J’ai mis pour la première fois les pieds à Rome en mai dernier. Tout m’avait alors semblé merveilleux, et ces trois jours passés à vadrouiller dans les rues de la capitale italienne m’avaient fait un bien fou. Nous avions alors choisi un hôtel situé à quelques rues du Vatican et visité presque la totalité des spots touristiques au pas de course : Place d’Espagne, Panthéon, Place Navona, fontaine de Trevi et tutti quanti. La plus grosse erreur fut de passer plus d’une journée à errer au Vatican. La basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine hypnotisent littéralement le touriste qui passe plus de temps que nécessaire à arpenter les marches du petit État catholique, grillant ses cartouches pour visiter le reste de la ville. Ne séjourner que trois petits jours à Rome fut donc très frustrant, et je n’avais qu’une envie, vite y revenir. Lire la suite du billet
J’ai mis beaucoup de temps à mettre les pieds à Lisbonne. Certainement parce que d’autres destinations européennes me semblaient plus affriolantes. Nombre de mes amis s’y étaient pourtant rendus. Je me suis donc tardivement décidé à prendre un billet d’avion et à m’envoler pour la capitale portugaise le week-end dernier. C’est en feuilletant un guide touristique lors du vol que je me suis aperçu que je ne connaissais presque rien à l’histoire ou à la culture portugaise. Beaucoup semblent relier ce désamour et cette ignorance à la révolution des œillets et à l’arrivée massive d’immigrés en France. Oui, on réduit souvent bêtement le Portugal aux poils, au vin de Porto, au fado, à Linda de Suza et à sa valise en carton, aux concierges, aux poseurs de carrelage et enfin à la morue. Pour les poils, rien à redire. Pour le reste, c’est plus discutable. Lire la suite du billet
Lorsque je je suis entré en sixième, ma mère était persuadée que les meilleures classes étaient celles qui proposaient Allemand en première langue vivante. J’ai donc été condamné, comme des milliers de collégiens, à apprendre la langue de Goeth jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ma maman chérie ne pouvait certainement pas anticiper que j’allais être extrêmement résistant à l’Allemand, et qu’elle allait devoir m’exporter deux fois par an outre-Rhin, pendant les vacances de Pâques et au mois d’août. Un mois par an à manger de la bradwurst, du schwarzbrot, me pourrir les chicots avec des bonbons Haribo, et boire de l’Apolinaris ou du jus de pomme. Seulement voila, il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le temps de la guerre froide, de la menace thermonucléaire, de l’Allemagne de l’Ouest et de l’Allemagne de l’Est. We don’t need no education, we dont need no thought control. No dark sarcasm in the classroom. Teachers leave them kids alooooone. Tout ça tout ça. Lire la suite du billet
Rome, l’unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome qui t’a vu naître, et que ton coeur adore !
Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !
Non, je ne vais pas me la jouer Camille la Romaine. Je pourrais éventuellement présenter Rome façon carte postale, en écrivant que cette ville est la plus belle du monde (ce qui est vrai), que le Vatican est somptueux, la Rome antique splendide et que rentrer à Paris est un supplice. Le centre historique, dominé par les sept fameuses collines, est un musée à ciel ouvert. La première visite est toujours émouvante. Les sites sont connus et reconnus. Passer de la place d’Espagne au palais Farnèse est un régal pour les yeux. Côté gastronomie, le pire des restaurants ultra touristiques proposera toujours le meilleur des Tiramisu. Prendre un plat de Tonnarelli accompagné de vin pétillant sur la place du panthéon en fin de soirée, le tout en écoutant un air d’opéra, ça c’est la dolce vita. Lire la suite du billet
N’ayant pas envie de rester sur une déception après ma pénible expérience barcelonaise, j’ai convaincu Snooze de partir en week-end prolongé à Madrid. Mes souvenirs madrilènes remontaient à un voyage organisé en classe de seconde. Nous étions alors parti en train de nuit et étions hébergés en banlieue chez une vieille radadasse qui nous rationnait eau et nourriture. Ainsi, dès que nous dépassions trois petites minutes sous la douche, Agrippine coupait immédiatement la chaudière. Tous les midis, nous avions droit à une affreuse tortilla coincée entre deux tranches de pain dur. Oui, j’ai connu la faim. Le soir, nous étions soumis à un couvre-feu. Afin d’optimiser son appartement et louer un maximum d’espace, elle dépliait un lit de camp au beau milieu de la cuisine. La tactique avait un double avantage: elle permettait de libérer une chambre supplémentaire et surtout de contrôler tout accès au garde-manger et au frigo. Pas folle la guêpe Ibère. Lire la suite du billet
Rien ne sert de tortiller du cul. Mon week-end prolongé à Barcelone ne restera pas dans mes annales, ni dans celles de Monsieur Lapin. Je n’ai pas été séduit par la capitale catalane, par ses folles nuits, son ambiance débridée ou même par le décorum. C’est comme ça et pas autrement. Tout à commencé dans l’avion. J’assume pleinement mon côté chochotte radadasse, mais je trouve assez moyen que la compagnie nationale espagnole ne daigne même pas offrir le moindre verre de flotte à ses passagers, préférant leur refiler une carte présentant une liste de sandwichs hypercaloriques dégueulasses et de boissons gerbinatoires à des prix prohibitifs. Hors de question de débourser huit euros pour un club sandwich polyphosphaté. Les attentats auront décidément permis aux compagnies aériennes et autres magasins situées en aval de la zone de contrôle de se faire du fric en saignant les salauds de pauvres, non détenteurs de la carte platinum Flying Blue permettant de bénéficier gratuitement des services de restauration du salon Air-France ou ne voyageant pas en classe affaires, et obligés de liquider leurs boissons à la douane. Lire la suite du billet
Je fais partie de la génération d’élèves a qui on a faussement affirmé que les classes Allemand première langue vivante avaient le plus fort taux de réussite. Rien ne valait la rigidité germanique. Mes parents m’ont donc forcé à apprendre la langue de Goethe dès la sixième, puis l’anglais en quatrième. Etant une véritable dinde en allemand, mes parents m’ont naturellement exporté deux fois par an outre-Rhin. Les séjours linguistiques n’ont jamais renforcé ma grammaire ou mon vocabulaire, juste mes fesses et mon ventre. Toutes les familles qui m’ont accueilli étaient de bonnes vivantes. Je passais mon temps à me gaver de sucre et de matières grasses. Le bonheur. Je n’ai donc jamais appris le moindre mot d’espagnol à l’école. Un comble car mon meilleur ami de l’époque avait des parents espagnols et était bilingue. Sa famille avait quitté l’Espagne Franquiste à la fin des années 60. Sa mère faisait des ménages et son père était peintre. Lire la suite du billet
J’ai fait une petite escapade salvatrice hier à Londres en participant, comme presque tous les mois, à une réunion avec mes gentils collègues européens. Réaliser un aller-retour dans la journée est fatiguant mais me permet de me changer les idées et d’oublier les tracas du quotidien. Le rituel est toujours le même. Je prépare mon cartable et mon costume la veille, je n’oublie pas de glisser mon Oyster card dans ma veste, un taxi m’attend à 6h15, l’avion décolle une heure plus tard, je révise pendant le vol et je commence à travailler à 8h00 après avoir avalé un bon litre de café et autant de coca-light. Après avoir âprement bataillé avec ma voisine allemande et participé à une alliance avec ma collègue batave, j’ai lâchement et longuement abandonné mon équipe pendant la pause méridienne pour rejoindre mon amie Vicky qui passait quelques jours de vacances dans la capitale britannique. Lire la suite du billet
S’il y a bien un truc qui me troue le cul autant que les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route à Paris, c’est bien la populace odieuse avec laquelle je voyage lorsque je me rends à Londres pour mon agence. Comme presque tous les mois, je devais rencontrer mes gentils collègues européens. La première réunion ne commençant qu’en début d’après midi, je salivais déjà à l’idée de passer une demi-journée à arpenter les couloirs du British Museum et accessoirement à l’idée de faire un peu de shoping. Le plan était simple : Prendre l’avion de 8h30 à Orly Ouest, arriver une heure plus tard à Londres et me rendre directement au Musée. Des places pour « The First Emperor, China’s terracotta army » étaient vendues dès 9h15 pour la journée. C’était sans compter les caprices de la météo. Tous les aéroports londoniens étaient fermés. Le célèbre fog avait pris possession des pistes de décollage et d’atterrissage. Aucun avion ne décollait en direction du London City Airport, ni vers Heathrow. La loose. Lire la suite du billet
Bonum m’a demandé de partir en mission en Allemagne afin d’apprendre à me servir d’un programme informatique vachement génial supposé faire le ménage, le repassage et la vaisselle et donc m’aider considérablement dans mes tâches professionnelles quotidiennes. Direction la capitale de la Bavière, ses fameuses saucisses et sa bière légendaire. J’ai toutefois choisi de partir une journée plus tôt afin de prendre le temps de visiter la ville et notamment la fameuse Pinacothèque. Mais il me fallait auparavant me rendre dans le douzième arrondissement afin de voter par procuration pour Cécilou. L’heure était grave car ce petit con d’Arnaud Klarsfeld était à deux doigts d’avoir un siège à l’assemblée nationale. Notre devoir était de bouter l’amateur de footing hors du douzième. Lire la suite du billet
Je me suis fait avoir en beauté par le service marketing de Bonum. Ces crétins ont déplacé au dernier moment une réunion m’obligeant à passer la soirée de lundi à Londres. Je devais vanter les qualités de notre nouveau produit Hipi’O et il m’était impossible de rater ce meeting. Et dire que ma copine Lolo nous avait déniché des billets pour assister au concert des Pet Shop Boys au Grand Rex. C’était donc « dans le cul Lulu » pour moi.
Snooze n’avait pas mis bien longtemps pour me trouver un remplaçant. Il allait s’y rendre en compagnie de l’incroyable Fabien. Seul hic : Fabien avait initialement acheté des places pour lui et son mari Jad. Manque de bol, son cher et tendre l’a récemment plaqué pour retourner vivre avec son ex. Jad a accessoirement embarqué les places de concert avec lui. Fabien avait donc toutes les chances de croiser son ex en compagnie de son nouveau mari. Sympa la soirée. Lire la suite du billet
Quel est l’imbecile qui a propagé la rumeur affirmant que les classes d’Allemand première langue étaient les meilleures? On m’a exporté par la faute de ce couillon deux fois par an en Allemagne pendant toute ma scolarité. A l’époque, on parlait encore de République Fédérale d’Allemagne. Manque de chance, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec les études en général et avec la langue de Goethe en particulier. J’étais en pleine période Ugly Betty et je passais plus de temps à m’empiffrer et à rêver au fond de la salle qu’à apprendre mes déclinaisons. J’ai donc eu la joie de redoubler ma 5ème (oui, je sais, c’est franchement la honte
). Je faisais le désespoir de mes professeurs qui pensaient très sérieusement à m’orienter vers un BTS charcuterie. J’ai eu très chaud aux fesses. Lire la suite du billet
Je travaille pour une entreprise qui produit des confiseries très appréciées dans toute l’Europe. Notre siège européen est basé à Londres et les représentants des filiales se rencontrent une fois par mois pour faire le point sur les nouveautés et sur nos futures stratégies marketing. Nous devons être irréprochables dans la qualité des produits que nous mettons sur le marché et c’est toujours dans une atmosphère électrique que les représentants de tous les pays européens se rencontrent. Et justement, la semaine dernière, c’était à mon tour de défendre les couleurs de Bonum France. Lire la suite du billet
J’apprécie énormément mon Boss. Et cela pour de nombreuses raisons. Son prédécesseur m’a harcelé moralement pendant près de trios longues années. L’arrivée de N a été un véritable soulagement. Une complicité s’est installée progressivement entre nous. Et c’est avec un grand plaisir que je m’éclipse régulièrement à Londres en sa compagnie pour rencontrer mes collègues européens. Et tous les prétextes sont bons, même les plus mauvais. Surtout les plus mauvais. Lire la suite du billet
Un des avantages de mon poste est de pouvoir me rendre assez régulièrement à Londres pour rencontrer mes collègues européens faire du shoping. Nous empruntons généralement un avion à 8h30 et rentrons par celui de 18h30. Nous atterrissons au « London City Airport », un petit aéroport situé tout près du « Millenium Dome » et donc des docks, à l’est de Londres. Et ça tombe bien, mon agence se trouve au cœur de ce quartier aussi actif que Shanghai, les buildings poussant à une vitesse folle. C’est le nouveau quartier dynamique de la capitale britannique.




