C’est la tradition. Nous nous rendons toujours au marché de Quiberon les samedis matins. Les touristes arpentent les allées et remplissent leurs paniers de spécialités locales. Andouille, saucisson, confiture, gâteau breton, tout y passe. Qu’il est bon d’emporter avec soi un morceau de Bretagne et d’en profiter en rentrant chez soi. Les commerçants connaissent parfaitement ce point faible et usent et abusent des ruses les plus subtiles pour refourguer leurs denrées. Les marchands de cochonnaille ou de chouchen ne sont pas les seuls à attirer le badaud. La fameuse pierre d’Alun est ainsi idéale pour mettre fin aux rillettes sous les bras, aux boutons de fièvre ou d’acné, aux coupures et aux brûlures, au feu du rasoir ou aux irritations causées par l’épilation. Finis les cheveux cassés ou abîmés avec le peigne magique, la nouveauté pour les cheveux de toutes les mamans, les mamies, les ados et les enfants. Le galet épilatoire (vu à la télé) et sa crème post-épilatoire est le moyen le plus économique, efficace, rapide, indolore et esthétique pour lutter contre le poil disgracieux. La lotion Balsan ramollie, gélifie et élimine de son côté corne, oeil de perdrix et autres durillons. On peut également profiter d’un passage par le marché pour retaper ses chaises de salle à manger, se faire un tatouage temporaire un peu dégueulasse ou acheter un t-shirt improbable qui ne sera jamais porté en rentrant de vacances. Lire la suite du billet
Qu’il est agréable de changer de rythme en oubliant son vilain réveil et d’ouvrir ses petits yeux au beau milieu de la matinée, bien loin du stress parisien. Nous avons vraiment le cul bordé de nouilles. Mise à part une journée de pluie, le soleil à été au rendez-vous depuis notre arrivée. Le rituel est toujours le même: petit-déjeuner, descente vers le port, ballade à Quiberon, passage par le cybercafé pour relever son courrier électronique et y répondre, faire deux ou trois courses et aider à préparer le déjeuner. Les après-midi se suivent et se ressemblent. Nous nous dirigeons soit vers la côte sauvage, soit vers le port pour profiter d’une eau à 17°C. Rhalalala les séances de farniente sur la plage, les coups de soleils derrière les genoux, les voisins indélicats qui passent leur temps à secouer leurs serviettes et à vous transformer en glace Mystère en vous recouvrant de sable, les vacanciers ronchons ou les grappes de familles Groseille. C’est un peu tout ça le bonheur. Lire la suite du billet
…sort toujours de la bouche des enfants.
J’ai toujours adoré participer aux réunion familiales de la famille Snooze. Les dîners étaient toujours synonymes d’aventure, d’action et de surprise. N’ayant ni famille, ni amis et m’appelant Rémy, me retrouver au sein d’une tribu qui se tacle et se chamaille en permanence m’a toujours ravi. Il faut dire qu’à la douce l’époque où je vivais encore chez ma mère et ou la seule grande folie du repas était de renverser le sel sur la nappe, être cerné par Snooze, son frère Julien et sa soeur Absinthe ne pouvait être qu’exotique. Il faut dire que lorsque j’ai connu Snooze, Absinthe franchissait le cap difficile de l’adolescence et s’en prenait fréquemment (et à juste titre) à son frère cadet, que Snooze profitait de l’occasion pour en rajouter une couche, le tout sous les yeux de parents d’un calme olympien qui, habitués à la situation, n’y prenaient même pas attention. Lire la suite du billet
Enfin les vacances. C’est ce que je me suis dit en laissant deux ou trois consignes à mon remplaçant temporaire et en claquant la porte de mon bureau. Le temps était compté car il fallait qu’en trois petites heures nous rentrions à la maison, nous faisions nos valises et repartions en direction de la gare Montparnasse, tout en conservant le plus possible l’étanchéité de Snooze, innocente victime d’une intoxication alimentaire causée par l’hygiène douteuse des tenanciers du self de notre entreprise chérie. Lire la suite du billet
Lorsque j’étais jeune, beau et encore étudiant, j’adorais cette période de l’année. Elle était très particulière car l’un de mes meilleurs amis était né quelques jours avant moi. Nos amis tentaient donc de nous réunir chaque année en organisant une surprise commune. Si nous nous doutions généralement de la date de la petite sauterie, nous n’arrivions jamais à évaluer le lieu ou l’heure du rassemblement. Nous pouvions donc nous retrouver pour un pique-nique aux chandelles dans le parc du château de Vaux-le-Vicomte, dans la grande maison du grand-père de Snooze près de Giverny, chez Cécilou ou tout simplement chez l’un ou l’autre, les amis débarquant à l’improviste les bras chargés de ballons et de victuailles en criant “surpriiiiiise!” en choeur. Cette période contrastait avec la période ingrate (surpoids, acné, fringues aux formes et couleurs improbables) du collège et du Lycée, période où j’étais l’une des rares dindes à ne pas organiser une soirée annuelle. Pas si facile d’être populaire. Lire la suite du billet
Preuve que le précédent billet avait une part de vérité, je joue fréquemment à la gourdasse décérébrée et superficielle le soir avant de rejoindre Morphée. Le temps passe et, pour garder un teint et une peau de jeune homme et surtout pour conserver un mari fidèle et aimant à la maison, je dois prendre soin de la couche supérieure de mon épiderme. Si posséder une peau saine débarrassée de vilains comédons est indispensable, les soins pour le visage ne sont pas essentiels. Ainsi terminés les masques au raisin, les cures de vitamine A ou l’hydratation au concombre. Car les parties les plus endommagées de mon corps se situent juste en dessous de la ceinture. Ainsi, depuis que je ne me déplace qu’à bicyclette pour aller travailler, les paumes de mes mains sont mises à rude épreuve quotidiennement. L’intérieur de mes mimines est donc calleux et il me fallait vite réagir. Lire la suite du billet
Contrairement à ce que pense l’humoriste Siné, les pédés ne sont pas que des gousses ou des fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d’en être en écoutant Madonna, Sheila ou Dalida, musique de chiottes probablement dû au fait que c’est l’un de leur lieu de plaisir préféré. Contrairement aux amibes, les pédés sont des organismes pluricellulaires sans flagelle ou pseudopode, non stériles, dotés d’un cerveau, de quatre membres et d’une quequette, organismes développés également dotés du droit de vote et soumis au régime fiscal français. Loin de moi l’envie d’énumérer une nouvelle fois les lois discriminantes et humiliantes de l’apartheid social dans lequel nous vivons au quotidien, des clichés archaïques véhiculés sur les suceurs de bite(s), les brouteuses de minou(s) ou sur l’amalgame répugnant pédé-pédophile. Non, pas cette fois. Lire la suite du billet
Le sujet ne se prête certainement pas à la légèreté estivale. Qu’importe. Tout le monde ne se rafraichit pas au bord d’une piscine ou d’une plage, les doigts de pied en éventail. Il reste une quantité certaine de crétins à Paris, crétins qui travaillent dans des bureaux en plein soleil, sans climatisation et ou le mercure frôle régulièrement les trente-cinq degrés Celsius au beau milieu de l’après-midi. Un comble lorsqu’on a pour mission de mettre au point un plan canicule qui tienne la route. Lire la suite du billet










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