Avant, tout n’était que luxe calme et volupté. La magie de Noël avait gorgé nos cœurs d’amour et de joie. Nous avions pensé à décorer notre appartement pour célébrer la naissance du Christ et trouvé un fort joli sapin. Nous achetons toujours un épicéa en pot. Trois avantages à cela: (i) ces sapins peuvent avoir une durée de vie de plusieurs années, (ii) ils dégagent un délicat parfum et surtout (iii) ne perdent que très peu leurs épines. Rien de plus désagréable que de se lever le matin et de transformer ses pieds nus en poupée vaudou. Le 25 décembre, peu après minuit, nous avons même pensé à installer le petit Jésus au beau milieu de la crèche remplie de santons. Il était né le divin enfant, il était chou. Notre chez nous ressemblait à ça. Lire la suite du billet
Certains pourraient penser que ce billet est blasphématoire. Que nenni. Il n’empêche, à l’heure ou les scientifiques de tous poils cherchent à percer les mystères les plus mystérieux de notre civilisation, personne ne s’est jamais penché sur cette question plus qu’essentielle: Pourquoi ne représente-t-on presque jamais* la vierge Marie enceinte jusqu’aux dents? Je me suis toujours posé cette question cruciale pendant toute mon enfance, élevé bien loin du péché dans la plus pure tradition catholique (école catholique, communions, retraites et pèlerinages divers et variés dans des endroits plus ou moins enchanteurs (Lourdes, Saint-Jacques de Compostelle, Bethléem ou Jérusalem)). J’ai bien tenté de trouver une réponse auprès de certains prêtres qui ne m’ont curieusement jamais répondu. Lire la suite du billet
Cet hiver n’est pas merdique pour tout le monde. Les gros actionnaires restent toujours de gros actionnaires et profitent de la débâcle ambiante pour se faire plus d’argent en rachetant des titres bradés. C’est la vie. Les entreprises profitent de la crise, dont les effets ne se sont globalement pas encore fait sentir, pour mettre au chômage technique un nombre conséquent d’agents, laissant le soin à la collectivité de se substituer à l’entreprise pour financer les salaires et les charges diverses. Côté dividendes, ils n’ont jamais été aussi importants. La crise à toujours du bon car l’argent ne fait que changer de poches. Les plus faibles sont mis sur le carreau et les autres profitent de la déflation causée par une baisse subite et durable de la consommation. L’hiver n’aura jamais été aussi bon pour ceux qui ont les moyens de dépenser. Qu’il sera bon de claquer de l’argent en 2009. Après 2008 l’année de la bite, 2009 l’année de la teuf? Lire la suite du billet
Mon doudou, toi qui refuses de lire ce blog (et tu as raison), saches que cette année j’ai menacé le Père Noël de lui couper les couilles et de lui faire bouffer sans le moindre assaisonnement si par malheur il s’aventurait à déposer sous le sapin tout cadeau ayant un rapport, de près ou de loin, avec le monde des jeux vidéo. Cette année, crise oblige, c’est ceinture. Seuls les jouets en bois ou les jeux de société traditionnels seront tolérés. En attendant, j’ai décidé de souscrire un abonnement à World of Warcraft (pour les non initiés, des cliniques ont fleuri un peu partout pour sevrer les adeptes de ce jeu en ligne). Sache également que, lorsque tu participes à tes nombreuses soirées mondaines, je m’amuse comme un fou avec tes consoles. J’ai depuis longtemps explosé tes scores records sous Mario Kart, me suis fait de nombreux amis sur Playstation 3 Home et passe mon temps à visionner des films sous Blue Ray en me gavant de chocolats à la cannelle achetés avec la carte commune par kilos à la maison du chocolat. Enfin, je proclame la grève de la galipette tant que tu ne te décideras pas à soutenir ta thèse. Il serait temps qu’à ton âge sois enfin docteur. Lire la suite du billet
N’ayant pas envie de rester sur une déception après ma pénible expérience barcelonaise, j’ai convaincu Snooze de partir en week-end prolongé à Madrid. Mes souvenirs madrilènes remontaient à un voyage organisé en classe de seconde. Nous étions alors parti en train de nuit et étions hébergés en banlieue chez une vieille radadasse qui nous rationnait eau et nourriture. Ainsi, dès que nous dépassions trois petites minutes sous la douche, Agrippine coupait immédiatement la chaudière. Tous les midis, nous avions droit à une affreuse tortilla coincée entre deux tranches de pain dur. Oui, j’ai connu la faim. Le soir, nous étions soumis à un couvre-feu. Afin d’optimiser son appartement et louer un maximum d’espace, elle dépliait un lit de camp au beau milieu de la cuisine. La tactique avait un double avantage: elle permettait de libérer une chambre supplémentaire et surtout de contrôler tout accès au garde-manger et au frigo. Pas folle la guêpe Ibère. Lire la suite du billet
Le gouvernement passe son temps à vanter les qualités du plan de relance par l’investissement. Il faut reconnaitre que la crise sociale et financière arrive à point nommé. Une pierre deux coups comme on dit. Elle permet (i) de justifier la gadoue sociale nauséabonde dans laquelle s’enfonce le pays depuis plusieurs mois et donc de masquer l’incompétence et le manque de clairvoyance des politiques au pouvoir*, et (ii) permet également aux entreprises de dégraisser leurs effectifs afin d’anticiper une possible aggravation des conditions économiques les prochains mois. Tous les prétextes sont bons. Le meilleur exemple est Arcelor Mittal. Les profits de la firme sidérurgique ont augmenté de vingt-sept pourcent au troisième trimestre à près de quatre milliards d’euros. Le groupe continue de privilégier ses actionnaires en leur octroyant de généreux dividendes au nom de la nécessaire stabilité de son actionnariat, et propose en retour un plan social (principalement financé par l’État) pour préserver ses marges. Easy. Lire la suite du billet
ou comment être responsable de l’extinction des orangs-outangs.
C’est en parcourant les rayons de mon supermarché préféré ce week-end (ma vie est décidément passionnante) à la recherche de pâte feuilletée (ouhlala quelle aventure, que de passion, de suspens et de folie) que j’ai compris à quel point le consommateur bobo lambda se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude en privilégiant systématiquement un produit dit bio à un produit traditionnel, industriel ou pas. Bio ne signifie pas grand chose pour moi. J’ai déjà abordé ce sujet. Un produit bio alimentaire est par définition un produit élaboré à partir de matières premières issues au moins à 97 pourcent de l’agriculture biologique. Pour la cosmétologie, c’est un peu plus vague car plusieurs labels français et étrangers se bouffent le nez. Ainsi chaque label possède-t-il sa spécificité, même s’ils semblent tous plus ou moins exclure les produits issus de la pétrochimie et les organismes génétiquement modifiés. Lire la suite du billet
Ce titre n’est pas un hommage lointain au “père Noël est une ordure” mais décrit l’une de mes sales manies. Je peux facilement passer pour un psychorigide de l’attrape poussière et de l’éponge magique magique Monsieur Propre qui efface toutes les vilaines traces de saleté sur n’importe quelle surface. Cependant, si le rangement ne me pose aucun problème, il m’est génétiquement impossible de jeter ou de trier. Je garde ainsi presque toutes les unes de journaux depuis une quinzaine d’années, une quantité incroyable de magazines, de vieilles chemises toutes pourries, des chaussures que je ne porte plus depuis de nombreuses années. Il m’arrive, rarement, de prendre mon courage à deux mains en consacrant un week-end entier à ranger et à trier mes affaires. Je squatte le salon et étale une quantité incroyable d’objets et de paperasse sur le parquet. Je trie facilement le courrier, remplis un sac destiné à la poubelle (recyclable, la jaune) et un autre destiné aux affaires dont je ne sais que faire, mais qui ont certainement une utilité pratique ou sentimentale car je préférerais m’arracher un rein plutôt que de les confier aux éboueurs. A chaque période de maniaquerie correspond un sac dit à merdes, appellation brevetée par mon cher et tendre compagnon. Lire la suite du billet
Je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool, je ne me drogue pas, mais qu’est-ce que je peux consommer comme litres de cette célèbre boisson américaine pétillante à base de caramel, d’acides phosphorique et citrique, d’aspartame et d’acésulfame K, d’extraits végétaux et enfin de caféine. J’ai déjà abordé le thème de ma dépendance. Force est de constater qu’il m’est impossible de me passer de ma dose quotidienne, la seule option étant de la remplacer transitoirement pas une autre boisson pétillante sans sucre dont je me lasse assez rapidement. Lors de mon récent voyage en Autriche, j’ai fait la connaissance d’un vieux médecin ne pouvant également pas se passer de Coke. Il n’avait jamais pu s’habituer à la version sans sucre car il faisait partie de ces rares individus qui étaient résistants aux divers édulcorants. Ainsi, au lieu de ressentir un gout sucré, il avait la désagréable sensation d’avaler une boisson très amère, lui interdisant toute consommation de la version allégée de son soda préféré. Un article avait même été consacré à ce sujet (d’utilité publique) dans une prestigieuse revue scientifique américaine il y a environ deux années. Lire la suite du billet































































