mar 02
Ce matin je me suis réveillé avec une envie de vomir.
J’ai pensé à mon père toute la nuit. Encore une maudite insomnie. Je me suis réveillé le cœur rempli de dégoût, de pitié et de colère.
Plus le temps passe, plus je me rends compte qu’il est certainement responsable d’une partie de mes problèmes existentiels. Cela peut faire sourire. Ne pas s’accepter physiquement, intellectuellement ou moralement parce que votre référent vous a rabaissé pendant des années. Lire la suite du billet
fév 09
J’ai emménagé le 31 octobre 1998 dans mon petit appartement situé sur le boulevard de Picpus. J’avais économisé une année entière pour pouvoir m’installer correctement. J’avais quasiment pensé à tout. J’étais en deuxième année de thèse et mon allocation de recherche allait enfin pouvoir me permettre de m’émanciper. Lire la suite du billet
fév 05
Cette phrase me correspond parfaitement. Je me lève à l’aube, suis plutôt hyperactif le matin et mes paupières commencent à être lourdes peu après le dîner. Je suis d’une humeur de chien si par malheur je me réveille après 10h00 le week-end. J’ai ainsi l’impression d’avoir connement gâché ma matinée.
Du côté de chez Snooze, c’est tout l’inverse. Il ne se couche généralement pas avant 2h00 du matin. Lorsque je pars travailler, j’appuie tout doucement sur son nez comme pour arrêter la sonnerie du réveil (son surnom vient de là), lui fais un petit bisou et lui dis : Lire la suite du billet
déc 02
Il y a une sorte d’émulation dans mon agence. C’est à celui qui arrivera le plus tôt, qui repartira le plus tard, ou celui qui écrira le plus de rapport. Chose nouvelle depuis l’année dernière, c’est également à celui qui aura le plus de diplômes en quantité, mais pas forcément en qualité. Je suis donc bien naturellement rentré dans l’engrenage. Mon Boss m’avait initialement proposé de faire un master, mais je n’ai pas eu la force de m’engager dans cette aventure. J’ai choisi une voie plus douce. En apparence seulement. Un diplôme universitaire supposé m’aider au quotidien. Snooze et Nono l’avaient déjà passé et obtenu brillamment pour Nono, en septembre pour Snooze. Je dois rendre mes devoirs tous les vendredis soir. Cependant, mes plans tournent au vinaigre. Je pensais qu’en travaillant un minimum je pouvais facilement obtenir ce fameux “sésame”. Je dois malheureusement passer de nombreuses heures en semaine et le week-end à m’arracher les cheveux et pester contre moi-même. Lire la suite du billet
nov 26
Quand j’étais petit, les vacances se déroulaient très simplement.
Je partais chez mon père à la Toussaint, une semaine lors des fêtes de fin d’année, pendant les vacances de février et un mois en été. Je suivais toujours le même rituel. Je prenais le train de 18h53 en direction de Dijon le vendredi soir. J’arrivais à Tonnerre deux heures plus tard. Mon père était toujours en retard. Je m’asseyais sur ma valise et j’observais les voyageurs, les embrassades, les départs de taxis. Je me retrouvais toujours le dernier. Mon père arrivait finalement. Il sortait de la voiture, m’embrassait et déposait ma valise dans le coffre. Il fallait encore parcourir une vingtaine de kilomètres avant d’arriver à la maison, non loin de Noyers sur Serein. Lire la suite du billet
avr 28
Cette histoire remonte à l’été 1991. Je devais rester près de deux longs mois dans ce service de psychiatrie. Cela ne m’enchantait guère. Je me souviens parfaitement de mon arrivée. Il faisait nuit, la chaleur était étouffante. Il y avait des barreaux aux fenêtres et il fallait sonner pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Face à l’entrée, un vieil escalier se dressait devant les visiteurs. La rampe était prolongée par un grillage pour éviter toute tentative de suicide. Lire la suite du billet
avr 26
La vache, animal sacré de l’hindouisme, mythique depuis la nymphe “Io” aimée de “Zeus”, symbole nourricier et star des transhumances, animal riant, n’est-elle pas une idéale porteuse de messages de tolérance, de partage, de paix, de ténacité, de joie, d’encéphalite? En gros, une vache, c’est vraiment sympathique et surtout un bon morceau bien tendre(dixit le site internet de la CowParade).
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avr 10
Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, nous formions un groupe d’amis véritablement inséparables.
Officiellement, nous étions un groupe de cinq célibataires. Nous faisions partie de la daske company. Officieusement, je sortais déjà avec Snooze. Nous n’avions pas annoncé notre union. Nous ne savions pas comment les autres allaient réagir. J’avais peur de leur annoncer. Putain, comme c’est dur le coming-out, pour la famille, comme pour les amis. Lire la suite du billet
mar 11
… mais souvent, on se rend compte que c’est un peu couillon.
Chaque fois que je retourne chez ma mère, je ne résiste jamais au plaisir de me replonger dans mes souvenirs d’enfance. Je retourne dans ma chambre et j’ouvre les portes de la grande armoire normande. Je retrouve un vieux cahier, j’écoute un vinyl tout rayé, ou je me replonge dans un livre ou une bande-dessinée. Lire la suite du billet
mar 02
Moi aussi, comme Samantdi, j’ai des implants.
J’ai toujours été complexé par mes quenottes. Je ne les trouvais pas droites, pas blanches. En un seul mot, très moches. Maryse, mon amie dentiste, m’a convaincu de remédier à ce problème il y a exactement trois ans.
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