Je n’ai pas spécialement envie de m’étendre sur mes états d’âme, mais force est de constater que je navigue en période trouble depuis quelques jours. Bilan de fin d’année, bilan de trentenaire ou bilan de pré-déprime hivernale, je n’en sais rien. Je sais par contre que mon activité professionnelle est de plus en plus prenante et que je suis de moins en moins certain d’avoir les épaules assez solides pour tout supporter. Il y a toujours eu une émulation positive dans mon unité. Rien à voir avec un quelconque léchage de cul ou l’aiguisage d’un dentier acéré. Non. Juste une envie d’apprendre, d’être confronté à différentes missions, d’interagir avec de nombreux interlocuteurs et surtout d’éviter la monotonie dans le travail. Il y a aussi l’envie d’être écouté, d’être suivi, de peser dans la balance. Mais surtout, à l’heure où l’on parle de travailler plus pour gagner plus, mon domaine d’activité à un petit quelque chose en plus, l’éthique. Cela me plait bien de penser ça. Lorsque j’observe ce qui se fait parfois dans le milieu, j’ai parfois envie de vomir. Lire la suite du billet
Les vieux et moi (ou comment je vais gagner l’élection de Miss France Samedi soir)
Souvenirs 23 Commentaires »Je tiens avant tout à préciser que ce billet ne sera pas consacré à mes nombreuses partouzes sadomasochistes dominicales avec des nonagénaires incontinents sous pilule bleue. Lire la suite du billet
« En cette période qui commence à fleurer Noël et son gros bonhomme rouge, je me demande souvent, moi qui n’ai jamais cru au Père Noël, quel effet ça fait quand on découvre que nos parents, toute notre famille, tout le monde en fait, nous ont baladés avec cette histoire à dormir debout, qu’on a été victime d’un complot d’ampleur quasi planétaire. »
Telle est la question que se pose Kozlika dans un récent billet. Mon histoire est bien loin de celle du père Noël car l’imposture du vieux barbapou bedonnant tout rouge et qui pue ne dure généralement que quelques années dans le meilleur des cas, avant qu’un ami bien intentionné ou une institutrice ne démontre que la petite souris ou les cloches ne sont que foutaises. Dans mon cas, le mensonge a duré une vingtaine d’années. Rien de bien grave toutefois. Juste un petit sentiment d’avoir été pris pour un imbécile pour d’obscures raisons. Lire la suite du billet
Lorsqu’on s’engage à s’occuper d’un animal, on ne se rend pas compte que l’univers paisible et agréable dans lequel on a pris l’habitude de vivre risque d’être dramatiquement modifié . Et c’est tant mieux car on ne s’engagerait jamais dans une telle aventure. Il est ainsi bien tentant de se laisser tenter par un petit chat ou un petit chien. Rien à voir avec une tortue ou un poisson rouge qui prennent le plus souvent le chemin du porcelaine express (les chiotes) quelques mois après leur arrivée au sein du foyer. On en prend au minimum pour dix ans à moins de craquer et de refiler la bestiole à ses parents qui n’attendent finalement que ça car ils habitent dans une grande maison bien triste depuis votre départ. Lire la suite du billet
Mille neuf cent quatre vingt douze. J’ai toujours adoré les chiffres et les chiffres pairs en particulier. Cette année m’a particulièrement marqué. Rien à voir avec l’anniversaire de la découverte de l’Amérique, le procès du sang contaminé ou l’ouverture de Disneyland Paris. Non, rien à voir. Sans être dégoulinant de nostalgie, cette année fut un tournant dans ma vie. Je me souviens encore du groupe d’amis avec lequel je passais la plupart de mon temps à la Faculté. Lire la suite du billet
Je n’aime pas participer aux chaines mais je ne peux rien refuser à mon Fcrankounet en sucre. Et puis l’initiateur n’est autre que Snèv. Cette chaine est donc du meilleur goût et de qualité. Bien loin de la chaine des touffes, déjà abordée en début de semaine dans un billet consacré à Nadine, qui ne répond plus depuis hier matin. Après une castagne lundi avec son voisin et un éventuel passage en invitée vedette dans sans aucun doute vendredi, la diarrhée mardi, la contamination de sa fille mercredi, Nadine déclencha une vilaine migraine hier matin. Après avoir ruiné sa moquette du salon en vomissant une queue de renard, Nadine s’est décidée à m’envoyer un courrier électronique m’indiquant qu’elle ne comptait pas venir travailler avant mardi prochain (sic). Lire la suite du billet
C’est en se plongeant dans la lecture d’anciens billets qu’il est possible de se rendre compte qu’un blog est souvent répétitif. Ainsi passe-t-on son temps à fêter les anniversaires en tout genre, décrire ses vacances ou présenter ses meilleurs vœux. Les mêmes mots sont souvent employés et il serait presque possible de copier coller les textes publiés d’une année à l’autre. Je me suis ainsi rendu, comme chaque année à la même époque en Corrèze, département du Limousin sauvé de l’abandon et de la désertification par des années de Chiraquisme. L’idée de passer quelques jours dans une ville triste et perdue, loin de toute civilisation (i.e. sans aucune connexion internet) me donne des ulcères. Ne pas savoir conduire une voiture me condamne à être dépendant du train et du car et m’oblige à consacrer une journée entière pour parcourir les cinq cents petits kilomètres qui séparent Paris de Bort-les-Orgues**. Lire la suite du billet
Snooze dirait que je fais une nouvelle fois preuve de lâcheté mais quitter notre appartement à certains côtés positifs. Nous sommes bien évidemment privilégiés d’avoir eu la chance d’acquérir un bien immobilier, même si nous allons massivement investir dans les nouilles à haut index glucidique pendant de nombreuses années et voyager un peu moins souvent et un peu moins loin (c’est à dire passer l’été à Bort-les-Orgues en Corrèze). Toutes les merdasses rencontrées ces derniers jours sont bien évidement anecdotiques. L’accumulation de fatigue physique et morale nous rend certainement plus sensibles et réceptifs. Nan, je ne suis pas une chialeuses (Juju, petite connasse). Lire la suite du billet
Bree van de Picpus est morte, vive Bree van de Lucien Sampaix
Groovy, Shaggy, Wizz, Souvenirs 3 Commentaires »
Ce n’était finalement qu’un déménagement. C’était en fait la première fois que je quittais mon chez moi. Lorsque je me suis installé la première fois dans le douzième arrondissement, les choses étaient différentes. Je débarquais directement du cocon maternel et ne n’avais rien en ma possession. Tout juste le contenu d’un coffre de voiture. J’avais économisé pendant toute une année pour tout flinguer un samedi matin chez Ikea. Je vivais alors dans l’appartement modèle de 28 mètres carrés. Nous avions passé tout un week-end à monter les meubles avec les fameuses clefs fournies dans les cartons. Nous avions les doigts tout gonflés à force de visser et de dévisser ces fichus Legos grandeur nature. Je me souviens de cette première soirée passée dans mon premier nid d’amour. Lire la suite du billet
Mon amitié avec Jérôme revient de loin. Snooze s’était une nouvelle fois lié avec un connard fini à la faculté de pharmacie. Je sortais avec lui depuis quelques années et il venait d’annoncer son homosexualité à nos amis proches. Jérôme venait de rentrer dans son cercle d’amis et il ne m’aimait pas car il souhaitait avoir une relation presque exclusive avec Snooze. De mon côté, je ne l’aimais pas non plus car il collait d’un peu trop près mon doudou. J’ai même pensé un moment qu’il y avait hippopotame sous caillou, mais j’ai vite découvert que plus hétérosexuel que Jérôme, cela n’existait pas. Le clash s’est vite produit. Nous nous sommes mis sur la gueule et ne nous sommes pas parlés pendant plus de quatre ans. Lire la suite du billet











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