Cette semaine sera consacrée à la grande littérature. Après « les plats qui font péter » publié par les excellentes éditions de l’épure, la bible des tout petits gâteaux. Les scénaristes de la série Desperate Housewive se sont certainement inspirés de la vie de Martha Stewart pour créer le personnage de Bree van de Kamp. Tout comme Bree, Martha est la papesse de l’art de vivre outre-Atlantique. En femme d’affaire avisée, elle a bâti un véritable empire du bien vivre via sa société Martha Stewart Omnimedia. D’ailleurs, et sans révéler la cinquième saison actuellement diffusée sur ABC et Canal , Bree se lance avec grand succès dans les affaires, et dans l’écriture de livres de cuisine. Heureux hasard, il est arrivé à Martha de déraper et de se retrouver sous les barreaux pour fraude sur transactions financières ou délit d’initié. Lire la suite du billet
Je pensais avoir atteint le degré de malice ultime en m’amusant à faire grossir les nuisibles qui m’entourent, en les torturant à la fois gastriquement et psychologiquement, en me réjouissant des kilos pris autour de leurs hanches, de la flambée du mauvais cholestérol circulant dans leurs artères et du boudinage global lié à une garde robe peu adaptée aux bourrelets et autres cuisses girondes. Je pensais être devenu le grand sachem de la culotte de cheval. Oui, j’ai inventé le truithonage, ou l’art et la manière de faire grossir perfidement. Ayez pitié de moi, pauvre pécheur. Après l’AntéChrist, L’antéweightWatcher. Lire la suite du billet
Ma grand-mère a passé quelques semaines au sein de sa famille, dans une vieille ferme située au sud de Provin. Nous sommes partis la chercher il y a une quinzaine de jours. Elle venait de fêter son anniversaire et était vraiment fière d’être la doyenne du village, village ou elle a vu le jour il y a quatre-vingt dix sept ans. Nous avons une nouvelle fois eu le droit à un repas de Sardanapale. Être assis pendant des heures à flinguer ses artères et à cultiver des escarres aux fesses ne m’enchante pas plus que cela. Le postprandial est généralement fatal, et longues sont les minutes à tenter de ne pas s’écrouler, la tête la première dans l’assiette à dessert. Qui n’a pas eu à lutter contre cette petite voix pernicieuse qui tente de nous convaincre que nos paupières sont lourdes. Plotch. Trop tard. Lire la suite du billet
Nespresso: l’art du café, mais également celui de prendre le bobo pour une vache à lait, et de se tamponner bien profond du recyclage des vilaines capsules de la mort qui tue.
Groovy, Shaggy, Wizz 26 Commentaires »
Il y a quelques années, je me suis réveillé en me faisant une sacrée promesse: arrêter de fumer. J’y pensais déjà depuis plusieurs semaines. Je fumais depuis une bonne dizaine d’année et être dépendant, d’une façon ou d’une autre à la cigarette, m’était devenu insupportable. J’ai eu rapidement envie de m’en griller une. J’ai bu un verre d’eau, puis deux, puis trois, puis quatre. Une fois la vessie pleine et prête à exploser, je me suis dirigé vers la pharmacie la plus proche, non pas pour acheter des couches pour adultes, mais une boite de substituts nicotiniques. Me coller un patch sur la fesse gauche n’a pas suffi à supprimer mon envie de clope. Je m’en suis donc collé un second sur l’autre fesse et un troisième sur le bras. Quelques heures plus tard, je tremblais comme une feuille et je tachycardais. J’ai tout arraché et ai tenté de trouver un autre substitutif. Je l’ai rapidement trouvé: le café. Lire la suite du billet
Le long week-end pascal commençait vraiment bien. Amis, glande, sport, culture, peinture, tuture, le clou étant le concert réalisé au profit de l’UNICEF. Le programme étant plus qu’alléchant car il s’agissait ni plus ni moins du récital d’un trio composé de Natalie Dessay, Laurent Naouri et Stéphane Degout (et son gros bazar dixit une source bien informée qui souhaite garder l’anonymat). Snooze et moi même avons passé deux heures intenses dans la peau de Statler et Waldorf, les deux vieux Muppets au balcon. Nous étions nombreux à être tendus comme des strings. Natalie Dessay avait la voix voilée et certains passages furent douloureux. Cependant, et égale à elle même, la soprano a tout déchiré et nous a notamment offert une Violetta Valery divine, et a interprété avec beaucoup de finesse et d’humour l’air du cour-la-reine et gavottte de Manon. Oui, Natalie, elle est vraiment bonne. Fin des bons côtés du week-end. Lire la suite du billet
Macbeth, Nathalie Dessay, Jacques Toubon, Christine Lagarde et les macarons mystèrieux de l’au delà
Opéra 19 Commentaires »
Mardi soir fut une nouvelle fois l’occasion pour la joyeuse troupe des prosélytes lyriques de se retrouver pour une soirée à l’Opéra Bastille. La fée Kozlika-Nanette, Gilda (très rock’n roll), Traou (et son Traounet), Benjamin de Favieres, Orphéus (très en forme), Smab, Dom, Akynou, Oli (en Abercrombie) et Matoo étaient présents. Après Rigoletto, Un bal masqué, Simon Boccanegra, Luisa Miller, Don Carlo et la Traviata, un nouveau Verdi était programmé. Et pas n’importe quel Verdi: Macbeth. J’attendais avec impatience cette représentation car Macbeth est mon opéra préféré. J’adore le livret, la partition, Shakespeare et le XVIème siècle Anglais. Zweig évoque dans l’excellente biographie qu’il consacra à Marie Stuart que Shakespeare se serait inspiré de sa vie pour le rôle de Lady Macbeth. Marie Stuart, en bonne Clytemnestre, aurait fomenté l’assassinat de son deuxième mari syphilitique, Henry Stuart, avec son amant qui deviendra son troisième mari, Jacques Hepburn. A la mort d’Elisabeth 1ere, Jacques VI (fils de Marie et de Henry Stuart) monte sur le trône d’Angleterre. Shakespeare, en onctueux flagorneur, afin de remercier le roi pour la promotion de sa troupe et sa nomination au titre de gentilhomme, lui offre Macbeth. La tragédie se déroule en Ecosse et le roi est friand d’histoires de sorcières. La boucle est donc bouclée ( voir les Tudors lire l’excellente biographie de Zweig, mais également celle de Shakespeare par Mourthé). Ouhla, mais je m’égare, revenons à Verdi et à l’orgie de lyrisme dégoulinante. Lire la suite du billet
Je devais avoir cinq ou six ans et passais quelques jours chez ma grand-tante à la ferme. Nous avions prévu de manger du lapin et n’avions qu’à nous servir dans le clapier. Ma grand-tante me proposa de l’accompagner et de choisir le plus gros. Je n’avais pas vraiment compris que le joli lapin dodu que j’allai choisir allait se retrouver dans mon assiette quelques heures plus tard. Elle le prit par les oreilles et lui explosa la tête avec un gros rouleau à pâtisserie. Elle sortit dehors, lui planta un crochet dans le cou et lui arracha d’un coup sec l’ensemble de sa fourrure. Je venais brutalement de me rendre compte que je vivais chez l’Antéchrist, et accessoirement que la viande que je mangeais depuis des années faisait de moi un cruel assassin. Lire la suite du billet
Je souhaiterais revenir sur le billet publié il y a une semaine, billet consacré à mon bonheur conjugal, en y apportant quelques modifications mineures. Je souhaiterais particulièrement m’étendre sur le côté belle au bois dormant de mon mari qui me broie les parties molles et intimes en permanence depuis plus d’une décennie. Snooze fait ainsi partie de la caste bénie des médecins pharmaciens vétérinaires qui a pour obligation d’écrire et de présenter une thèse d’exercice pour valider son diplôme. Un pharmacien sans thèse reste donc un vulgaire pharmacien et non un docteur en pharmacie. Tout est dans la nuance. Ses responsabilités peuvent être limitées et son salaire stagner. Cela fait donc plus de dix longues années que mon chéri a quitté la faculté, dix longues années que ma feignasse de mari refuse de se mettre à bosser le soir et valider son diplôme. Dix longues années qu’il cultive les escarres fessiers et les durillons en s’atrophiant le cerveau devant ses consoles. Car d’après lui, l’argent n’a pas d’importance, il suffit juste d’être heureux, aimé et épanoui dans la vie. Mon cul, oui. Moi, je veux un mari blindé de thunes ou pas de mari du tout. Je veux qu’il m’offre des bijoux et des robes Dior. Lire la suite du billet




