vera et d&#8217;autres extraits végétaux précieux font de ce produit un moyen puissant, stimulant particulièrement la lubrification et permettant une pénétration agréable. En outre, A.nilotion contient la « chimie du désir » (Whaaa, c’est bon çaaa) comme information purement énergétique et stimule l&#8217;énergie potentielle de l&#8217;homme de façon étonnante.</p>
<p>A.nilotion convient aux condoms, est doux pour la peau et les muqueuses, est hydrosoluble et exempt de graisse.</em> Cool, cela ne fait pas grossir.</p>
<p><em>Les 3 effets d&#8217;A.nilotion procurent des rapports anaux agréables, passionnés et décontractés et révolutionnent l&#8217;extase anale dans une perfection jusqu&#8217;à présent inégalée.</p>
<p>A.nilotion est purement naturel. Ce produit ne contient ni agents conservateurs ni composants chimiquement ou génétiquement modifiés».</em> Pour les amateurs de produits bios.</p>
<p>Pour continuer dans la poésie, nous avons également appris que Nono avait une armoire à plugs, un canard et de jolies photographies dans sa salle de bains.</p>
<p>Le petit agneau innocent que je suis a été choqué par ces révélations. Cependant, je suis persuadé que ces objets ne sont que décoratifs, quoi qu’en dise Snooze.</p>
<p>Le petit Nono est un petit être pur et fragile. Si si.</p>

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		<item>
		<title>Romanzo criminale</title>
		<link>http://www.chondre.com/2006/03/07/romanzo-criminale/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Mar 2006 19:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Docteur Nono et moi-même sommes sortis hier soir sans nos maris respectifs. Et ça fait vraiment du bien de discuter entre copine. Son ‘ro batard était encore en mission en Thaïlande, et le mien participait à son émission de radio hebdomadaire. De toutes les façons, Snooze ne serait pas venu. Nous ne nous adressons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Toile' --><p>Le Docteur Nono et moi-même sommes sortis hier soir sans nos maris respectifs. Et ça fait vraiment du bien de discuter entre copine. Son ‘ro batard était encore en mission en Thaïlande, et le mien participait à son émission de radio hebdomadaire. De toutes les façons, Snooze ne serait pas venu. Nous ne nous adressons plus la parole depuis dimanche soir.<br />
<span id="more-170"></span><br />
<strike>Et non, je ne raconterai pas pourquoi ni comment. Non, non, je ne raconterai pas qu’il a mis dix plombes pour laver du riz en en renversant la moitié dans l’évier et en s’énervant tout seul. Je ne peux décemment pas écrire que je lui avais fait remarquer que je souhaitais manger du riz blanc et non des frites après qu’il ait ajouté une quantité non négligeable d’huile d’arachide et de sésame dans la casserole. Une fois le riz cuit, je lui ai juste indiqué, innocemment et sans me moquer, qu’il ne fallait pas le mélanger avec une cuiller mais avec une fourchette et je me suis pris dans les dents :</p>
<p>« Gna gna gna je fais toujours tout maaaal ahhrg gna gna gna. ».</p>
<p>Et le nain se casse en boudant, en laissant le riz à l’huile sur le feu. Au bout de 5 grosses minutes, toujours pas de Snooze. Le riz empeste et commence à noircir. Une odeur de graillon se répand dans tout l’appartement. Et moi, je balance tout illico dans les cabinets avant de mourir asphyxié, question de survie et surtout de bon sens sanitaire.</p>
<p>Un peu plus tard, il est revenu la bouche en cœur en criant sur la pauvre petite chose fragile que je suis:</p>
<p>« gna gna gna tu n’as quand même pas jeté le riz que je j’ai mis plus d’une heure à préparer. gna gna gnaaaahh »</p>
<p>Et que le nain crie « ouh la la, je suis en colère, ouh la la je claque les porte pour monter que je suis en colère, ouhlala je me suis écaillé un ongle…et que moi, je m’en branle de ses crises. Et bien oui, je l’avais jeté. Et si je devais le refaire, je le referais avec encore plus de plaisir. De toutes les façons, son fichu riz à l’huile était immangeable. Et s’il est assez couillon pour mettre 45 mn à faire cuire du riz et surtout à rater la cuisson, il n’a qu’a se casser bouffer un hamburger chez Quick. </strike></p>
<p>Nous avons donc assisté à la projection de <strong>Romanzo criminale</strong>. Une foule imposante patientait devant les portes de la salle. Nous rentrons enfin. La moitié des sièges est réservée aux VIP. Les salauds de pauvres bénéficient des places à l’avant, à l’arrière ou sur les côtés. Nous optons pour l’option « sous-titres en plein dans la tronche».</p>
<p>Le film est réalisé par Michele Placido et adapté du roman éponyme de Giancarlo de Cataldo. Le roman est inspiré de faits réels. Nono était tout excité à l’idée de rencontrer Kim Rossi Stuart.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/rc2.jpg" alt="null" /></center></p>
<p>Toute l’équipe du film s’était déplacée. Nikos Aliagas, fraîchement débarqué de LCI <strike>de sa lampe à bronzer</strike>, s’est transformé en Monsieur cinéma et  a interviewé le réalisateur et les acteurs. L’équipe est sympathique et se prête au jeu. Chacun raconte ses anecdotes. C’est la grande famille du cinéma. Anna Mouglalis, surmaquillée, ressemble à un panda. Kim Rossi Stuart ne décroche pas un mot. Je retiens Nono, prêt à bondir sur son bel Italien. Ah, il parait que Vincent Cassel se trouve dans la salle. Ma voisine commence à tortiller du cul.</p>
<p><center><img src="http://chondre.free.fr/images/rc.jpg" alt="null" /></center><br />
<em>Patrizia (Anna Mouglalis), Roberta (Jasmine Trinca), Nikos Aliagas, Michele Placido, Dandy (Claudio Santamaria), le Libanais (Pierfrancesco Favino) et enfin Freddo (Kim Rossi Stuart)</em></p>
<p>Le film débute enfin. L’action se déroule à Rome au tout début des années 70. Une bande d’adolescent vole une voiture et renverse un agent. La police les prend en chasse. Un enfant succombe, un s’enfuit (Dandy), et les deux autres sont arrêtés (le Libanais et Freddo). Quelques années plus tard, ils sortent de prison. Le trio décide de récidiver en kidnappant un bourgeois local et en demandant une forte rançon, qu’ils décident d’immédiatement réinvestir dans le trafic de drogue et la prostitution. Mais pour cela, ils doivent faire le ménage dans la capitale. Les parrains locaux sont liquidés un à un, la bande s’allie à la Mafia et gagne la protection de hauts fonctionnaires de l’état. Le Libanais devient le chef du réseau. Dandy et Freddo succombent aux charmes de Patrizia et de Roberta. Rome est à leurs pieds. Après la gloire, le déclin. La petite bande est harcelée par la police. L’appât du gain, les vengeances et les envies de pouvoir vont avoir raison des trois compères et de leurs associés. L’histoire va se terminer dans un bain de sang.<br />
Michele Placido a brillement résumé 20 ans d’histoire italienne. Les images d’archive se mêlent à la fiction. Assassinats et attentats s’enchaînent. Le film est violent. On se prend d’affection pour les personnages. Nous avons souvent fait la grimace, notamment lors des scènes de meurtres à l’arme blanche. On en a pris plein la gueule pendant plus de 2h30.</p>
<p>Nono est sorti rapidement de la salle en espérant retrouver son bel Italien. Peine perdue, il était parti depuis fort longtemps.</p>
<p>PS: Bon anniversaire <a href="http://www.samantdi.net/">Samantdi</a>!  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/king.gif" alt=":king_tb:" /></p>

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