Cela va faire seize ans que je partage ma vie avec mon nain de mari. Quarante-quatre ans en années Matoo. Nous nous chamaillons toujours au sujet de cette date. S’il est persuadé que notre d day était un 10 octobre, je reste convaincu qu’il s’agissait d’un 13. Nous n’avons jamais fait de plan sur la comète. Il était à l’époque mon meilleur ami, il l’est resté et est devenu mon meilleur amant. En même temps, il m’est impossible de comparer avec quelqu’un d’autre car il reste l’unique homme de ma vie. Je me considère donc comme quatre fois chanceux: (i) mon mari est fidèle, (ii) il est unique, (iii), notre histoire dure depuis l’antiquité et (iv) je n’ai jamais eu à ramer pour trouver ma moitié ni fréquenter réseau quequette ou j-ai-le-feu-au-derrière.com. Mais si tout semble idyllique sur le papier, notre vie n’a jamais été un long fleuve tranquille. Lire la suite du billet
Pédés de tous les pays, unissez-vous. Faites-vous doigter l’anus, ramoner le colon, palper les testicules. Mesdames, faites-vous peloter les nichons et caresser la vulve. Rien à voir avec une quelconque proposition de partie carrée, une invitation à visiter un bordel parisien ou une envie soudaine de luxure. Juste une petite piqûre de rappel automnale, quitte à passer une nouvelle fois pour une abominable radadasse radoteuse. Lire la suite du billet
L’heure est à l’austérité. On nationalise toujours les pertes et l’on privatise les bénéfices. Le consommateur négligeant ou non averti, proie idéalement située en fin de chaîne alimentaire économique, paye le plus souvent les pots cassés en devenant l’innocente victime volontaire de firmes prêtes à tout pour alléger son épargne. Etant particulièrement tête en l’air et ne vérifiant jamais les entrées et les sorties de mon compte courant, je représente la cible idéale. Kill kill. Lire la suite du billet
Al West m’a récemment posé la question suivante: Existe-t-il un anti-truithon? Ayant passé une soirée en compagnie de l’un de ses proches en surpoids, proche amateur de houblon et autres denrées ennemies de l’indice de masse corporelle, il s’est naturellement demandé comment lui faire passer le vilain goût de l’autotruithonnage. Si de nombreux charlatans vantent les mérites de régimes miraculeux telle la soupe aux choux dont le principe est de dépenser plus d’énergie à digérer que le nombre de calories réellement incluses dans la recette, force est de constater qu’il n’existe aucune solution rapide et durable. Même le fameux médicament magique empêchant l’absorption des graisse se révèle être d’une médiocrité déconcertante. Lire la suite du billet
La première fois que j’y ai assisté, c’était en compagnie de Cécilou, Delphine, Nicolas et Snooze. Je m’étais bien habillé pour l’occasion. Il faisait un temps de chien et mon costume a vite été trempé. Nous avons tout d’abord fait un saut chez Moustic et embrassé Alexandre et Agathe. Nicolas était resté à part et avait organisé le buffet. Je me souviens encore de délicieux canapés, de pains surprise et autres petits fours. Il y avait même des bonbons bien chimiques pour les enfants. Muriel, la soeur de Mous, avait un peu trop bu. Médicaments et alcool faisaient décidément un bien mauvais mélange. Elle était toute guillerette à l’idée de nous présenter le nouveau fiancé qu’elle avait rencontré quelques jours plus tôt lors de son internement à la Maison Blanche. Les deux tourtereaux prévoyaient déjà de se marier en plein été, dans la grande maison bourgeoise de son oncle. Elle était radieuse de bonheur. Nous passions dans les rangs et proposions de remplir les verres vides. Muriel passait derrière nous et les vidait. Lors du retour sur paris, nous avons décidé sur un coup de tête de prendre un billet d’avion pour New York et d’y passer un week-end à faire les fous. Lire la suite du billet
Après avoir passé écrits, oraux, et rendu une quantité non négligeable de devoirs, j’ai enfin présenté le mémoire de mon master. Je ne suis donc officiellement plus étudiant depuis quelques heures. Le petit groupe d’amis que nous avions formé pour l’occasion a eu un sacré coup de spleen après nos soutenances respectives. Même si l’année passée avait été éprouvante, si nous avions pris dix kilos, si notre visage était marouflé d’acné et nos artères pourries suite au stress, nous avions tous un pincement au coeur à l’idée de ne plus nous retrouver deux jours par semaine, a jouer les élèves attardés et à partir dans des fou-rires sans fin. Lire la suite du billet
…cosmétologie de la vulve car il risquerait d’être interdit à la consultation hors du cercle dit familial. Mon employeur censure ainsi systématiquement toutes les adresses de billets comprenant les mots contenant sex, homo, game, play ou jeux. Il m’est donc impossible de consulter toute donnée épidémiologique stratifiée sur le sexe des patients. Pas vraiment malin tout ça. Car lorsqu’on travaille dans le monde magique magique de la santé, on est souvent amené à lire ou voir des trucs bien pipicacapopocradingues et à piquer de nombreux fou rires entre amis ou collègues (les vendredi après-midi sont souvent propices aux ouvertures de chakras). C’est ce qui s’est naturellement produit lors d’un récent dîner. Nos amis Caroline et Alexandre nous ont présenté le dernier numéro d’ »Abstract gynécologie » entre le fromage et le dessert. Ce numéro était très spécial car il était consacré aux liftings du sexe féminin et aux divers moyens de l’embellir et de le présenter. Et ils sont apparemment très nombreux. Lire la suite du billet
Facebook regorge de jeux crétins. L’un d’entre eux se nomme « friends for sale ». Le principe est très simple. Après l’installation et la première connexion, l’utilisateur démarre avec 20.000 dollars et peut ainsi acheter certains de ses amis transformés pour l’occasion en animaux de compagnie dans la limite de ses moyens. Si le prix plancher reste à 500 dollars, les amis les mieux côtés valent des millions. Les amis de compagnie peuvent ensuite être rachetés par d’autres amis, le rachat faisant automatiquement grimper leurs cotes. Il est également possible de donner des surnoms, d’offrir des jouets, des fleurs ou de nourrir ses animaux de compagnie. A l’image du Monopoly et de sa fameuse case départ, il est possible de gagner 20.000 dollars lors de chaque connexion à l’interface. Je tente ainsi désespérément d’arracher Zep des griffes de Peio depuis des jours, Zep devenant aussi couteux à entretenir qu’une danseuse. Je tente également de faire grimper la cote de Fabrice, pas par amitié, mais uniquement pour rentabiliser mon investissement. A l’heure actuelle, je ne vaux pas bien cher sur le marché. Lire la suite du billet
Nous nous amusons chaque année à prendre des photographies sur la côte sauvage. Le soleil donne en se couchant une couleur très particulière au paysage. Snooze s’empare de mon appareil et se prend pour un maquereau photographe. Il me demande souvent de faire le pitre, de bouger mon corps, et d’onduler. Nous nous amusons également à activer le retardateur et prendre des dizaines de photographies en rafale. C’est une vieille tradition qui remonte à l’époque ou nous nous occupions du labo photo de la faculté de pharmacie. Nous passions alors des heures enfermés dans le noir. Seul une lampe rouge était allumée. Le numérique n’existait pas encore et chaque cliché comptait. Il fallait être méticuleux en développant les négatifs. Le choix du papier était important. Brillant, mat, perlé, montages, avec ou sans bordure. Nous claquions nos économies en papier Ilford, filtres et autres accessoires. Nos mains baignaient dans les réactifs. Nous transformions souvent le noir et blanc en différents tons sépias. Autres temps, autres mœurs ou la photographie était associée à patience et minutie. Lire la suite du billet




