Tout le monde il pue, il sent la charogne…

Rencontre 14 Commentaires »

…Y’a qu’le grand babou, qui sent l’eau d’Cologne

J’ai eu la chance de n’avoir été que très peu confronté au milieu des sectes. Mes rares expériences furent à la limite du grand n’importe quoi et surtout peu sérieuses. Rien de grand-guignolesque du tout, non non non.

J’ai tout d’abord été contacté par une charmante jeune fille qui tapinait à la sortie d’une bouche de métro. Elle me trouvait sympathique, charmant et très mignon. J’ai tout d’abord été enchanté qu’elle me brosse dans le sens du poil. J’ai ensuite, et bien naturellement, prêté attention à ses propos. Elle me parlait du tiers monde, d’Amérique du Sud et de commerce équitable, et souhaitait me convier à des réunions sur le sujet dans un local situé près de la mairie du onzième arrondissement. Cruche et crétin j’étais, cruche et crétin je restais en lui confiant mes coordonnées téléphoniques et postales, et en l’assurant de ma participation à l’une de ses prochaines réunions. La première rencontre avec le reste de la troupe ne fut pas piquée des hannetons. J’étais rapidement invité à me rendre en Bolivie pour y passer quelques semaines en compagnie de doux dingues qui passaient leur temps à travailler bénévolement pour un grand babou imbibé de cocaïne. Ma mère, ulcérée d’être réveillée en pleine nuit pas des appels anonymes, a rapidement demandé à France Télécom de nous mettre sous liste rouge et m’a accessoirement supplié de ne plus jamais donner notre numéro de téléphone à des allumés du bulbe sous peine de me déshériter. Lire la suite du billet

La prostitution théologique

Rencontre Pas de Commentaire »

Vous avez très certainement déjà remarqué des couples de jeunes hommes en costumes se baladant dans les rues de Paris (ils n’ont pas de surf sous le bras, mais j’aime bien la photographie). Connaissez-vous le centre culturel situé juste à côté du Curious Spaghetti Bar rue Sainte Croix de la Bretonnerie ? Peut-être vous êtes vous déjà fait accoster et proposer de passer quelques minutes en leur compagnie. C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années de cela. J’allais commencer ma première année de doctorat et profitais de mes dernières semaines de répit à Paris. Mon amie Kristell était de garde à la Pitié-Salpêtrière et profitait de l’absence de ma mère pour résider en ma compagnie dans notre appartement situé au croisement Pyrénées-Belleville. Ce fut très certainement une des meilleurs périodes de ma vie, mêlant insouciance de l’étudiant, abandon progressif du cocon familial et maigres débuts d’indépendance financière. Nous passions nos soirées à nous retrouver entre amis. C’était la fête du slip. Ouais, c’était bon ça ! Lire la suite du billet

Compte-rendu tardif de mon premier Paris Carnet

Rencontre 15 Commentaires »

Nous nous étions tout d’abord donné rendez-vous à la maison. La situation était trop tentante. Mich se rendait à Paris et Nono était disponible. Nous allions pouvoir nous rendre à plusieurs au O’Cantina Café. Car il n’est vraiment pas facile de se rendre seul à une telle réunion, franchir les porte du Bar, se faufiler dans la foule et dire « salut, je m’appelle Chondre (putain quel nom à la con), tu es qui toi ? Lire la suite du billet

Le cake aux herbes

Groovy, Shaggy, Wizz, Miam, Rencontre 23 Commentaires »

Les agents C et S avaient accepté une nouvelle mission. Infiltrer l’équipe de l’agent V et copier les plans du fameux slip filet.

Moi : Dépêche toi, nous allons être en retard !

Snooze : Euh…tu es gonflé de dire ça. S’il y en a un qui est toujours en retard, c’est bien toi. Et au fait, as-tu regardé sur un plan comment nous y rendre ?
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Le retour de Monsieur Lapin

Ailleurs, Rencontre 9 Commentaires »

Tout a commencé un samedi de décembre 1999. Nous avions longé la rue des Franc-bourgeois et remontions vers la place du Châtelet. Je me baladais en compagnie Moustic. J’aimais être en sa compagnie. Nous parlions de tout et de n’importe quoi. Il était très pudique et se confiait rarement. C’était mon meilleur ami et nous n’avions pas besoin de nous dire les choses. Lire la suite du billet

Mon week-end off

Miam, Rencontre 26 Commentaires »

J’ai encore joué mon rôle de mémère casanière et donc fait un caca nerveux au nain qui ne fait plus la gueule depuis jeudi. Je voulais un week-end off. Pas un week-end pour glander. Juste un week-end de gros égoïste uniquement consacré à moi moi moi moi et moi. A moi!
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Petites reflexions personnelles sur Rigoletto

Opéra, Rencontre, Vu, lu, entendu 27 Commentaires »

(De la part de quelqu’un qui ne s’y connaît pas en lyrisme, mais qui aime ça)

J’étais resté sur l’expérience malheureuse de Juliette ou la clef des songes. J’étais persuadé que Rigoletto allait être formidable. Car j’aime Verdi. J’aime le Bel canto. Et je n’ai vraiment pas été déçu.
Arrivée un peu en avance avant la représentation. J’étais un peu très stressé. Angoissé. Tout simplement parce que j’étais sur le point de rencontrer des personnes que je lisais depuis des mois et que je ne connaissais absolument pas. Lire la suite du billet

Anne-Claire et les garçons

Rencontre, Souvenirs 15 Commentaires »

Je me souviens avec beaucoup de tendresse et de mélancolie de cette douce époque. Je travaillais de garde à la pitié. J’avais été affecté en Neurochirurgie. Le boulot était très dur. J’étais arrivé un jour de grande garde. Tous les accidentés de la région parisienne arrivaient dans notre service. Je me souviens encore du crâne défoncé d’un homme, gisant sur un brancard. Je ne pensais pas être capable de tenir deux longs mois dans un tel environnement. Lire la suite du billet

Brève rencontre (II)

Ailleurs, Rencontre, Souvenirs Pas de Commentaire »

Nous vivions nos dernières heures à Beijing. Nous étions rentrés par hasard dans cette maison de thé, située entre la cité interdite et le temple du ciel. L’atmosphère semblait chaleureuse. La décoration intérieure était sobre. Les meubles étaient recouverts de bois rouge foncé. Le parquet brillait. La maison était divisée en plusieurs petits salons. Une vendeuse se tenait à la disposition des visiteurs dans chaque alcôve. Elle était assise derrière un bureau. Ce n’était pas qu’une question de vente. Le thé était précieux. Il fallait connaître son histoire. Il fallait apprendre à l’aimer. Il se méritait. Lire la suite du billet

Brève rencontre (I)

Ailleurs, Rencontre, Souvenirs 1 Commentaire »

Nous avions décidé de passer la journée sur La Digue. Nous souhaitions nous rendre à Anse source d’argent. Les habitants de l’île racontaient fièrement que cette plage était la plus belle du monde. Avant d’atteindre l’endroit paradisiaque, il fallait traverser une réserve. On y trouvait une cocoteraie, mais également un refuge pour tortues centenaires. Nous étions seuls au monde. Soudain, nous avons entendu des cris, des chants, de la musique. Des dizaines de personnes étaient vêtues de t-shirts rouges. Elles dansaient et buvaient du rhum et de la bière sous le soleil de midi. Les cadavres de bouteille jonchaient le sol. Lire la suite du billet

Le week-end avec la joyeuse troupe de syndicalistes

Ailleurs, Rencontre 1 Commentaire »

Les employeurs de ma mère proposent chaque année un week-end au ski. Je ne connaissais pas le milieu du syndicalisme et le milieu politique en général. On ne parlait pas politique à la maison, même si mon père était clairement de droite extrême et ma mère de gauche. Je me souviens tout juste d’une engueulade lorsque ma mère a avoué avec un malin plaisir à mon père qu’elle avait voté Mitterrand en 81. Tu es complètement folle. Des communistes au pouvoir. Dans six mois, l’armée rouge débarque à Paris.
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Ceci n’est pas un blog

Rencontre 1 Commentaire »

Tout a commencé il y a plus d’un an et demi. Snooze prenait alors quotidiennement le temps de consulter certaines pages internet. Toujours en fin de soirée. Le même rituel. Il consultait les blogs de Matoo et de Ghost in the web. Je ne m’étais jamais penché sur ces fameux blogs. Cela n’avait pas beaucoup d’intérêt. Snooze à vite réussi à me convaincre et je me suis mis à lire moi aussi Matoo. Tout y passait ou presque. Une critique de livre, de film, d’exposition. Un passage de sa vie. Ses amis, ses amours, ses emmerdes. J’étais sur le cul. Lire la suite du billet

Numéro 75

Opéra, Rencontre Pas de Commentaire »

J’ai testé ce matin l’achat de billet pour Rigoletto le jour de l’ouverture de la vente et je n’ai pas été déçu, ou presque. Je me suis pointé vers 8h45 devant les portes de l’opéra. A ma grande surprise, il y avait déjà une foule assez importante devant les portes. Une personne m’a demandé si j’avais un ticket. L’organisation était parfaite. Des tickets officieux étaient fabriqués et distribués sur place par les premiers arrivés. J’étais le numéro 75. Lire la suite du billet

Sexy babies

Ailleurs, Go West, Rencontre Pas de Commentaire »

On peut vraiment croiser n’importe qui dans les supermarchés de San Francisco. Ainsi, Snooze et moi-même faisions gentiment nos courses au rayon surgelés du Safeway de Market Street quand deux délicieuses jeunes filles nous ont abordé. Sabrina (la blonde) s’était cassé un talon au rayon charcuterie. Elle avait presque autant de classe que la belle Tritinh Wanseng. Lire la suite du billet

L’hôpital

L'important, c'est la santé, Rencontre Pas de Commentaire »

Changement de saison, changement d’humeur, changement de thème. Visible après avoir purgé le caché.

Je pense très souvent à cette période.

J’avais demandé à changer de service après une dizaine de jours passés en psychiatrie. Un mois. Je devais rester un long mois dans ce service. Juillet allait être très long. Le personnel soignant semblait encore plus atteint que les patients. Je n’étais pas rassuré. Une nuit, ils avaient trouvé drôle de m’enfermer dans une chambre capitonnée les mains attachées par de vraies menottes à un lit. C’était le bizutage obligatoire.
Toutes les chambres n’étaient pas fermées. Certains malades erraient dans les couloirs. Je me souviens d’une patiente en particulier. Elle avait toujours un walkman dans sa poche. Elle écoutait en permanence l’aigle noir. Je me souviens également d’une petite grand-mère. Elle semblait très fragile. Soudain, elle a commencé à tout balancer dans sa chambre. Nous étions quatre sur elle et avions grand peine à la maîtriser. Il fallait être vigilant en permanence. Et ne jamais s’attacher aux malades.
Je me souviens également d’une salle réservée aux passeurs de drogue. Elle était remplie de sud-américains. Ils remplissaient des préservatifs avec de la cocaïne, fabriquaient de petites boulettes qu’ils avalaient. Ils pouvaient en avaler des dizaines. Si le préservatif lâchait, ils mourraient. Ceux qui étaient dans notre service avaient tous été dénoncés. Ils restaient le temps de chier leur drogue. Un mec était payé pour compter les boulettes.

Ce monde était trop dur pour moi. Je n’avais pas une carapace assez épaisse pour rester trop longtemps dans ce milieu. Je regrette cette capitulation. La psychiatrie est un domaine captivant.

J’ai donc atterri au bloc de chirurgie cardiaque le mois suivant. Travaillant de nuit, il n’y avait que des interventions d’urgence. Les nuits de transplantation de cœur ou cœur-poumons étaient rudes. Le personnel du bloc prenait soin de moi. Parfois, le chirurgien me demandait de m’approcher. Il m’expliquait ce qu’il faisait. Pas à pas. C’était passionnant. Lorsqu’il n’y avait pas de greffe, je remontais en réanimation cardiaque. Le personnel était jeune. J’ai vite appris que travailler dans un tel service était usant. Nous étions tous complices. Nous passions la nuit à courir. Nous devions faire des tours de garde interminables. Lorsqu’un tour se terminait, nous devions en recommencer un nouveau. Nous prenions grand soin des malades. Cette phrase peut paraître stupide lorsque l’on travaille dans un hôpital. Pourtant, prendre soin des patients, ce n’est pas seulement les soigner physiquement. C’est également les écouter, être attentif, les faire rire, les rassurer. Leur montrer que quelqu’un veille sur eux et qu’ils ne sont pas seuls. Simplement.

La fin du mois d’août approchait. Je devais quitter l’hôpital et mes nouveaux compères. Yan, mon meilleur ami de l’époque, et sa sœur Nathalie, m’avaient invité à passer quelques jours dans leur maison située sur l’île d’Oléron. L’endroit était idéal pour se reposer après ces deux mois intenses. Nathalie était venue avec sa fille, Clémence. Elle commençait à parler. Elle ne pouvait pas prononcer mon prénom. Alexandre était décidément un prénom trop compliqué. Trop de « xe » et de « re ». Il fallait qu’elle y arrive. Alechandle, échandle, chondle. Au bout de quelques jours, je m’appelais chondre. C’était bien plus pratique.

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