Pourquoi je blogue moins ces derniers temps

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Oui oui, pourquoi, hein?

Juste parce que Saturne et Pluton se sont alignées sur Mars et Jupiter. Parce qu’un astrologue chinois m’a prédit mille années de malheur si je continuais à raconter ma vie sur internet, parce que je me suis réfugié en Corée du Nord pour une année sabbatique, ou peut-être enfin parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir un abonnement à Électricité de France depuis que nous avons acheté notre superbe nid d’amour atypique et nous sommes endettés pour les prochaines cinquante années de notre vie. Lire la suite du billet

Plus près de toi mon Dieu

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L’avion, j’adore ça, mais juste après avoir décollé. Lorsque le trajet est très long, je sors mon arme magique magique qui me permet de faire un saut dans le temps, le merveilleux, l’unique, le formidable, l’ami des voyageurs, le décaleur de décalage horaire, j’ai nommé le Stilnox. Je le prends quelques minutes avant le décollage, juste après m’être bouché les oreilles avec des boules Ear et mis un masque sur les yeux. Ne prenant jamais le moindre médicament pour dormir, je reste très réceptif à son mode d’action. Cerise sur le gâteau, sa demi-vie étant très courte, mon pote de carlingue est rapidement éliminé, évitant ainsi d’arriver à destination dans le pâté. Lire la suite du billet

Cinq

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Cinq n’est pas un joli chiffre. Je déteste les chiffres impairs.

Cinq. Adj. num. et n.m. inv. (lat. quinque). 1. Nombre qui suit quatre dans la suite des entiers naturels. Fam. Recevoir, entendre quelqu’un cinq sur cinq, l’entendre parfaitement. 2. Cinquième. Tome cinq. D’après Wikipedia, « L’évolution de notre glyphe moderne pour cinq ne peut pas être tracée nettement vers les Brahmanes hindous de la même manière que nous l’avons fait de 1 jusqu’à 4. Plus tard, les peuples hindous Kushana et Gupta ont eu parmi eux-mêmes plusieurs glyphes différents qui ne produisent aucune ressemblance avec le glyphe moderne. Les Nagari et Punjabi ont pris ces glyphes et les ont fait évoluer vers un h minuscule mis en miroir et tourné la tête en bas. Les arabes Ghubar ont transformé le glyphe de plusieurs manières différentes, arrivant à des glyphes ressemblant plus à 4 ou 3 plutôt que 5. C’est à partir de ces caractères que les européens en firent finalement le 5 moderne, bien que d’une évidence purement graphique, il serait plus facile de conclure que notre 5 moderne vient du Khmer. » Lire la suite du billet

L’histoire de l’affreuse culotte blanche en matières synthétiques

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Le titre de ce billet n’est pas un hymne à Bridget Jones, non. C’est uniquement un hommage tardif à deux affreuses petites culottes blanches en matière synthétique très urticante brièvement portées lorsque j’étais encore élève en primaire et qui me boudinaient un peu les fesses. Lire la suite du billet

Quatre-vingt dix huit

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Nous avons célébré les quatre vingt dix huit ans de ma grand-mère il y a une dizaine de jours. Nous avons changé de quartier général il y a deux ans. Nous avons pris l’habitude de nous réunir dans une vieille brasserie parisienne située non loin de notre appartement. La clientèle est composée de fidèles habitués très vieille France. On s’y rend après la messe, pour se réunir en famille ou encore célébrer un événement. La réunion était à marquer d’une pierre blanche pour trois raisons : la première était bien entendu la nouvelle étape franchie par ma grand-mère, se rapprochant lentement mais surement de ses cent ans auxquels elle tient comme à la prunelle de ses yeux ou encore à sa dose quotidienne de beurre (contrairement aux idées reçues, les graisses animales semblent conserver). La seconde était plus personnelle. Ainsi, et après presque vingt années de mariage officieux, ma mère considère-elle enfin Snooze comme faisant partie de la famille, et l’a naturellement convié à se joindre à nous. Je garde enfin le meilleur pour la fin. Ce déjeuner était le baptême du feu pour G, le nouveau compagnon de route de ma petite maman : il allait officiellement m’être présenté, présenté à Snooze, mais également à la meilleure amie de ma mère. Trois sorties du placard pour le même prix. Fortiche maman Chondre. Lire la suite du billet

Gossip Guy

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Certains journalistes reprenaient la semaine dernière un article publié dans Libération. D’après Andréa Fradin, les réseaux sociaux auraient laminé les blogs. Ainsi une étude du « Pew Research Center » aurait-ele révélé que la jeunesse américaine se détournait en masse des blogs pour principalement se diriger vers Facebook. D’après le quotidien, et selon cette analyse, le nombre des 12-17 ans actifs sur un blog s’est réduit de moitié en seulement trois ans. La journaliste a souhaité enquêter en profondeur sur la mise en bière des blogs à papa par les Facebook juvéniles ou les Twitter technophiles. Premier exemple, le grand, l’unique, le sexy, l’inénarrable Loic Lemeur. On apprend que son blog s’est métamorphosé avec le temps avec notamment la mise à disposition d’outils permettant de suivre en temps réel les profils Twitter et Facebook du blogueur. Quelle nouveauté. Lire la suite du billet

Coming out, le retour

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Je me souviens parfaitement du jour où j’ai fait mon coming-out. Je suis sorti du placard en deux temps. J’ai tout d’abord appelé tous mes amis un après midi, un à un. La tâche n’était pas si facile que cela car Snooze et moi faisions partie d’un groupe vraiment très soudé. J’avais ainsi peur qu’ils ne comprennent pas pourquoi nous leur avions caché la vérité pendant presque sept années. Je ne comprenais pas moi-même comment nous avions pu en arriver là. J’avais certainement honte de ce que j’étais, et ne m’assumais certainement pas encore. Lire la suite du billet

Le jour ou j’ai taillé un short à une vieille salope

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Enfourcher mon vélo tous les matins me permet à la fois de me passer des services de la régie autonome des transports parisiens et de pratiquer une activité sportive régulière. Qu’il vente, pleuve ou neige, je n’hésite jamais une seule seconde. Je connais le parcours par cœur et tente ainsi d’éviter quotidiennement tout incident : ouverture rapide de porte, sortie de voiture, piéton imprudent ou animal de compagnie. J’ai déjà été l’innocente victime de piétons et me suis retrouvé à plusieurs reprises le cul à terre, pantalon déchiré, coude ou paume ensanglanté(es). Même en respectant scrupuleusement le code de la route, il est par définition impossible de gérer l’imprévu : alcooliques titubants sur une piste cyclable, nuisibles divers et variés qui tentent de faire tomber les cyclistes en donnant des coups de pieds dans les roues ou en projetant au dernier moment une poubelle face au vélo, mères de famille qui pensent que les pistes sont uniquement réservées aux poussettes, ou enfin autres cyclistes qui empruntent une piste à sens inverse. Lire la suite du billet

Qui veut gagner des millions ?

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L’ensemble des établissements bancaires souhaite une merveilleuse année à tous les salauds de pauvres qui ont systématiquement recours aux services et facilités qu’ils proposent. Oui, la fin d’année a été dure, oui, il faut joindre les deux bouts, mais non, le consommateur débiteur chronique n’est pas sans ressources car Alléluia, Dieu est grand, de multiples solutions existent. Tout est très simple, il suffit de signer un formulaire pré-rempli et l’envoyer par la poste à la société FINAREF. Car Monsieur FINAREF pense à moi tous les trois mois en m’envoyant une demande d’ouverture de compte Mistral. Monsieur FINAREF est vraiment chou tout plein. Cette offre, vraiment irrésistible, m’accorde trois privilèges incroyables. Lire la suite du billet

Idée un peu à la con (the Hangover)

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Il ya certains jours ou je ferais mieux de rester au lit et de ne pas sortir de notre appartement. J’avais cette idée en tête depuis quelques temps. J’avais envie de le faire car je pensais que l’acte était réversible. Cela faisait même partie de la petite liste des choses un peu crétines que je souhaitais réaliser avant mes quarante ans, comme un saut à l’élastique, un voyage au Japon, la traversée de la Chine en train, me marier ou avoir un enfant. Je pensais que j’aurais alors l’impression d’être un grand rebelle, et de contraster ainsi avec ma tête de premier de la classe. Je me suis donc rendu chez Abraxas (dont le slogan est « ça fait mal, mais c’est bien fait ») dimanche en fin d’après-midi, ai eu un peu peur de tomber comme une tapette et faire un malaise vagal (même si très à la mode cette année), mais suis finalement sorti de la boutique rassuré en compagnie de Snooze. Lire la suite du billet

Là-bas là-bas dans la forêt, forêt

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Tout comme feu Patrick Poivre d’Arvor, je me suis fixé une date butoir pour mettre fin à ce blog: le jour ou je serai enfin capable d’écrire un billet clair et concis sur le temps qui passe et sur la mort. Seulement voilà, la tache n’est vraiment pas facile. Et merde. Lire la suite du billet

Fan des années quatre-vingts

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…oui fan jusqu’au bout des seins.

Espace, frontière de l’infini vers lequel voyage notre vaisseau spatial. Sa mission: Explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et au mépris du danger, reculer l’impossible. Musique du générique. Tudu dududududu, dududu, dududududu. Spok à l’inter. Téléportation. Zou. Lire la suite du billet

La pause meridienne

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Snooze mériterait une médaille pour partager sa couche avec la mienne (je parle bien entendu de lit et non pas d’un truc blanc, épais et moelleux qui peut sentir au mieux le pipi rance ou le caca tiède). Etant à la fois insomniaque, victime de maux de tête et somnambule, je passe mes nuits à lire, à surfer sur internet, à écouter des podcasts ou à consulter les sites de télévision de rattrapage. Je m’endors comme un vieux papichou vers 22h00, un filet de bave coulant du côté gauche de ma bouche et finissant sur l’épaule droite de mon mari, enfin vers minuit jusqu’au lit conjugal. A partir de cette heure, ma nuit est morcelée: quarante minutes de sommeil pour vingt minutes éveillé, et cela jusqu’à 6h30, heure à laquelle je prends une douche ou un bain avant d’enfourcher mon vélo magique et partir pour une contrée provinciale un peu hostile (située juste après le périphérique parisien, au nord). Lire la suite du billet

Comme d’habitudeuh

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Je me lève (j’ai mal dormi et suis vraiment très heureux de quitter la couette de bonne heure)
Et je te bouscule (pas franchement car tu dors de l’autre coté du lit)
Tu ne te réveilles pas (car tu as joué jusqu’à au moins deux heures du matin)
Comme d’habitude

Sur toi (le nain est tout mignon quand il dort)
Je remonte le drap (tous les matins)
J’ai peur que tu aies froid
Comme d’habitude

Ma main
Caresse tes cheveux (euh, ton crâne presque rasé)
Presque malgré moi
Comme d’habitude

Mais toi
Tu me tournes le dos (tu ronfles comme un porcinet)
Comme d’habitude

Alors
Je m’habille très vite (en vingt petites minutes)
Je sors de la chambre (sans faire de bruit)
Comme d’habitude

Tout seul
Je bois mon café (euh, juste mon actimel à la fraise)
Je suis en retard (je n’ai pas d’horaire mais adore partir à la fraiche)
Comme d’habitude

Sans bruit (juste le temps de te faire un bisou sur le bout du nez)
Je quitte la maison (en n’oubliant pas de descendre les poubelles)
Tout est gris dehors (et je retrouve ma bicyclette)
Comme d’habitude

Snooze est persuadé que la première fois que j’ai mis ma langue dans sa bouche était un seize octobre. Je pense qu’il se trompe et qu’il s’agissait plutôt d’un treize. Qu’importe. Cela fait maintenant dix sept ans que nous sommes en couple, pour le meilleur et pour le pire. Toujours pas pacsés, toujours pas mariés, toujours sans enfant. Nos amis proches savent que nous passons notre temps à nous chamailler. Ils savent également qu’il nous est difficile de nous passer l’un de l’autre. Nous avons étudié ensemble, nous avons presque les mêmes amis, nous habitons ensemble et nous travaillons ensemble. Si tout se passe bien, nous risquons également de finir dans le même caveau. Snooze est le seul et unique garçon avec qui j’ai eu une relation. Tout cela parait dingue, mais je n’ai couché qu’avec un seul homme dans ma vie. Que tout soit clair, partenaire unique ne signifie pas manque d’expérience, bien au contraire. Voir mes amis butiner me semble donc follement exotique. A l’inverse, je conçois parfaitement que ma situation personnelle puisse paraitre fort peu commune et tienne du miracle. Et des cierges, j’en ai beaucoup consommé. Des grands, des larges et des longs.

Tout n’a pas été rose dans notre relation. Il a souhaité y mettre fin à un moment où j’étais encore dans le placard. Il me veut plus démonstratif, aimerait me prendre la main dans la rue ou même m’embrasser. De mon côté, je suis toujours distant. Je n’aime pas spécialement le contact ni m’afficher. Qu’il soit un homme ne change rien au problème. Je ne suis pas un adepte de la soupe de langues gourmande et baveuse en public et ne vais certainement pas changer aujourd’hui. Il aime constamment sortir et être entouré d’amis gays. Je n’ai pas sa résistance, danse comme une truie et n’ai pas un tropisme particulier pour les bars. Ne buvant pas la moindre goutte d’alcool, me taper un nième Coca-Cola light dans un environnement pas spécialement glamour ne m’excite pas plus que cela. J’adore le titiller en lui disant que je déteste être entouré de clones rasés qui se reniflent le cul en buvant de la bière tiède dans les mêmes établissements glauques. Cette réflexion le met hors de lui. J’ai également pensé à arrêter notre relation, les quelques rares fois où j’avais l’impression de porter trop de choses sur mes épaules, sans aucun soutien de sa part. Snooze agit en enfant, et il me faut très souvent prendre la barre en bon père de famille. Gérer seul le quotidien et le matériel m’épuise parfois. Ces périodes de doute(s) me semblent très normales, et mêmes saines, après presque deux décennies passées en commun.

Snooze est profondément gentil et toujours disponible pour ses amis. Il prend toujours de leurs nouvelles, est attentif, disponible et s’inquiète souvent pour eux. J’aime lui rappeler qu’il se comporte différemment avec moi. Rien à voir avec une quelconque jalousie. Il sait tout simplement que presque tout est acquis avec son mari. Je fais partie des meubles, il le sait et parfois en abuse inconsciemment. Tout cela participe curieusement à son charme. Il vit de cette façon et je m’adapte très rapidement et surtout facilement. Son caractère est inconstant. Parfois en manque de tendresse, je le retrouve très câlin, un peu comme un enfant qui souhaite qu’on le serre très fort dans ses bras. Souvent ronchon et râleur, je le laisse parler sans trop l’écouter. Plus il s’emporte, plus je parle calmement. J’ai pris l’habitude d’être totalement imperméable à ses variations d’humeur. Ma façon à moi de me protéger un peu. Même si nous vivons constamment ensemble, nous avons eu l’intelligence de rester très indépendants. Je ne reste pas avec lui par dépit ou par habitude. Je reste avec lui parce que je l’aime, le respecte, et surtout parce que je ne peux concevoir de vivre avec quelqu’un d’autre. J’aime sa petite bouille, ses petites mains, son caractère de merde. Je l’ai dans la peau, je le connais par cœur, peut facilement anticiper ses attentes et la réciproque est vraie. C’est un avantage incontestable. Je sais également que je dois prendre soin de lui. C’est comme ça.

Demain matin, tout comme ce matin, Je me lèverai, je le bousculerai, il ne se réveillera pas.

Je suis bien persuadé que ce rituel n’est pas près de s’arrêter. C’est peut-être cela le bonheur?

Parce que je le vaux bien

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J’ai toujours apporté une attention très particulière à ma chevelure, et cela depuis ma très tendre enfance. Le gène tafiole dominant s’est donc exprimé de façon très précoce. Mes parents auraient dû s’en rendre compte et m’éviter ainsi un coming-out assez douloureux. J’ai ainsi passé ma courte existence à alterner entre coupe très courte façon militaire et mèche au vent façon Cyril Lignac. Cependant, et contrairement au cuisinier télégénique, ma tignasse n’a jamais été grasse et les fameuses oreilles de Mickey ne se dessinent pas encore sur mon front. Je suis peut-être une vieille peau, mais une vieille peau chevelue qui assume totalement sa blonditude et sa touffe capillaire. En résumé, la salle de bain dégueule de shampoings, d’après shampoing, d’après-après-shampoings, d’eaux coiffantes et autres gels. Je suis un homme L’Oréal et j’en suis fier. Lire la suite du billet

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