Halloween et moi

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Lorsque j’étais étudiant (c’est-à-dire beau, jeune mais fauché), j’attendais avec impatience le 31 octobre. Halloween n’était pas une fête célébrée en France et seuls certains bars américains de la capitale proposaient des animations. Nous nous retrouvions généralement dans la grande maison de mon amie Delphine et passions des heures à décorer le rez-de-chaussée et le jardin. Nous nous déguisions et accueillions une trentaine d’amis pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Cette soirée était le pendant d’une autre, celle du 18 février, où nous célébrions la sainte Bernadette, sainte patronne des pétasses et des travelos en tout genre. Mais c’est une autre histoire, même s’il me reste une quantité incroyable de films et de photographies pour faire chanter mes ex-amis. Crise oblige, il faut bien assurer ses fins de mois. Lire la suite du billet

Les copains d’abord

Souvenirs 19 Commentaires »

J’ai toujours été très attaché à la notion de clan. A chaque période de ma vie, j’ai eu la chance d’être entouré d’un groupe d’amis fidèles. Je me souviens encore de François, Christian, Frédéric, Franck, Yan ou d’Anthony. Chacun de ces personnages était foncièrement différent. Ils ont tous contribué, d’une façon ou d’une autre, à me construire et à forger mon caractère. Je les ai perdus de vue depuis longtemps, la vie écrémant l’entourage avec une facilité déconcertante. Je me souviens toujours avec beaucoup de nostalgie du groupe que nous formions à la Faculté. Ce groupe est toujours présent et compte beaucoup pour moi. Même si nous nous voyons tous un peu plus rarement, nous sommes capables de reprendre une conversation à l’endroit où nous l’avions laissé un an plus tôt. Rien n’est figé. Nous grandissons, nous rencontrons d’autres amis qui deviennent avec le temps des amis d’amis, notre carrière professionnelle évolue et/ou nous bâtissons une famille (dernière option réservée toutefois à la frange non déviante de la population). Des engueulades, des ruptures ou des disparitions viennent également pimenter l’existence. Une partie de mes indispensables, comme l’écrirait Samantdi, partage ma vie depuis une quinzaine d’années. Nous avons donc eu tout le temps d’apprendre à nous connaître et de nous apprivoiser mutuellement. Lire la suite du billet

Gros dodo

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J’ai toujours eu un rapport ambigu avec le sommeil. Je suis un gros dormeur et pointe fréquemment du nez après dix heures du soir pour me réveiller généralement de très bonne heure le lendemain. Je déteste les grasses matinées, synonyme de perte de temps. J’aime curieusement la phase d’endormissement mais pas le sommeil en général. Je tente toujours de lutter, mes paupières sont de plus en plus lourdes, je me ressaisis un court moment, mais Morphée est toujours le plus fort. Je me retrouve fréquemment collé contre Snooze, un filet de bave à la bouche, et réveillé par les vibrations de sa manette de jeu. J’ouvre un œil, puis deux, et me dirige, mon doudou dans une main (une vieille couverture en tissu toute pourrave) et mon iPod dans l’autre en direction de notre lit conjugal. Quelques heures plus tard, je me lève et trouve toujours mon mari en train de jouer. Je ne peux m’empêcher de lui faire une réflexion avant de me rendormir. Bon sang, va te coucher bordel, on est déjà demain. Moui moui me répond-t-il. Lire la suite du billet

Des nouvelles de ma bouse magique

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A la demande générale, je vais de nouveau aborder le sujet de ma magnifique, de ma formidable bouse méduse exterminatrice de germes en tout genre. Depuis que j’ai appris que les blocs destinés aux cuvettes des toilettes étaient fréquemment responsables du bouchage des canalisation et donc potentiellement capables de permettre à nouveau que ma baignoire se remplisse du produit du métabolisme de mes voisins du dessus (deux étages bourrés de potentiel, dont un cul de Monsieur-Dame), j’ai décidé de remplacer ces petits cubes par des disques de gel fraîcheur collés directement sur l’émail de la cuvette. Lire la suite du billet

Das perfekte Dinner

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Non, je ne suis pas en Autriche pour assister aux funérailles nationales de Jörg Haider ni pour participer au concours de Miss Goulache 2008. Je me suis rendu au pays des vaches violettes et des viennoiseries pour remplacer mon boss d’amour qui n’a pas pu se rendre à un petite rencontre et m’a ainsi gentiment demandé de prendre sa place. Il faut dire qu’il m’a bien vendu le truc en me rassurant, en m’expliquant que le nombre de participants était très réduit et que l’ambiance était familiale. En résumé, si j’avais trouvé le courage de sauter à l’élastique, je pouvais bien prendre sa place pendant trois jours. Mon rôle était simple. Il suffisait que je joue le rôle de modérateur et présente les orateurs en posant deux ou trois petites questions de rien du tout. J’étais donc grossièrement assimilé à une grosse bunny girl vêtue d’un maillot de bain rose fuchsia se trémoussant sur le ring entre chaque round d’un match de boxe. Nichons en l’air, fesses bien serrées, j’ai accepté sans trop réfléchir. Lire la suite du billet

Au fond à côté du radiateur

Souvenirs 17 Commentaires »

Je me suis rapidement retrouvé seul à la maison. Ma mère avait confiance en moi et pensait que j’étais capable de gérer mon propre quotidien. Il n’y avait aucune raison que cela se passe mal. J’étais un enfant très calme et déjà très casanier. Je faisais partie de ces élèves qui avaient la chance d’avoir de bons résultats sans travailler plus que cela. Je vivais dans ma bulle et j’avais très peu d’amis. Je me rendais en bus ou en métro à l’école, rentrais déjeuner à la maison et repartais pour l’après-midi. Le soir, c’était quartier libre jusqu’à minuit, heure à laquelle rentrait ma mère. Je n’avais aucune pression pour faire correctement mes devoirs, sinon celle de mes professeurs. Je délaissais ainsi volontiers les taches scolaires pour mes Legos, mes jeux électroniques ou mon Amstrad 464. Je profitais du chargement des jeux et des plantages à répétitions pour me préparer mon goûter. Il fallait à l’époque insérer une cassette à droite du clavier de ce que nous appelions un ordinateur et attendre le chargement son contenu avant de débuter la moindre partie. À quoi bon travailler quand les résultats sont là? Lire la suite du billet

Gobi bis

Ronchonnage 20 Commentaires »

La Mongolie est un fort joli pays coincé entre deux grandes démocraties, la Russie et la Chine, à une quinzaine d’heures d’avion de la France. Sa capitale est Oulan Bator. Le 800ème anniversaire de la fondation de l’Etat mongol par Gengis Khan a été célébré il y a deux ans. Ce pays est l’une des contrées les plus hautes au monde, son altitude moyenne s’élève à 1580 mètres. Les plus téméraires prendront plaisir à relire Dersou Ouzala de Vladimir Arseniev ou l’empire des steppes de René Grousset. Si le pays est constitué par une région montagneuse et boisée à l’Ouest et une steppe dans le Centre, il est surtout connu par son désert au sud, le fameux désert de Gobi, qui s’étend sur 3000 kilomètres d’Est en Ouest et représente presque la superficie de la France. Rien à voir avec le Sahara. Non. Le désert de Gobi est constitué de zones de steppes salines et semi-désertiques et les dunes ne couvrent qu’à peine 3 % du territoire mongol. Quant aux variations de température, c’est la fête du slip. Elles peuvent tomber à moins 30°C et grimper à 45°C en été. Lire la suite du billet

Après ma voisine est une connasse et ma voisine est une chaudasse, mon voisin vient d’Uranus.

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Précédemment au pays de Chondre.

Il fut un temps ou j’habitais au pays du bonheur. J’étais encore jeune, beau, insouciant et étudiant et mon chez moi ressemblait à l’appartement témoin Ikea 30 mètres carrés. Mais si, mais si: Bibliothèque Billy, colonnes à CD Bléno, mezzanine kikrakk et canapé Gröpuff. J’avais à ma disposition une grande cour ensoleillée, mon propriétaire me faisait un prix d’ami et ma concierge était aux petits soins pour moi. Une amie avait eu la clairvoyance de me prévenir que Madame Lopes régnait sans partage sur notre immeuble et qu’elle possédait un droit de vie ou de mort sur les vilains locataires qui lui obéissaient pas au doigt et à l’oeil (gardienna potestas). J’avais donc rapidement intégré que je devais lui faire une lèche indécente pour avoir la paix et éviter d’être pendu. Petit à petit, j’avais réussi à la dompter et étais devenu en quelques semaines son chouchou. Côté environnement, rien à redire. Le voisin du dessus travaillait la nuit et passait beaucoup de temps chez sa chérie chérie en province et ma voisine d’à côté n’habitait Paris qu’au mois d’août et pendant les fêtes de fin d’année. L’immeuble était loin d’être hostile. Je vivais au pays de Oui-Oui et j’étais heureux comme ça. Lire la suite du billet

Le jour où mes fesses se sont transformées en castagnettes

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Je connais maintenant la formule magique magique pour faire passer le plus rapidement possible les semaines stressantes et chargées au travail. Je n’ai jamais pris autant à la légère les responsabilités confiées par mon agence. Les réunions se sont succédées, les rapports ont été écrits avec une facilité déconcertantes et les présentations ont été réalisées sans stress particulier. Mon esprit était ailleurs depuis le début du mois de septembre. Nous avions enfin réussi à fixer une date pour célébrer les trente ans de Nono. Il était temps car son anniversaire datait déjà d’une bonne dizaine de mois. Son chéri, mon gendre adoré, nous avait proposé un programme aux petits oignons. Nous allions nous rendre en Normandie pour passer tous ensemble un week-end gorgé de surprises et de rebondissements. Fcrankounet, Ioiounet et leurs conjointounets respectifs étaient également de la partie. Lire la suite du billet

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