Après avoir passé écrits, oraux, et rendu une quantité non négligeable de devoirs, j’ai enfin présenté le mémoire de mon master. Je ne suis donc officiellement plus étudiant depuis quelques heures. Le petit groupe d’amis que nous avions formé pour l’occasion a eu un sacré coup de spleen après nos soutenances respectives. Même si l’année passée avait été éprouvante, si nous avions pris dix kilos, si notre visage était marouflé d’acné et nos artères pourries suite au stress, nous avions tous un pincement au coeur à l’idée de ne plus nous retrouver deux jours par semaine, a jouer les élèves attardés et à partir dans des fou-rires sans fin. Lire la suite du billet
Contrairement à ce que pense l’humoriste Siné, les pédés ne sont pas que des gousses ou des fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d’en être en écoutant Madonna, Sheila ou Dalida, musique de chiottes probablement dû au fait que c’est l’un de leur lieu de plaisir préféré. Contrairement aux amibes, les pédés sont des organismes pluricellulaires sans flagelle ou pseudopode, non stériles, dotés d’un cerveau, de quatre membres et d’une quequette, organismes développés également dotés du droit de vote et soumis au régime fiscal français. Loin de moi l’envie d’énumérer une nouvelle fois les lois discriminantes et humiliantes de l’apartheid social dans lequel nous vivons au quotidien, des clichés archaïques véhiculés sur les suceurs de bite(s), les brouteuses de minou(s) ou sur l’amalgame répugnant pédé-pédophile. Non, pas cette fois. Lire la suite du billet
Je n’arrive toujours pas à m’habituer à notre nouvel appartement ni au quartier. La copropriété est moribonde et notre rue est le lieu de passage de tous les crétins qui viennent se saouler la gueule au bord du canal Saint-Martin tous les week-ends. Qu’il est romantique de se taper une Kro tiède, du gros rouge qui tache ou fumer un pétard le cul posé sur un pavé, à contempler un canal qui charrie ordures non biodégradables et autres déchets (Récemment, en faisant mon footing, j’ai trouvé une grappe de chérubins enchantés d’avoir trouvé un joli ballon qui flottait près du bord du canal. Il s’agissait en fait d’un chat crevé gorgé d’eau). De plus, habiter dans un immeuble vieux de plus de deux siècles réserve continuellement son lot de surprises. Le bâtiment situé dans la cour s’effondre, la tuyauterie date de Mathusalem et un ravalement nous pend au nez. Les habitants se barrent un à un. Ainsi trois appartements sont-ils actuellement en vente (celui de notre voisin bombasse, pas celui de notre nouvelle amie a forte poitrine), tous situés autour du notre, nous condamnant ainsi à nous taper des mois de travaux dans les prochaines semaines. Lire la suite du billet
Il m’arrive curieusement une tuile chaque fois que Snooze se rend à l’étranger pour le travail ou m’abandonne lâchement pour partir en vacances avec des vrais amis qu’il préfère apparemment à son conjoint depuis presque seize ans (et non quarante-trois comme le veut la rumeur). Je me suis ainsi retrouvé comme une dinde, coincé derrière notre réfrigérateur, à tenter de colmater un geyser suite au dévissage d’un robinet sans savoir comment couper l’eau dans notre appartement. J’ai également assisté impuissant au remplissage de notre jolie baignoire blanche par des litres de merdes il y a quelques jours. Hier soir, belote et rebelote. J’ai commencé par repérer une petite flaque de rien du tout située aux pieds du lave-vaisselle. Travaillant généralement comme une porkasse dans la cuisine, j’ai tout de suite pensé avoir renversé de l’eau à l’insu de mon plein gré. Que nenni. Le tuyau reliant le lave-vaisselle à l’arrivée d’eau était fissuré. C’était “happy hour” dans la cuisine. Les meubles soutenant le plan de travail avaient fait office de buvard. Une quantité non-évaluable d’eau s’était infiltrée sous le parquet qui commençait lui aussi à gonfler et à noircir. Lire la suite du billet
Il faut surtout éviter de s’énerver quand tout va de travers. On a forcement été marabouté ou été l’innocente victime d’un méchant prêtre vaudou. Il faut rester zen, passif, d’un calme olympien et attendre que les choses redeviennent normales, un point c’est tout. Je crois avoir vécu la pire semaine de l’année. Un véritable condensé de merdes (sans jeu de mot).
Tout à commencé à Chicago. Je ressemblais à blanche neige au pays des nains. J’étais heureux car je venais de passer une semaine délicieuse. Je chantais dans la rue et mes amis les lapins, nains de la mine, écureuils et autres biches m’accompagnaient jusqu’à la bouche du métro, à l’orée de la foret magique. J’étais chargé car je rentrais en France. Tout d’un coup, de gros nuages firent leur apparition. La vilaine sorcière de l’ouest déclencha une grosse tempête. Plic, ploc. J’ai vite été trempé. Ploc. Je n’avais plus qu’une centaine de mètres à parcourir avant de m’engouffrer dans le métro. Le feu est passé au vert. J’ai attendu que les voitures passent. Un automobiliste a accéléré, s’est approché du trottoir bordé de flaques et m’a éclaboussé de la tête aux pieds. Ploc ploc. Mon sac en papier contenant ipod, chocolats, bouquins et portefeuille a naturellement cédé, me forçant à tout récupérer dans le caniveau. J’avais la haine et je commençais à avoir un peu froid. Lire la suite du billet
Bonjour. Bienvenue chez Free. Pour poursuivre cet appel, appuyez sue la touche dièse. Nous vous informons que cet appel vous sera facturé 0.34 euro la minute par l’opérateur historique. Si vous souhaitez obtenir un renseignement sur votre facture, appuyez sur la touche 3. Vous souhaitez simplement nous poser une question liée à nos tarifs, appuyez sur la touche 1. La durée d’attente est estimée à moins de 5 minutes. Lire la suite du billet
Mon mari s’est barré avec sa bande de copines putafranges au ski pendant que je passe mon temps à réviser mes examens. Je suis donc seul, abandonné, errant comme un zombie dans notre appartement. Mes yeux sont humides. Le téléphone ne sonne pas. Les journées sont longues. Nico est gentiment passé prendre de mes nouvelles et Nono déjeune parfois en ma compagnie. Mon ingrat de mari a tout de même pensé à faire les courses avant de partir. Il m’a laissé des boites de plats en sauce en guise de repas. Ce radin ne m’a même pas acheté de la pâtée de qualité, juste du Leader Price bourratif qui tache et qui pue. J’ai eu un peu de mal au début mais je digère un peu mieux les morceaux de bœuf polyphosphaté et le glutamate. Lire la suite du billet
Mon agence m’envoie de plus en plus fréquemment à Londres pour la représenter. Ceux qui me connaissent pourraient s’étouffer si j’abordais le sujet de ma timidité maladive. C’est pourtant bien le cas. J’ose difficilement aborder les gens et parler en publique est douloureux. Mon cœur bat rapidement, résonne et me coupe parfois la respiration. Je dois donc me concentrer, répéter longuement mes présentations et me préparer à toutes les questions possibles et imaginables. La veille, je mange léger et je me couche de très bonne heure. Je pense également à glisser dans la poche de mon costume un petit comprimé fantastique qui permet en cas de panique de réguler comme par magie le rythme cardiaque des nigauds trop émotifs. Je précise que ce médicament est légal et non importé des Pays-Bas ou d’un pays exotique. Lire la suite du billet
Comme le dirait avec beaucoup de classe ma cousine québécoise Menley Scott Atkins, « sale pétoncle de câlisse qui veut une mornifle su l’bord d’la yeule, ton chum va se crisser en bas du pont en apprenant que t’es juste une vaginite amérindienne déguisé en Winnie l’ourson avec du miel sur les couilles qui s’amuse à courir dans des ruches d’abeilles, j’ai le bout des seins durs juste à la pensée de te passer le sac à couilles dans l’essoreuse à salade de Molson Light dans une annonce de Familiprix ostie d’crisse de tabarnak.. Va te faire trimmer le bikini par une moissonneuse-batteuse. Espèce d’incubateur à diarrhée avec des acariens comme seuls amis, juste une ciboire de plote de jument avec une gueule tellement affreuse que les jumelles Olsen se servent de ta fausse carte de pastorale pour se faire vomir le céleri. Mes Kotex se beurrent plus rapidement à l’idée de te faire jouer dans le péteux par des bûcherons armés de chainsaws qui se sont pas trempé le biscuit depuis deux ans à un Jamboree de scouts en manque de Jeanettes après t’avoir tatoué des pétales de marguerites autour des nipples. Va te faire injecter de l’antiflogestine dans l’urètre avec un gun à Mono». Lire la suite du billet
Si les dernières grèves nous ont permis de faire de l’exercice et de muscler cuisses et fessiers (hum, c’est bon ça), l’énervement a bien souvent permis de faire vomir le meilleur du pire de la bouche de certains automobilistes piégés dans les embouteillages. Pédé et enculé ont ainsi été largement utilisés la semaine dernière. Lire la suite du billet



























































