juin 08
Je me souviens parfaitement du premier jour où j’ai posé les pieds aux Etats-Unis. Le sept septembre 1993. Juste après avoir passé nos examens de rattrapage à la Faculté, nous nous sommes envolés en compagnie de Vicky et Snooze pour New-York. Nous avions tout planifié jusqu’aux moindres détails. Etant étudiants donc fauchés, nous avions choisi une compagnie aérienne low cost avant l’heure. Le vol était fumeur et le service déplorable. A l’arrivée, nous avions décidé d’un commun accord de prendre un taxi car le New-York d’alors était loin d’être sans risque pour les petits touristes dodus, naïfs et sans défense que nous étions. Perdu. Le taxi que nous avions choisi était un filou qui n’a pas hésité à nous racketter jusqu’au dernier Dollar sous peine de nous débarquer en plein Bronx au beau milieu de la nuit. Même si cette première expérience fut loin d’être concluante, je retourne aux Etats-Unis tous les ans. C’est comme une drogue. Sauf qu’il y a quelques jours, j’ai bien failli être refoulé quelques minutes après mon atterrissage et presque forcé de montrer ma bite au douanier qui a vérifié mes papiers. Welcome to America buddy! Lire la suite du billet
mai 29
S’il y a bien un truc de chouette lorsqu’on voyage en avion, c’est qu’il est toujours possible de faire de drôles de rencontres. Pas seulement des flippés du crash aérien qui se saoulent avant d’embarquer, ou des éternueurs fous qui n’ont pour vocation que de contaminer l’humanité. J’ai ainsi été placé hier au beau milieu de cas cliniques pas piqués des hannetons. Mon voisin de gauche ne connaissait apparemment ni l’existence du savon, ni celle du déodorant. Son siège étant défoncé, le fumet qui se dégageait ne nous a chatouillé les narines que dix petites minutes avant le décollage. Quelques instants plus tard, mon nouveau voisin de gauche a fait tomber une bouteille de rouge sur le siège qui nous séparait, ruinant ainsi coussins, couvertures, et accessoirement mon sac à dos qui se trouvait à proximité. Après avoir ramassé la bouteille, le maladroit l’a une nouvelle fois renversée sur son joli t-shirt tout blanc. C’était sans compter sur mon voisin de droite qui a de son côté renversé l’intégralité de sa canette de bière sur la moquette et passé son temps à se racler les poumons, et rouler ses gros mollards sous la langue. Oui, la truie était en lui. Lire la suite du billet
juin 04
Je ne me suis pas envolé pour Chicago pour le plaisir. Non. La ville accueille pour quelques jours la grande messe mondiale consacrée à la lutte contre le cancer et j’ai la chance d’assister aux conférences. Cliniciens, scientifiques, associations et représentants de l’industrie pharmaceutique se retrouvent pour découvrir les derniers résultats des études cliniques. Les orateurs sont de véritables rock-stars. Ils font leurs présentations devant plusieurs milliers de spectateurs. Le congrès est également l’occasion pour les firmes de vanter les mérites de leurs produits. Les représentants scientifiques et les ténors du marketing sont des machines à tuer. Ils sont programmés pour vendre et détruire le concurrent. Les stands sont pharaoniques. Tout est imaginable pour accroître les profits et donc augmenter les dividendes des actionnaires. Le progrès, la lutte contre ces terribles maladies et l’amélioration de la qualité de vie des patients doivent malheureusement passer par la case marchés boursiers. Lire la suite du billet
juin 02
Spock à l’inter. Me recevez-vous Lieutenant Commander Montgomery Scott? Téléportation demandée du vaisseau USS Enterprise NCC 1701 de classe Constitution vers contrée très lointaine. Voici ce que je me suis dit in petto à moi-même en rentrant mercredi soir de Barcelone. J’avais une bonne raison d’abandonner Snooze, Harry et Tori dans la capitale catalane. Bonum m’avait offert le droit de faire un bref aller-retour à Chicago et l’idée de poser ma valise, prendre une douche, mettre ma plus jolie culotte, me faire le maillot, me repulper les lèvres, prendre une nouvelle valise et me diriger sans souffler vers Roissy ne m’excitait pas plus que cela. J’étais également ballonné à l’idée que ma réservation de chambre n’ait pas été validée et que mon Bed and Breakfast ne se trouve en plein trou du cul du monde, dans une banlieue pourrie et lointaine de la ville. Lire la suite du billet
mai 13
Je me souviens comme si c’était hier de mon premier grand voyage en Amérique du Nord. Je sortais de deux mois cauchemardesques de veilles en rééducation neurologique à la Pitié-Salpétrière et nous avions passé des semaines à organiser notre premier grand voyage. Nous étions à l’époque étudiants (donc fauchés) et avions planifié dans le moindre détail trois semaines (deux pour moi car je devais rentrer plus tôt en France) de vacances aux États-Unis et au Canada. Point de business class ni d’hôtels luxueux, mais des billets charters pourris pourris et des réservations en auberges de jeunesse qui sentent le poney à plein nez. Le prix des billets d’avions était imbattable: trois cents petits euros pour un Paris New York. Nous ne connaissions pas la compagnie. L’hôtesse du CROUS qui nous avait vendu les billets nous avait assuré que nous ne serions pas déçus. Et nous ne l’avons vraiment pas été. La conne. Lire la suite du billet
mar 12
Quand j’étais petit et que je lisais le journal de Mickey, je rêvais de visiter Epcot. Cet endroit représentait le parc du futur, avec son bâtiment central en forme de sphère blanche (Spaceship Earth) et son train monorail sillonnant le complexe. Epcot (Experimental Prototype Community of Tomorrow) a été crée en 1982 et se divise en deux parties, le future World et le World Showcase. Lire la suite du billet
jan 24
… et que j’assiste à une parade de Noël en compagnie d’une bigote hystérique.
Oui, je me la joue triplement à la Fcrank aujourd’hui (j’ai demandé la permission, oui M’sieur Dames).
J’ai fait le plein de premières fois sur la côte ouest de la Floride en décembre dernier. Lire la suite du billet
jan 01
Rhaaaa, étant plus préoccupé ces derniers temps par la machinerie Wordrpressienne toute vérolée de l’intérieur que par les billets, il me reste donc en stock quelques chroniques de Chondre au pays des alligators. Et quoi de mieux que de commencer l’année par une petite visite chez Tonton Walt ?
Encore une fois très bonne année. Elle sera bien meilleure que l’année passée, j’en suis certain. Amour, gloire, beauté, luxe, calme et volupté pour 2007 ! Lire la suite du billet
déc 17
Oui, encore une fois, je suis très sensible au décalage horaire. Six heures, c’est un peu tôt, mais c’est mieux que la veille. J’en profite pour chausser mes baskets et partir faire mon footing dans le parc de l’hôtel.
Le complexe est formé de 23 immeubles de 6 étages. L’ensemble est encerclé par un mur. Il y a un service de sécurité, des arrêts de bus, des piscines entre chaque bâtisse, un golf et des courts de tennis. C’est un mélange de Wisteria lane et du village du prisonnier. De grosses limousines attendent à l’accueil. Lire la suite du billet
déc 15
Je suis très sensible aux décalages horaires. Je me réveille donc à 5h00 du matin et allume mon Mac. La journée s’annonce bien. L’hôtel est équipé d’un réseau Wi-Fi, Je profite donc de cet instant de bonheur pour consulter mes mails persos et professionnels, mais sans le dire à Snooze qui me passerait rapidement un savon. Mon doudou a déjà du mal à concevoir que je blogue pendant les vacances. La consultation des mails de l’agence serait donc la goûte d’eau qui ferait déborder le vase. En même temps, pourquoi se gêner. Il dort profondément et il n’est pas prêt de se réveiller. Pas vu, pas pris. Lire la suite du billet
déc 14
(ou deux pédés à Miami, mais elle était facile)
Six heures du matin.
Ma valise n’est toujours pas prête et nous partons pour Roissy dans une heure. J’y fourre tout et n’importe quoi, je n’oublie pas mon maillot de bain ni les crèmes solaires et je pense à prendre les adaptateurs électriques. Le passeport est rangé dans la poche avant de mon sac à dos. Tout semble parfait. Ca roule ma poule. Lire la suite du billet
nov 08
Cent trois Américains ont été tués le mois dernier en Irak. Beaucoup prédisaient un enlisement et une vietnamisation du conflit déclanché par le gouvernement républicain américain. C’est chose faite. Le dictateur va être pendu, mais la situation empire de jour en jour. Ces 103 morts ont peut-être enfin permis de faire prendre conscience aux citoyens américains les plus radicaux du merdier dans lequel leur président les avait plongés. Merdier diplomatique mais également économique. L’Amérique vit de plus en plus à crédit. Même si le chômage est près de deux fois inférieur au notre, il y a de plus en plus de pauvres. Les déficits sont devenus abyssaux. Chose impensable il y a quelques années : la Chine communiste est devenue le principal bayeur des Etats-Unis. Le système est au bord de l’implosion. Et tout le monde va trinquer. Lire la suite du billet
sept 11
sept 10
…c’est bien de passer un bon coup de karcher balai devant sa porte.
Il y a deux ans, la plupart des Français regardait avec mépris, incompréhension et fascination les élections présidentielles américaines. Les primaires démocrates passées, il n’était pas concevable que Georges W Bush soit réélu. Bush était un con. Son bilan républicain était désastreux. Enlisement de la guerre en Irak, sécurité sociale archaïque, déficit budgétaire abyssal, programme de réductions d’impôts faites par l’administration Bush uniquement aux foyers gagnant plus de 200 000 dollars par an d’un montant de 1 300 milliards de dollars sur dix ans, suppressions d’emplois, hausse des prix de l’essence, des frais de scolarité et des dépenses de santé. Tout laissait penser que l’équipe républicaine allait être laminée. Kerry avait largement remporté les confrontations télévisuelles. S’il était élu, il offrirait de nouveaux choix sur les questions de l’emploi, de la santé, de la fiscalité et de la politique énergétique. Il reviendrait sur les réductions d’impôts faites par l’administration Bush aux foyers gagnant plus de 200 000 dollars par an. Ces recettes supplémentaires permettraient de financer une politique de crédits d’impôt destinée à favoriser la création d’emplois manufacturiers aux Etats-Unis. Lire la suite du billet
nov 27
Je souhaitais à nouveau rendre hommage au grand Juju.
Grâce à lui, nous avons pu nous poiler découvrir et dénoncer les ravages d’ anticiper une nouvelle mode, celle des sacs à main en forme de caniche. Vulgaire De très bon goût et disponibles en plusieurs modèles et couleurs, le Fifi synthétique ravira les grands et les petits. Juju n’a pas hésité une seconde à se ridiculiser poser en compagnie de ce monstrueux ravissant compagnon.
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