J’ai une passion pour les films asiatiques et pour la Chine. C’est donc avec un double plaisir que je me suis rendu dans mon cinéma préféré assister à une projection de Still Life de Jia Zhang Ke, film ayant obtenu le lion d’or lors du dernier festival international du cinéma de Venise. L’action se passe en amont du barrage des Trois Gorges, à environ un millier de kilomètres à l’ouest de Shanghai. San Ming (Zhao Tao) débarque à Fengje. Il est à la recherche de sa femme et de sa fille et ne possède qu’une adresse écrite sur un vieux morceau de papier. Sa femme s’est enfuie seize ans auparavant. Il l’avait alors acheté 5000 Yuans (environ 500 Euros). Il demande son chemin à un motard qui l’amène sur une rive. Le quartier qu’il recherche a été englouti suite à la construction du barrage des Trois Gorges. Il va pourtant tenter par tous les moyens de les retrouver. Lire la suite du billet
Je me suis fait avoir en beauté par le titre de ce film Chinois. La Cité Interdite. C’était écrit en gros. Cela devait être bien. Forcément. Zhang Yimou avait déjà commis « Hero » et les acteurs principaux, Gong Li et Chow Yun Fat (Le syndicat du crime, Tigre et Dragon, et bientôt dans le dernier volet de la trilogie Pirates des Caraïbes), avaient déjà fait leurs preuves. La bande annonce était également alléchante. Et pourtant, je crois avoir vu le plus mauvais film de ces derniers mois. Même « Mortal Kombat » m’avait procuré à l’époque plus de plaisir. Tout était mauvais. L’interprétation, l’histoire, les costumes et les décors (qui n’étaient hélas pas de Donald Cardwell, ni de Roger Harth). Lire la suite du billet
Hier soir, c’était une chouette d’avant-première en compagnie de Jean-Pierre Darroussin et de la belle Valérie Stoh.
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie, Charles Benesteau décide un beau jour de quitter sa famille et ses privilèges et de s’installer seul rue Saint-Maur dans un modeste appartement. Sa sœur et ses deux frères tentent par tous les moyens de convaincre Charles de faire marche arrière. Comment une personne issue de la haute bourgeoisie peut-elle sombrer comme cela et côtoyer les salauds de pauvres ? C’est également la question que se pose sont ex-femme, son fils et sa maitresse. Charles s’en fout. Il parvient très facilement à s’abstraire du réel en ne vivant pas la situation qui existe autour de lui. Il est ailleurs. Lire la suite du billet
Mais pourquoi me suis-je laisser embarquer dans une pareille aventure ? Snooze a réussi à me convaincre. Je suis allé voir « Des serpents dans l’avion » en sa compagnie. L’incroyable Fabien est venu nous rejoindre, accompagné de son ami Pablo.
Sean Jones (Nathan Phillips) est un étudiant Hawaïen témoin du meurtre d’un procureur de Los Angeles. Les sbires d’Eddie Kim,caïd de la mafia locale, retrouvent sa trace et décident de le supprimer, sans succès. L’agent spécial Neville Flynn (Samuel L. Jackson) arrive à temps et le sauve des griffes d’une bande de tueurs. Il réussi facilement à convaincre Sean de témoigner contre Kim. Pour cela, il doit se rendre par avion à Los Angeles. Lire la suite du billet
C’est dans le cadre du label des spectateurs UGC que nous nous sommes rendus à l’avant première du film « Je vais bien, ne t’en fais pas » réalisé par Philippe Lioret (Mademoiselle, Tenue correcte exigée).
Lorsqu’on se rend à ce genre de projection, on ne connaît pas le titre du film. Et cela peut être le meilleur, comme le pire. Je n’avais pas de préférence particulière sauf celle de ne pas voir « des serpents dans l’avion ». En même temps, ce genre de label est décerné le plus souvent à des films français. On nous remet un formulaire et un petit crayon à rendre à la sortie. Bingo, pas de serpent mais une comédie dramatique française.Lili (Mélanie Laurent) a 19 ans. Elle rentre de Barcelone en car. Elle y a passé ses vacances et y a rencontré Léa (Aïssa Maïga). Les parents de Lil (Kad Merad et Isabelle Renauld) l’attendent à la gare routière. Ils rencontrent le petit ami de Léa, Thomas (Julien Boisselier). Lire la suite du billet
Semaine passée dans les salles obscures. Après « Quatre étoiles », « Comme t’y es belle », « X-Men 3 », « Volver », « Le Caiman », « Marie Antoinette », de Sofia Coppola.
J’ai été étrangement touché par cette mise en scène très originale de la vie de Marie-Antoinette à Versailles. Je me suis rendu compte, en parcourant la biographie de Zweig, que je ne connaissais finalement pas l’histoire tragique de cette femme. Même si le film de Coppola est édulcoré, il me semble très proche de la réalité. Lire la suite du billet
Le week-end du premier mai fut véritablement merdique. Trop d’angoisse liée au boulot. Tic-tac, tic-tac, tic-tac. J’ai regardé défiler les heures qui me rapprochaient du mardi matin. Tic-tac. Les demi-journées filaient comme des heures. Le temps glissait comme du sable entre des doigts et je ne pouvais pas le retarder.
J’ai essayé de me distraire en tentant de mater des films très cons au cinéma. Rien ne pouvait me faire oublier mes soucis. Et en plus, j’ai reçu une lettre. Cela devait être pour me souhaiter une bonne fête.
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Je vais très souvent au cinéma. J’ai toujours envie de pisser à la sortie. J’essaye donc de me rendre aux toilettes le plus rapidement possible après la fin du film. Problème. Les cerbères des salles UCG bloquent systématiquement l’entrée des toilettes aux spectateurs, la palme revenant à l’UCG cité ciné des Halles. Lire la suite du billet
Après une très courte nuit, nous avions eu la connerie de donner rendez-vous dimanche matin au Docteur Nono pour aller voir « V pour Vendetta ». La connerie ne fut pas d’y aller avec le petit Nono, mais de se rendre à la séance de 10h00. J’avais la tête dans le cul et je n’ai pas vraiment profité de la séance (même si pour une fois, je n’ai pas pioncé). Lire la suite du billet
Le Docteur Nono et moi-même sommes sortis hier soir sans nos maris respectifs. Et ça fait vraiment du bien de discuter entre copine. Son ‘ro batard était encore en mission en Thaïlande, et le mien participait à son émission de radio hebdomadaire. De toutes les façons, Snooze ne serait pas venu. Nous ne nous adressons plus la parole depuis dimanche soir.
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J’ai vu un OVNI cinématographique. « La mort de Dante Lazarescu » est un film roumain réalisé par Cristi Puiu. Le réalisateur est venu présenter son long-métrage jeudi soir à l’UGC cité ciné des Halles, en compagnie de (la superbe) l’actrice Luminta Gheorghiu (que l’on pourra bientôt voir dans la seconde saison de Lost).
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Retour ce vendredi au fameux UGC Cité Ciné de Bercy. La foule est moins nombreuse et surtout moins agitée. Les spectateurs semblent plus disciplinés. Snooze et moi-même avons décidé d’aller voir le fameux (et sulfureux) Mr et Mrs Smith, film de Doug Liman, le réalisateur de la mémoire dans la peau.
Mr et Mrs Smith sont mari et femme depuis cinq ans, six en fait, et tueurs à gages tous les deux. Ils travaillent pour des organisations concurrentes, chacun ignorant tout du véritable métier de son conjoint. Le soir venu, ils forment un couple très ordinaire. Le jour où leurs employeurs respectifs les engagent sur la même cible et qu’ils se découvrent adversaires, leurs scènes de ménage deviennent alors explosives.
Leurs vies vont radicalement changer quand ils se retrouvent sur le même contrat. Chacun doit alors éliminer l’autre au plus vite pour exécuter son travail, c’est la règle. Ils se battent par raison, parce qu’ils se sentent trahis, et non pas parce qu’ils ne s’aiment plus. On rentre alors dans une sorte de parade amoureuse sado-masochiste. A aucun moment ils ne semblent cesser de s’aimer. C’est une gigantesque scène de ménage armes aux poings. On est finalement loin de la guerre des Roses. Les Roses se détestent jusqu’à la mort, le film est plus psychologique, ce n’est pas un vrai film d’action.
Le casting est très alléchant et fait parler de lui depuis quelques temps. Le but de ce film est de divertir, amuser, et impressionner le spectateur. Hyper-rythmé, ce film est ponctué de scènes d’actions totalement irréalistes mais très fortement agréables à regarder. Les deux acteurs principaux sont beaux, drôles et jouent divinement bien. Ils semblent très complices. Personnellement, je n’ai nullement vu Lara Croft, ni encore une fois la guerre des Roses. J’ai été saisi par le charme et la prestance d’Angelina Jolie. C’est vraiment une bombe (Snooze dirait encore que je suis un hétérosexuel refoulé). Les critiques ne sont pas bonnes. Rien à battre, j’ai passé un très bon moment.
Samedi soir passé chez « Lolo et Doudou », amis de Céciloo. Couple incroyable, épanoui, drôle, ouvert d’esprit et adorable, c’est toujours un réel plaisir de passer une soirée en leur compagnie. Nous nous sommes retrouvés pour fêter les 32 ans de Doudou, en comité un peu plus réduit que d’habitude. Le thème de la soirée était la Gay Pride. Lolo avait entre autre invité le Parain de sa charmante petite fille et son ami, ainsi qu’un autre couple homo. La soirée a été rythmée par une quantité incroyable de morceaux has-been issus des années 80, morceaux fétiches de Lolo (je suis également fan), et par la formidable chaîne câblée, « Télé mélodie ». Ayant l’impression d’avoir été sournoisement « truithoné », je suis parti courir de très bonne heure le lendemain matin.
Fin de week-end tranquille. Snooze me convainc de le suivre pour aller voir « Shaun of the dead ». Je ne suis pas très chaud n’ayant pas un tropisme inné pour ce genre de film. Shaun a presque trente ans et est un glandeur. Petit, rouquin, bouille ronde et bouc, il est vendeur dans un magasin d’électronique. Entre l’appartement sordide et crade qu’il partage avec ses deux meilleurs potes et le temps qu’il passe avec eux au pub ou à jouer avec sa playstation, Liz, sa petite amie, n’a plus beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s’engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Pour Shaun, c’est une catastrophe. Il sait à quel point il l’aime et il est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Maintenant que Shaun s’est juré de protéger Liz et ceux qu’il aime contre le fléau, plus rien ne pourra l’arrêter, pas même une armée de morts-vivants.
Il décide à l’aide de son meilleur ami d’aller chercher et sauver sa mère et son ex-fiancée. Il a une idée de génie : se retrancher dans son pub préféré. Ce film est un véritable OVNI cinématographique. C’est une formidable comédie non familiale et non correcte à l’anglaise. Il y a de bonnes grosses envolées gores, et les situations grotesques et burlesques s’enchaînent. Ce pastiche de « La Nuit Des Morts-vivants » et très certainement la bonne surprise de l’été avec « My Summer of Love », autre film britannique. Cependant, je ne pense par aller voir le très attendu « Land of the dead ». Alors que Shaun mélange comédie et fantastique, Land of the dead semble être un film un peu plus sérieux. Ce n’est pas le même registre, et je suis trop émotif. Il y a des limites.
Ambiance grand soir à l’UGC Ciné Cité de Bercy. La queue est remplie de personnes n’ayant pas l’habitude de fréquenter les salles obscures. C’est le film de l’été, on y va en famille. Une petite grosse crie sur son père et son petit frère et place un « merdeuh », deux « féchié » et trois » zob » par phrase. Même chose pour la meilleure amie accompagnant la famille. La sortie familiale se transforme en soirée réglage de compte.
On se bouscule, on essaye de doubler le plus possible, les bras sont remplis de pop corn et de soda. Ambiance stade du Heysel à l’ouverture des barrières. On se précipite sur le premier fauteuil venu.
Et tout ça pour voir les 4 fantastiques. Comme beaucoup d’enfants, j’ai été baigné dans mon enfance par les publications Marvel. J’attendais avec impatience la sortie de Strange, Titan, et surtout Stange special origines avec en vedettes les fameux X-Men. Bien entendu, à chaque adaptation cinématographique de mes super-héros préférés, je me laisse avoir, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas bien précis, c’était vraiment pour de pire.
Tout commence mal. Les lumières ne sont pas éteintes. Le générique débute sous les sifflets des spectateurs. Les sous-titres sont illisibles.
Après cinq bonnes minutes de « remboursez », la salle est enfin obscure.
Reed Richards s’apprête à réaliser le rêve d’une vie et explorer le cœur du cosmos pour percer les mystères de nos origines et en faire profiter le genre humain. Une station spatiale est construite et financée par le Richissime Von Doom, fiancé de Sue Storm (sœur de Johnny et amie de Ben). Tout ce beau monde embarque dans une navette, direction la fameuse station. Quelques heures après leur arrivée, Richards constate une erreur timing. Quelques instants plus tard, la station spatiale s’engouffre dans un épais nuage de particules radioactives. Les codes génétiques des cinq astronautes (Von Doom inclus) en sont altérés à jamais.
De retour sur Terre, les effets des radiations ne tardent pas à se manifester. Le corps de Reed a acquis une élasticité surhumaine et peut désormais prendre n’importe quelle forme. Leader du groupe, le savant se voit attribuer le surnom de « Mr. Fantastic ». Sue Storm, capable de se rendre invisible et d’engendrer de puissants champs énergétiques, devient « la Femme Invisible ». Johnny, en raison de ses propriétés pyrotechniques, se fait appeler « la Torche Humaine ». L’infortuné Ben, transformé en géant de pierre, devient « la Chose ».
Surmontant leurs drames personnels, unissant leurs superpouvoirs, les quatre rescapés se découvrent une nouvelle raison de vivre : protéger New York contre toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. Oui Madame.
Lorsqu’un film s’attache à raconter la genèse de super héros, l’histoire passe au second plan car les trois quarts du film sont réalisés pour mettre en place les personnages. Ce fut le cas pour Spiderman ou les X men. Le second opus peut alors mieux se concentrer sur l’histoire et les scenarii sont généralement de meilleure qualité. Ce fut bien évidemment et malheureusement le cas dans ce film. Si l’on ajoute des dialogues gras, une musique à chier, l’absence d’émotion et des acteurs mal castés, on ressort heureux de posséder une carte illimitée. Seul point positif : les pectoraux et la gueule d’ange de Chris Evans.
Ce matin, je me suis réveillé brusquement : j’avais une irrésistible envie de moule.
Cela me prend comme ça.
J’ai déjà fait marcher Snooze pendant des heures un dimanche après-midi pour trouver du chocolat. Nous sortions alors de l’exposition Moebius/Miazaki et mes récepteurs phospho-tyrosine-kinase-cacao frétillaient. Après deux bonnes heures de marche dans Paris, impossible de mettre la main sur du chocolat noir capable de me sustenter. De Saint-Honoré à la Madeleine, des Grands Boulevards à la place de la République…et enfin la place de la Nation ou nous avons finalement trouvé du très mauvais chocolat hors de prix.
Ce samedi était donc la journée Moule. C’était également la journée « Escape from our immeuble » car notre concierge (qui est une vraie concierge) avait organisé la soirée des voisins. Et nous n’avions pas envie d’y participer car, même si nous adorons notre immeuble, nous n’avions pas spécialement envie de partager une soirée avec tous nos voisins, surtout avec les gros connards du premier étage. Il nous fallait donc justifier notre absence auprès le Madame L.
Nous avions donc malheureusement un anniversaire. Cécile et Jean-Guimauve étaient supposés participer à un barbecue et Aude n’était pas sur Paris.
Journée pétasse en perspective. Gros achats à la Fnac, et passage obligé chez Léon de Bruxelles. Ce n’est pas le meilleur restaurant de Paris. Cependant, on peut y manger de bonne grosses moules baveuses en cocotte. Puisqu’il fallait rentrer le plus tard possible pour ne pas se faire griller par les voisins qui bouffaient dans la cour de l’immeuble, nous avons décidé de terminer la soirée au cinéma. Direction Bercy et matage de « Baby-Sittor ».
Ce film ne fut pas que l’on pourrait appeler un film d’auteur. Juste un film Disney pour mettre en valeur Vin Diesel (donc Snooze est fan) et le sortir de ses rôles de grosse brute hormonale. Pari curieusement remporté car le film tient la route. Nous ne faisions pas partie du public cible mais je ne me suis pas endormi, ce qui est plutôt un exploit vue l’heure tardive.
Nous sommes finalement rentrés à la maison et surprise, tout l’immeuble nous attendait. Monsieur et Madame L étaient torchés. Il a fallu participer à la fin de la sauterie et faire du social jusqu’à deux heures du matin. Coup de téléphone à Cécile pour qu’ils prolongent leur soirée et ne se fassent pas griller comme nous. Les policiers sont arrivés peu après notre départ, ce qui a mis fin à la petite fête.
Snooze et moi-même avons décidé de faire un tour au Club-Med Gym en sortant du boulot (de bonne heure, ça change). Marre des dossiers et de la pression. Tout cela ressemble à un début d’été ou la fréquence des sonneries du téléphone commence à ralentir (même si pour l’instant ce n’est pas le cas, c’est même plutôt l’inverse). Ambiance surréaliste ou je bouge mon cul dans tous les sens, rythmé par des « chansons » pop accélérées par le prof de sport. Une heure plus tard, on se casse car ce soir, avant-première…oui Médéme. Avant première de “My Summer of Love”.
Nous ne connaissions ni le film, ni le réalisateur. Aucun acteur n’est connu. Ce film a apparemment reçu le trophée du meilleur film Britannique pour 2005.
Mona (Emily Blunt), 16 ans, vit seule avec son frère aîné Phil (Dean Andrews) dans un village du Yorkshire. Entre ses aventures sans lendemain et ce frère en pleine crise mystique, elle s’ennuie ferme. Leurs parents possédaient un pub, le Swan. Phil, après avoir commis quelques larcins et avoir passé un peu de temps sous les barreaux a transformé le pub en temple évangélique. Il est entouré d’allumés et sa soeur devient un peu hystérique. Les choses changent le jour où elle rencontre Tamsin (Paddy Considine), une jolie jeune fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle. Celle-ci fascine aussitôt Mona. Tamsin la prévient de suite: elle a une mauvaise influence sur les autres mais qu’importe, Mona est charmée. Elles vont passer tout l’été ensemble.
J’ai particulièrement savouré le côté langoureux du film. On est vite emporté par la bande originale très planante, les chants d’oiseaux et les cricris d’insectes nous plongent dans cet été si calme. Il n’y a rien à faire, sinon vivre tout simplement. On boit, on fume, on discute, on pleure, on passe du temps avec ses amis.
Le sentiment amoureux entre ces deux jeunes femmes est ici décrit de façon pudique, intense et surtout sincère. La tension monte progressivement et dangereusement pendant tout le film. On a peur, on est certain qu’il va se passer quelque chose de grave. On imagine tout et n’importe quoi, on se plante.
Le réalisateur (Paul Pavlikovsky), parlant un français impeccable, était présent à la fin de l’avant-première. Il s’est apparemment très librement inspiré du roman de Helen Cross qui semble bien plus compliqué et profond. Mais on s’en fout car on ressort ému et attendri. On a reçu pendant plus d’une heure ½ un maximum d’émotion et d’amour. Vive l’adolescence (jamais je n’aurais pensé dire ça un jour…)




