Il y a bien longtemps de cela, en 1991, mon meilleur ami de l’époque m’a proposé d’adopter un chat. Sa mère l’avait trouvé sur un bord de route. Il n’avait alors pas plus d’un mois. Sa famille d’accueil l’avait nommé Phobos pour deux raisons: (i) mon ami était dingue d’astronomie et (ii) le petit chat était plus que caractériel. J’ai bien évidement accepté la proposition avant d’en parler à ma mère. La messe était dite. Un chat n’était pas le bienvenu. Ma grand-mère me répétait même qu’elle ne remettrait plus jamais les pieds à la maison si un félin y séjournait. Je la comprenais. Pendant la guerre, son chat avait attrapé le typhus, était devenu fou et avait tenté de la défigurer en lui sautant au visage. Le sujet était donc clôt. Cependant, le petit-fils que j’étais était égoïste et ne pensait qu’à sa pomme. J’avais accepté sans demander l’avis de mon entourage, sans vraiment comprendre ce qu’impliquait l’adoption d’un chaton abandonné et non sevré. Dans mon imagination, un chat était tel que l’animal décrit dans les publicités Sheba. Une peluche toute bleue aux yeux dorés qui se frotte juste avant de recevoir sa pâtée, une douce machine à ronrons et à câlins. Oui et non. Lire la suite du billet




