juil 29
Billet dédié à Vinnie et à Tarvalanion
Lorsqu’une période est creuse pour l’information, tout est bon (dans le cochon) pour combler le vide intersidéral. Ainsi, le nombre d’articles et de temps d’antenne consacré a Nicolas Sarkozy et son malaise vagal au beau milieu d’une période traditionnellement creuse pour l’information est-il délirant, mais inversement proportionnel à la quantité et à la qualité de l’information traditionnellement disponible fin juillet. Lors de la rentrée des classes, nous aurons, comme tous les ans, le droit aux fameux marronniers saisonniers, à savoir le retour des vacances, le bilan des professionnels du tourisme, la ménagère mécontente du prix exorbitant des fournitures scolaires, les premiers jours à l’école et enfin la reprise des conflits sociaux. Lire la suite du billet
juil 23
Je manque très certainement d’humour, mais la façon dont la société dépeint l’homosexualité ne m’amuse pas forcément.
Deux écoles s’affrontent. Dans un monde idéal, l’homosexualité n’est plus vécue comme une tare, un handicap ou un quelconque vice. La sexualité fait naturellement partie de l’individu, tout le monde se mélange et vit au pays des Bisounours. C’est la société idéale, telle que celle mise en scène dans la série « Brothers ansd siters », série décrivant les turpitudes d’une famille riche, blanche, Californienne et citadine. Un des fils est gay. Et alors? On le voit rencontrer ses compagnons, tomber amoureux, rouler des patins, tout comme les autres membres de la famille, sans aucune distinction. Le pédé est normal, vit une vie normale, n’évolue pas en circuit fermé, a un travail normal, et des amis normaux. On peut parler dans ce cas bien précis de discrimination positive car la condition homosexuelle y est banalisée voire idéalisée. Et c’est tant mieux. Lire la suite du billet
juil 15
Lorsque je je suis entré en sixième, ma mère était persuadée que les meilleures classes étaient celles qui proposaient Allemand en première langue vivante. J’ai donc été condamné, comme des milliers de collégiens, à apprendre la langue de Goeth jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ma maman chérie ne pouvait certainement pas anticiper que j’allais être extrêmement résistant à l’Allemand, et qu’elle allait devoir m’exporter deux fois par an outre-Rhin, pendant les vacances de Pâques et au mois d’août. Un mois par an à manger de la bradwurst, du schwarzbrot, me pourrir les chicots avec des bonbons Haribo, et boire de l’Apolinaris ou du jus de pomme. Seulement voila, il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le temps de la guerre froide, de la menace thermonucléaire, de l’Allemagne de l’Ouest et de l’Allemagne de l’Est. We don’t need no education, we dont need no thought control. No dark sarcasm in the classroom. Teachers leave them kids alooooone. Tout ça tout ça. Lire la suite du billet
juil 09
Oelde est une charmante bourgade située au coeur de la Westphalie, patrie du Sulperknochen (oreilles, pieds et queues de porc, servis avec choucroute et purée de pois), du Töttchen (ragoût de tête de veau et cervelle) et des Rippchen mit Sauerkraut (côtelettes avec de la choucroute). Oelde est avant tout le lieu de résidence de deux enfants responsables d’une fausse alerte nucléaire. Les charmants bambins âgés de six ans avaient décidé de construire une centrale nucléaire à partir de restes d’ordinateur et du pictogramme radioactivité imprimé depuis un site internet. Abandonnant temporairement leur œuvre pour une pause Kinder Country, un passant à donné l’alerte. Un périmètre de sécurité à ensuite été établi, et les habitants ont été invités à rester chez eux. Finir le reste de ses jours à Guantánamo pour excès de créativité est un peu crétin. Lire la suite du billet
juil 06
Lorsque ma mère a quitté le domicile conjugal, n’emportant avec elle qu’une affreuse valise rouge, un ours en peluche et un fils braillard, nous ne roulions pas vraiment sur l’or. C’était notre période bleue comme elle aime encore l’appeler. Cependant, s’il y a bien une chose sur laquelle elle n’a jamais lésiné, c’est bien la nourriture. Les chiens ne faisant pas des chats, le réfrigérateur et le placard à guerre thermonucléaire ont toujours été remplis de denrées de qualité. Un peu plus tard, lorsque j’ai emménagé dans mon appartement d’étudiant, je n’avais pas spécialement un budget de nabab, mais j’ai toujours considéré que bien s’alimenter représentait le début du bonheur. Lire la suite du billet
juil 02
Mon mari adoré a soutenu sa thèse. J’ai donc enfin la chance de partager ma vie avec un docteur qui ne va pas tarder à reprendre sa vie de patachon. Il faut dire que depuis le début de l’année, Snooze s’est brutalement assagi. Terminées les sorties en semaine (exception faite de la pause radio/Homomicro du lundi soir), les virées entre potes, les soirées passées devant ses consoles de jeux ou les brunchs dominicaux. Mon cher et tendre a même pris l’habitude de se coucher avant moi. Cette manie a fini par me poser quelques problèmes organisationnels car je ne supporte pas le contact physique dans un lit. J’ai ainsi réussi à imposer une taille minimale de matelas (160 cm), et espère rapidement transformer l’essai en achetant prochainement un lit king size. Jusqu’ici, je me couchais, m’endormais rapidement dans un coin du lit et Snooze me rejoignais en ayant pour consigne de squatter le côté opposé. Depuis quelques semaines, je le retrouve systématiquement entouré de gros coussins, la bouche ouverte, mi-sèche, mi-baveuse au centre du lit. Ma seule option était donc de rebrousser chemin et annexer le canapé. Mais cette période est maintenant révolue et j’ai retrouvé le confort du lit conjugal. Lire la suite du billet