Les minutes suivant les examens sont toujours étranges. Après une période d’euphorie qui ne dure généralement pas plus de quelques secondes, on se retrouve en pleine descente. Le stress tombe d’un coup et l’on prend la fatigue en pleine gueule. On a envie de rattraper le temps perdu. Se faire un cinéma, une exposition, glander sur le canapé en lisant un bouquin, prendre soin de soi. Car les semaines précédant les examens sont souvent catastrophiques pour l’organisme. Le chocolat massivement ingurgité a activé les adipocytes qui se sont fait une joie de se reproduire et de se disperser. Mon cul a poussé et je suis condamné à redoubler d’effort pour retrouver la ligne de mes 15 ans*. Côté peau, c’est entre Guernica et Tchernobyl. L’épiderme est gras et luisant, les comédons se sont multipliés et les glandes sébacées chantent la Marseillaise. Quant aux rides, c’est le Grand Canyon. Lire la suite du billet
Cela fait maintenant près de six mois que je passe une bonne partie de mes week-ends et de mes soirées à écrire des rapports ou des devoirs, à ingurgiter une quantité non négligeable d’informations diverses et variées, à préparer des présentations orales ou des examens écrits. J’ai le grand luxe de continuer à étudier sans me formaliser des résultats. L’absence d’enjeux m’aide curieusement à passer certaines épreuves. J’y vais pour m’amuser, un point c’est tout. Mon cher et tendre mari a parfois du mal à me comprendre, encore plus à me soutenir dans cette période stressante (tiens, je devrais penser à ajouter un smiley solitude extrême). Etant d’un tempérament casanier, cette nouvelle année universitaire m’a poussé à me renfermer un peu plus sur moi-même. Qu’importe. Les résultats sont là. J’ai beaucoup appris et surtout rencontré des personnes délicieuses.
Ce matin, je passe mes deux dernières épreuves écrites et je rends deux devoirs. J’ai un peu les boules, mon ventre fait glou glou. A midi, je serai enfin libéré. Libre de glander, de sortir et de faire ce qu’il me plaira.
J’en bave d’avance. 
J’en bave tellement d’avance que j’en ai souillé ma culotte.
C’est après avoir vomi mes bouchées en sauce que je me suis dit in petto en moi même qu’il fallait que je réagisse fermement. Pourquoi déprimer alors que mon mari s’amuse comme un fou au ski. Je suis seul, certes, mais je suis en plein cœur de Paris et j’ai surtout dans mon portefeuille la carte de crédit de notre compte bancaire commun. Première résolution, se faire servir. C’est fou le nombre de traiteurs asiatiques capable de livrer un délicieux dîner dans la demi-heure. Seconde résolution, se faire plaisir. Ne pas hésiter à passer par la case agitateur culturel, grande épicerie du Bon Marché ou Maison du chocolat. Troisième résolution, se détendre. Prendre un bon bain et s’amuser en compagnie de canards (qui prennent bien moins de place qu’un mari dan une baignoire). Quatrième résolution, se cultiver. La culture, c’est important, tout le monde sait ça. Le moment idéal est en soirée, dans son lit. Ne pas hésiter également à profiter de tout l’espace du matelas (alors que généralement un mari peu intentionné pourrait passer ses nuits à dormir au centre, ne vous laissant qu’une minuscule parcelle pour dormir). Oui, le célibat, c’est vraiment la belle vie. Lire la suite du billet
Lorsque je suis rentré de vacances, mon gentil taxi m’a mis en garde. Si vous prenez votre voiture, faites attention. La police verbalise massivement. Je me suis pris une prune en plein service hier. Je lui ai expliqué que je ne risquais pas de me faire griller car je n’avais jamais passé mon permis. Nous avons effectivement croisé une quantité non négligeable de radars mobiles et de motards de la police nationale contrôlant les véhicules et alignant les automobilistes pour vitesse trop excessive. Le lendemain, après avoir gagné le droit de passer une nuit blanche et de me rendre à Londres dans un état proche de l’Ohio, même topo. Le périphérique sud et le douzième arrondissement grouillaient de policiers. Lire la suite du billet
C’est fou comme on s’attache rapidement à un animal de compagnie. Surtout à un chat. Phobos va souffler ses dix-sept bougies. Il roule plus qu’il ne marche mais me regarde toujours de la même façon. Ses grands yeux dorés sont rassurants. Lorsque j’écris, il monte sur mon bureau et joue avec mes crayons. Lorsque je lis, il se met sur mes genoux et lance le moteur à ronrons. Anthropomorphisme oblige, on est persuadé de tisser un lien unique avec l’animal. Samantdi en sait quelque chose avec sa Nini. Lorsque Nono a souhaité accueillir Sushi il y a un peu plus d’un an, il s’est engagé pour de longues années de complicité. Il ne regrette certainement pas son choix. Lorsqu’il part en vacances, Snooze et moi-même accueillons avec plaisir Sushi à la maison. Lire la suite du billet
Parfois, rien ne va comme on le souhaite. On doit ramener une quantité certaine de travail à la maison pour éponger le retard accumulé. On doit également commencer les révisions et terminer les devoirs à rendre dans des délais indécemment courts. Les week-ends sont donc plombés, et on enchaîne sans pause réelle les semaines de plus en plus chargées. Lorsqu’on envisage de se distraire, on est vite rattrapé par la culpabilité et même si l’on réussit à s’échapper du quotidien pour quelques heures, il est impossible de profiter des instants de détente. Sans compter sur le physique qui se décompose en fonction du stress. Les poches sous les yeux vous transforment en semi-zombie, la peau devient grasse à problèmes et les pointes des cheveux sont fourchues. En résumé, on est à deux petits doigts de faire perdre près de cinq milliards à son entreprise. Lire la suite du billet
J’ai toujours pensé être un bon écocitoyen. A la pollution, je dis non, à la vie, je dis oui (un peu comme Christine Boutin). Je suis très nature, je pense à nourrir les oiseaux, je ne conduis jamais de voiture je n’ai jamais pris le temps de passer mon permis de conduire et je circule principalement à vélo dans les rues de Paris. Ma poubelle est divisée en deux parties. J’utilise des sacs poubelle transparents pour mes détritus recyclables et des sacs biodégradables pour les ordures organiques. J’ai mis fin à mon abonnement papier au Monde pour souscrire uniquement à un abonnement électronique. Je me chauffe au gaz naturel et fais attention à ne pas gaspiller l’électricité. Je suis pour le nucléaire car je suis intimement convaincu que cette méthode de production d’énergie est la plus écologique lorsqu’elle est parfaitement maîtrisée. Il est vrai que je me rends à Londres une fois par mois en avion, mais si je suis responsable, seule mon employeur est coupable (ou comment se la jouer facilement à la Laurent Fabius). Lire la suite du billet
Je me connecte régulièrement à Internet depuis 1996. A cette époque, je rentrais en DEA à l’INSERM. Nous ne bénéficions pas encore de notre propre adresse e-mail et devions utiliser l’adresse commune du laboratoire. Pour surfer, rien de plus simple. Il suffisait de lancer Nescape Navigator 2. On pouvait même créer son propre site. Le plus simple était alors d’utiliser les services de Geocities. J’étais tout fier d’avoir crée mon premier gif animé et d’y présenter mes photographies de vacances. C’est également à cette époque que j’ai acheté mon Macintosh performa et que je me suis abonné à Compuserve, le fournisseur internet qui proposait les meilleurs tarifs du marché. Incroyable. On pouvait surfer 3 longues heures par mois pour seulement une centaine de francs. Il fallait que le modem se connecte au réseau. On entendait le fameux “bling bling bliiing” crrrrrrrziiizizizizccrr avant d’atteindre le nirvana virtuel et de déclencher le chronomètre afin de ne pas bousiller son forfait d’une traite. Lire la suite du billet
En ces temps politiquement, économiquement et socialement troubles ou le français lambda apparait préférer travailler plus pour gagner plus et semble captivé par les parties de jambes en l’air de notre Nicolas préféré, il est temps de faire le point sur les différentes compagnes des Présidents qui se sont succédés à l’Elysée depuis le début de la cinquième République. Sexe, trahison, amour, pouvoir, mensonge. Tels furent les ingrédients de cinquante années de présidence française. Lire la suite du billet
Kozlika est une fée, tout le monde le sait. C’est certainement grâce à elle que j’ai eu la chance de rencontrer et de sympathiser avec de délicieuses personnes il y a presque trois années de cela. Nous passions alors l’été dans un charmant hôtel situé sur la cote normande à Houlgate. J’avais réservé par hasard une chambre au premier étage avec vue sur la mer. La chambre 12, chambre que venait de quitter une certaine Charlène Lopez. Lire la suite du billet











