avr 26
Je tente depuis quelques semaines d’écrire un billet consacré aux médicaments.
Difficile d’avoir un avis neutre lorsque l’on baigne dans le milieu du matin au soir.
Il y a quelques mois, la France découvrait avec effroi qu’un médicament pouvait être responsable de l’apparition d’effets indésirables pouvant être fatals, qu’un principe dit actif pouvait être délivré sans ordonnance, prescrit par un médecin peu regardant, ou encore conseillé à un patient qui n’en a finalement pas besoin. Beaucoup découvraient l’existence de ce fameux médicament en « or » dont on ne doit pas prononcer le nom sous peine de se voir maudit pendant sept générations. Les victimes se comptaient par centaines.
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mar 21
Il y a quelques années j’écrivais un billet consacré à mon chat phobos. J’expliquais alors que ma mère avait fait un transfert affectif, entre son fils qui venait de quitter le doux nid familial et ce vieux chat qui partageait notre existence depuis plus de quinze ans. Je décrivais notre complicité et écrivais que je m’habituais déjà à son absence, anticipant son départ, un mélange d’anthropomorphisme et de gâtisme. Cela fait maintenant vingt ans que cette petite boule de poils est arrivée dans ma vie. Pour le meilleur et pour le pire. Lire la suite du billet
mai 16
Je me suis certainement déjà attardé sur cette histoire lors d’un précédent billet, mais je trouve que c’est la façon la plus imagée et la plus simple pour parler du cancer. Lors d’un cours de biologie moléculaire il y a bien longtemps de cela, un enseignant tenta de nous dissuader de fumer en nous expliquant plus généralement que nous jouions à la roulette russe en grillant une cigarette. la vie était finalement très simple et l’organisme pouvait être comparé à un stand de fête foraine, le tabac étant représenté par un fusil à plomb, et la vie par les petits canards qui doivent être descendus pour gagner une horrible peluche hyperallergenique. Chaque fois que nous allumions une clope, nous tirions sur un canard. La vie étant particulièrement injuste, certains individus possédaient dès leur naissance mille canards, d’autres cinquante mille. Ainsi, à nombre comparable de cigarettes, certains développeraient un vilain cancer du poumon dès quarante ans, d’autres dès soixante, et enfin une infime partie de la population ne développerait jamais le moindre cancer. Et personne ne peut malheureusement prédire son capital canard. Lire la suite du billet
mai 09
Après la meilleur façon de se la faire mettre bien profond à sec pour pas un rond, tout tout tout vous saurez tout sur le zizi, le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, le mou qui a un grand cou, le gros touffu le petit joufflu, le grand ridé mais surtout le grand courbé. Marre des billets consacrés au cancer dans toutes ses formes. Consacrons nous aujourd’hui à une pathologie fort peu médiatisée mais pourtant très handicapante, la courbure congénitale du pénis. La vraie, l’originale, pas celle liée à un traumatisme divers ou à une autre maladie dite de Lapeyronie, qui survient vers la cinquantaine. Oui, si comme le chantait Tino Rossi « la vie commence à soixante ans », la bite peut commencer à dévier dix ans plus tôt. Lire la suite du billet
fév 11
Merci de prendre un comprimé de Paracétamol ou d’Ibuprofène avant de lire ce billet.
Tout le monde a entendu ou lu cette information: Les vaccins dirigés contre la grippe H1N1 seraient dangereux, la santé de dizaines de millions d’européens serait menacée. Fabriqués dans l’urgence, ces vaccins auraient été mis sur le marché sans avoir été testés. Fraude de l’industrie pharmaceutique, aveuglement des pouvoirs publics, nous serions à l’aube d’un scandale de la même ampleur que celui du sang contaminé ou des hormones de croissance. Nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances. Et tout cela à cause d’un virus qui aurait été mis au point par les services secrets Américains ou Russes, ou encore par un groupe terroriste basé au proche Orient. Lire la suite du billet
jan 07
Deux de mes amies m’ont raconté la même histoire à quelques semaines d’écart. Caro s’est rendue dans une maternité des Hauts-de-Seine pour accoucher il y a quelques semaines. Quelques heures après avoir mis au monde une magnifique petite fille, la nature a repris ses droits. Il faut dire que le terrain avait été bien préparé pendant toute la durée de la grossesse. De petites alvéoles situées à l’intérieur de la glande mammaire ont progressivement augmenté de volume sous l’effet des oestrogènes pour le plus grand plaisir du futur papa. La poitrine s’est voluptueusement mis à gonfler afin de préparer la future maman à l’allaitement. L’accouchement et plus généralement la brutale modification de l’environnement hormonal va ensuite déclencher une montée de la production de lait. Cette montée de lait survient généralement à partir du troisième jour suivant la naissance du bébé. Cependant, tout n’est pas si merveilleux au pays de la layette et des doudous. Le nichon peut parfois devenir lourd, chaud, tendu et surtout très douloureux. En résumé, après avoir souffert le martyr pendant l’accouchement, la jolie maman découvre le deuxième effet Kiss Cool: la miche en folie. Lire la suite du billet
nov 17
…et aussi quelques notions d’immunologie, une touche de clinique et quelques petits conseils de lecture. Bref, du bon sens. Car oui, on entend et lit tout et n’importe quoi sur la vaccination et sur la grippe A de la mort qui tue. Surtout n’importe quoi, principalement véhiculé par des individus qui ne s’y connaissent pas forcement, ni en vaccination, ni plus généralement en sciences. On peut appeler cela au mieux de la diarrhée journalistique, au pire de la connerie en barre pour faire de l’audience. Lire la suite du billet
oct 20
Il suffit de rechercher le mot « régime » sur un moteur de recherche pour tomber sur une myriade de sites internet qui proposent tous des méthodes simples permettant de perdre très rapidement du poids. Ainsi Phytolabel commercialise-t-il des patchs miraculeux qui agissent sur les fesses, la taille, les hanches et le ventre, quelque soit l’âge ou le sexe de l’utilisateur. D’après la société, le principe est très simple: Chaque patch contient une quantité déterminée de molécules brûleuses de graisse. Ces molécules minceurs cent pour cent naturelles sont obtenues après extraction et concentration de substances actives de différentes plantes rares soigneusement sélectionnées. Mais la palme revient sans aucun doute à l’institut Dulac qui promet une perte de poids miraculeuse allant jusqu’à 30 kilos. C’est le fameux régime 5K2S (cinq kilos, deux semaines), un régime 100% naturel, 100% efficace, sans contre-indication, sans suivi particulier. La cure 60 jours est vendue près de 50 euros. Il y a également les vrais faux blogs, à l’instar de celui de Francine qui explique comment elle a perdu 15 kilos en moins de deux mois, photographies avant-après à l’appui. Dingue tout ça. La jolie blonde a juste consommé des probiotiques purificateurs de colon et brûleurs de graisse. Une animation en 3 D montre même comment mieux faire caca et se purger ainsi le fion. Dommage qu’aucun son ne soit associé au petit film. Lire la suite du billet
sept 28
Tadahhhh, le vaccin contre la grippe saisonnière est enfin disponible.
M6 a consacré une partie de son nouveau petit journal de 19h45 à ce sujet brulant vendredi dernier. Certains téléspectateurs, un peu perdus, ont souhaité être éclairés en posant des questions via internet. Un certain Lionel Gendron, journaliste, a donc répondu aux questions en plein plateau du journal révolutionnaire où la présentatrice est débout et porte un jeans. Il a rappelé que la grippe saisonnière causait la mort de 2500 personne par an en France. Les vieux et les personnes atteintes d’une affection de longue durée sont donc naturellement invités à se faire vacciner pour éviter toute vilaine complication. Lire la suite du billet
juil 29
Billet dédié à Vinnie et à Tarvalanion
Lorsqu’une période est creuse pour l’information, tout est bon (dans le cochon) pour combler le vide intersidéral. Ainsi, le nombre d’articles et de temps d’antenne consacré a Nicolas Sarkozy et son malaise vagal au beau milieu d’une période traditionnellement creuse pour l’information est-il délirant, mais inversement proportionnel à la quantité et à la qualité de l’information traditionnellement disponible fin juillet. Lors de la rentrée des classes, nous aurons, comme tous les ans, le droit aux fameux marronniers saisonniers, à savoir le retour des vacances, le bilan des professionnels du tourisme, la ménagère mécontente du prix exorbitant des fournitures scolaires, les premiers jours à l’école et enfin la reprise des conflits sociaux. Lire la suite du billet
juin 22
Le don d’organes, le don de sang, le don de plaquettes et le don de moelle osseuse ont été choisi comme thème de la grande cause nationale cette année. Avant de passer des années à travailler sur le sujet, je ne m’étais jamais intéressé aux plaquettes, et pour tout avouer, je ne savais ni à quoi elles ressemblaient, ni à quoi elles servaient, ou presque. Je savais que les plaquettes étaient liées à la coagulation de près ou de loin, mais il ne fallait pas plus m’en demander. La coagulation est l’aboutissement d’un enchainement de réactions qui font intervenir des protéines bien sympathiques dont certaines appelées facteurs de la coagulation, les plaquettes, et du calcium suite à l’apparition d’une brèche dans un vaisseau sanguin. Raconté comme cela, le mécanisme de la coagulation est peu passionnant et surtout très soporifique. Il est donc nécessaire de passer par une autre voie pour le rendre plus parlant. Lire la suite du billet
juin 18
Je me souviens encore du premier week-end passé en compagnie de ma belle-mère. Nous apprenions à mieux nous connaitre et surtout à nous apprécier. Le chemin à parcourir était long et sinueux car belle-maman était restée la maitresse officielle de mon père pendant une quinzaine d’années. Telle Madame de Maintenon (oserais-je la comparaison avec cette cochonne de Montespan), elle avait fait preuve de beaucoup de patience avant de se faire passer la bague au doigt. Lire la suite du billet
juin 01
Le climat se révèle être finalement très agréable à Orlando, et non pas dans Orlando, qui reste toujours à 37°. Les vilains nuages se sont dissipés pour laisser place au soleil. Je ne suis pas en Floride pour profiter des palmiers et des parcs d’attraction, mais pour assister à la grande messe annuelle de la société américaine de cancérologie clinique. Tous les ans, des dizaines de milliers de personnes impliquées en cancérologie se retrouvent et communient ensemble pendant quelques jours. L’année dernière, le congrès était organisé à Chicago. L’ambiance est généralement bon enfant. On rencontre des gens du monde entier et les participants sont tous des passionnés. L’annonce des plus grandes avancées thérapeutiques est réservée à ce genre de manifestation. L’industrie pharmaceutique est également très présente, et met indécemment le paquet pour communiquer sur ses produits les plus innovants. Les sessions débutent à 7h30 et terminent à 18h00. Entre deux conférences, le gentil membre est invité à se muscler les mollets en parcourant les longs, larges et interminables couloirs reliant les auditoriums. Lire la suite du billet
avr 23
Ma grand-mère a passé quelques semaines au sein de sa famille, dans une vieille ferme située au sud de Provin. Nous sommes partis la chercher il y a une quinzaine de jours. Elle venait de fêter son anniversaire et était vraiment fière d’être la doyenne du village, village ou elle a vu le jour il y a quatre-vingt dix sept ans. Nous avons une nouvelle fois eu le droit à un repas de Sardanapale. Être assis pendant des heures à flinguer ses artères et à cultiver des escarres aux fesses ne m’enchante pas plus que cela. Le postprandial est généralement fatal, et longues sont les minutes à tenter de ne pas s’écrouler, la tête la première dans l’assiette à dessert. Qui n’a pas eu à lutter contre cette petite voix pernicieuse qui tente de nous convaincre que nos paupières sont lourdes. Plotch. Trop tard. Lire la suite du billet
fév 26
Horreur, malheur
Aaaah!
Oui, je suis Belzébuth
Horreur!
Je suis un bouc, je suis en rut
Horreur, malheur
Oui, oui, oui, je vis dans l’ordure
Horreur
Je pue la sueur et la luxure Lire la suite du billet