<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>le blog de chondre &#187; Groovy, Shaggy, Wizz</title>
	<atom:link href="http://www.chondre.com/category/groovy-shaggy-wizz/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.chondre.com</link>
	<description>Groovy Shaggy Wizz</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 08:48:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Comment éviter la moue de truite</title>
		<link>http://www.chondre.com/2012/01/31/comment-eviter-la-moue-de-truite/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2012/01/31/comment-eviter-la-moue-de-truite/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:50:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Assassin's Creed]]></category>
		<category><![CDATA[Carrington]]></category>
		<category><![CDATA[Colbys]]></category>
		<category><![CDATA[Dynasty]]></category>
		<category><![CDATA[Joan Collins]]></category>
		<category><![CDATA[Lova Moore]]></category>
		<category><![CDATA[Régime]]></category>
		<category><![CDATA[Rejuvenique]]></category>
		<category><![CDATA[Slendertone]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2216</guid>
		<description><![CDATA[Dingue comme ma vie était saine il y a encore un an. Je consacrais cinq heures à développer de façon non harmonieuse cuisses et cul en m&#8217;acharnant à me rendre à vélo au bureau, je ne pouvais me passer d&#8217;aller courir tous les deux jours, et faire quelques longueurs en fin de semaine. Côté alimentation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Dingue comme ma vie était saine il y a encore un an. Je consacrais cinq heures à développer de façon non harmonieuse cuisses et cul en m&#8217;acharnant à me rendre à vélo au bureau, je ne pouvais me passer d&#8217;aller courir tous les deux jours, et faire quelques longueurs en fin de semaine. Côté alimentation, même si le week-end restait synonyme de relâche, la semaine était plus qu&#8217;austère: légumes à l&#8217;eau, céréales, aucune sauce ni friture, pas une goute d&#8217;alcool. En résumé, mon colon était aussi bio qu&#8217;un produit Naturalia, exception faite des trois litres de Pepsi Max quotidiens qui participaient à la fois au décapage intense de mon estomac, mais également à la destruction de tout agent potentiellement pathogène. Depuis une quinzaine de mois, c&#8217;est plutôt la fête du slip dans la cuisine. Bobonne en a ras-le-pompon de cuisiner et gave le congélateur de pizza set autres spécialités à base de pâte feuilletée. Ainsi, si mon cul est toujours aussi épanoui, le reste commence à bien se développer, en un peu plus flasque toutefois. <span id="more-2216"></span></p>
<p>Car j&#8217;ai profité de cette année sabbatique côté diététique pour m&#8217;enfiler une quantité incroyable de séries télévisées qui croupissaient au fond d&#8217;une vieille armoire, et notamment les six premières saisons de « Dynasty ». Près de cent trente épisodes de quarante deux minutes, soient plus de quatre vingt dix heures de soap über bling bling, dopé aux épaulettes démesurées et autres choucroutes délirantes. Je suis vite devenu accro, ne pouvant m&#8217;endormir sans mon épisode quotidien. Tel un drogué, je me suis même permis de manipuler mon mari en me servant de son péché mignon, les jeux vidéos. Extraits:</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Chéri, tu sais ô combien je t&#8217;aime. J&#8217;ai pensé à toi en passant par un magasin spécialiste en biens culturels et me suis permis de te faire une jolie surprise. Je te voyais si triste de ne pas pouvoir jouer à &laquo;&nbsp;Assassin&#8217;s Creed&nbsp;&raquo; en 3D et tadaaaah, j&#8217;ai donc acheté une très grosse télévision pour que tu puisses enfin te détendre après une journée de travail certainement très harassante et profiter au mieux de ta Playstation. Mais que je suis bête. C&#8217;est tout moi. Qu&#8217;allons nous bien faire de notre ancien téléviseur. J&#8217;ai bien une idée tu sais. Comme le hasard fait bien les choses. J&#8217;ai fait le grand ménage le week-end dernier, libérant ainsi beaucoup d&#8217;espace dans la chambre. Nous pourrions ainsi l&#8217;installer sur la commode, face au lit. Ne me remercie pas. C&#8217;est tout moi, je ne pense qu&#8217;à ton bonheur, amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Trop tard, il était piégé. Le ver était dans le fruit. Il ne pouvait me refuser la télévision dans la chambre alors qu&#8217;il avait désormais l&#8217;occasion de se pourrir les yeux et son neurone survivant en passant ses nuits à sauver le monde en trois dimensions. Et moi, je pouvais ramper en toute innocence dans notre chambre et visionner tout ce que l&#8217;univers télévisuel comptait d&#8217;asservissant, dégoulinant et régressif, n&#8217;oubliant jamais de prendre en otage une ou deux tablettes du meilleur chocolat. Résultat: Je connais par cœur certaines répliques. Plus humiliant: il n&#8217;est pas rare que je me réveille le matin le papier aluminium d&#8217;une tablette collé à une joue. Nous devons ainsi changer les draps tous les deux jours. En même temps, cela fait presque vingt ans que je partage ma vie avec lui, l&#8217;important restant de ne pas faire exploser mon indice de masse corporelle et de rester dans les normes (les miennes, pas celles de Loana).</p>
<p>C&#8217;est en passant récemment par le M&#038;M&#8217;s store de Londres (ou je suis tombé sur une promotion incroyable, deux kilos achetés, deux kilos offerts) que j&#8217;ai remarqué une affiche pour le prochain spectacle de Joan Collins. Dingue tout ça. Maman a presque quatre-vingts balais et elle semble toujours aussi fraiche. </p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101125.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>J&#8217;avais également remarqué que certains personnages de &laquo;&nbsp;Dynasty&nbsp;&raquo; avaient plutôt bien vieilli, à l&#8217;instar de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Coleman">Jack Coleman</a> retrouvé il y a quelques années de cela dans la série &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;. Alexis était toujours en forme, Steven aussi, Blake était mort. Quid de Krystle, qui devrait célébrer ses soixante dix ans cette année? Je ne suis pas immédiatement tombé sur des photographies récentes. Linda Evans s&#8217;était lancée dans la cosmétique après sa longue carrière d&#8217;actrice commencée dans les années soixante. Elle faisait ainsi la promotion d&#8217;un curieux système censé raffermir l&#8217;épiderme facial, le Rejuvenique. Tel le masque de fer, il suffisait d&#8217;appliquer le masque une quinzaine de minutes quotidiennement pour retrouver une peau de bébé. J&#8217;étais sauvé. Combiné à ma <a href="http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/">ceinture électrique</a>, ce masque allait me permettre de retrouver une seconde jeunesse.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101121.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/3101122.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Seulement voila, mes rêves de jouvence se sont rapidement effondrés. Linda Evans était passée par la case chirurgie esthétique: Botox, lifting, pommettes, moue de truite. Krystle avait refusé de bien vieillir, et s&#8217;était fait charcuter. Elle ne ressemble désormais plus à rien, sinon peut-être à un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Klingon">Klingon</a>.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/3101123.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/3101124.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Avis aux amateurs, le masque est toujours disponible sur <a href="http://www.amazon.com/Rejuvenique-RJV10KIT-Facial-Toning-Mask/dp/B00005JHWB">Amazon</a> aux prix de 65 $ US. </p>
<p>Une affaire.</p>
<p>De mon côté, il me reste à visionner l&#8217;intégrale de Dallas et des Colbys, histoire de ne pas perdre le rythme.</p>
<p><center><iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/quze5fr5-N4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2012%2F01%2F31%2Fcomment-eviter-la-moue-de-truite%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2012/01/31/comment-eviter-la-moue-de-truite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Montréal, Sherbrooke, et le Café de Flore</title>
		<link>http://www.chondre.com/2012/01/23/montreal-sherbrooke-et-le-cafe-de-flore/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2012/01/23/montreal-sherbrooke-et-le-cafe-de-flore/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 22:05:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Café de Flore]]></category>
		<category><![CDATA[Cirque du Soleil]]></category>
		<category><![CDATA[Crazy]]></category>
		<category><![CDATA[Diabolissimo]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Vallée]]></category>
		<category><![CDATA[Kevin Parent]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa Paradis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2191</guid>
		<description><![CDATA[Comme le temps passe. Dingue tout ça. Ma vie professionnelle a été bouleversée. J&#8217;ai obtenu le poste que je souhaitais en devenant un manager de moins de cinquante ans. J&#8217;apprends à gérer situations et conflits. Je me rends deux fois par mois à Londres et commence à connaitre la ville dans ses moindres recoins. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Comme le temps passe. Dingue tout ça.</p>
<p>Ma vie professionnelle a été bouleversée. J&#8217;ai obtenu le poste que je souhaitais en devenant un manager de moins de cinquante ans. J&#8217;apprends à gérer situations et conflits. Je me rends deux fois par mois à Londres et commence à connaitre la ville dans ses moindres recoins. Je m&#8217;envole, je m&#8217;évade, j&#8217;oublie la terne vie parisienne. Le beurre et l&#8217;argent du beurre d&#8217;après le dicton. <span id="more-2191"></span></p>
<p>Revers de la médaille, je n&#8217;ai plus une minute à moi.</p>
<p>Ironie du sort, mon poste devrait disparaitre d&#8217;ici quelques mois. J&#8217;ai donc été dans l&#8217;obligation de passer par la case cabinet de recrutement et enchainé les entretiens. J&#8217;ai appris, beaucoup appris. Appris que la gestion d&#8217;une équipe restait un procédé complexe et pas forcement fait pour moi. Mais je n&#8217;ai plus le choix. Je dois continuer jusqu&#8217;au bout, et me lancer dans une autre aventure, avec certainement plus de responsabilités, de plus grandes équipes à gérer. Non, je n&#8217;aime pas cela, mais ne n&#8217;ai plus le luxe d&#8217;avoir le choix. Je dois grandir, murir, perdre un peu plus de rêve et d&#8217;innocence. Je vais devoir faire le deuil de ma deuxième vie outre-Manche. Entre le coeur et la raison, j&#8217;ai finalement tranché, travailler plus pour gagner moins.</p>
<p>Mais ouhlala, je m&#8217;égare. Rien à voir avec le sujet de ce premier billet de l&#8217;année.</p>
<p>Comme presque tous les ans, nous nous sommes rendus à Montréal en novembre dernier.</p>
<p>Comme la vie y reste douce. Snooze et moi-même avons retrouvé notre appartement de la rue Amherst, rue qui relie la rue Saint-Antoine à la rue Sherbrooke et traverse ainsi le Village gay. Cette année, nous avions décidé de ne rien faire. Rien sinon prendre notre temps. Nous y avons nos habitudes, nos amis, nos lieux de sortie(s). L&#8217;appartement que nous louons appartient à Eric, un français installé au Canada depuis de nombreuses années. Il a refait sa vie loin du vieux continent et monté plusieurs affaires. Son dernier bébé est un traiteur italien nommé « <a href="http://www.diabolissimo.com/">Diabolissimo</a> » et situé avenue du Mont Royal. Eric est un coeur. Il peut passer le matin nous apporter des viennoiseries toutes chaudes ou le soir un assortiment de pâtes accompagnées son fameux pesto, certainement le meilleur du monde. Nous avons découvert une autre ville en sa compagnie. Comme il est agréable de passer une matinée à faire la tournée de ses clients ou fournisseurs dans le quartier grec ou la petite Italie. Ses invitations à dîner sont également l&#8217;occasion de rencontrer ses amis. Oui Eric est fantastique, un vrai gentil, je suis plus qu&#8217;heureux d&#8217;avoir fait sa connaissance.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/23011214.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011215.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011216.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011217.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011218.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011219.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>S&#8217;envoler au Canada en novembre était loin d&#8217;être innocent. Nos amis Louphi et Léo avaient organisé comme toutes les années une soirée pour Halloween. Snooze a rencontré Louphi via <a href="http://www.homomicro.net">HomoMicro</a> il y a quelques années. J&#8217;ai fait leur connaissance il y a un an, nous avions alors été invités dans leur splendide manoir situé dans les cantons de l&#8217;Est à deux petites heures de Montréal, côté Vermont. J&#8217;ai eu la joie de les revoir lors de leur périple parisien au printemps dernier. Louphi est un grand enfant. Il planifie longtemps à l&#8217;avance la période d&#8217;Halloween. Toute la maison est transformée en manoir hanté. Des embouteillages à l&#8217;entrée du jardin sont fréquents le soir de la distribution de friandises. Cette année, la thématique était &laquo;&nbsp;super-héros&nbsp;&raquo;/espace. Après avoir été accueillis par l&#8217;équipage de l&#8217;Enterprise au grand complet, nous avons revêtu nos costumes de Green Lantern et de Superman. Un peu surprenant de se transformer en personnage bodybuildé. Après une indécente orgie de gâteaux et autres sucreries, nous nous sommes rendus dans leur ferme située quelques kilomètres plus loin. Contrairement au reste de la troupe, je n&#8217;ai pas eu le courage de continuer la soirée dehors en maillot de bain à barboter dans le jacuzzi et profiter des premiers flocons de neige. Pas masochiste et un peu frileux le Chondre.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2301129.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011210.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011211.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011212.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011213.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>***Interlude Cinéma québécois***</p>
<p>Léo et Louphi nous ont parlé du nouveau film de Jean-Marc Vallée. Après &laquo;&nbsp;Crazy&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;the Young Victoria&nbsp;&raquo;. Le livre consacré au film résume parfaitement l&#8217;intrigue: &laquo;&nbsp;Entre le Paris des années soixante et le Montréal d&#8217;aujourd&#8217;hui se déploie une vaste histoire d&#8217;amour aux accents épiques, à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d&#8217;espoir. Film teinté de fantastique, baigné d&#8217;une lumière parfois presque surnaturelle, Café de Flore raconte les destins croisés d&#8217;une jeune parisienne mère d&#8217;un enfant unique, d&#8217;un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l&#8217;entourent&nbsp;&raquo;. Deux vies se croisent. Jacqueline, interprétée par Vanessa Paradis (merci Nachu) et mère d&#8217;un enfant trisomique, et le sublime Antoine (Kevin Parent). Tout est léché. La bande musicale, principalement rythmée par des morceaux de Sigur Ros, Pink Floyd ou The Cure, l&#8217;image, les lumières. Même si le scénario semble tout d&#8217;abord complexe et parfois touffu, les cartes sont dévoilées petit à petit. Tout à un sens, tout à un lien, pour aboutir enfin au cœur de l&#8217;histoire, le renoncement. Le film ne sombre à aucun moment dans le pathos. Des scènes vraiment très drôles aèrent le film (ne pas rater la danse des hôtesses de l&#8217;air). Je ne comprenais pas pourquoi Louphi et Léo avaient vu trois fois le film. Après avoir eu la chance d&#8217;assister à une projection, une seconde séance me semble indispensable. Je m&#8217;amuse toujours à penser que Vanessa Paradis, méconnaissable, a enfin son Tchao Pantin. Enfin un vrai rôle, bien loin des personnages fades et insipides qui ont marqués sa carrière jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Seul bémol, la bande originale reste introuvable, le seul moyen étant de retrouver les titres un à un et de les rechercher sur iTunes. Tous ne sont malheureusement pas disponibles. Cela fait trois mois que j&#8217;ai vu le film, j&#8217;y pense encore très souvent.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/GgJ8iXWSIy0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>***Fin de l&#8217;interlude Cinéma québécois***</p>
<p>La soirée Halloween fut également l&#8217;occasion de faire la connaissance de S. Nous avions tout de suite remarqué son costume extravagant et imposant, sorti de son imagination et fabriqué par ses petites mains. Easy. S est chapelier et travaille pour le cirque du soleil. Cerise sur le gâteau, nous avons été conviés à une visite nocturne des ateliers du cirque. Magique magique. Tout reste dans le détail. Les costumes sont fabriqués sur place, dans la pure tradition artisanale. De vrais cheveux sont implantés un à un sur les perruques, les mensurations de tous les artistes sont disponibles. Chaque équipe est dédiée à une troupe. Plusieurs dizaines de spectacles différents sont programmés en même temps dans le monde entier. L&#8217;entreprise fonctionne à la Google. Chaque employé est une pièce du puzzle qui doit rester heureux et épanoui. Tout est pensé pour faciliter et adoucir la vie, de la couleur des pièces, de la décoration des murs, aux différents restaurants ou encore aux lieux de repos.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2301121.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301122.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301123.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301124.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301125.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301126.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/2301127.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Cette année fut spéciale car Eric devrait se séparer très prochainement de son appartement du village. Nous avons donc profité des moindres minutes. Ma vision du village a évolué au fil du temps. Lors de ma première visite à Montréal il y a une vingtaine d&#8217;années, je trouvais le quartier glauque. La ville et les mœurs ont évolué. Être un couple gay est devenu légitime. Tout le monde se mélange dorénavant. Aucun ghetto, aucune normalité, chacun vit sa vie en respectant son entourage. La tolérance est la règle. Une vie qui semble si facile. Pincements lorsque nous avons fermé pour la dernière fois la porte de notre refuge. Adieu rue Amherst. Recherche désespérément nouveau nid d&#8217;amour pour prochaine visite.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/23011220.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011221.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011222.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011223.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011224.jpg" alt="" align="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/23011225.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Toutes les bonnes choses ont une fin, en attendant de retourner à Montréal très prochainement. De revoir Eric, Louphi et Léo, de faire une orgie d&#8217;érable, de retrouver une vie, douce, artificielle, paisible, mais si loin des putains d’emmerdes du quotidien.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2012%2F01%2F23%2Fmontreal-sherbrooke-et-le-cafe-de-flore%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2012/01/23/montreal-sherbrooke-et-le-cafe-de-flore/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>19</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Loup y es-tu?</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/07/25/loup-y-es-tu/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2011/07/25/loup-y-es-tu/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 10:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2147</guid>
		<description><![CDATA[Loup: nom masculin (variante dialectale de l&#8217;ancien français leu, du latin lupus) Mammifère (canidé) carnivore sauvage, très voisin du chien. (Nom scientifique Canis lupus ; la femelle est la louve, les jeunes des louveteaux.) Homme malfaisant et cruel. Malfaçon, chose loupée. Familier. Terme d&#8217;affection : Mon loup ! Machine de guerre permettant de saisir et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p><strong>Loup:</strong> <em>nom masculin (variante dialectale de l&#8217;ancien français leu, du latin lupus)</em></p>
<p>Mammifère (canidé) carnivore sauvage, très voisin du chien. (Nom scientifique Canis lupus ; la femelle est la louve, les jeunes des louveteaux.)<br />
<span id="more-2147"></span><br />
Homme malfaisant et cruel.</p>
<p>Malfaçon, chose loupée.</p>
<p>Familier. Terme d&#8217;affection : Mon loup !</p>
<p>Machine de guerre permettant de saisir et d&#8217;enlever les béliers employés par l&#8217;ennemi pour démolir les murailles (Moyen Âge).</p>
<p>Demi-masque de velours ou de satin noir.</p>
<p>Machine qui, grâce à l&#8217;action d&#8217;un tambour garni de grosses dents métalliques et tournant rapidement, ouvre la laine avant cardage.</p>
<p>Nom donné à divers poissons téléostéens marins voraces, notamment au bar.</p>
<p>Ma vie a changé depuis quelques mois. Curieusement en bien, même si les débuts furent laborieux. Quelques petits conseils.</p>
<p><strong>Première étape: siphonner allègrement la caisse d&#8217;<a href="http://www.chondre.com/2011/04/26/i-love-drug/">assurance maladie</a>.</strong></p>
<p>Après avoir perdu plus de dix kilos et être tombé au stade zombie terminal sans être passé par la case corps de rêve, mon généraliste m&#8217;a prescrit une benzodiazépine pour me relaxer les chakras, un somnifère et un antidépresseur. La machine humaine se déglinguant en chaîne, mon dos s&#8217;est rapidement bloqué. Seule solution, prendre un myorelaxant et des anti-inflammatoires. Mais attention, chaque médicament est associé à de nombreux effets indésirables: Les antidépresseurs assèchent la bouche et les anti-inflammatoires flinguent l&#8217;estomac. Et hop, un inhibiteur de la pompe à proton et un activateur des glandes salivaires tous les soirs. Cerise sur le gâteau, mes crises de migraines si douloureuses sont reparties comme en quarante. J&#8217;ai ainsi alterné injections de triplans dans la cuisse, oxygène en bonbonne et hypotenseurs. J&#8217;ai donc avalé une quantité incroyable de jolies pilules de toutes les couleurs pendant plusieurs semaines en faisant honteusement cramer la carte vitale. C’est moche.</p>
<p><strong>Deuxième étape: garder le sens de l&#8217;humour et apprécier le jaune.</strong></p>
<p>Rien ne sert de se morfondre dans son lit et se vider par tous les sphincters. Il faut positiver. D&#8217;ailleurs, le jaune est une couleur plutôt sympathique, chaude, gaie, lumineuse, en résumé, tout moi. Point capital, il faut rapidement comprendre que l&#8217;on reste une innocente victime et non un bourreau. Non, le cocu n&#8217;est responsable de rien. Il subit uniquement les bouffées d&#8217;hormones de son conjoint. Il faut donc en parler à son entourage avec humour et détachement en évitant toutefois tout cynisme. Il faut voir les bons côtés de la situation. Il est ainsi possible de profiter pleinement du lit conjugal sans se taper un corps tiède qui au mieux prend de la place et au pire éructe régulièrement au beau milieu de la nuit. Les diners en solitaire deviennent également de véritables moments de plénitude. Il ne faut ainsi jamais hésiter à se faire des soirées traiteurs gastronomiques à la santé de Sainte Rita.</p>
<p><strong>Troisième étape: faire une croix sur les parties de jambes en l&#8217;air</strong></p>
<p>De toutes les façons, l&#8217;antidépresseur est par nature un castrateur chimique. Votre libido est au niveau de la mer morte (salée, très basse et morte), et votre conjoint devient aussi excitant qu&#8217;une vieille pizza oubliée un long mois au fond du réfrigérateur en panne en août.</p>
<p><strong>Quatrième étape: compter sur les amis</strong></p>
<p>Les amis restent le point central de votre équilibre. Sans eux, je n’aurais jamais pu faire face. Nombreux sont mes amis, qui me conseillent de le quitter. Beaucoup sauf un qui, samedi dernier encore, me rappelait qu’il était plus ou moins dans la même situation. Il vit avec un garçon qu’il aime et ne peut concevoir de s’en séparer. De mon côté, même s&#8217;il y a des chances que Snooze me trompe au sens propre comme au figuré, je ne peux m’empêcher de l’aimer, de le protéger, d’être présent. L’amour ne se contrôle pas. Je me suis juré de ne plus être cynique et de ne plus parler du lapin. Lorsqu’il souhaite le voir, il m’indique tout simplement qu’il ne dinera pas en ma compagnie ou qu’il se rend aux cours de Yoga. Point.</p>
<p>Le blog reste également une alternative. L&#8217;écriture permet de prendre beaucoup de recul, de structurer ses pensées et de faire le point, au calme. Les échanges avec les autres blogueurs et lecteurs de passage valent tous les antidépresseurs du monde.</p>
<p><strong>Cinquième étape: se faire de nouveaux amis</strong></p>
<p>Il m’est arrivé une chose incroyable en rencontrant J. J travaille à Londres et est Espagnol. Lorsque j’étais au fond du gouffre, sans que je lui parle de mes problèmes, il est devenu un support plus que certain. Il a pris soin de moi, a tenté de me distraire, a été prévenant et attentionné. Petit à petit, il est passé de collègue de travail à ami fidèle. Je lui ai raconté ma vie, toute ma vie. Je connais tout de la sienne. Mes nombreux déplacements à Londres ont été impactés par cette découverte. Il vient me chercher à l’aéroport, nous dinons quatre ou cinq fois par mois ensemble au restaurant et sortons énormément. Le moi Londonien s’est avéré être l’opposé du moi Parisien. Le casanier un peu triste fait place à l’Alexandre curieux, joyeux et prêt à sortir jusqu’au bout de la nuit. A chaque visite un sac rempli de sucreries, livres, disques ou même jouets m’attend sur mon bureau. Nous ne sommes jamais éloignés l’un de l’autre et nous envoyons des dizaines de messages par jour. J est fantastique et je l’admire. Issu de la bourgeoisie Madrilène, son éducation est parfaite. Multidiplômé, il parle couramment cinq langues, pratique le piano depuis l’âge de six ans, commence toutes ses journées à six heures par une heure de piscine, a une culture incroyable et surtout beaucoup de charme. J aime les garçons. J est très beau. J est célibataire. J a toutes les qualités.</p>
<p>Seul bémol, J passe son temps à se sous-estimer. Je passe donc mon temps à lui dire qu’il est parfait. Je passe également mon temps à me sous-estimer et il me dit que je suis parfait. Chaque minute passée en sa compagnie me permet de respirer, loin, bien loin de mes tracas du quotidien. Le fait de ne pas parler français me permet également de plonger dans une autre culture et de vivre dans une sorte de bulle protectrice. J’oublie ainsi rapidement le temps qui passe.</p>
<p>J m’a invité à passer les fêtes de fin d’année chez lui à Madrid et m’a proposé de partir en vacances en sa compagnie. J’ai toujours refusé. J connait l’existence de Snooze. Snooze connait l’existence de J et ne peut s’empêcher de faire des réflexions. Il est peut-être persuadé que nous avons une aventure. Je lui réponds que contrairement à lui, je ne couche pas avec mon ami et que notre relation est purement platonique. Lorsque je lui demande s’il est jaloux, il me sourit mais ne me répond pas. Parfois, il peut m’arriver d’être irrité en rentrant de mission. Après avoir passé trois jours dans le calme, le luxe et la volupté, je fais face à un conjoint suspicieux qui reste la source de mes maux. Le contraste peut être sévère. Lorsque je suis à Londres, je réside dans un splendide hôtel, dîne dans de bons restaurants, refais le monde, assiste régulièrement à des concerts ou des opéras, passe mon temps à rire et à me distraire. L’atterrissage est souvent brutal, passant de princesse à cendrillon. Il m’est ainsi arrivé à deux reprises de qualifier Snooze de médiocre. Je le regrette.</p>
<p>En juin dernier, J était à Hong-Kong alors que je résidais à Chicago. Nous avons passé notre temps à nous envoyer des photographies et des messages. Il y a environ un mois, J m’a appelé et nous avons passé près de deux heures à discuter via facetime. Mon mari a rapidement été contrarié, à en regretter de ne pas passer la soirée avec son ami Lionel. Snooze parle de J à Lionel. Je ne l’accepte pas car J est mon jardin secret, unique, personnel, indispensable.</p>
<p>Oui, j’ai l’impression de vivre une relation follement exotique et unique et j’adore ça. Non, je ne trompe pas mon mari. J’en suis incapable, car je l’aime. Simple et bête à dire mais je l’aime.</p>
<p>Curieusement, Snooze entretient une relation très particulière avec son meilleur ami. A aucun moment, je n&#8217;ai sous-entendu qu&#8217;il pourrait y avoir plus. Pourquoi ne comprendrait-il pas que ma relation avec J puisse être très particulière?</p>
<p><strong>Sixième étape: Rester distant</strong></p>
<p>Le cocu peut rapidement devenir schizophrène. D&#8217;un côté, votre mari rentre tout câlin et aimant à la maison, vous répète en permanence que son aventure est terminée, qu&#8217;il est mal parce qu&#8217;il vous en a fait, qu&#8217;il veut finir le reste de ses jours blotti dans vos bras, vous appelle mon bébé ou mon doudou, passe son temps à vous embrasser en roucoulant et vous associe à de nombreux projets. D&#8217;un autre, vous lisez accidentellement les messages qu&#8217;il envoie à son ami et découvrez qu&#8217;il semble vivre l&#8217;enfer en votre compagnie et vous fait passer pour un immonde empêcheur de tourner en rond. Sans compter sur les cadeaux qu&#8217;il reçoit ou qu&#8217;il fait. De façon cocasse, il peut offrir les mêmes accessoires que vous avez eu la gentillesse de lui offrir, accessoires que vous pouvez également posséder (façon &laquo;&nbsp;Attention, une femme peut en cacher une autre&nbsp;&raquo; de Lautner). Cette histoire me rappelle celle de mon père. Un soir, alors que ma belle-mère cuisinait, il a osé me confier à quelques mètres d’elle, que son plus grand bonheur aurait été de vivre dans sa belle maison en ma compagnie et celle de ma mère qu’il aimait toujours. Ambiance. En résumé, il est impossible de savoir à qui son mari ment le plus, à vous, à lui ou à son nouvel ami. </p>
<p><strong>Septième étape: se prendre en main (sans mauvais jeu de mots)</strong></p>
<p>Rien ne sert de se détruire, une telle aventure n&#8217;en vaut pas la peine. Il faut rester pulpeux et désirable, en conservant un corps parfait. Quoi de meilleur qu&#8217;un footing quotidien, quelques brasses ou une ballade à vélo. Les endorphines aidant, le sport deviendra rapidement un excellent palliatif qui vous fera partiellement oublier les frasques de votre mari volage. Le faux sport est également <a href="http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/">addictif</a>. Penser également à rapidement arrêter tout traitement médicamenteux. Les antidépresseurs vous anesthésient et inhibent le fauve qui est en vous (voir première étape). Sauvage, il faut rester sauvage et vigilant.</p>
<p><strong>Huitième étape: tout faire péter</strong></p>
<p>Non mais, entre nous, pourquoi le cocu serait le seul à souffrir de la situation. Toujours garder en tête que vous avec le pouvoir suprême du fouteur de merde absolu, surtout si le deuxième cocu ne sait pas qu&#8217;il est cocu. Souvenez vous que vous n&#8217;avez rien à perdre. Rien, nada. Prenez ainsi délicatement votre ordinateur sur les genoux et faites deux ou trois recherches sur votre rival. Croisez toutes les informations (date de naissance, lieu de naissance, photographies, messages, numéro, adresses). En seulement deux petits jours, j&#8217;ai vu défiler sa vie sous mes yeux. Adresse, code, numéro de portable, numéro fixe, mail, nom de l&#8217;autre mari, profession, employeur, collègues, amis, anciens camarades d&#8217;école, photographies, nu ou habillé, singularités corporelles, messages divers et variés. Sauvegarder tous les documents, envoyez les photographies les plus croustillantes à tous vos amis. Ne jamais hésiter à aller jusqu&#8217;au bout du bout, c&#8217;est une question d&#8217;honneur.</p>
<p><strong>Neuvième étape: avoir un plan B et un plan C</strong></p>
<p>Toujours avoir un coup d&#8217;avance. La vie est courte, il faut en profiter. Si vous avez la malchance de ne pas avoir d&#8217;enfant, pensez, après toutefois avoir tout fait péter (voir septième étape), à tout plaquer et refaire votre vie. Tout est toujours possible.</p>
<p><strong>Dixième étape: penser uniquement à soi</strong></p>
<p>Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Il faut remercier chaque jour votre mari de vous avoir fait prendre conscience qu&#8217;il faut être égoïste dans la vie et ne penser uniquement qu&#8217;à soi (voir également neuvième étape).</p>
<p><strong>Onzième et dernière étape</strong></p>
<p>Vous persuader que votre mari vous aime follement, que vous l&#8217;aimez également et que tout cela n&#8217;est qu&#8217;un mauvais rêve. Ou attendre, il finira bien par se lasser, comme de tout, même de vous. Cela n&#8217;est pas la première fois que Snooze me trompe, ni la dernière.</p>
<p>Oui, je suis un loup, un loup fidèle, amoureux, affectueux, câlin. Un loup qui aime son compagnon plus que tout. Un loup triste qu&#8217;on lui mente, un loup qui a envie d&#8217;être aimé et serré très fort dans les bras de la personne qu&#8217;il aime.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2011%2F07%2F25%2Floup-y-es-tu%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2011/07/25/loup-y-es-tu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>28</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un mariage et deux enterrements</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/06/06/un-mariage-et-deux-enterrements/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2011/06/06/un-mariage-et-deux-enterrements/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 01:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago]]></category>
		<category><![CDATA[Gusperimus]]></category>
		<category><![CDATA[Huslter]]></category>
		<category><![CDATA[Lap dance]]></category>
		<category><![CDATA[Larry Flynt]]></category>
		<category><![CDATA[Show Girl]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2139</guid>
		<description><![CDATA[C’est en s’arrêtant ponctuellement de publier régulièrement que l’on s’aperçoit ô combien on était drogué par le blog, un peu comme un joggeur passionné qui culpabilise le jour où il ne part pas courir. Si les premiers temps sont étranges, on s’habitue relativement vite et l’on perd progressivement l’appel du clavier. Certains tics demeurent toutefois. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>C’est en s’arrêtant ponctuellement de publier régulièrement que l’on s’aperçoit ô combien on était drogué par le blog, un peu comme un joggeur passionné qui culpabilise le jour où il ne part pas courir. Si les premiers temps sont étranges, on s’habitue relativement vite et l’on perd progressivement l’appel du clavier. Certains tics demeurent toutefois. Je stock toujours ainsi quantité de documents pour en faire des billets, je pense toujours rédiger une bafouille lorsque je suis amusé, attendri, en colère ou choqué, je continue à prendre plaisir à photographier des absurdités avec mon <a href="http://www.lapinoo.fr/">lapin</a> en peluche ou à compiler les <a href="http://www.foodingue.net/">recettes</a> de cuisines les plus improbables.</p>
<p><span id="more-2139"></span></p>
<p>Je n’ai jamais regretté m’être lancé dans la grande aventure du blog car elle m’a permis de faire de vraies rencontres, des gens biens, sincères, passionnés, généreux Il y a toujours eu pour moi plusieurs catégories de blogueurs. Les passionnés qui ont un vrai style dans l’écriture, qui sont originaux et créatifs, et qui balayent de vaste domaines : humour, politique, humeurs, photographie, voyage, gastronomie. Certains deviennent des professionnels de la communication, publient leur journal intime, parlent de leur vie, l’écriture régulière permettant de structurer et d’analyser une partie de leur existante. Le blog peut également permettre de sortir d’un isolement, de trouver des soutiens, d’aider et de se faire aider. D’autres, que je m’amuse à comparer au coucou, ne pensent qu’à une popularité éphémère, devenant petit à petit des clones sans saveur et s’épuisant rapidement, passant d’un réseau social à un autre en attendant le prochain outil à la mode. Ainsi, et contrairement aux idées reçues, le blog me parait donc être un parfait reflet de la vie.</p>
<p>Mais ouhlala, je m’égare, le but de ce billet était initialement de raconter l’enterrement de vie de garçon de mon ami Alexandre (quel joli prénom). Un autre Alexandre avait programmé depuis des semaines une journée qui se devait être mémorable, deux semaines avant le grand jour : initiation au pilotage d’avion, barbecue (thématique Weber), simulateur de saut en parachute, et restaurant asiatique. Mais le clou de la journée était la fin de soirée. Un lieu très exotique avait été choisi pour l’amateur de bite que je suis, un club « olé olé » où de charmantes créatures proposaient de faire frotti frotta en échange de biftons, de beaucoup de biftons glissés dans la culotte.<br />
Le « Huslter club » est situé aux alentours des Champs-Elysées. Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Oui, je connaissais ce nom via le film « Larry Flynt », oui, je connaissais le concept de lap dance, mais non, je n’avais jamais mis les pieds dans un tel endroit.</p>
<p>Il faut tout d’abord montrer patte blanche et sourire aux gros et imposants videurs à l’entrée du club, puis passer un deuxième sas pour pénétrer dans le temple du vice et de la luxure. Une hôtesse nous accompagne à une table faisant face à une scène. Trois jeunes filles un peu mollassonnes semblent se soulager d’un herpès vaginal très irritant en se râpant l’entre-jambe sur de longues barres métalliques. On nous amène enfin un énorme saladier contenant deux bouteilles de gin, une bouteille de vodka, des canettes de « Red bull » et autres soft drinks. La manœuvre est claire : faire consommer le quidam excité en le gavant d’alcool et de caféine.</p>
<p>Deux types de danses sont proposés : une plus classique, rapprochée, autour de la table devant l’assistance composée de mâles en rut, et une plus intime, option sans culotte, dans une petite pièce capitonnée au sous-sol. Il suffit simplement d’acheter des tickets, un peu comme les colliers de perles au Club Med : plus tu payes, plus c’est long, rapproché, humide et torride. Une seule consigne, ne pas toucher la marchandise (je me souvenais de certaines scènes du fabuleux « Show Girls »). Je pensais initialement que les danseuses étaient des divas et qu’une distance réglementaire entre elles et les clients était établie : que nenni, même s’il est affiché un peu partout qu’il est interdit d’échanger numéro de téléphone/e-mail/adresse ou plus avec les hôtesses.</p>
<p>Si certains clients, habitués du lieu, se dirigent directement vers certaines jeunes filles qu’ils connaissent déjà, la plupart tapine les nichons à l’air autour des tables pour faire du chiffre d’affaire. On est donc bien loin du glamour et de l’humour véhiculés par les petites Bunny Girls Play Boy. Toutes les filles viennent de pays de l’Est et se prénomment Liina, Grete ou Kerli, et passent de table en table pour tenter un éventuel consommateur. C’est la nouvelle traite des blanches.</p>
<p>Manque de chance, lorsqu’elles se rapprochaient de nous, elles tombaient sur un groupe composé de deux pédés. Et justement, tomber sur un pédé reste rassurant pour ces filles. Elles sont alors certaines qu’il n’y aura aucun geste déplacé, et semblent enchantées de discuter, pour rien, juste comme ça, pour sortir de la routine graveleuse. Je me suis fait une copine. Elle s’est assise sur les genoux, m’a serré fort contre elle et m’a raconté sa vie et celle du club, entre deux bisous dans le cou. Elle s’absentait pendant une petite demi-heure et nous reprenions notre conversation. Elle venait d’Estonie et avait passé plusieurs années à la faculté de médecine. Elle souhaitait être gynécologue (…). Seulement voilà, débarquer à Paris lui a semblé plus glamour que de se les geler à Tallinn. Sorties, argent facile, elle travaille maintenant dans ce club et semble très heureuse, même si le concept attire bien moins de monde qu’il y a quelques années.</p>
<p>Face à moi, une danse commence. Une fille brune, certainement contorsionniste, ondule devant un couple qui semble bien excité. L’un de mes amis évite de peu un coup de talon aiguille sur son crâne. La danseuse mime l’acte sexuel, se tripote comme si elle était atteinte de varicelle, et tente d’étouffer son client entre ses deux seins. Je consulte Twitter pour connaître les résultats de l’Eurovision et ne pige pas pourquoi l’on parle de DSK, qui aurait certainement été ravi d’être à ma place. Ma copine Kerli revient me voir, je la salue et quitte l’établissement, enchanté de la journée que je venais de passer en compagnie de mes amis.</p>
<p>En trois semaines, j’ai enterré deux et marié un Alexandre. Les petites turbulences de ma vie se sont transformées en véritables bénédictions. Je profite de chaque instant, prend beaucoup de recul et tente de régler les problèmes un par un, sans angoisse ni stress, et tout finit par s’arranger. Le poste que l’on me promettait m’a enfin été officiellement attribué, mon couple a miraculeusement survécu, je me suis fait de nouveaux amis, je continue à beaucoup voyager, suis devenu plus que complice avec l’un d’entre eux que je vois deux fois par mois à Londres, et vais devenir papa en juillet : Le jour de la mort de mon chat, un éleveur de chartreux m’a curieusement contacté et m’a proposé d’adopter un chaton qui venait de naitre. J’ai accepté sans réfléchir. Il s’appelle <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gusperimus">Gusperimus</a>, Gus pour les intimes.</p>
<p>Je suis aujourd’hui, et pour quelques jours encore à Chicago, pour le congrès annuel de la société de cancérologie américaine. Je me retrouve seul avec mon lapin en peluche, travaille beaucoup, mais cet éloignement me permet une nouvelle fois de faire le point et surtout de me vider l’esprit loin, bien loin de mon quotidien, parfois si emmerdant. Je vis à l’américaine, me gave de Coca-Cola Zero à la vanille, suis hypnotisé par la télévision, me gave de popcorn au cinéma, passe des heures au rayon lessive du Wall Mart voisin et adore rentrer le soir par le métro aérien en contemplant les nombreux et gigantesques buildings de la cité.</p>
<p>Comme quoi, il ne me faut pas grand chose pour être heureux. Un peu quand même.</p>
<p>Je suis une princesse.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2011%2F06%2F06%2Fun-mariage-et-deux-enterrements%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2011/06/06/un-mariage-et-deux-enterrements/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Kama Sutra synthétique</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/01/26/kama-sutra-synthetique/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2011/01/26/kama-sutra-synthetique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2011 12:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Bad Sex]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Peluche]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2079</guid>
		<description><![CDATA[A toutes les filles que j&#8217;ai aimé avant, qui sont devenues femmes maintenant, à leur volcan de larmes, à leur torrent de charme, mais surtout à tout ceux qui ont tout comme moi une vie sexuelle aussi plate qu&#8217;un encéphalogramme de zombie, je leur propose de prendre le taureau par les cornes (han) et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>A toutes les filles que j&#8217;ai aimé avant, qui sont devenues femmes maintenant, à leur volcan de larmes, à leur torrent de charme, mais surtout à tout ceux qui ont tout comme moi une vie sexuelle aussi plate qu&#8217;un encéphalogramme de zombie, je leur propose de prendre le taureau par les cornes (han) et de se ressaisir en achetant les biens culturels suivant. Que nenni, point de magazines de charme(s) et autres vidéos olé olé érotico-tantriques. Des livres, des disques et du chocolats, moyens simples et efficaces pour atteindre la paix et la tranquillité promises du Shangri-la (qui n&#8217;est pas seulement le nom d&#8217;un restaurant sino-thai-vietnamo-nippon situé au croisement du boulevard de Belleville et de la rue du Faubourg du temple).<span id="more-2079"></span></p>
<p>Non non. Je n&#8217;ai pas découvert ce livre au rayon premier âge d&#8217;une librairie parisienne. La couverture présente une ravissante petite moumoute synthétique blanche entourant une photographie de petit nounours. C&#8217;est chou. Cependant, en tournant la page, le charmant Bouba laisse place à un mammifère pervers bouffant l&#8217;entre-jambe d&#8217;un rongeur géant avec délectation. Un photographe nord américain a ainsi habilement détourné certains personnages sortis de l&#8217;imaginaire enfantin en les dotant d&#8217;une sexualité débridée, dans des positions plus qu&#8217;acrobatiques et pleines d&#8217;imaginations. Un motel de seconde zone a servi de décors. Tout y est, la moquette crasseuse, l&#8217;abat-jour glauque et le couvre lit seventies. Un hommage est même rendu à Elvis Presley, un lion se tapant une poule devant l&#8217;entrée de Graceland. Tout en finesse.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501111.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501112.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Le lecteur avisé remarquera rapidement que le <a href="http://www.chondre.com/2011/01/20/la-citrouille-et-le-lapin/">lapin</a> ne se fait pas glouglouter le sypholo par une affreuse citrouille, mais par un joli petit ours brun.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501113.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501114.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501115.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent se payer une bonne tranche de rire, je recommande vivement la lecture de Bad Sex. Oui, il fut un temps où je considérais comme beaucoup la sexualité comme magique, une sorte d&#8217;expérience transcendantale ponctuée d&#8217;orgasmes intergalactiques. J&#8217;étais alors encore vierge. Tout cela pour entendre un jour que le sexe était un peu comme la pizza: même si pas terrible, toujours comestible. Mais non, le sexe n&#8217;est pas comme la pizza. Une mauvaise expérience peut se révéler être terrible. Ce recueil de nouvelles ratisse vraiment large, passant de la masturbation à l&#8217;infidélité, de dépucelages cauchemardesques au mélange sexe/drogue et rock&#8217;n roll. Un must pour se remonter le moral, en temps de disette.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2501116.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>&laquo;&nbsp;Fur Verts&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Bad Sex&nbsp;&raquo;, dans toutes les bonnes librairies.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2011%2F01%2F26%2Fkama-sutra-synthetique%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2011/01/26/kama-sutra-synthetique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La citrouille et le lapin</title>
		<link>http://www.chondre.com/2011/01/20/la-citrouille-et-le-lapin/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2011/01/20/la-citrouille-et-le-lapin/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 18:23:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Cocu]]></category>
		<category><![CDATA[cornes]]></category>
		<category><![CDATA[jaune]]></category>
		<category><![CDATA[Snooze]]></category>
		<category><![CDATA[Tromperie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2077</guid>
		<description><![CDATA[Cette fable a commencé il y a presque un an lorsque mes supérieurs hiérarchiques m&#8217;ont proposé d&#8217;évoluer professionnellement. Je me suis alors lancé bien naïvement dans cette aventure pensant y trouver luxe, calme et volupté. Je ne le faisais pas forcement pour moi. J&#8217;ai toujours considéré que ce qui était à moi était à Snooze, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Cette fable a commencé il y a presque un an lorsque mes supérieurs hiérarchiques m&#8217;ont proposé d&#8217;évoluer professionnellement. Je me suis alors lancé bien naïvement dans cette aventure pensant y trouver luxe, calme et volupté. Je ne le faisais pas forcement  pour moi. J&#8217;ai toujours considéré que ce qui était à moi était à Snooze, et que changer ne pouvait qu&#8217;apporter du bon à notre couple. J&#8217;ai toujours eu un penchant protecteur (et pathologique) envers mon compagnon. Je sais que je vis avec un enfant, et que je dois en prendre soin. Snooze est très fragile, c&#8217;est comme ça. J&#8217;ai ainsi vécu à cent à l&#8217;heure pendant des semaines, affronté des tempêtes et des coups bas. Il m&#8217;a également fallu gérer les graves problèmes de santé de ma grand-mère en organisant des aller-retours exténuants en Corrèze, mais aussi de nombreux déplacements à l&#8217;étranger. Je n&#8217;étais ainsi que très peu présent à la maison. <span id="more-2077"></span></p>
<p>Le douze aout dernier, j&#8217;ai franchi le cap des quarante ans. Je savais que ma présence comptait pour ma grand-mère, et je me devais de passer cette journée en sa compagnie. A quatre vingt dix huit ans, elle commençait à flancher. Nous avions failli la perdre ce printemps. Elle commençait tout juste à se ressaisir, et je souhaitais tout simplement lui montrer que je l&#8217;aimais très fort. J&#8217;ai tout d&#8217;abord proposé à mon cher et tendre de m&#8217;accompagner. S&#8217;il a tout d&#8217;abord accepté, Snooze a ensuite trainé des pieds pour réserver son billet, pour finalement décliner poliment l&#8217;invitation. Il ne pouvait pas poser le moindre jour car il avait un dossier important à finaliser. Cette réponse m&#8217;a tout d&#8217;abord surprise car Snooze ne s&#8217;est jamais franchement investi au travail, considérant à juste titre que sa vie privée primait. Je n&#8217;ai pas insisté plus que cela, et suis donc descendu seul pour quelques jours, ne souhaitant pas lui imposer un stage intensif de gériatrie. Tous les soirs, il m&#8217;appelait pour me dire qu&#8217;il m&#8217;aimait et que je lui manquais.</p>
<p>Je suis rentré un mercredi. Cela faisait plusieurs semaines que Snooze semblait absent, un peu plus mystérieux. Il avait perdu du poids, prenait encore plus soin de lui, consacrait plus de temps à ses activités sportives, et avait presque renouvelé sa garde robe. Il sortait souvent, recevait de nombreux textos, rentrait plus tard du travail et semblait m&#8217;ignorer. Nous vivions presque en colocataires. De mon côté, cette situation ne me déplaisait pas forcement car je n&#8217;ai jamais été une personne très démonstrative, collée comme une lamproie à son mari. Nous avons débuté une partie de jambes en l&#8217;air, et je n&#8217;ai pas reconnu la personne avec qui je couchais. Une planche à pain aurait été plus sexy, aimante et attirante. J&#8217;avais l&#8217;impression de batifoler avec une poupée gonflable tiède, celle, inexpressive avec une grosse bouche vulgaire en forme de o, modèle chauve et poilu, les bras pliés à 90 degrés. <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>
<p>Je n&#8217;ai jamais fouillé dans les affaires de mon mari. Toutefois, et de façon irrationnelle, je me suis senti attiré par son téléphone portable, anormalement protégé par un code. Il m&#8217;a suffi de composer sa date de naissance pour le déverrouiller et avoir accès à l&#8217;ensemble de son contenu. Easy. Un nom revenait régulièrement, L. Snooze me parlait souvent de L, apparemment rencontré par courrier électronique. L suivait les chroniques de Snooze sur Homomicro et en était fan. Les deux bougres s&#8217;étaient rapidement liés d&#8217;amitiés et allaient parfois au cinéma ensemble. Je n&#8217;ai pas été déçu en lisant les six mois d&#8217;échanges de messages. Impossible d&#8217;y croire, mais mon mari semblait avoir une liaison avec L. Je suis parti au travail, ai ruminé seul toute la journée (meuh) en ayant une seule obsession: avoir confirmation, en lisant une nouvelle fois ces messages que j&#8217;avais certainement mal interprétés.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/bye.gif" alt=":bye_tb:" /></p>
<p>Je me suis réveillé en pleine nuit et ai une nouvelle fois consulté son téléphone. Je ne m&#8217;étais malheureusement pas trompé. Cerise sur le gâteau, des proches étaient au courant. Je n&#8217;arrivais pas à en croire mes yeux. J&#8217;ai également découvert la raison pour laquelle il ne souhaitait pas m&#8217;accompagner en Corrèze: Il avait préféré passer la soirée du 16 août à fêter l&#8217;anniversaire de L. J&#8217;étais cocu, blessé, humilié et surtout jaloux, jaloux des sentiments profonds que Snooze semblait avoir pour L. Snooze s&#8217;est réveillé et m&#8217;a grillé. Je lui ai tendu le téléphone en lui demandant des explications. Ma première réaction (Eva Longoria style) a été de lui demander de partir. Je souhaitais le rayer de ma vie. Nous allions vendre rapidement notre appartement et reprendre une nouvelle vie, chacun de son côté. Tout était très simple sur le papier. En pratique, tout s&#8217;est révélé bien plus compliqué, car mon Doudou, je l&#8217;aimais, et je ne souhaitais surtout pas le partager.</p>
<p>Cependant, j’étais cuit dans tous les cas: (i) Je jouais à l’hystérique en cassant tout sur mon passage, Snooze partait. (ii) Je me renfermais sur moi-même et devenais déprimé, Snooze partait. (iii) Je jouais l’indifférent, Snooze partait aussi car il considérait que je n’étais finalement pas si attaché que cela à lui. J’ai naturellement opté pour la dernière option. </p>
<p>Cocu, mais digne, bordel.</p>
<p>Cette fameuse nuit fut mon grand début dans la quatrième dimension. Je me suis senti seul pour la première fois de ma vie, trahi par mon mari, incapable d&#8217;en parler à mes amis. Le cocu est finalement proche du violé. Il n&#8217;ose pas parler d&#8217;une situation qui peut sembler cocasse (les cornes, tout ça tout ça) et se sent responsable de son état. Je n&#8217;ai ni dormi ni mangé pendant cette période. Je m&#8217;enfonçais dangereusement et mon mari ne me retenait pas. Bien au contraire, j&#8217;avais l&#8217;impression qu&#8217;il me mettait la tête sous l&#8217;eau en rejoignant trop régulièrement, de façon très libre et transparente, son nouveau compagnon de couette, me laissant de facto seul à mariner dans mon jus à la maison. De son côté, il pensait que la vie était courte, qu&#8217;il fallait en profiter. Fréquenter L lui était devenu essentiel. Un soir qu&#8217;il sortait avec L, je me suis réfugié chez un couple d&#8217;amis. Le temps passant, j&#8217;ai finalement obtenu qu&#8217;il mette fin à toute relation extra conjugale, mais ne lui ai toutefois pas interdit de revoir son ami. Il me l&#8217;a juré, craché, leurs liens n&#8217;étaient que purement amicaux. </p>
<p>Seulement voila, lorsqu&#8217;on affronte la réalité, on passe par une sale phase on l&#8217;on raccroche les wagons. Naaan, je n&#8217;ai tout de même pas été aussi aveugle pour ne rien voir ce jour ci, ce jour là. Non, pas cette soirée quand même, ni cet après-midi. Naaaaaan.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/furious.gif" alt=":furious_tb:" /></p>
<p>J&#8217;ai commencé à remonter la pente après avoir discuté un soir avec F qui n&#8217;en a pas cru ses oreilles. J&#8217;ai également commencé à en parler au bureau, mais également avec mon fils adoptif. Je n&#8217;avais pas trop le choix car j&#8217;avais une allure de zombie, et je commençais à pleurer dès que quelqu&#8217;un m&#8217;adressait la parole. On me disait saucisse, je pleurais. On me disait vacances, je pleurais. C&#8217;est finalement en m&#8217;affichant en joyeux cocu que j&#8217;ai découvert que la plupart des couples de mon entourage vivait/avait vécu une telle expérience. J&#8217;ai commencé à être cynique, en m&#8217;achetant une batterie de jolies culottes/t shirts/chaussures jaunes que je portais lorsque mon mari René passait la soirée avec L.<br />
 J&#8217;ai commencé à organiser des soirées CCCN (Cocu China Club Night) où j&#8217;invitais sur la carte de crédit de notre compte commun des amis à diner. Je sortais, partais de plus en plus à l&#8217;étranger, comme dans le cochon, tout était bon pour s&#8217;évader de la réalité. </p>
<p>J&#8217;ai même eu l&#8217;occasion de revoir W. Je pense tous les jours à ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, que je devais avant tout me faire respecter.</p>
<p>Comme le disait ma grand tante Marie-Angélique, fouine un jour, fouine toujours, mari cocu, mari à l&#8217;affut. Ayant été élevé au biberon avec un Mac, casser les codes de protection d&#8217;un téléphone ou d&#8217;un ordinateur reste d&#8217;une facilité déconcertante. J&#8217;ai donc continué à lire les messages échangés entre les deux meilleurs amis. J&#8217;en voulais à ce crétin qui s&#8217;était immiscé dans mon couple, même si mon mari était bien entendu responsable à cinquante pourcent de la situation. </p>
<p>Au fil des messages échangés, j&#8217;ai commencé à dresser le portait de L: Date de naissance, adresse, numéro de téléphone portable, numéro de téléphone personnel, professionnel, études, profession, photographies d&#8217;amis, de son horrible chambre à coucher couleur parme, de photographies de sa cuisine, de sa salle de bains, de lui habillé ou nu (yak yak), nom et numéro de téléphone de son compagnon O, code d’accès de la porte de son immeuble, étage. Dingue comme il reste facile de croiser toutes ces informations sur internet. Flippant même.</p>
<p>J&#8217;ai bien entendu pensé à publier toutes ces données sur mon blog ou à contacter l&#8217;autre cocu. Mais Maman reste digne et n’est pas une salope. Il n’empêche, j’ai toujours le super pouvoir de me transformer en super fouteur de super merde et cela m’en fait presque super jouir (rire super sardonique). Personne n&#8217;est à l&#8217;abri d&#8217;un super coup de sang (vous devriez voir ce super profil de super boudin blanc œdémateux, non mais).</p>
<p>J&#8217;ai également compris pourquoi mon mari rentrait plus tard le soir. L habite rue de Clignancourt, appartement idéalement situé entre notre domicile et notre lieu de travail. Il lui suffisait donc d&#8217;emprunter un Velib&#8217; et de faire une pause galipette avant de rentrer retrouver maman. Oui mais voila, Maman ne comprend pas pourquoi son Doudou d&#8217;amour se tape un chauve doté d&#8217;une petite bite (deuxième rire sardonique) et de fesses apparemment assez molles (troisième rire sardonique). Les messages échangés sont très mimis. Snooze appelle L son lapin (ravissante icône lapin sur iPhone), L appelle Snooze Pumpkin. Ils s&#8217;envoient pleins de jolis cœurs de toutes les couleurs, et des bisous tout partout. Chou, non? L a même offert un horrible porte-cartes Vuitton à mon mari. Mon mari lui achète de son côté des orangettes à la Maison du Chocolat. Moi, j&#8217;ai juste le droit de combler le découvert chronique du compte commun.</p>
<p>Snooze et moi-même avons miraculeusement commencé à nous réconcilier au début du mois d’octobre, lors de notre séjour au Canada. Si les premiers jours furent tendus comme un string, nous avons rapidement commencé à nous détendre. Alors que Maman n’avait pas vu le loup pendant des semaines, nous avons passé nos vacances à faire des galipettes matins et soirs dans des positions que je ne n&#8217;imaginais même pas. Il commençait à redevenir la personne que j’aimais. Il m’aimait, me le disait et me le prouvait. Passer un long et fabuleux week-end chez L et L, amis homos officiellement mariés nous a également fait un bien fou. Snooze constatait une nouvelle fois qu’il était possible d’être épanoui tout en ayant une relation stable. J’ai cependant fait mienne la citation de Jacques Chirac : Pas rancunier, mais pas amnésique. </p>
<p>La lune de miel s’est prolongée depuis. Cet épisode a permis de remettre les choses à plat. Passer presque vingt années en couple pousse irrémédiablement vers l’encroutement, et certains passages douloureux permettent de se réveiller.</p>
<p>Nous avons même célébré nos quarante ans à la maison. Beaucoup d’amis n’avaient pas pu nous rejoindre. Si l’organisation était loin d’être parfaite, j’étais heureux d’être entouré ce soir là, et surtout de me changer les idées quelques heures. Ayant perdu une dizaine de kilos, j’avais une allure de grand malade en phase terminale, les traits extrêmement tirés. Je ne ressemblais à pas grand-chose. Qu’importe. D, elle aussi cocue, ne pouvait s&#8217;empêcher de raconter ses problèmes de couple à S et A. F et A’, au courant de la situation, venaient me remonter le moral. N, Y, B, A, M, N&#8217;, B, C, M&#8217; et tous les autres ne se doutaient de rien. J’ai également découvert un A’’ complètement déjanté, venu déguisé en Disco Queen avec son mari M. Je retrouvais enfin mon Snooze à moi, son regard, ses attentions particulières, même si juste avant de se coucher il n’a pas résisté à l’envie d’envoyer un message au Lapin Crétin.</p>
<p>Le point positif de cette histoire reste que pour la première fois j’ai commencé à penser à moi et uniquement à moi. Vivre en couple implique une part d’égoïsme qu’il faut conserver, juste pour se préserver en cas de turbulences. Il reste impératif de penser au singulier avant de penser au pluriel, nul n’est à l’abri. Cette crise, terminée selon Snooze, m’a également permis de faire mon coming-out au travail, mais également de me rapprocher de ma mère. Je n’ai pas eu à lui dire grand-chose, juste que j’étais dans la même situation qu’elle à son âge. Snooze et moi-même recommençons à avoir des projets. J’ai juste perdu un je ne sais quoi que je ne retrouverai certainement jamais, un soupçon de joie, de naïveté et d’innocence. Mais c’est la vie, et il faut composer avec. Je reste encore triste et choqué, mais je remonte rapidement la pente. L&#8217;autre bonne nouvelle est que j&#8217;ai tout plein d&#8217;histoire croustillantes à raconter sur ce blog maintenant que j&#8217;ai officiellement percé l&#8217;abcès.</p>
<p>Depuis cet épisode, nous sortons beaucoup ensemble. soirées, réveillons, anniversaires, nous restons soudés. Même si je ne suis pas forcement d&#8217;humeur joyeuse, je tente de faire une croix sur cette incartade et surtout de faire confiance en mon mari. Je l&#8217;ai dans la peau, il le sait, c&#8217;est comme ça. Mais personne ne semble dupe. Samedi soir lors de l&#8217;anniversaire de A&nbsp;&raquo;, H m&#8217;a demandé comment j&#8217;allais. Je lui ai répondu que j&#8217;étais cocu mais que je me soignais. Amusant. Je ne sais pas pourquoi mais lorsque j&#8217;étais au creux de la vague, j&#8217;ai tout de suite pensé à lui pour me confier. Je n&#8217;ai rien fait de mal, sinon d&#8217;être peu vigilant.</p>
<p>Enfin, quoi de mieux, pour finir ce billet, que de citer le grand Marcel, &laquo;&nbsp;dire que j&#8217;ai gâché  des années de ma vie, que j&#8217;ai voulu mourir, que j&#8217;ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n&#8217;était pas mon genre. Un amour de Chondre, c&#8217;est moi. Oui oui. (quatrième rire sardonique). </p>
<p>Ce soir, Snooze est en compagnie de ce crétin de L. J&#8217;ai un peu beaucoup les boules. Je porte ma jolie culotte jaune, culotte bien évidement assortie à mes Converse (cinquième rire sardonique, jaune), et vais bouffer du lapin, au sens propre comme au figuré.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/2001111.jpg" alt="" align="" /><img src="http://www.chondre.com/images/2001112.jpg" alt="" align="" /></center></p>
<p>#jeudiconfession  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2011%2F01%2F20%2Fla-citrouille-et-le-lapin%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2011/01/20/la-citrouille-et-le-lapin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>49</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le retour de Lova Moor</title>
		<link>http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 20:04:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[abdominaux]]></category>
		<category><![CDATA[ceinture]]></category>
		<category><![CDATA[Slendertone]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2043</guid>
		<description><![CDATA[Partisan du moindre effort. C&#8217;est comme cela que ma grand-mère me qualifiait lorsque j&#8217;étais petit. Ma vie a changé il y a quelques années lorsque j&#8217;ai acheté la première version commercialisée. Tout comme les abeilles, mon corps a changé en quelques semaines. Hop. Il suffisait de la coller contre mon ventre pour le voir se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Partisan du moindre effort. C&#8217;est comme cela que ma grand-mère me qualifiait lorsque j&#8217;étais petit. Ma vie a changé il y a quelques années lorsque j&#8217;ai acheté la première version commercialisée. Tout comme les abeilles, mon corps a changé en quelques semaines. Hop. Il suffisait de la coller contre mon ventre pour le voir se tonifier sans rien faire, sinon avoir l&#8217;impression de passer sur la chaise électrique une demi-heure par jour. Et bye bye les poignées d&#8217;amour. Partisan du moindre effort, cela fait bien longtemps que je ne le suis plus. Je fais un minimum de cinq heures de vélo par semaine et au moins deux ou trois courses. Le matin, au réveil, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de faire mes séries d&#8217;abdominaux et quelques pompes, histoire de ne pas rouiller et de conserver un corps de jeune pucelle. <span id="more-2043"></span></p>
<p>Et pourtant, il n&#8217;est pas si simple de stimuler certains vilains muscles récalcitrants. Si si, ceux du bas, juste sous le nombril. Il y a quelques semaines, Saint Glandule est apparu dans ma salle de bains alors que je prenais une douche. Il venait m&#8217;annoncer la bonne nouvelle. Elle était arrivée au BHV. Encore plus belle, noire, très design, très chic, très bobo, très sexy, très moi. Oui, une nouvelle version, encore plus puissante, encore plus douloureuse, dotée de nombreux programmes dont deux de relaxation, était maintenant disponible dans les meilleures crémeries. Et contrairement à l&#8217;ancien modèle, elle était rechargeable. Oui, je l&#8217;annonce haut et fort en frôlant l&#8217;orgasme cosmique, le grand retour de la <a href="http://www.chondre.com/2007/01/19/les-dieux-du-stade-ou-comment-mon-corps-s%e2%80%99est-transforme-grace-a-lova-moor/">ceinture Lova Moor</a>, celle qui permet d&#8217;avoir une jolie tablette de chocolat en quelques séances, une ceinture d&#8217;Apollon toute sympatoche, sans rien faire sinon appuyer sur trois petits boutons de rien du tout. C&#8217;est bon ça.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/1810101.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Grâce à elle, mon <a href="http://www.chondre.com/2009/12/22/idee-un-peu-a-la-con-the-hangover/">piercing ombilical</a> est remonté entre mes deux nichons. L&#8217;idéal est de l&#8217;utiliser en repassant (pas très glamour) ou en allant faire ses courses. Il faut bien entendu être capable de maîtriser les décharges électriques et les petits mouvements secs associés sous peine de passer pour un possédé. Mais plus le muscle est tendu, plus la ceinture est efficace. Il est également possible d&#8217;allonger les muscles en s&#8217;étalant sur un canapé, le tout en s&#8217;empiffrant de gâteaux ou en fumant une cigarette. Deux autres versions sont disponibles: une pour les fesses molles et une autre pour les biceps et triceps. Enfiler les trois en même temps est fortement déconseillé, surtout si une envie pressante arrive subitement, évitant ainsi de ruiner les toilettes.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/1810102.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Dernière chose: comme tous les billets publiés depuis plus de cinq ans, Slendertone ne m&#8217;a ni rémunéré, envoyé de bons d&#8217;achat ou fourni une ceinture pour en vanter les qualités. Je trouve ce produit efficace et avant tout amusant de renforcer mes abdominaux rapidement en minimisant les efforts. Je reste toutefois persuadé qu&#8217;une telle ceinture doit être associée à d&#8217;autres exercices pour optimiser les résultats. Voila, c&#8217;est dit.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2010%2F10%2F18%2Fle-retour-de-lova-moore%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2010/10/18/le-retour-de-lova-moore/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jiminy Cricket</title>
		<link>http://www.chondre.com/2010/09/07/jiminy-cricket/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2010/09/07/jiminy-cricket/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 21:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[amis]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Paris Carnet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=2025</guid>
		<description><![CDATA[Snooze m&#8217;a toujours reproché le manque de confiance que j&#8217;avais envers les autres. Déceptions diverses, peur de s&#8217;ouvrir, de se confier, manque de confiance en moi, complexe d&#8217;infériorité, cette méfiance maladive mériterait de longues séances d&#8217;analyse. Un peu comme si un ami ne pouvait le devenir avant d&#8217;avoir fait ses preuves. J&#8217;ai tout simplement besoin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Snooze m&#8217;a toujours reproché le manque de confiance que j&#8217;avais envers les autres. Déceptions diverses, peur de s&#8217;ouvrir, de se confier, manque de confiance en moi, complexe d&#8217;infériorité, cette méfiance maladive mériterait de longues séances d&#8217;analyse. Un peu comme si un ami ne pouvait le devenir avant d&#8217;avoir fait ses preuves. J&#8217;ai tout simplement besoin de fidélité, de savoir que je peux réellement compter sur quelqu&#8217;un et surtout de faire comprendre que je suis toujours disponible, pour le meilleur et pour le pire. En résumé, si mon cercle de proches reste restreint, je suis persuadé qu&#8217;il est de qualité et surtout fidèle. Un peu comme dans un couple finalement.<span id="more-2025"></span></p>
<p>L&#8217;écriture de billets m&#8217;a beaucoup aidé à m&#8217;ouvrir. Sur le papier mais aussi dans la vraie vie. J&#8217;ai perdu en timidité et gagné en confiance. Tout à commencé le jour ou j&#8217;ai rencontré en chair et en os des blogueurs que je suivais depuis longtemps à l&#8217;occasion d&#8217;une représentation de Rigoletto à l&#8217;opéra Bastille. J&#8217;ai ensuite osé mettre les pieds à Paris Carnet. Après plusieurs tentatives, j&#8217;ai finalement réussi à me mêler à une des réunions mensuelles, même si je suis resté deux heures debout devant la porte des toilettes, raid comme un piquet.</p>
<p>J&#8217;ai fait une belle rencontre via Snooze et me suis rapidement lié d&#8217;amitié avec un blogueur qui, tout comme moi, était extrêmement méfiant. Nous avions tout pour nous rencontrer: nous avions beaucoup de goûts et de dégoûts en commun, nous vivions tous les deux en couple et aimions très fort nos conjoints respectifs, nos conjoints partageaient également certaines passions. Tout comme moi il était complexé et décomplexé à la fois, il avait certains côtés touchants et chose primordiale, il me faisait énormément rire. Nous avons tout d&#8217;abord commencé à nous voir en assistant aux premières séances de cinéma le samedi matin. Nous avons ensuite pris l&#8217;habitude de nous donner rendez-vous tous les samedis matins, à neuf heures trente, dans le même café, nos culs sur les mêmes fauteuils.</p>
<p>Notre relation a connu des hauts et des bas et s&#8217;est momentanément interrompue. Il ne comprenait alors pas mon mode de fonctionnement et pensais que j&#8217;évitais de répondre à ses appels ou à ses textos. Avant l&#8217;apparition de l&#8217;iPhone, le téléphone n&#8217;a jamais été mon mode de communication préféré, et il m&#8217;arrivait fréquemment d&#8217;égarer au fond d&#8217;un tiroir le précieux instrument sans m&#8217;en soucier le moins du monde. Si quelqu&#8217;un veut me joindre, le plus simple reste toujours de me contacter via mon téléphone fixe à la maison. Pensant être blacklisté, il s&#8217;est éloigné de moi. Nous nous sommes ensuite retrouvés quelques mois plus tard. Son moral était assez bas, et j&#8217;ai compris que je l&#8217;avais inconsciemment blessé. J&#8217;ai également compris qu&#8217;il tenait à notre relation mais surtout que j&#8217;y tenais aussi. De mon côté, elle a toujours été désintéressée. Oui, je suis un peu complexe, c&#8217;est comme ça.</p>
<p>Je suis rentré depuis le début de l&#8217;année dans une spirale infernale au travail qui a eu d&#8217;énormes répercussions sur ma vie. Cette spirale n&#8217;a pas, au début, affecté notre relation. J&#8217;ai toutefois décelé un changement dans son comportement. Connaissant son sale caractère, je n&#8217;ai pas tout de suite osé lui en parler, de peur de le vexer. Je me suis lancé, et lui ai finalement dit certaines vérités vraies qui n&#8217;étaient certainement pas bonnes à dire. Je reste persuadé que j&#8217;avais à l&#8217;époque raison, que je jouais à la perfection mon rôle de Jiminy Cricket surtout qu&#8217;il en avait besoin. De son côté, voyant que j&#8217;étais affecté par ma situation professionnelle, il m&#8217;a mis en garde et ma plusieurs fois conseillé de renoncer. Etant plus qu&#8217;engagé dans une bataille stupide et aveuglante, je ne l&#8217;ai pas écouté. Il avait pourtant raison.</p>
<p>J&#8217;ai constaté un jour qu&#8217;il m&#8217;avait rayé de ses contacts. Je n&#8217;ai pas cherché à le joindre pour m&#8217;expliquer car je m&#8217;y attendais et je n&#8217;en avais pas l&#8217;envie. Si je pense toujours qu&#8217;à un moment de sa vie il a eu besoin, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, de moi, il n&#8217;a malheureusement pas été présent à l&#8217;instant où j&#8217;ai eu besoin de quelqu&#8217;un à qui parler, à qui me confier, à un moment certainement le plus compliqué de ma vie. Je ne lui en veux pas, c&#8217;est comme ça. Tout comme le répète ma chère maman avec beaucoup de classe et distinction, ce n&#8217;est pas une fois qu&#8217;on a fait dans les draps qu&#8217;il faut serrer les fesses. </p>
<p>Je lui souhaite toutefois tout le bonheur du monde, même si je reste toujours persuadé qu&#8217;il aura beaucoup de mal à trouver, ne serait-ce qu&#8217;une simple forme de sérénité. Karma un jour, karma toujours.</p>
<p>Mazel tov ! Deux billets en moins de trente-six heures.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2010%2F09%2F07%2Fjiminy-cricket%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2010/09/07/jiminy-cricket/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi je blogue moins ces derniers temps</title>
		<link>http://www.chondre.com/2010/07/21/pourquoi-je-blogue-moins-ces-derniers-temps/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2010/07/21/pourquoi-je-blogue-moins-ces-derniers-temps/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 13:15:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[Bonum]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Wordpress]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=1948</guid>
		<description><![CDATA[Oui oui, pourquoi, hein? Juste parce que Saturne et Pluton se sont alignées sur Mars et Jupiter. Parce qu’un astrologue chinois m’a prédit mille années de malheur si je continuais à raconter ma vie sur internet, parce que je me suis réfugié en Corée du Nord pour une année sabbatique, ou peut-être enfin parce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>Oui oui, pourquoi, hein?</p>
<p>Juste parce que Saturne et Pluton se sont alignées sur Mars et Jupiter. Parce qu’un astrologue chinois m’a prédit mille années de malheur si je continuais à raconter ma vie sur internet, parce que je me suis réfugié en Corée du Nord pour une année sabbatique, ou peut-être enfin parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir un abonnement à Électricité de France depuis que nous avons acheté notre superbe nid d’amour atypique et nous sommes endettés pour les prochaines cinquante années de notre vie.  <span id="more-1948"></span></p>
<p>Plus sérieusement, deux raisons m’empêchent d’écrire plus régulièrement. J’en suis fort contrarié car je me suis rapidement aperçu que la publication régulière de billets se révélait être une véritable bouffée d’oxygène. Écrire, même mal, j’aime ça. Cela me permet de m’évader, d’échanger, et de faire parfois le point sur ma modeste existence. Bref, l’écriture peut parfois être aussi efficace et moins onéreuse qu’une longue psychanalyse. Pourquoi donc se gêner.</p>
<p>La première cause de baisse de régime est encore et toujours liée à mon activité professionnelle. Je me suis longtemps vanté d’avoir un poste passionnant, mêlant indépendance, intérêt et éthique. Très peu de métiers peuvent se targuer de réunir toutes ces conditions. Je vivais cependant au pays de Oui-Oui, évoluant dans une configuration rare et idéale : Hiérarchie extrêmement limitée, compétente, disponible et acquise, collègues adorables, missions passionnantes. Travaillant en binômes, nous avions réussi à établir un équilibre très subtil entre amitié et relation professionnelle. Nous avons toujours beaucoup travaillé, sur des sujets très sensibles et souvent anxiogènes, mais chaque fois dans la joie et la bonne humeur, sans jamais trainer des pieds pour venir travailler, <em>a contrario</em> en trainant parfois des pieds pour rentrer dans nos foyers respectifs la nuit tombée.</p>
<p>Deux <a href="http://www.chondre.com/2010/05/02/fluctuat-nec-mergitur/">événements </a>ont brutalement bousculé ce fragile équilibre. (i) Ma collègue chérie a fort judicieusement décidé de quitter notre agence pour vivre de nouvelles aventures, et (ii) on m’a officieusement proposé de gérer la dynamique équipe au sein de laquelle j’évoluais, me mettant de facto à dos l’intégralité de mes gentils collègues. Je suis ainsi passé en un claquement de doigt du gentil Chondre sympathique et bosseur au connard pistonné incompétent lécheur de culs. Cerise sur le gâteau, ma collègue n’est pas remplacée depuis son départ et je dois donc assumer deux postes pour le prix d’un, le tout en formant une nouvelle arrivante, en faisant les carreaux, le ménage et en curant les toilettes. Les attaques sont gratuites, mensongères, violentes et blessantes, et arrivent à un moment ou je suis seul, et surtout fatigué moralement et physiquement.</p>
<p>Cependant, comme me le rappelait fort justement mon futur-ex responsable hiérarchique, je n’avais pas vraiment le choix et n’avais comme destin que de me faire avoir en beauté. Si j’avais refusé l’offre, une autre personne, pas forcement plus compétente ou agréable, aurait postulé à ma place. La charrue a malheureusement été mise bien avant les bœufs et le poste promis n’est toujours pas libéré, me laissant dans une position tout particulièrement inconfortable et un peu pourrie. Reste toutefois l’inconnue suivante : Aurais-je l’envie et la force de travailler avec une équipe qui passe sont temps à me planter des couteaux dans le dos ? Pas certain d’être assez masochiste et claquer d&#8217;un arrêt cardiaque.</p>
<p>Je reste cependant optimiste car cette expérience m’a permis de m’endurcir en constatant que le milieu du travail était bien plus dur que celui imaginé ou rêvé. J’ai ainsi grandi d’un coup, tuant ainsi l’étudiant attardé et naïf que j’étais resté au fond de moi. Cela m’a également permis de m’ouvrir aux autres, en faisant notamment mon coming-out à une amie et collègue qui travaille depuis des années dans mon agence. Elle m’a permis de réaliser que si j’étais assez fort pour protéger ma vie privée, je pouvais facilement affronter la médiocrité de mon entourage professionnel.</p>
<p>En résumé, plus de travail et de stress, moins de blog.</p>
<p>La seconde raison est purement liée à l’infrastructure de ce blog.</p>
<p>J’ai choisi depuis le début de me fier à WordPress. La première version installée il y a cinq ans comportait une faille et me faisait perdre régulièrement billets et commentaires. <a href="http://www.chondre.com/2008/01/18/voila-cest-enfin-le-dernier-billet-chez-free/">Free </a>a ensuite été responsable de la fermeture de nombreux blogs en purgeant de nombreuses bases de données. Après avoir perdu quelques plumes, je me suis enfin installé chez 1and1 et ai transféré l’intégralité (ou presque) de mes données.</p>
<p>Depuis la version WordPress 2.7, il est possible d’exporter ses données sous forme de fichiers XML. Magique magique. Manque de chance, je n’ai jamais pu utiliser cette option pour une obscure raison de la mort qui tue. En parcourant les blogs, j’ai compris il y a peu qu’il y avait un problème de mémoire X et que ma vie allait être fantastique en ajoutant un certain fichier Y dans un mystérieux dossier Z. Bingo, j’ai ainsi réussi à débloquer la fonction exportation il y a quelques jours. Cependant, mes archives étant trop volumineuses, seule une partie peut être sauvegardée. Same player, shoot again. </p>
<p>Commençant à être particulièrement excédé, j’ai décidé de mettre à jour la dernière version de WordPress sans sauvegarder mes données sources. C’était sans compter sur une fameuse erreur 500 et l’obligation de modifier un fichier à la racine du blog. Cependant, en changeant le contenu de ce fichier, une nouvelle erreur apparait en plus de l’erreur 500 à laquelle s’ajoute une erreur m&#8217;indiquant que les fichiers que je recherche n&#8217;existent plus ou pas.</p>
<p>Curieux comme sensation. Je n’ai jamais perdu mon calme, même si j’ai, tout comme Brenda téléphonant à Becky, l’impression de faire constamment l’étoile avec mon clavier d’ordinateur.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/bye.gif" alt=":bye_tb:" /></p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2010%2F07%2F21%2Fpourquoi-je-blogue-moins-ces-derniers-temps%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2010/07/21/pourquoi-je-blogue-moins-ces-derniers-temps/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>18</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Plus près de toi mon Dieu</title>
		<link>http://www.chondre.com/2010/07/08/plus-pres-de-toi-mon-dieu/</link>
		<comments>http://www.chondre.com/2010/07/08/plus-pres-de-toi-mon-dieu/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 18:41:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chondre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Groovy, Shaggy, Wizz]]></category>
		<category><![CDATA[A380]]></category>
		<category><![CDATA[Air France]]></category>
		<category><![CDATA[Chat]]></category>
		<category><![CDATA[Chicago]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Sondes Pilot]]></category>
		<category><![CDATA[Toilettes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chondre.com/?p=1933</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;avion, j&#8217;adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l&#8217;unique, le formidable, l&#8217;ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j&#8217;ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Groovy, Shaggy, Wizz' --><p>L&#8217;avion, j&#8217;adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l&#8217;unique, le formidable, l&#8217;ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j&#8217;ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, juste après m&#8217;être bouché les oreilles avec des boules Ear et mis un masque sur les yeux. Ne prenant jamais le moindre médicament pour dormir, je reste très réceptif à son mode d&#8217;action. Cerise sur le gâteau, sa demi-vie étant très courte, mon pote de carlingue est rapidement éliminé, évitant ainsi d&#8217;arriver à destination dans le pâté. <span id="more-1933"></span></p>
<p>Ceci est ma confession du jeudi.  <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/dunce.gif" alt=":dunce_tb:" /></p>
<p>Lorsque je suis rentré de <a href="http://www.chondre.com/2010/06/08/chicago-cest-beau-le-cherry-coke-zero-cest-bon-et-abercrombie-cest-totally-has-been/">Chicago</a> il y a cela un peu plus d&#8217;un mois, je n&#8217;ai pas trouvé ma plaquette de somnifères. Le voyage débutait de la meilleur façon possible: Enregistrement rapide, surcharge de bagages habilement négociée avec un sourire et deux doigts d&#8217;humour, place souhaitée obtenue, aucun retard. L&#8217;avion a commencé à bouger, s&#8217;est lentement dirigé vers la piste de décollage, a commencé à accélérer pour brusquement freiner. La moitié des voyageurs a dégusté le siège d&#8217;en face, l&#8217;autre a été étouffée par la ceinture de sécurité. Le commandant de bord s&#8217;est rapidement adressé à nous en nous expliquant que les sondes ne répondaient plus, que nous allions avoir beaucoup de retard, mais surtout qu&#8217;il fallait mieux arriver en retard dans ce monde qu&#8217;en avance dans l&#8217;autre. Grand silence dans les cabines. Grand moment de solitude.</p>
<p>Ma voisine rapidement sorti un smartphone de son sac à main, s&#8217;est connectée sur Google, a tapé deux petits mots &laquo;&nbsp;sonde avion&nbsp;&raquo; et est instantanément tombée sur le site de l&#8217;express qui explique notamment que:</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Si la sonde Pitot fonctionne mal, la mesure de la vitesse de l&#8217;appareil est erronée et la vitesse qui s&#8217;affiche sur l&#8217;anémomètre n&#8217;est pas la bonne. Cette fausse information fournie au pilote peut alors avoir des conséquences graves. Si la vitesse est surestimée, il y a un risque de décrochage de l&#8217;avion. C&#8217;est-à-dire qu&#8217;à cause d&#8217;une vitesse trop faible, l&#8217;appareil risque de tomber. Si la vitesse est sous-estimée, et que l&#8217;appareil va plus vite que ce qu&#8217;indique l&#8217;anémomètre, il existe un risque de déformation, voire de destruction dans les cas les plus extrêmes, de l&#8217;avion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>J&#8217;ai soudain entendu un Hiiii très aigu, puis un &laquo;&nbsp;Maaiiis ils nous refont le coup du Rio-Paris il y a un an&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;on va tous mouriiiiir&nbsp;&raquo;, réflexion spontanée, mais idéale pour contaminer le reste de l&#8217;avion. Le personnel de bord, submergé par les questions des voyageurs terrifiés, a tenté en vain d&#8217;être le plus rassurant possible. Nous avons fait demi-tour. Les sondes n&#8217;ont pu être réparées et quatre heures ont été nécessaires pour les remplacées. Entre temps, la classe cochon a carburé au soda sucré tiède périmé depuis trois mois alors que la classe fourrure se pintait au Champagne. Ambiance. Juste avant de décoller pour la seconde fois, j&#8217;ai directement avalé deux Stilnox. Je me suis naturellement réveillé quelques minutes avant l&#8217;atterrissage, un léger filet de bave s&#8217;écoulant de ma bouche, et pas vraiment frais.</p>
<p>J&#8217;ai repris l&#8217;avion depuis ce petit incident, et notamment le week-end dernier pour me rendre à Londres en compagnie de mon cher et tendre. l&#8217;occasion était trop belle. <a href="http://fabricemichel.com/">Air Fabrice Ltd</a> propose actuellement de s&#8217;envoler pour la perfide Albion en A380. Je pensais initialement que Londres n&#8217;était qu&#8217;une escale avant de repartir pour New-York. Que Nenni. L&#8217;avion nécessite deux co-pilotes et un pilote et la compagnie doit former son personnel au nouveau paquebot. La formation ne se comptant pas en heures de vol mais en nombre d&#8217;atterrissages et de décollages, la courte distance Paris-Londres a donc été choisie par Air France. Et c&#8217;est tant mieux pour nous.</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/0907102.jpg" alt="" /></center></p>
<p>De nombreux passagers avaient choisi de faire un aller-retour express dans la journée, uniquement pour visiter et s&#8217;asseoir dans l&#8217;avion. On avait presque l&#8217;impression de se retrouver quelques décennies en arrière, époque bénie ou l&#8217;avion faisait encore rêver. Les zones d&#8217;embarquement et de débarquement ont été repensées pour accueillir les nombreux voyageurs. Deux niveaux sont disponibles, pour un total de 92 rangées , en 3-4-3 pour la classe économie: Au premier palier on trouve la classe première suivie de l&#8217;éco, au second de longues rangées de sièges affaires également suivies de la classe économie. Les hôtesses et stewards semblaient perdus et tentaient de se trouver de nouveaux repères. Le délai entre décollage et atterrissage étant très court, les boissons et snacks devaient être servis très rapidement. Poisson ou poulet?</p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/0907101.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Mais le plus croustillant reste la fonction &laquo;&nbsp;chat&nbsp;&raquo; désormais disponible pour chaque passager. Il est ainsi possible d&#8217;utiliser le clavier du téléphone pour communiquer avec ses voisins ou amis.  Il suffit de s&#8217;incruster dans un salon de discussion ou plus simplement d&#8217;en créer un, privé ou public. Cette fonction n&#8217;a malheureusement été activée que vingt petites minutes, le vol étant vraiment très court. Des copines avaient déjà crée le salon &laquo;&nbsp;Gay Pride London 2010&#8243;. Aucun modérateur ne semblait modérer les discussions. Placenta ou Zezette semblaient déjà bien s&#8217;amuser. Un rendez-vous était déjà donné dans les toilettes de la première classe. On imagine facilement dix heures de chat entre Paris et San Francisco.   <img class="lmbbox_smileys_img" src="http://www.chondre.com/wp-content/plugins/lmbbox-smileys/smileys/tb/clap.gif" alt=":clap_tb:" /></p>
<p><center><img src="http://www.chondre.com/images/0907104.jpg" alt="" /></center><br />
<center><img src="http://www.chondre.com/images/0907103.jpg" alt="" /></center></p>
<p>Et en exclusivité mondiale, tadahhh, les nouvelles toilettes de l&#8217;A380. Oui oui, les ingénieurs ont greffé K 2000 sur le robinet, ont pensé à ajouté un joli halo bleu pour penser à purger la cuvette, et le papier ne déchire plus la rondelle.</p>
<p><center><object width="320" height="190"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mvqQc3H4SYU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/mvqQc3H4SYU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="320" height="190"></embed></object></center></p>
<p>Ne manquent plus maintenant que des toilettes à la japonaise. On n&#8217;arrête pas le progrès ma bonne dame.</p>

<div class="like">
<iframe src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http%3A%2F%2Fwww.chondre.com%2F2010%2F07%2F08%2Fplus-pres-de-toi-mon-dieu%2F&amp;layout=button_count&amp;show_faces=true&amp;width=450&amp;action=like&amp;font=&amp;colorscheme=light" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" style="border:none; overflow:hidden; width:450px; height:24px; "></iframe>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.chondre.com/2010/07/08/plus-pres-de-toi-mon-dieu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>19</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

