Phonétiquement, cela signifie en dialecte local « fils des poils pubiens de ta mère ».
C’est l’une des rares expression que j’ai pu retenir lorsque je travaillais avec des amis indiens. On peut également transformer le « magané » en « mangané ». On parlera alors de poils pubiens de singe. Pas facile à placer au beau milieu d’un dîner mondain. Lire la suite du billet
Techniquement, c’est possible. Oui oui. Il suffit de faire comme moi. Acheter un billet pour l’Inde en pleine période de mousson, arriver à l’aéroport, toucher tout ce qui se trouve à portée de main, aller aux toilettes, se rendre à l’hôtel en autorickshaw, acheter un beignet, se lécher les doigts et siroter un verre de délicieux lassi sucré préparé avec du lait plus ou moins frais, de l’eau du robinet (au mieux) et des glaçons. On peut également se gaver d’Alli et se vider, attraper la grippe porcine H1N1 ou plus simplement jeûner. Je pensais bien naïvement avant de mettre les pieds en Inde que mon estomac n’allait pas supporter longtemps la nourriture et que de vilaines entérobactéries allaient me purger de l’intérieur et ainsi me permettre de retrouver un corps de rêve avant la rentrée. Lire la suite du billet
Un de plus. Pan dans les dents.
Lorsque j’étais petit, j’étais contrarié par le fait que je ne puisse jamais organiser de fête pour mon anniversaire. Né au beau milieu du mois d’août, la plupart de mes amis se trouvaient naturellement en vacances, bien loin de moi. J’étais également handicapé par mon poids et par le fait que mes camarades de classe me surnomment Groquik. En fait, en y repensant bien, même si jamais pu organiser un quelconque goûter d’anniversaire, personne ne serait venu, me fréquenter puait trop la défaite. Cette période de l’année était également une phase de tension intense car elle représentait l’un des rares moments ou mes parents se retrouvaient dans l’année. Tous les prétextes étaient bons pour se chamailler. En résumé, je n’attendais qu’une seule chose avec impatience, la rentrée scolaire. Et les anniversaires, je n’aimais pas trop cela. Non. Lire la suite du billet
Ma grand-mère ne cesse de me le répéter. On ne meurt jamais en l’air, on meurt toujours en bas. Même à quatre vingt dix sept ans, elle adore prendre l’avion et ne se pose aucune question existentielle en bouclant sa ceinture. Sa théorie est charmante. En pratique, si l’avion explose ou se disloque, le joyeux passager a de fortes chances d’y rester à haute altitude. Et finir ses jours au sein d’une communauté de survivants au beau milieu de l’océan pacifique n’est que pure fiction. Même si je ne compte plus mes heures de vol depuis longtemps, j’ai curieusement toujours peur de prendre l’avion. Les petits trajets sont plus problématiques car je ne peux pas me shooter. Lorsque j’emprunte un long courrier, je m’installe confortablement, pose un masque sur mes yeux, me bouche les oreilles et avale un bon gros somnifère des familles. Je me réveille généralement quelques minutes avant l’atterrissage, le coussin plein de bave, après avoir dormi comme un bébé. Lire la suite du billet




