Dans un squat qu’ils occupent dans le dixième arrondissement de Paris depuis le début de l’hiver, Rodolfo et Marcello tentent de survivre du mieux qu’ils le peuvent. Il fait vraiment très froid et EDF vient de leur couper tout accès à l’électricité. Rodolfo sacrifie sans remord le dernier de ses manuscrits pour alimenter le gros bidon qui fait office de radiateur, car la chaleur des bougies chipées dans l’église voisine ne suffit plus à les chauffer. Leurs amis Colline et Schaunard débarquent par surprise avec un sac rempli de provisions, mais également quelques Euros glanés dans le métro. La vie est vraiment très dure. Il faut dire qu’ils espéraient vraiment que les choses changent il y a quelques années. Ils ont pourtant travaillé plus, mais ont été licenciés après le rachat de leur entreprise. La crise est ensuite passée par là. Seul Rodolfo semble s’en sortir en faisant quelques piges par-ci par-là. Lire la suite du billet
Macbeth, Nathalie Dessay, Jacques Toubon, Christine Lagarde et les macarons mystèrieux de l’au delà
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Mardi soir fut une nouvelle fois l’occasion pour la joyeuse troupe des prosélytes lyriques de se retrouver pour une soirée à l’Opéra Bastille. La fée Kozlika-Nanette, Gilda (très rock’n roll), Traou (et son Traounet), Benjamin de Favieres, Orphéus (très en forme), Smab, Dom, Akynou, Oli (en Abercrombie) et Matoo étaient présents. Après Rigoletto, Un bal masqué, Simon Boccanegra, Luisa Miller, Don Carlo et la Traviata, un nouveau Verdi était programmé. Et pas n’importe quel Verdi: Macbeth. J’attendais avec impatience cette représentation car Macbeth est mon opéra préféré. J’adore le livret, la partition, Shakespeare et le XVIème siècle Anglais. Zweig évoque dans l’excellente biographie qu’il consacra à Marie Stuart que Shakespeare se serait inspiré de sa vie pour le rôle de Lady Macbeth. Marie Stuart, en bonne Clytemnestre, aurait fomenté l’assassinat de son deuxième mari syphilitique, Henry Stuart, avec son amant qui deviendra son troisième mari, Jacques Hepburn. A la mort d’Elisabeth 1ere, Jacques VI (fils de Marie et de Henry Stuart) monte sur le trône d’Angleterre. Shakespeare, en onctueux flagorneur, afin de remercier le roi pour la promotion de sa troupe et sa nomination au titre de gentilhomme, lui offre Macbeth. La tragédie se déroule en Ecosse et le roi est friand d’histoires de sorcières. La boucle est donc bouclée ( voir les Tudors lire l’excellente biographie de Zweig, mais également celle de Shakespeare par Mourthé). Ouhla, mais je m’égare, revenons à Verdi et à l’orgie de lyrisme dégoulinante. Lire la suite du billet
L’opéra est l’un des rares endroits ou la France d’en haut (l’orchestre) prend transitoirement la place de la France d’en bas (les corbeilles). Tout le monde se mélange pendant les entractes. Bourgeois, salauds de pauvres, étudiants, pédés, pédés bourgeois et pédés étudiants. Le programme ne cesse d’augmenter (en prix) et de rétrécir (en poids). Les prosélytes lyriques se devaient naturellement d’assister à Don Carlo, dernier Verdi de la saison. Mais que sont les prosélytes lyriques me direz-vous ? Tout simplement une joyeuse troupe de blogueurs (et d’autres) initiée par la fée Kozlika. Le principe est très simple. Se rendre à tour de rôle devant les portes de l’opéra Bastille à la fraiche, faire le tapin pendant quelques heures et prendre des places peu onéreuses mais vraiment bien situées. Chaque personne peut prendre un maximum de quatre places et tout le monde s’inscrit sur une page Wiki. En cas de fringale, Madama Abricot réconforte les troupes en offrant des fruits secs et du café est gracieusement offert par l’opéra. Lire la suite du billet
C’est notamment en compagnie de mes copines Fauvette, Vroumette, Matouette, Kozlikette, Yvette, Akynette, Traouette, Gildette, Gamacette et mon mari (Snoozette) que j’ai assisté la semaine dernière à une représentation de Luisa Miller à L’opéra Bastille. Nous avions comme d’habitude obtenu nos places secrètes de la mort qui tue pas chères du tout après un tapin à la fraîche il y a près d’un mois. L’intrigue se déroule au Tyrol (le pays des gâteaux à la crème, du chocolat au lait, des marmottes et des vaches violettes) il y a un peu moins de deux siècles. Luisa fête son anniversaire dans les alpages en compagnie de son père et de villageois. Tout le monde est heureux. On mange du Weihnachtszelten, des Kiachln et autres Krapfen au gluten (tout plein de trucs en èn) et on boit de l’eau-de-vie de gentiane. Lire la suite du billet
Le but de notre dernière séance de tapinage en compagnie de Traou, Nanette, Gilda et Madama Abricot était de prendre des places pour Tosca. Quelques places pour la Traviata qui se jouait à Garnier étaient également encore disponibles. J’avais déjà eu la chance d’assister à une représentation en juillet. Je connaissais donc la mise en scène sobre et les décors austères d’Anna Viebrock inspirés de la salle de spectacle de l’ancien Kulturaus de Chemnitz. Je savais également que Christine Schäfer, soprano interprétant le rôle de Violetta, n’était pas forcement à sa place dans cet opéra. Lire la suite du billet
Deux Verdi sinon rien : Un Bal Masqué un peu raté et une Traviata pas si raplapla.
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Lorsqu’on est malheureusement une personne désorganisée et un peu tête en l’air, il faut éviter à tout prix de prendre des tickets pour un opéra quelques jours après son déménagement. J’étais persuadé que nous avions pris des places pour assister à une représentation du « Bal Masqué » de Verdi pour juillet. J’avais pourtant lu les billets et les mails de mes copines Fauvette et Gilda qui avaient eu la malchance d’assister à une représentation un peu pourrie quelques jours plus tôt. La médiocrité de l’opéra nous a été confirmée par un Palpatine enchanté de sa visite des coulisses de Bastille et rencontré pendant l’entracte. Mais je ne me souvenais pas de la date que nous avions choisie, ni de l’endroit où j’avais soigneusement rangé ces fichus billets. J’ai donc passé toute une soirée à vider des cartons et à trier de la paperasse pour trouver in extremis nos billets, billets valables pour la représentation du lendemain. Gné. Lire la suite du billet
Ah qu’il est bon de rentrer à la maison après avoir souillé ses jolis souliers vernis des deux pieds et être ainsi maudit pour 7 générations. Une journée de repos était donc indispensable pour se remettre des petits tracas du quotidien. Pas pour se reposer. Nan.
Juste pour vider l’immonde panier à linge propre qui se remplit tel le tonneau des danaïdes et repasser accessoirement son contenu pourrissant de chemises depuis plus d’un mois. N’ouvrez pas votre courrier. Il pourrait contenir une lettre recommandée vous notifiant la date de votre première réunion de copropriétaires et vous annonçant que vous allez devoir financer avant la fin de l’année le ravalement de la cour intérieure de votre immeuble. Attention à ne pas vous étouffer en découvrant le montant des devis proposés. Lire la suite du billet
Simon Boccanegra et la Saint Alexandre (quel joli prénom)
Opéra, Vu, lu, entendu Pas de Commentaire »
J’ai encore fait le tapin il y a un mois pour obtenir les places secrètes qui sont vachement bien placées. Il y avait bien moins de monde devant les portes de l’opéra Bastille. Les habitués s’étaient donné rendez-vous. J’ai obtenu le numéro 19 en arrivant vers 7h00 du matin. Un véritable record. Tout ça pour obtenir des places pour Simon Boccanegra. Les programmateurs ont fait preuve d’originalité en proposant l’opéra le plus politique de Verdi en plein milieu des élections présidentielle. Gilda et Kozlika m’avaient pourtant prévenu. C’est un opéra difficile et la mise en scène de Johan Simons Donald Cardwell et les décors de Bert Neumann Roger Hart sont à chier. Qu’importe. Verdi, c’est Verdi, et j’assume mon statut de pétasse lyrique. Au pire, je fermerais les yeux, l’important étant de passer une très bonne soirée entre amis. Lire la suite du billet
La vérole (de Snooze), la Juive (de Fromental) et l’alerte (à la bombe)
Groovy, Shaggy, Wizz, Opéra 23 Commentaires »Le dernier week-end se devait d’être planifié. Bree van de Kamp avait repris possession de mon corps. Je devais caser trois séances de cinéma, un opéra, une visite d’appartement, deux footings, un rendez-vous chez l’esthéticienne, un déjeuner chez des amis et rencontrer notre futur conseiller financier afin de signer notre demande de prêt.
Samedi 10h00 : Rendez-vous devant notre nouvelle banque. Nous sommes accueillis par notre nouveau gentil banquier qui a tout plein de dents dans sa bouche et une grosse montre en or. Il nous a convié afin de nous rencontrer mais surtout de définir les modalités de notre futur emprunt. Nous devions notamment signer quelques papiers dont ceux de l’assurance. On ne sait jamais, un malheur est si vite arrivé.
GB (Gentil Banquier) nous remet un papier que nous devons remplir et lui remettre sur le champ. Ce document ressemble à celui que les autorités américaines demandent aux voyageurs de remplir avant de mettre le pied sur leur territoire (avez-vous participé à des crimes nazis, être-vous drogué, êtes-vous un terroriste). Je réponds non à toutes les questions. Snooze prend son temps, me regarde en souriant et coche oui à la question « avez-vous été hospitalisé les cinq dernières années ». Et bien oui, il est passé par la case hôpital il y a trois ans suite à un vilain calcul rénal. Lire la suite du billet
C’est toujours un grand plaisir de se retrouver pour une soirée ou un après-midi à l’opéra en compagnie du Kozlibunch.
Oui, j’aime l’opéra. Oui, je suis une pétasse lyrique.
Mais ce que j’aime avant tout, c’est le petit rituel autour de cette sortie. On arrive un peu avant sept heures du matin pour faire la queue le jour de l’ouverture des réservations. Muni d’un précieux ticket officieux, on se pointe toutes les heures avant l’ouverture officielle des portes de l’opéra. Entre temps, on se réfugie dans un café et l’on se retrouve autour d’un chocolat chaud ou d’un café. Lire la suite du billet































































