Contrairement à ce qu’ils peuvent penser, je ne me suis pas amusé à truithonner mes derniers invités. Je cherchais depuis longtemps comment combiner Bannofee, Tiramisu et crème brûlée sans que le dessert reste sur l’estomac et soit assez gras pour lubrifier l’ensemble du tube digestif, voire responsable d’une diarrhée graisseuse. Je m’étais déjà amusé à reproduire le fameux Bannofee Gü il y a quelques mois, et étais encore tout retourné par le Tiramisu dégusté lors de notre dernier week-end à Rome. La recette est la suivante. Lire la suite du billet
Lorsque ma mère a quitté le domicile conjugal, n’emportant avec elle qu’une affreuse valise rouge, un ours en peluche et un fils braillard, nous ne roulions pas vraiment sur l’or. C’était notre période bleue comme elle aime encore l’appeler. Cependant, s’il y a bien une chose sur laquelle elle n’a jamais lésiné, c’est bien la nourriture. Les chiens ne faisant pas des chats, le réfrigérateur et le placard à guerre thermonucléaire ont toujours été remplis de denrées de qualité. Un peu plus tard, lorsque j’ai emménagé dans mon appartement d’étudiant, je n’avais pas spécialement un budget de nabab, mais j’ai toujours considéré que bien s’alimenter représentait le début du bonheur. Lire la suite du billet
Enfin juste celui de la recette des meilleurs biscuits du monde et de l’univers. Et c’est déjà pas si mal.
Un été pas si lointain que cela, j’ai rencontré deux missionnaires mormons qui avaient perfidement tenté de me convertir à leurs croyances. Les deux jeunes américains tapinaient dans les Buttes Chaumont à la recherche d’une cible et étaient tombés sur moi. Je revenais alors d’un long voyage aux États-Unis et au canada, et tailler une bavette avec eux m’enchantait. Je ne connaissais rien de leur(s) vie(s) et de leur mission et, bien naïvement, ne me doutais absolument pas qu’ils n’avaient que pour but de me faire basculer du côté obscure de la force. Au bout de quelques jours, les deux zozos ont compris qu’ils ne pouvaient rien tirer de moi et encore moins de mes amis. Qu’importe. Ils nous trouvaient exotiques et ont continué à nous fréquenter. Quelques jours avant la reprise des cours à la faculté, et en guise d’adieu, ils ont eu la délicate attention de nous transmettre certaines de leurs recettes familiales, et notamment une fabuleuse recette de cookies. Bordélique je suis, bordélique je reste. J’ai vite perdu le morceau de papier sur lequel était inscrit la précieuse formule et recherche depuis des années à retrouver le goût exquis de ces petits gâteaux au chocolat sortant du four. Lire la suite du billet
C’est en me promenant joyeusement dans les allées d’un drugstore à Chicago que je n’ai pu résister à l’irrésistible envie d’acheter une boite de cette fameuse pilule miracle anti-obésité nommée Alli. J’avais pour idée de la tester pour les fêtes de fin d’année. Car dans la famille Chondre, il faut compter sur la mère, dont l’objectif primaire est de transformer son fils en obèse en le gavant depuis la plus tendre enfance de produits gras. J’allais enfin obtenir l’arme miracle anti-maman Chondre et je comptais bien m’en servir. Alléluia ! Lire la suite du billet
Cette semaine sera consacrée à la grande littérature. Après « les plats qui font péter » publié par les excellentes éditions de l’épure, la bible des tout petits gâteaux. Les scénaristes de la série Desperate Housewive se sont certainement inspirés de la vie de Martha Stewart pour créer le personnage de Bree van de Kamp. Tout comme Bree, Martha est la papesse de l’art de vivre outre-Atlantique. En femme d’affaire avisée, elle a bâti un véritable empire du bien vivre via sa société Martha Stewart Omnimedia. D’ailleurs, et sans révéler la cinquième saison actuellement diffusée sur ABC et Canal , Bree se lance avec grand succès dans les affaires, et dans l’écriture de livres de cuisine. Heureux hasard, il est arrivé à Martha de déraper et de se retrouver sous les barreaux pour fraude sur transactions financières ou délit d’initié. Lire la suite du billet
Je pensais avoir atteint le degré de malice ultime en m’amusant à faire grossir les nuisibles qui m’entourent, en les torturant à la fois gastriquement et psychologiquement, en me réjouissant des kilos pris autour de leurs hanches, de la flambée du mauvais cholestérol circulant dans leurs artères et du boudinage global lié à une garde robe peu adaptée aux bourrelets et autres cuisses girondes. Je pensais être devenu le grand sachem de la culotte de cheval. Oui, j’ai inventé le truithonage, ou l’art et la manière de faire grossir perfidement. Ayez pitié de moi, pauvre pécheur. Après l’AntéChrist, L’antéweightWatcher. Lire la suite du billet
Il y a peu de temps, je suis revenu sur l’un de mes jeux favoris, le Truithon, ou l’art subtil de faire grossir par tous les moyens les personnes que l’on déteste et qui passent leur temps à faire des régimes. Tous les moyens sont bons: utilisation de matières premières très caloriques, acide gras polysaturés, mensonges, tentation, vice. Les résultats ne sont pas instantanés. Il faut être très patient et jouer sur plusieurs mois, voire plusieurs années. J’ai ainsi réussi à faire prendre de nombreux kilos, peut-être quintaux, à certaines collègues, juste en préparant régulièrement brioches, flans et autres gâteaux, ou en laissant en évidence sur mon bureau un gros bocal rempli de confiseries. Il faut savoir être convainquant. Pour celles ou ceux qui doutent, ne pas hésiter à affirmer que le flan a été préparé avec du lait écrémé, deux petits œufs et de l’édulcorant, alors que vous n’avez pas lésiné sur le lait entier, le sucre, et ajouté un nombre indécent d’œufs à la préparation. Perfide je suis, perfide je reste. Lire la suite du billet
ou comment être responsable de l’extinction des orangs-outangs.
C’est en parcourant les rayons de mon supermarché préféré ce week-end (ma vie est décidément passionnante) à la recherche de pâte feuilletée (ouhlala quelle aventure, que de passion, de suspens et de folie) que j’ai compris à quel point le consommateur bobo lambda se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude en privilégiant systématiquement un produit dit bio à un produit traditionnel, industriel ou pas. Bio ne signifie pas grand chose pour moi. J’ai déjà abordé ce sujet. Un produit bio alimentaire est par définition un produit élaboré à partir de matières premières issues au moins à 97 pourcent de l’agriculture biologique. Pour la cosmétologie, c’est un peu plus vague car plusieurs labels français et étrangers se bouffent le nez. Ainsi chaque label possède-t-il sa spécificité, même s’ils semblent tous plus ou moins exclure les produits issus de la pétrochimie et les organismes génétiquement modifiés. Lire la suite du billet
Je dois certainement être en pleine période régressive (Allo Sigmund) car de nombreux souvenirs “culinaires” et olfactifs reviennent à ma mémoire. Lorsque j’étais élevé par mes grands parents maternels, nous n’avions pas encore pris l’habitude d’acheter du Nutella et remplacions aisément la fameuse pâte à tartiner italienne par un mélange encore plus délicieux. Il suffisait tout simplement d’écraser à la fourchette du beurre tendre et d’y ajouter quelques cuillers de Benco ou de Nesquik pour obtenir le plus onctueux des mélanges à tartiner sur de la brioche, une biscotte ou du pain frais. Le beurre chocolaté à cependant vite laissé place par facilité aux petits pots en verre commercialisés par Ferrero. Chaque matin, ma mère me réveillait en m’apportant au lit un plateau contenant un bol de chocolat chaud, du pain brioché et un pot de Nutella. Le plus jouissif était certainement le moment ou il ne restait presque plus rien au fond du pot et qu’il était nécessaire de gratter avec un couteau ou une cuiller le moindre recoin pour avoir la satisfaction d’y retirer une dernière dose gourmande. Dépenser autant d’énergie pour aussi peu de matière grasse était crétin car nous avions toujours plusieurs pots en réserve. Lire la suite du billet
J’entends parler de cette potion magique miracle depuis quelques jours dans mon entreprise. Dans les couloirs, devant la machine à café, aux toilettes. C’est incroyable. Il parait qu’il est possible de perdre facilement du poids. Juste en buvant un produit lacté au goût chocolat. Candia a eu la bonne idée de distribuer des échantillons de son nouveau produit minceur à la sortie de certaines bouches de métro et compte sur le bouche à oreille pour propager la bonne parole. Mais si. Si si. La ménagère de moins de cinquante ans qui a le cancer de l’adipocyte localisé aux hanches, le trentenaire actif qui souhaite se débarrasser de ses petits bourrelets ou la quadragénaire au ventre qui pendouille et aux fesses molles sont les cibles de ce produit miracle contenant un principe actif exclusif et mystérieux, le Fabuless. C’est Fabuleux. Lire la suite du billet































































