S’il y a une chose qui m’énerve encore plus que les cyclistes qui se tamponnent du code de la route ou des crétins qui se garent à la sauvage dans ma rue, c’est bien une lunettes de toilettes dégueulasse. Quoi de plus humiliant que de s’asseoir dans un moment de faiblesse sans prêter attention et se retrouver les petites fesses collantes et pleines d’urine? Chez Bonum, les hommes sont sous représentés. Le ratio toilette/bite est donc très élevé et la plupart des représentants du sexe dit fort utilise les urinoirs pour se vider la vessie. Les toilettes réservées à la grosse commission sont donc d’une rare propreté, propreté faisant beaucoup d’envieuses. Les femmes salariées de mon agence sont décidément de grosses cochonnes bien perverses. Leurs toilettes grouillant constamment de vilaines souches bactériennes ultra toxiques de la mort qui tue développées pendant la guerre froide en Corée du nord, elles tentent constamment le putsch en instaurant la mixité. Lire la suite du billet
La plupart d’entre nous a travaillé plus pour gagner plus cette année. Nos comptes bancaires sont donc bien garnis. Nous pouvons aisément profiter de la période estivale pour nous évader et passer du bon temps. Chondre Travel Inc. vous propose une liste non exhaustive de modestes demeures bon marché, idéales pour passer quelques jours de vacances, se ressourcer, et partir ainsi du meilleur pied pour la rentrée afin de travailler plus pour gagner encore plus et partir encore plus loin l’année prochaine, loin, bien loin des salauds de pauvres et autres fauchés condamnés aux camping surpeuplés ou à Paris plage. Lire la suite du billet
Je me suis lancé dans le harcèlement moral depuis quelques jours. Un ami vient de m’annoncer qu’il souhaitait se payer une liposuccion comme cadeau d’anniversaire et je tente par tous les moyens de le convaincre qu’en trois petit mois, la légère bouée qui a insidieusement poussé autour de sa taille disparaîtra comme par magie et que son ventre sera aussi plat que mon compte en banque. Juste en se bougeant les fesses et en se forçant à pratiquer une activité sportive régulière. Tout le secret est là: avoir le courage de faire du sport. Simple, non ? Mais force est de constater que tout est fait pour tenter l’individu lambda en léger surpoids, et qu’il est parfois difficile de résister aux sirènes de la facilité. Les magazines féminins ou masculins affichent en couverture des mannequins aux mensurations idéales et l’on culpabilise aisément en mangeant du sucre ou des produits gras. Tout se mélange dans la tête du consommateur non averti: Santé, nourriture, médicaments, pollution, vieillissement, soleil, tabac, alcool. On doit ainsi avoir bonne mine sans se mettre au soleil, manger équilibré sans encrasser ses artères, consommer des produits dits biologiques, se soigner chez des poubelothérapeuthes et penser en permanence développement durable. Pas facile de vivre au XXIe siècle dans la peau d’une grosse. Lire la suite du billet
Le quartier du canal Saint-Martin est toujours animé. Il regorge de bars et de petits restaurants très sympathiques. L’été, de nombreux piques-niques sont organisés le long des rives. Après s’être restaurés et surtout après avoir bien picolé, une bonne partie des gentils bobos imbibés se dirige vers la bouche de métro ou la station Vélib’ la plus proche et descendent la rue Lucien Sampaix, la rue des Vinaigriers ou la rue de Lancry. De nombreuses soirées sont également organisées dans notre rue. Dieu qu’il est délicieux de se retrouver à cinquante dans un trente mètres carrés, sentir le poney, s’imbiber d’éthanol et de fumée de cigarette, écouter de la musique expérimentale et vomir par la fenêtre jusqu’au bout de la nuit. Lire la suite du billet
Mon éducation a toujours été associée à la religion catholique. Certainement plus par tradition que par conviction. Nous nous rendions joyeusement à la messe le dimanche matin et j’allais rejoindre mes amis au catéchisme le jeudi en fin d’après-midi. Ma grand-mère m’envoyait même au couvent tous les mercredis. Sœur Thérèse Monique (oui oui, cela ne s’invente pas) s’occupait de moi. Nous nous rendions souvent dans la grande bibliothèque et prenions un gros livre au hasard. J’ai ainsi beaucoup voyagé, parcouru l’univers, rencontré des personnalités hors du commun et beaucoup appris, juste en tournant les pages fragiles de ces vieux livres humides. Je sens encore l’odeur du cuir des couvertures. Je me souviens de longues retraites et de pèlerinages. Je me souviens également d’un petit ange tronc en bois peint. Lorsqu’on y déposait une pièce, l’ange hochait la tête, remerciant ainsi le généreux donateur. Un peu plus tard, j’ai naturellement rejoint les bancs d’une école catholique, et cela jusqu’au baccalauréat, en passant par les cases confirmation et profession de foi (j’étais véritablement ravissant, aérien et virginal en aube blanche amidonnée). Lire la suite du billet
J’ai l’impression de revenir de très loin avec ma mère. Notre relation privilégiée a connu des hauts et des bas. Plus de hauts que de bas car nous avons été habitués à nous soutenir mutuellement, le bas ne correspondant qu’à la période suivant ma sortie du placard. Il a fallu ainsi près de dix années pour que tout se normalise entre elle, moi, et surtout Snooze. Nous essayons de brasser continuellement nos familles respectives. De son côté, tout est assez simple. Ses parents ont plutôt bien accueilli l’annonce de son homosexualité. Ils ont même été rassurés car le savoir en couple avec moi était pour eux synonyme de stabilité. Ses parents n’ont jamais fait de distinction entre enfants naturels, belle-soeur ou beau-fils. La famille est grande, tout le monde se mélange, c’est la fête à la maison. Ma mère a longtemps fait sa diva en refusant poliment les invitations de la famille Snooze. Puis j’ai réussi à la convaincre de les inviter. Je me souviens encore de cette première soirée qui fut catastrophique. Ma mère a pris de haut mes beaux-parents et le père de Snooze n’a pas arrêté de gaffer en parlant de notre couple et de notre appartement, alors que ma mère ne savait même pas que nous habitions ensemble. Chaque fois qu’elle passait à la maison, j’effaçais toute trace de mon chéri pour deux petites heures. J’étais alors parfaitement rodé, je savais quoi planquer, et seules quelques minutes étaient nécessaires pour transformer notre appartement en appartement de célibataire. Parfum, brosse à dent, photographies, objets divers, serviette de toilette, quelques vêtements: tout finissait dans un tiroir dédié aux effets personnels de mon mari. La divine Poupette* aurait appelé ça vivre en backstreet. Lire la suite du billet
Je n’arrive toujours pas à m’habituer à notre nouvel appartement ni au quartier. La copropriété est moribonde et notre rue est le lieu de passage de tous les crétins qui viennent se saouler la gueule au bord du canal Saint-Martin tous les week-ends. Qu’il est romantique de se taper une Kro tiède, du gros rouge qui tache ou fumer un pétard le cul posé sur un pavé, à contempler un canal qui charrie ordures non biodégradables et autres déchets (Récemment, en faisant mon footing, j’ai trouvé une grappe de chérubins enchantés d’avoir trouvé un joli ballon qui flottait près du bord du canal. Il s’agissait en fait d’un chat crevé gorgé d’eau). De plus, habiter dans un immeuble vieux de plus de deux siècles réserve continuellement son lot de surprises. Le bâtiment situé dans la cour s’effondre, la tuyauterie date de Mathusalem et un ravalement nous pend au nez. Les habitants se barrent un à un. Ainsi trois appartements sont-ils actuellement en vente (celui de notre voisin bombasse, pas celui de notre nouvelle amie a forte poitrine), tous situés autour du notre, nous condamnant ainsi à nous taper des mois de travaux dans les prochaines semaines. Lire la suite du billet
L’opéra est l’un des rares endroits ou la France d’en haut (l’orchestre) prend transitoirement la place de la France d’en bas (les corbeilles). Tout le monde se mélange pendant les entractes. Bourgeois, salauds de pauvres, étudiants, pédés, pédés bourgeois et pédés étudiants. Le programme ne cesse d’augmenter (en prix) et de rétrécir (en poids). Les prosélytes lyriques se devaient naturellement d’assister à Don Carlo, dernier Verdi de la saison. Mais que sont les prosélytes lyriques me direz-vous ? Tout simplement une joyeuse troupe de blogueurs (et d’autres) initiée par la fée Kozlika. Le principe est très simple. Se rendre à tour de rôle devant les portes de l’opéra Bastille à la fraiche, faire le tapin pendant quelques heures et prendre des places peu onéreuses mais vraiment bien situées. Chaque personne peut prendre un maximum de quatre places et tout le monde s’inscrit sur une page Wiki. En cas de fringale, Madama Abricot réconforte les troupes en offrant des fruits secs et du café est gracieusement offert par l’opéra. Lire la suite du billet




