Vous avez très certainement déjà remarqué des couples de jeunes hommes en costumes se baladant dans les rues de Paris (ils n’ont pas de surf sous le bras, mais j’aime bien la photographie). Connaissez-vous le centre culturel situé juste à côté du Curious Spaghetti Bar rue Sainte Croix de la Bretonnerie ? Peut-être vous êtes vous déjà fait accoster et proposer de passer quelques minutes en leur compagnie. C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années de cela. J’allais commencer ma première année de doctorat et profitais de mes dernières semaines de répit à Paris. Mon amie Kristell était de garde à la Pitié-Salpêtrière et profitait de l’absence de ma mère pour résider en ma compagnie dans notre appartement situé au croisement Pyrénées-Belleville. Ce fut très certainement une des meilleurs périodes de ma vie, mêlant insouciance de l’étudiant, abandon progressif du cocon familial et maigres débuts d’indépendance financière. Nous passions nos soirées à nous retrouver entre amis. C’était la fête du slip. Ouais, c’était bon ça ! Lire la suite du billet
Nous nous étions tout d’abord donné rendez-vous à la maison. La situation était trop tentante. Mich se rendait à Paris et Nono était disponible. Nous allions pouvoir nous rendre à plusieurs au O’Cantina Café. Car il n’est vraiment pas facile de se rendre seul à une telle réunion, franchir les porte du Bar, se faufiler dans la foule et dire « salut, je m’appelle Chondre (putain quel nom à la con), tu es qui toi ? Lire la suite du billet
Les agents C et S avaient accepté une nouvelle mission. Infiltrer l’équipe de l’agent V et copier les plans du fameux slip filet.
Moi : Dépêche toi, nous allons être en retard !
Snooze : Euh…tu es gonflé de dire ça. S’il y en a un qui est toujours en retard, c’est bien toi. Et au fait, as-tu regardé sur un plan comment nous y rendre ?
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Tout a commencé un samedi de décembre 1999. Nous avions longé la rue des Franc-bourgeois et remontions vers la place du Châtelet. Je me baladais en compagnie Moustic. J’aimais être en sa compagnie. Nous parlions de tout et de n’importe quoi. Il était très pudique et se confiait rarement. C’était mon meilleur ami et nous n’avions pas besoin de nous dire les choses. Lire la suite du billet
J’ai encore joué mon rôle de mémère casanière et donc fait un caca nerveux au nain qui ne fait plus la gueule depuis jeudi. Je voulais un week-end off. Pas un week-end pour glander. Juste un week-end de gros égoïste uniquement consacré à moi moi moi moi et moi. A moi!
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(De la part de quelqu’un qui ne s’y connaît pas en lyrisme, mais qui aime ça)
J’étais resté sur l’expérience malheureuse de Juliette ou la clef des songes. J’étais persuadé que Rigoletto allait être formidable. Car j’aime Verdi. J’aime le Bel canto. Et je n’ai vraiment pas été déçu.
Arrivée un peu en avance avant la représentation. J’étais un peu très stressé. Angoissé. Tout simplement parce que j’étais sur le point de rencontrer des personnes que je lisais depuis des mois et que je ne connaissais absolument pas. Lire la suite du billet
Je me souviens avec beaucoup de tendresse et de mélancolie de cette douce époque. Je travaillais de garde à la pitié. J’avais été affecté en Neurochirurgie. Le boulot était très dur. J’étais arrivé un jour de grande garde. Tous les accidentés de la région parisienne arrivaient dans notre service. Je me souviens encore du crâne défoncé d’un homme, gisant sur un brancard. Je ne pensais pas être capable de tenir deux longs mois dans un tel environnement. Lire la suite du billet
Nous vivions nos dernières heures à Beijing. Nous étions rentrés par hasard dans cette maison de thé, située entre la cité interdite et le temple du ciel. L’atmosphère semblait chaleureuse. La décoration intérieure était sobre. Les meubles étaient recouverts de bois rouge foncé. Le parquet brillait. La maison était divisée en plusieurs petits salons. Une vendeuse se tenait à la disposition des visiteurs dans chaque alcôve. Elle était assise derrière un bureau. Ce n’était pas qu’une question de vente. Le thé était précieux. Il fallait connaître son histoire. Il fallait apprendre à l’aimer. Il se méritait. Lire la suite du billet
Nous avions décidé de passer la journée sur La Digue. Nous souhaitions nous rendre à Anse source d’argent. Les habitants de l’île racontaient fièrement que cette plage était la plus belle du monde. Avant d’atteindre l’endroit paradisiaque, il fallait traverser une réserve. On y trouvait une cocoteraie, mais également un refuge pour tortues centenaires. Nous étions seuls au monde. Soudain, nous avons entendu des cris, des chants, de la musique. Des dizaines de personnes étaient vêtues de t-shirts rouges. Elles dansaient et buvaient du rhum et de la bière sous le soleil de midi. Les cadavres de bouteille jonchaient le sol. Lire la suite du billet
Les employeurs de ma mère proposent chaque année un week-end au ski. Je ne connaissais pas le milieu du syndicalisme et le milieu politique en général. On ne parlait pas politique à la maison, même si mon père était clairement de droite extrême et ma mère de gauche. Je me souviens tout juste d’une engueulade lorsque ma mère a avoué avec un malin plaisir à mon père qu’elle avait voté Mitterrand en 81. Tu es complètement folle. Des communistes au pouvoir. Dans six mois, l’armée rouge débarque à Paris.
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