La libellule est en moi

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J’ai quitté mon très cher laboratoire de recherche en mars 2000 pour officiellement me concentrer sur la rédaction de ma thèse. Entre temps, on me proposait un poste que je ne pouvais refuser. J’ai donc intégré mon agence en juin 2000. Telle une belle au bois dormant, la finalisation de mon doctorat a été mise en veille pendant trois longues années. En septembre, une partie de la daske Company s’est retrouvée pour la dernière fois dans l’immonde cité balnéaire de Santa Ponça aux Baléares. Nous profitions pour la dernière fois du grand appartement de Mous qui donnait sur la baie. Quelques mois plus tard, je passais un week-end vraiment sympathique en Suède en compagnie de Snooze. Ce week-end représente également le dernier contact avec mon père. Cela fait dix ans qu’il est mort pour moi. Lire la suite du billet

No Future

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Je suis tombé par hasard il y a quelques jours sur le film « Explorers ». Certes, le film a énormément vieilli. La pellicule sent maintenant le pipi, on devine le scénario un peu bâclé et la mise en scène approximative. Cependant, A l’époque de sa sortie il y a maintenant vingt cinq ans (ô râge, ô désespoir, ô vieillesse ennemie), Joe Dante surfait sur la vague des teen movies fantastiques qui pullulaient comme les mites dans mon placard à nourriture. L’intrigue est basique: Un groupe de trois pré adolescents arrive à produire une jolie bulle bleue qui leur permet de faire décoller un objet volant presque identifié construit à partir d’immondices trouvés chez un ferrailleur, et de rentrer en contact avec des extra-terrestres vraiment très sympathiques. Il faut dire que petit génie de la bande disposait d’une véritable arme de destruction massive: un Apple IIC pourvu d’un processeur à 1,4 Mhz et de 128 Ko de RAM. Dingue tout ça. Lire la suite du billet

Vieille peau

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J’ai parlé pour la dernière fois à mon père il y a tout juste dix ans. J’étais vraiment très fier de lui annoncer que mon premier jour de travail s’était bien passé. Ce n’était pas un jour comme les autres. J’avais un vrai travail, rémunéré, sérieux. Mon géniteur commençait vraiment à s’impatienter. Son bon à rien de fils était décidément incapable de subvenir à ses propres besoins. Cela faisait déjà quatre années qu’il n’envoyait plus de pension alimentaire. Dix ans après avoir passé mon bac, il était temps que je m’installe. Je me souviens encore de sa voix, assez douce, et des principaux traits de son physique. Un peu plus petit que moi, blond, sans le moindre cheveu blanc. Son ventre rebondi trahissait cependant son goût immodéré pour la bonne chair. Lire la suite du billet

Ça sent la guimauve, c’est écœurant.

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Noël a toujours été pour moi un mélange de joie et de tristesse. Mes parents s’étant rapidement séparés pour le meilleur et le meilleur, cette période a toujours été tendue comme un string. Je ne m’en suis curieusement jamais aperçu sur le moment. Ce n’est qu’en me penchant sur le passé que j’arrive à relier certains signes ou événements. Je me rends alors compte que j’étais très loin d’évoluer au pays des Bisounours. Même si mes parents ne s’entendaient pas, ils respectaient cependant la trêve des confiseurs. La famille faisait tout pour m’anesthésier. C’était un peu cela la magie de Noël.

Mes premiers souvenirs sont liés à cette période de l’année. Des bruits, ceux du crépitement des pas dans la neige ou ceux, plus imaginaires, du père Noël descendant par la cheminée et déposant mes cadeaux autour du sapin. Des odeurs, celui du parfum de ma maman, des plats mijotant dans la cuisine, du sapin, de la cheminée, de tabac froid le matin au réveil. Du goût, celui des escargots en praliné, des fondants en sucre, des petits Jésus rose* ou jaunes, des boules de sapin en chocolat, du pain d’épice. Des couleurs, celles des décorations, des guirlandes électriques, des vitrines des grands magasins.

Je me souviens parfaitement du Noël de mes cinq ans. Je le passais en Corrèze. Ma grand-mère avait acheté un affreux sapin en plastique. Nous avions sorti les santons et la crèche du grenier. Le jardin était couvert de neige. Je n’avais bien évidement pas réussi à veiller jusqu’à minuit. Le matin du 25 décembre, des cadeaux m’attendaient près de la fenêtre du salon. Le père Noël m’avait gâté. Il avait déposé une jolie montre Lip. Ma première montre. Je me souviens également d’une usine miniature, et d’une grosse Matriochka, certainement un cadeau de mon oncle Russe. Je me souviens également du Noël suivant. Mon père avait passé le réveillon en notre compagnie à Paris. J’avais encore été très gâté. Le lendemain, nous sommes partis chez ses parents en Bourgogne. Le père Noël était également passé par la maison car des cadeaux m’attendaient sous la cheminée en briques. Je me souviens d’un Télécran, d’un Spirographe et d’un Monopoly.

Quand j’étais petit, Noël commençait à la fin du mois de novembre. Le début des hostilités était déclenché par la publication des catalogues de jouets par les grands magasins. Je passais alors des heures à les feuilleter, même si, in fine, j’étais toujours attiré par la même chose: des Lego, encore des Lego, toujours des Lego. Des Lego jusqu’à écœurement. J’ai rarement fait des infidélités à cette marque, ma chambre étant tapissée de briques et de plaques en plastique. Une année pourtant, j’ai souhaité recevoir la navette spatiale Ulysse 31. Une folie. Un peu plus tard, les fameux « Game and Watch » Nintendo ont fait leur apparition. Qui ne rêvait pas de se voir offrir les fameux jeux doubles écrans « Donkey Kong »? Arrivèrent ensuite les premiers ordinateurs. Sinclair, Oric, Amstrad. Les cassettes puis les disquettes de jeux ont alors vite remplacé les jouets plus traditionnels sous le sapin.

Noël était également signe de décoration de notre appartement. La première étape était de se rendre chez le marchand de couleurs et d’acheter du blanc d’Espagne. Cette poudre magique me permettait de dessiner des sapins et autres affreux motifs sur les carreaux des fenêtres (merci maman pour ta tolérance et ta patience). La seconde était de choisir un joli sapin, puis de le décorer. Enfin, nous sortions la crèche et cachions le petit Jésus dans une boite à bonbons jusqu’au 25 décembre au matin. La touche finale était la réalisation de la couronne que nous accrochions sur la porte d’entrée.

Un autre facteur différenciait cette période du reste de l’année: J’avais le droit de regarder, presque à volonté, la télévision. Ma mère n’a jamais considéré cet obscur objet du désir comme primordial. Nous avons longtemps conservé une vieille télévision toute pourrie en noir et blanc. J’avais uniquement le droit de regarder « Récré A2″ et le dessin animé sur FR3 juste avant 20 heures. Pendant les fêtes de fin d’année, tout était différent. Je me gorgeais de films et d’émissions. Je ne ratais jamais un numéro des visiteurs de Noël, tout en me gavant de sucreries et de crottes en chocolat.

Tous ces souvenirs sentent bon les épices et le sucre. Mon enfance a été très douce.

Aujourd’hui, je suis devenu l’adulte de la famille et je dois naturellement prendre soin de mes proches. Nous organisons depuis quelques années le réveillon à la maison. Je passe beaucoup de temps à cuisiner. Lorsque ma mère et ma grand-mère arrivent, tout est prêt. L’appartement est décoré et des cadeaux sont disposés au pied du sapin. Elles ne s’occupent de rien. [Attention, passage au mode guimauve dégoulinant] Je souhaite juste qu’elles se sentent bien et soient heureuses. Nous formons une toute petite famille, mais nous sommes très complices et nous nous aimons sincèrement et profondément. C’est encore ça la magie de Noël. Chez nous, c’est maintenant toute l’année.

Noël est maintenant passé, une nouvelle année arrive. Tic tac, tic tac, tic tac.

J’ai des projets plein la tête. Je suis heureux. J’ai encore beaucoup de chance.

Deux mille dix sera encore plus belle que deux mille neuf, j’en suis persuadé.

Très belle année 2010. :happy_tb:

*Rose ne s’accorde pas.

La machine à remonter le temps

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C’est en fin de repas pantagruélique organisé par ma douce maman que nous sommes revenus sur le passé, et plus particulièrement sur les douces années de mariage de mes parents. Ma mère a toujours été une jolie dinde naïve qui a rapidement été charmée et conduite devant l’autel pour le meilleur et pour le pire. Cinq années plus tard, elle est tombée enceinte, et tadaaah, je débarquais en braillant, non pas entouré d’un âne et d’un bœuf, mais de vieilles infirmières proches de la retraite à la maternité de l’hôpital Boucicaut. Quelques mois après ma naissance, maman Chondre s’est aperçue que mon père passait son temps libre à la cocufier avec une hôtesse de l’air, puis avec l’une de ses collègues de travail (feu ma future belle-mère, que son âme repose en paix). Lire la suite du billet

L’été meurtrier

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Je devais avoir cinq ou six ans et passais quelques jours chez ma grand-tante à la ferme. Nous avions prévu de manger du lapin et n’avions qu’à nous servir dans le clapier. Ma grand-tante me proposa de l’accompagner et de choisir le plus gros. Je n’avais pas vraiment compris que le joli lapin dodu que j’allai choisir allait se retrouver dans mon assiette quelques heures plus tard. Elle le prit par les oreilles et lui explosa la tête avec un gros rouleau à pâtisserie. Elle sortit dehors, lui planta un crochet dans le cou et lui arracha d’un coup sec l’ensemble de sa fourrure. Je venais brutalement de me rendre compte que je vivais chez l’Antéchrist, et accessoirement que la viande que je mangeais depuis des années faisait de moi un cruel assassin. Lire la suite du billet

Les copains d’abord

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(Ou la roue tourne, parfois)

A chaque période de ma vie correspond un groupe d’amis. J’étais très proche de François au primaire. Ses parents faisaient partie de cette vague d’immigrés espagnols arrivés en France dans les années soixante-dix. Mes parents l’avaient presque adopté. Nous passions nos vacances ensemble. Durant l’année scolaire, il descendait avec moi dans nos maisons de Bourgogne ou de Corrèze. L’été, il m’arrivait de passer plusieurs semaines avec sa famille dans un village perdu en Galicie. Je ne parlais pas un mot d’espagnol, mais les enfants se comprenant généralement très vite, je restais rarement dans mon coin et était très rapidement intégré. Nous formions un groupe de quatre ou cinq amis depuis le cours préparatoire. Habitant le même quartier, nous étions généralement toujours fourrés les uns chez les autres. Notre école n’assurant que les études primaires, nous avons naturellement été dispersés aux quatre coins de Paris à l’entrée en sixième. Lire la suite du billet

Le cocon

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J’ai toujours ressenti le besoin de me sentir rassuré. Certainement parce que j’ai rapidement eu à prendre ma vie en main et vivre de façon très indépendante. Tout cela est très contradictoire, car j’ai quitté le domicile familial à vingt-sept ans, toujours étudiant, et pour des années encore. Ma mère et moi n’avions cependant pas les mêmes horaires, ni les mêmes habitudes et ne nous croisions que très rarement. Chacun gérait sa vie de son côté. Ma chambre restait mon territoire. Je l’avais transformée en pièce de villégiature. Douillette, confortable, chaleureuse et cosy. Je comprends pourquoi je reste si casanier aujourd’hui encore. Pourquoi quitter un endroit où l’on se sent bien et en sécurité? Un peu con, non? Lire la suite du billet

Les copains d’abord

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J’ai toujours été très attaché à la notion de clan. A chaque période de ma vie, j’ai eu la chance d’être entouré d’un groupe d’amis fidèles. Je me souviens encore de François, Christian, Frédéric, Franck, Yan ou d’Anthony. Chacun de ces personnages était foncièrement différent. Ils ont tous contribué, d’une façon ou d’une autre, à me construire et à forger mon caractère. Je les ai perdus de vue depuis longtemps, la vie écrémant l’entourage avec une facilité déconcertante. Je me souviens toujours avec beaucoup de nostalgie du groupe que nous formions à la Faculté. Ce groupe est toujours présent et compte beaucoup pour moi. Même si nous nous voyons tous un peu plus rarement, nous sommes capables de reprendre une conversation à l’endroit où nous l’avions laissé un an plus tôt. Rien n’est figé. Nous grandissons, nous rencontrons d’autres amis qui deviennent avec le temps des amis d’amis, notre carrière professionnelle évolue et/ou nous bâtissons une famille (dernière option réservée toutefois à la frange non déviante de la population). Des engueulades, des ruptures ou des disparitions viennent également pimenter l’existence. Une partie de mes indispensables, comme l’écrirait Samantdi, partage ma vie depuis une quinzaine d’années. Nous avons donc eu tout le temps d’apprendre à nous connaître et de nous apprivoiser mutuellement. Lire la suite du billet

Au fond à côté du radiateur

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Je me suis rapidement retrouvé seul à la maison. Ma mère avait confiance en moi et pensait que j’étais capable de gérer mon propre quotidien. Il n’y avait aucune raison que cela se passe mal. J’étais un enfant très calme et déjà très casanier. Je faisais partie de ces élèves qui avaient la chance d’avoir de bons résultats sans travailler plus que cela. Je vivais dans ma bulle et j’avais très peu d’amis. Je me rendais en bus ou en métro à l’école, rentrais déjeuner à la maison et repartais pour l’après-midi. Le soir, c’était quartier libre jusqu’à minuit, heure à laquelle rentrait ma mère. Je n’avais aucune pression pour faire correctement mes devoirs, sinon celle de mes professeurs. Je délaissais ainsi volontiers les taches scolaires pour mes Legos, mes jeux électroniques ou mon Amstrad 464. Je profitais du chargement des jeux et des plantages à répétitions pour me préparer mon goûter. Il fallait à l’époque insérer une cassette à droite du clavier de ce que nous appelions un ordinateur et attendre le chargement son contenu avant de débuter la moindre partie. À quoi bon travailler quand les résultats sont là? Lire la suite du billet

Surprise

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Lorsque j’étais jeune, beau et encore étudiant, j’adorais cette période de l’année. Elle était très particulière car l’un de mes meilleurs amis était né quelques jours avant moi. Nos amis tentaient donc de nous réunir chaque année en organisant une surprise commune. Si nous nous doutions généralement de la date de la petite sauterie, nous n’arrivions jamais à évaluer le lieu ou l’heure du rassemblement. Nous pouvions donc nous retrouver pour un pique-nique aux chandelles dans le parc du château de Vaux-le-Vicomte, dans la grande maison du grand-père de Snooze près de Giverny, chez Cécilou ou tout simplement chez l’un ou l’autre, les amis débarquant à l’improviste les bras chargés de ballons et de victuailles en criant « surpriiiiiise! » en choeur. Cette période contrastait avec la période ingrate (surpoids, acné, fringues aux formes et couleurs improbables) du collège et du Lycée, période où j’étais l’une des rares dindes à ne pas organiser une soirée annuelle. Pas si facile d’être populaire. Lire la suite du billet

Dur dur d’être pédé (parfois)

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S’il y a une chose que la plupart des gens normaux (i.e. hétérosexuels) ont du mal à assimiler, c’est bien le rituel du coming-out, rituel que l’on peut aisément traduire par la sortie du placard d’un(e) pédégouine. Cette épreuve peut paraitre étrange pour le quidam lambda, tout simplement parce qu’une personne hétérosexuelle n’a pas à annoncer ses préférences sexuelles, préférences considérées par la société comme normales, naturelles, non déviantes et saines (le côté obscur n’étant formé que par des satanistes sodomites partouzeurs). J’ai mis beaucoup de temps à franchir le pas, comptant principalement sur la lucidité et la lassitude de mes proches. J’étais ainsi persuadé qu’un jour ou l’autre, mon environnement se rendrait compte que j’avais un tropisme pour les garçons et m’éviterait d’avoir à annoncer mon homosexualité et à crier à la terre entière que j’aimais la bite. Mon malheur n’en à jamais été un car j’ai immédiatement trouvé chaussure à mon pied et sans véritablement chercher. Snooze et moi-même avons commencé à être les meilleurs amis du monde et nous nous sommes naturellement rapprochés. Nous nous sommes ainsi cachés pendant presque sept longues années, au nez et à la barbe de nos amis qui ne se doutaient pas une seconde que nous étions plus proches qu’il n’y semblait. Nous vivions alors une belle histoire et ne la partagions avec personne. Lire la suite du billet

I have a dream

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J’ai fait un rêve ce week-end. J’errais dans les rues d’un petit village bourguignon. J’étais transparent. Personne ne pouvait me voir. Je me suis approché du grand portail en bois de notre maison. Mon père était dans le jardin. Il avait vieilli et regardait dans ma direction. Il semblait triste et fatigué. J’ai soudain été pris de violents maux de tête. Mon escapade provinciale nocturne m’a déclenché une migraine. Je me suis réveillé, ai planté une aiguille dans la cuisse pour calmer la douleur et me suis rendormi comme un bébé. Lire la suite du billet

Un autre Marronnier

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Comme le dit le dicton sud-coréen, en avril, « passe ton temps à célébrer les cerisiers en fleur et pense à fertiliser ton jasmin si tu ne veux pas le voir crever en mai ou voir les chinois débarquer à Séoul». Après trois années passées à bloguer, voici déjà un an que nous avons acquis notre appartement à deux pas du canal Saint-Martin. La peur irrationnelle de nous retrouver à la rue m’avait alors poussée à forcer Snooze à acheter un appartement coute que coute. Quinze jours après avoir contacté une agence et visité seulement deux appartements, nous signions un compromis de vente. J’avais eu le coup de cœur pour cet appartement et je ne souhaitais pas qu’il nous passe sous le nez. Nous sommes alors entrés dans la spirale anxiogène que chaque propriétaire connait un jour : Peur de quitter son ancien logement, peur de se faire arnaquer par une bande de blaireaux (agence, vendeur,courtier), peur de prendre un crédit sur un nombre indécent d’années, fatigue intense, insomnies, être étouffé par les démarches administratives, devoir penser à tout. Toutes ces petites contrariétés étaient partiellement compensées par l’excitation du déménagement et par la possibilité de recréer un nouveau petit nid douillet rien qu’à nous. Il fallait trouver un entrepreneur sérieux et faire de nombreux devis. Nous savions exactement ce que nous souhaitions et nous laissions deux mois pour tout terminer. Lire la suite du billet

Joyeux anniversaire to me (again)

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Le terme marronnier désigne généralement un article d’importance assez limitée consacré à un événement récurent. La plupart du temps les sujets traités sont assez fédérateurs, à l’instar de la rentrée des classes, des fêtes de fin d’année, du premier avril ou de la saint-Valentin. Le meilleur endroit pour en trouver est certainement le journal de treize heures présenté par Jean-Pierre Pernaut tous les jours de la semaine. Il est également possible d’en lire de nombreux sur les blogs. D’ailleurs, ce billet en est la parfaite illustration. Lire la suite du billet

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