J’ai emménagé le 31 octobre 1998 dans mon petit appartement situé sur le boulevard de Picpus. J’avais économisé une année entière pour pouvoir m’installer correctement. J’avais quasiment pensé à tout. J’étais en deuxième année de thèse et mon allocation de recherche allait enfin pouvoir me permettre de m’émanciper. Lire la suite du billet
Longtemps je me suis couché de bonne heure.
L'important, c'est la santé, Souvenirs 27 Commentaires »
Cette phrase me correspond parfaitement. Je me lève à l’aube, suis plutôt hyperactif le matin et mes paupières commencent à être lourdes peu après le dîner. Je suis d’une humeur de chien si par malheur je me réveille après 10h00 le week-end. J’ai ainsi l’impression d’avoir connement gâché ma matinée.
Du côté de chez Snooze, c’est tout l’inverse. Il ne se couche généralement pas avant 2h00 du matin. Lorsque je pars travailler, j’appuie tout doucement sur son nez comme pour arrêter la sonnerie du réveil (son surnom vient de là), lui fais un petit bisou et lui dis : Lire la suite du billet
Il y a une sorte d’émulation dans mon agence. C’est à celui qui arrivera le plus tôt, qui repartira le plus tard, ou celui qui écrira le plus de rapport. Chose nouvelle depuis l’année dernière, c’est également à celui qui aura le plus de diplômes en quantité, mais pas forcément en qualité. Je suis donc bien naturellement rentré dans l’engrenage. Mon Boss m’avait initialement proposé de faire un master, mais je n’ai pas eu la force de m’engager dans cette aventure. J’ai choisi une voie plus douce. En apparence seulement. Un diplôme universitaire supposé m’aider au quotidien. Snooze et Nono l’avaient déjà passé et obtenu brillamment pour Nono, en septembre pour Snooze. Je dois rendre mes devoirs tous les vendredis soir. Cependant, mes plans tournent au vinaigre. Je pensais qu’en travaillant un minimum je pouvais facilement obtenir ce fameux « sésame ». Je dois malheureusement passer de nombreuses heures en semaine et le week-end à m’arracher les cheveux et pester contre moi-même. Lire la suite du billet
Quand j’étais petit, les vacances se déroulaient très simplement.
Je partais chez mon père à la Toussaint, une semaine lors des fêtes de fin d’année, pendant les vacances de février et un mois en été. Je suivais toujours le même rituel. Je prenais le train de 18h53 en direction de Dijon le vendredi soir. J’arrivais à Tonnerre deux heures plus tard. Mon père était toujours en retard. Je m’asseyais sur ma valise et j’observais les voyageurs, les embrassades, les départs de taxis. Je me retrouvais toujours le dernier. Mon père arrivait finalement. Il sortait de la voiture, m’embrassait et déposait ma valise dans le coffre. Il fallait encore parcourir une vingtaine de kilomètres avant d’arriver à la maison, non loin de Noyers sur Serein. Lire la suite du billet
Cette histoire remonte à l’été 1991. Je devais rester près de deux longs mois dans ce service de psychiatrie. Cela ne m’enchantait guère. Je me souviens parfaitement de mon arrivée. Il faisait nuit, la chaleur était étouffante. Il y avait des barreaux aux fenêtres et il fallait sonner pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Face à l’entrée, un vieil escalier se dressait devant les visiteurs. La rampe était prolongée par un grillage pour éviter toute tentative de suicide. Lire la suite du billet
La vache, animal sacré de l’hindouisme, mythique depuis la nymphe « Io » aimée de « Zeus », symbole nourricier et star des transhumances, animal riant, n’est-elle pas une idéale porteuse de messages de tolérance, de partage, de paix, de ténacité, de joie, d’encéphalite? En gros, une vache, c’est vraiment sympathique et surtout un bon morceau bien tendre(dixit le site internet de la CowParade).
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Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, nous formions un groupe d’amis véritablement inséparables.
Officiellement, nous étions un groupe de cinq célibataires. Nous faisions partie de la daske company. Officieusement, je sortais déjà avec Snooze. Nous n’avions pas annoncé notre union. Nous ne savions pas comment les autres allaient réagir. J’avais peur de leur annoncer. Putain, comme c’est dur le coming-out, pour la famille, comme pour les amis. Lire la suite du billet
… mais souvent, on se rend compte que c’est un peu couillon.
Chaque fois que je retourne chez ma mère, je ne résiste jamais au plaisir de me replonger dans mes souvenirs d’enfance. Je retourne dans ma chambre et j’ouvre les portes de la grande armoire normande. Je retrouve un vieux cahier, j’écoute un vinyl tout rayé, ou je me replonge dans un livre ou une bande-dessinée. Lire la suite du billet
Les dents de la merde
Groovy, Shaggy, Wizz, L'important, c'est la santé, Souvenirs 21 Commentaires »Moi aussi, comme Samantdi, j’ai des implants.
J’ai toujours été complexé par mes quenottes. Je ne les trouvais pas droites, pas blanches. En un seul mot, très moches. Maryse, mon amie dentiste, m’a convaincu de remédier à ce problème il y a exactement trois ans.
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Je me souviens avec beaucoup de tendresse et de mélancolie de cette douce époque. Je travaillais de garde à la pitié. J’avais été affecté en Neurochirurgie. Le boulot était très dur. J’étais arrivé un jour de grande garde. Tous les accidentés de la région parisienne arrivaient dans notre service. Je me souviens encore du crâne défoncé d’un homme, gisant sur un brancard. Je ne pensais pas être capable de tenir deux longs mois dans un tel environnement. Lire la suite du billet
Ceci est ma petite contribution au club des couettes et houpettes initié par la Princesse Leia-j’ai-un-donut-de-chaque-côté-de-la-tête.
Je n’avais pas de couette à l’époque (je n’en ai toujours pas) mais une sacrée tignasse blonde sous mon déguisement de petit chaperon rouge. En fait, j’avais la même coupe que Danielle Gilbert lorsqu’elle présentait encore « Midi-Première ». Et puis j’étais à côté de ma balançoire rouge. Rhalala, je l’aimais vachement cette balançoire. Lire la suite du billet
Il faisait très chaud. Nous nous baladions dans le parc entourant le temple du ciel. Personne ne se risquait à lézarder sous le soleil. Les promeneurs recherchaient la fraîcheur sous les arbres. Soudain, il est apparu, tout de blanc vêtu. Il portait un chapeau. Il se mit à chanter de vieux refrains chinois. Il souriait. Il commença à danser devant nous. Son regard était étrange, troublant, inquiétant. Il ressemblait à Didi, le fils de Wang Jen-Ghié, piqué par une fléchette au radjaïdjah dans le « Lotus Bleu ».
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Dernières réflexions sur mon père avant de terminer chez Mireille Dumas ou de prendre des médicaments qui font voir les éléphants rose ou de commencer à fumer des cigarettes qui font rire et merde le titre est encore trop long
Souvenirs 1 Commentaire »J’ai beaucoup pensé à la relation entretenue avec mon père ces derniers jours. J’ai tenté de décrypter, décortiquer, analyser chaque instant passé en sa compagnie. Avais-je fait quelque chose de répréhensible ? M’étais-je mal comporté ? J’ai finalement réussi à isoler trois périodes principales.
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Nous vivions nos dernières heures à Beijing. Nous étions rentrés par hasard dans cette maison de thé, située entre la cité interdite et le temple du ciel. L’atmosphère semblait chaleureuse. La décoration intérieure était sobre. Les meubles étaient recouverts de bois rouge foncé. Le parquet brillait. La maison était divisée en plusieurs petits salons. Une vendeuse se tenait à la disposition des visiteurs dans chaque alcôve. Elle était assise derrière un bureau. Ce n’était pas qu’une question de vente. Le thé était précieux. Il fallait connaître son histoire. Il fallait apprendre à l’aimer. Il se méritait. Lire la suite du billet
Nous avions décidé de passer la journée sur La Digue. Nous souhaitions nous rendre à Anse source d’argent. Les habitants de l’île racontaient fièrement que cette plage était la plus belle du monde. Avant d’atteindre l’endroit paradisiaque, il fallait traverser une réserve. On y trouvait une cocoteraie, mais également un refuge pour tortues centenaires. Nous étions seuls au monde. Soudain, nous avons entendu des cris, des chants, de la musique. Des dizaines de personnes étaient vêtues de t-shirts rouges. Elles dansaient et buvaient du rhum et de la bière sous le soleil de midi. Les cadavres de bouteille jonchaient le sol. Lire la suite du billet




