Ronchonnage (4)

Provigraphe

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Ceci est ma participation à la chaîne pornographique Kozlikesque de soutien à Garfieldd. Ce billet, publié il y a un an et consacré à Simone Veil, est terriblement subversif et pornographique. J’en ai froid dans le dos.

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Penser à sauvegarder

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J’ai eu quelques frayeurs aujourd’hui. Ne faisant pas régulièrement de back-up du blog, j’ai cru que tout allait être perdu. Tout plein de bonnes résolutions pour la nouvelle année : (i) tenter de passer sous dotclear et (ii) faire des sauvegardes systématiques.
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Ma voisine est une connasse, le retour

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Ah la grosse pute. J’ai pourtant essayé de lui faire comprendre que mes fenêtres et la cour (envahie par mes soins) ne sont pas un cendrier géant. Elle s’en bat les couilles, la garce. Elle a profité de notre voyage à San Francisco pour vider son cendrier et ceux de ses copines par la fenêtre. Résultat : la moisson de vieux mégots fut impressionnante et à la hauteur de la haine que je peut avoir à son encontre. Plus d’une centaine de ses restes de clopes gisaient ça et là dans mes plantes.
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Week-end de merde

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Le week-end commence très mal lorsque je me réveille après 10h00 le samedi matin. Je me lève du mauvais pied. J’ai l’impression d’avoir flingué ma journée. Ce fut le cas ce samedi.
C’est assez paradoxal. Je déteste toute forme de planification. Pourtant, mon samedi matin est calibré à la minute près. Levée de bonne heure. Footing. Lecture du journal. Bain. Marché.
Ce samedi était foutu à l’avance. Tout a commencé par une fuite d’eau. Mes connards de voisins du dessus ont laissé pisser un tuyau. Ma cuisine est maintenant inondée. Ca tombe bien, elle vient tout juste d’être repeinte. Les gros blaireaux. Deuxième fuite. Merde. Cette fois c’est le radiateur du salon qui n’est plus étanche. Je dépose un grand bol. Le plic-ploc commence à me stresser. Les plombs sautent. La télévision de la cuisine vient de rendre l’âme.

La concierge frappe à la porte. Elle m’apporte un colis. Chouette, c’est mon nouveau décodeur envoyé par Monsieur le Neuf. Cela fait plus de trois mois que j’ai demandé le dégroupage de la ligne. Ils commencent seulement à se réveiller. Après avoir dépensé une centaine d’euros sur leur hotline, j’ai cru comprendre que je n’avais pas de chance et qu’il y a eu problème sur problème. Ben aujourd’hui, le problème, c’est que je dois choisir entre la télévision et Internet. Les deux ne fonctionnent pas en même temps.

Nous finissions par nous rendre à la maison de radio France. C’est cool, nous devions retirer des places pour le concert mystère organisé par le Mouv’ au grand palais. Manque de chance, toutes les places ont été distribuées. C’est ce que l’on nous raconte. On finit par nous dire qu’il y a eu un problème à l’impression et que nous devons nous rendre directement au grand palais. Très honnêtement, le concert, je m’en battais les couilles. Je souhaitais seulement pénétrer de nuit au grand palais, n’ayant pas eu l’occasion de le visiter avant le premier octobre.

Seul point positif de la journée, le goûter organisé par Mimi Zonzon dans leur petit appartement d’amour qui ne respire pas le sexe comme Monica Belluci (bien placée celle là, hein Mimi), mais le calme, le luxe et la volupté. Gaufres à gogo et gâteau breton. 154.354.300 Kcal plus tard, nous rentrons à la maison. Problème sur la ligne 6. L’intervalle entre deux métros est de vingt minutes. On est compressé comme des vaches pendant plus de 15 stations.

Nous arrivons à la maison. Fabien a contacté Snooze pour aller ensemble aux Crazyvores après le concert du Mouv’. Nous terminons finalement la soirée comme deux grosses crêpes sur le canapé et rampons difficilement jusqu’à la chambre pour poursuivre la nuit.

Le dimanche fut plus calme. Footing puis glande avant de partir voir « Les Noces Funèbres ». J’avais lu tout et n’importe quoi sur le nouveau film d’animation de Tim Burton. En résumé, Nell et William Van Dort sont un couple de nouveaux riches à la tête d’une conserverie de poissons. Ils rêvent d’appartenir à la haute société locale. Ce rêve est sur le point de se réaliser
Leur fils Victor est sur le point de se marier avec Victoria, la fille de Maudeline et Finis Everglot, les descendants du glorieux Duc d’Everglot. Ces derniers n’ont plus un sou. Ils comptent également sur ce mariage. Un nom et une réputation contre de l’argent.
Les deux familles souhaitent répéter la cérémonie avant le mariage. Victor et Victoria se rencontrent pour la première fois, mais tombent rapidement amoureux. Cependant, Victor commet maladresse sur maladresse. Mort de honte, il s’enfuit dans la forêt voisine. Une fois seul, il prononce sans peine ses vœux. C’est alors que la terre se fend et que se dresse devant lui le corps décomposé d’une mariée en haillons. Victor vient d’épouser la Mariée Morte. Sa nouvelle femme l’emporte au pays des morts.
Je n’ai pas eu l’impression de retrouver les personnages du magnifique « Nightmare before Christmas ». On pouvait plus retrouver un côté Beetlejuice. Techniquement, rien à dire. Je me suis cependant un peu ennuyé jusqu’à la scène du mariage. L’émotion était quand même au rendez-vous. La scène montrant l’envol de la mariée morte dans un nuage de papillons vers la lune était vraiment très touchante.

T-Shirt mouillé (II)

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Et hop, je me suis fait avoir de nouveau. Trempé, j’étais trempé. Le retour en vélo du boulot fut très humide. Seul point positif. Je ne me suis pas attardé sous ces maudits platanes et ai ainsi évité de me faire chier dessus par ces connards de pigeons du boulevard Voltaire.

Pipi Room

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Nous avions décidé de voir « Night Watch » réalisé par Timur Bekmambeto avant de nous balader dans Paris. C’était la nuit blanche. La salle de l’UGC les halles était pleine. Le générique commence. Le film est distribué par Fox Searchlight et a fait un carton en Russie. Le narrateur s’exprime en anglais. L’action se déroule à Moscou de nos jours. Il est question de l’équilibre entre le bien est le mal. Les effets spéciaux sont spéciaux. Plutôt étonnant pour un film russe. On a l’habitude de voir des films d’auteur. Ce n’est pas le cas. Je ne suis jamais rentré dans le film, mais je peux parfaitement concevoir qu’il plaise à de très nombreux spectateurs. L’histoire est violente. La façon de filmer également. C’est brut et froid. La dualité bien/mal est un grand classique. Alors que certains films asiatiques auraient injecté une petite touche de poésie, on ne retrouve rien de tel ici, ce qui rend l’intrique très conne et très basique. J’ai vu le film au premier degré. Ce fut une erreur. Le générique de fin fut un soulagement.
Ma prostate n’est pas fiable. Ce n’est pas le titre de la suite de Night Watch mais bien la réalité. J’ai toujours une irrésistible envie de pisser en sortant du cinéma. Les toilettes de la salle sont condamnées. Je demande à l’agent nettoyant la salle si je peux sortir par la porte d’entrée et rejoindre ainsi les toilettes situées à trois mètres de moi. Hors de question. Je lui montre ma carte UGC illimité. Rien à faire. Il m’indique que des toilettes sont à ma disposition juste en sortant. Nous sortons de la salle. C’est toujours une plaie de pisser après un film dans les salles UGC. Il me reste une minute d’autonomie. Horreur. Les chiottes à la sortie sont elles aussi fermées. Nous nous rendons donc à l’accueil et retrouvons l’agent. Nous lui montrons à nouveau nos cartes et il refuse toujours de nous laisser passer. Les toilettes sont à deux mètres de nous. Il nous conseille de remonter deux étages pour trouver d’hypothétiques toilettes. Il commence à devenir agressif, nous aussi. J’imagine que la fraude est fréquente et que la direction donne des consignes mais nous sommes vraiment tombés sur un sale con. Personne n’attendait au guichet. Nous avons pris un ticket pour la salle 1, salle la plus proche des chiottes. Le gros bâtard a été obligé de nous laisser passer. Il a déchiré nos billets en ronchonnant.

Revolver a au moins fait deux entrée samedi soir.

El Guano

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L’idée de prendre la ligne 13 pendant la période estivale me révulse. Je prends donc mon courage à deux mains et enfourche mon vélo le matin. Partir travailler se transforme alors en une ballade dans Paris, et il n’y a pas plus belle ville que Paris tôt le matin en été (réflexion purement chauvine). En plus, je mets autant de temps en bicyclette qu’en métro, pourquoi alors se gêner.
Seulement, la saison réserve parfois des petites surprises. Le matin, tout était parfait : Brise fraîche et moins de conducteurs hystériques. Je mets mes écouteurs et me branche sur Inter. Je passe l’avenue de Saint-Mandé pour me diriger sur le boulevard Voltaire, puis République. Je remonte Magenta pour rejoindre la gare du nord. Barbès arrive enfin après une petite montée, 18ème oblige, puis le boulevard Ornano et la porte de Saint Ouen. Il ne me reste plus que quelques minutes avant d’arriver à Saint-Denis. Je me glisse dans le Parking de l’agence et monte dans mon bureau afin de changer de vêtements.

Ce jeudi est une journée ordinaire un peu agitée en interne et en externe. De nombreuses personnes partent en congés et tentent de régler un nombre non négligeable de petits problèmes, histoire de partir tranquille.

Le soir, quelques minutes après avoir quitté l’agence, je suis cerné par des plic ploc devenant de plus en plus gros et intenses. C’est le concours de T-Shirt mouillé assuré. Le bitume sent la pluie et les gouttes sont de plus en plus grosses. L’orage approche et je ne peux pas l’éviter. Je remonte désespérément le 18ème. L’eau commence à couler dans mon cou. Mon bermuda et mes chaussures sont trempés. J’arrive enfin près de la mairie du 11ème. Je m’arrête à un feu rouge, à l’abris d’un magnifique platane. Cet arbre est providentiel. Il va me servir de parapluie naturel pendant quelques minutes. Je lève les yeux et comprend trop tard pourquoi personne ne reste à l’abris.

Une trentaine de culs sont au dessus de ma tête, c’est un refuge à pigeon.

Je rentre finalement trempé et plein de merde.

Prouitch

Enculé de ta race

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Hier soir, en rentrant du boulot, deux personnes montent dans notre rame de métro une station avant la notre. Ces deux personnes semblaient friser la soixantaine. Cependant, ayant des tronches d’alcooliques, il est toujours difficile de donner un âge à ce genre de personnage. Ils devaient certainement être plus jeunes.
Je m’étais amusé à les dévisager dès leur montée. Cheveux gras, regards cernés, rides profondes, joues rougies par l’âge et la piquette, se tenant légèrement voûtés. Ils parlaient relativement fort, mais ne semblaient pas se détacher du reste des voyageurs. Un des comparses n’avait plus que deux dent encore accrochées sur sa mâchoire inférieure. Cela lui donnait un aire coquin, poulbot parisien, presque sympathique. Ils ne sentaient ni l’alcool, ni la cigarette, et n’étaient pas habillés comme des SDF. On sentait quand même la précarité.

Nous arrivons enfin à notre station. En souhaitant descendre de la rame, Snooze frôle accidentellement un des deux lascars qui le gênait pour descendre du wagon Le type finit par lui donner un coup de pied en criant qu’il n’aimait pas se faire foutre des « mains au cul ». Snooze commence à grogner. Moi, déjà trop loin, tente un « aaaaalllcooollliiiiqque ». Ma tentative fut ridicule.

Rien à ajouter.

Allo Maman Bobo

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Me sent pas franchement bien aujourd’hui. Cul en feu après excès de vélo, gueule de bois post « non » Franco-Batave, sentiments d’errance politique, peur du futur européen, rhume des foins et fatigue de fin de semaine. Deux aspirines et au lit.

La Moutarde qui monte au nez

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Cette journée commençait pourtant bien.

Chaleur estivale, beau temps en perspective. Je décide donc d’aller bosser en vélo.
Je mets mes écouteurs, radio branchée sur France Inter. Stéphane Paoli interviewe Philippe de Villiers qui bave sur le projet de constitution et sur Chirac et Jospin. Très bonne émission. Paoli explique que le président du Mouvement pour la France serait le grand gagnant du “non” et que dans l’optique d’un FN déstabilisé par son gériatrique président, il récupérerait toutes les voix souverainistes du FN. Il lui pose aussi la question du recrutement du chef de pub du FN pour sa campagne… pas de réponse. Les extrêmes, ça fout les boules. L’émission se termine.

Je crois que je vais voter oui.

Après avoir pris dans les poumons la moitié des pots d’échappement de paris, la belle ville de Saint-denis se dresse devant moi. Dépôt de mon vélo juste à côté de la moto de mon grand chef, montée en ascenseur, atterrissage de cul sur mon fauteuil après avoir salué ma très charmante collègue.

Elle commence la journée à pester, (et à juste titre) on nous a demandé en début de semaine de justifier notre activité en remplissant des tableaux incompréhensibles, et cela pour demain. En gros, nous devons nous taper tous les dossiers, réunions, déplacements, rapports, et autres avis de l’année 2004 en les hiérarchisant, commentant et datant précisément : un cauchemar.
Dans ces grands moments de solitude, on appelle nos collègues des autres unités en leur demandant s’ils ont à faire le même genre d’exercice. J’appelle donc Snooze, qui me confirme que nous sommes les seuls à avoir à rédiger de tels documents. Il paraît même que nous sommes une unité pilote. En gros, on teste toutes les nouvelles mesures chez nous et on observe. Nous allons finir par être l’unité “pensum”.

Près de deux heures après mon arrivée, mon boss finit par pointer son nez. Il est légèrement agressé par un flot de mécontentement dégoulinant de notre bureau. Et comme d’habitude, tout se termine par un « ben qu’est-ce qu’il nous fait le papy bougon, hein…il râle encore…et pourquoi, hein? il a pourtant presque terminé tous ses tableaux ». J’adôôôôre mon Boss, mais dans ces moments bien particuliers, je me retient toujours pour ne pas lui sauter à la gorge (et c’est bien parce que je l’adore que je ne lui saute pas dessus).
Tout à donc terminé par un « groumph » profond et silencieux (chez ma collègue aussi).
Pour résumer la situation, nous passons notre temps à justifier notre temps en fournissant pléthore de tableaux et notes divers et variés. Pendant nos ateliers secrétariat, les dossiers s’accumulent et nous nous faisons taper sur les doigts parce que nous ne pouvons pas traiter toutes les demandes en temps et en heure. Ca sent le pétage de plomb aigu.

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