Lorsque j’étais petit, mes grands-parents paternels m’interdisaient de lire Pif Gadget car ce journal était selon eux un dangereux outil de propagande du parti communiste. Ma grand mère était déjà persuadée que les soviets allaient prochainement défiler le couteau entre les dents sur les Champs-Elysées, hors de question que son petit-fils soit encore plus perverti. J’ai donc principalement été bercé par le journal de Mickey et d’autres publications supposées neutres issues du groupe Hachette, journaux bien plus conformes à la propagande politique familiale. L’ambiance était heureusement plus permissive côté maternel. Crise oblige, l’humanité a cessé la publication de son hebdomadaire destiné à la jeunesse en 1986. Si Pif Gadget a pu récemment renaître de ses cendres, un autre magazine, adressé cette fois à un public un peu plus averti, le concurrence dans les kiosques depuis peu : S’toys, fourni lui aussi avec un joli gadget, certainement bien plus utile que les fameux poids sauteurs mexicains, mais toutefois destiné à un public un peu plus averti. Lire la suite du billet
Il m’arrive curieusement une tuile chaque fois que Snooze se rend à l’étranger pour le travail ou m’abandonne lâchement pour partir en vacances avec des vrais amis qu’il préfère apparemment à son conjoint depuis presque seize ans (et non quarante-trois comme le veut la rumeur). Je me suis ainsi retrouvé comme une dinde, coincé derrière notre réfrigérateur, à tenter de colmater un geyser suite au dévissage d’un robinet sans savoir comment couper l’eau dans notre appartement. J’ai également assisté impuissant au remplissage de notre jolie baignoire blanche par des litres de merdes il y a quelques jours. Hier soir, belote et rebelote. J’ai commencé par repérer une petite flaque de rien du tout située aux pieds du lave-vaisselle. Travaillant généralement comme une porkasse dans la cuisine, j’ai tout de suite pensé avoir renversé de l’eau à l’insu de mon plein gré. Que nenni. Le tuyau reliant le lave-vaisselle à l’arrivée d’eau était fissuré. C’était « happy hour » dans la cuisine. Les meubles soutenant le plan de travail avaient fait office de buvard. Une quantité non-évaluable d’eau s’était infiltrée sous le parquet qui commençait lui aussi à gonfler et à noircir. Lire la suite du billet
C’est après avoir manqué de renverser à vélo Jean-Pierre Darroussin face à la Gare de l’Est et Jules place de la République (si si, souvenez-vous, ce candidat de la nouvelle star anorexique doté d’une vilaine peau jeune à problèmes, petite pensée pour Manue) que je me suis rendu à notre seconde réunion de copropriétaires. Vi vi, j’étais en retard. L’heure était grave. Snooze et moi-même serrions nos petites fesses car un sale ravalement de sa mère nous pendait au nez. Si côté rue l’immeuble est nickel, côté cour c’est Beyrouth. Et qui dit ravalement dit prolongement de la période patate en rond, triangle ou carré. Mais Sainte Rita, patronne des causes désespérées secoua sa baguette magique magique et détourna habilement l’attention de tous les participants sur un problème bien plus grave: Le bâtiment B était en train de s’écrouler et des vies innocentes étaient en danger. Gros silence dans la salle. Bzzz (bruit du silence). Lire la suite du billet
S’il y a une chose que la plupart des gens normaux (i.e. hétérosexuels) ont du mal à assimiler, c’est bien le rituel du coming-out, rituel que l’on peut aisément traduire par la sortie du placard d’un(e) pédégouine. Cette épreuve peut paraitre étrange pour le quidam lambda, tout simplement parce qu’une personne hétérosexuelle n’a pas à annoncer ses préférences sexuelles, préférences considérées par la société comme normales, naturelles, non déviantes et saines (le côté obscur n’étant formé que par des satanistes sodomites partouzeurs). J’ai mis beaucoup de temps à franchir le pas, comptant principalement sur la lucidité et la lassitude de mes proches. J’étais ainsi persuadé qu’un jour ou l’autre, mon environnement se rendrait compte que j’avais un tropisme pour les garçons et m’éviterait d’avoir à annoncer mon homosexualité et à crier à la terre entière que j’aimais la bite. Mon malheur n’en à jamais été un car j’ai immédiatement trouvé chaussure à mon pied et sans véritablement chercher. Snooze et moi-même avons commencé à être les meilleurs amis du monde et nous nous sommes naturellement rapprochés. Nous nous sommes ainsi cachés pendant presque sept longues années, au nez et à la barbe de nos amis qui ne se doutaient pas une seconde que nous étions plus proches qu’il n’y semblait. Nous vivions alors une belle histoire et ne la partagions avec personne. Lire la suite du billet
Existe-t-il sensation plus voluptueuse que d’aller aux toilettes après s’être longtemps retenu ? Telle est la question à laquelle Pascal répondait par la négative il y a quelques jours. Même si aucun lien n’existe entre Finis Africae et Rika Zarai, je n’ai pu m’empêcher de penser à la pauvre chanteuse atteinte d’une paralysie partielle du côté gauche suite à un accident vasculaire cérébral. Mais alors pourquoi associer Pascal et Rika? Tout simplement parce que de nombreux forum sont consacrés à l’association anévrisme-toilettes. Kezako un anévrismes? Juste une véritable bombe à retardement qui peut survenir un peu partout dans notre organisme et surtout n’importe quand, même si certains endroits sont malheureusement privilégiés, comme le cerveau, l’aorte ou le creux du genou. Tic tac tic tac. Les facteurs de risque sont classiques: Hypertension, tabac, mauvaise hygiène de vie et sédentarité. Tic tac. Lire la suite du billet
J’ai vraiment été surpris en consultant mon courrier samedi matin. Ma boite aux lettres était remplie de journaux, de factures, et d’une enveloppe en kraft censée contenir des informations confidentielles. Mon dieu, les impôts me tombaient-ils dessus? Allait-on m’annoncer mon licenciement? Allais-je toucher un héritage? Que nenni. Michel Pierre, directeur de la société Gélactif (basée 1 place de l’homme de fer à Strasbourg), souhaitait m’informer des vertus de son produit miracle, le Gélactif, et me démontrer son incroyable efficacité chez l’homme, mais également chez la femme, avec une augmentation prouvée de la puissance et de la fréquence des orgasmes et une libération complète de toutes ses inhibitions, lui permettant ainsi certaines pratiques ou plaisir qu’elle n’osait pas accepter auparavant (sic). Lire la suite du billet
L’organisme est vraiment bien fait. Tout est programmé pour que tout se passe au mieux, principalement par des mécanismes de communication entre les cellules qui nous composent. Une cellule ressemble à un ballon de baudruche microscopique tout rond rempli d’eau et de sels, dont la surface est principalement composée d’huile et recouverte de petites serrures qui permettent d’interagir avec l’environnement extérieur. Au centre se trouve le noyau, une autre sphère (sauf pour les globules rouges qui transportent l’oxygène et les plaquettes qui servent à consolider la coagulation qui sont des cellules plates sans noyau en forme de soucoupe volante). On y trouve tout le matériel nécessaire à la réplication et au transfert d’information entre les différents organes. Le reste de la cellule est composé de petits compartiments qui sont capables de fournir de l’énergie (les fameuses mitochondries), mais également de produire ou modifier des protéines. Lire la suite du billet
Il faut surtout éviter de s’énerver quand tout va de travers. On a forcement été marabouté ou été l’innocente victime d’un méchant prêtre vaudou. Il faut rester zen, passif, d’un calme olympien et attendre que les choses redeviennent normales, un point c’est tout. Je crois avoir vécu la pire semaine de l’année. Un véritable condensé de merdes (sans jeu de mot).
Tout à commencé à Chicago. Je ressemblais à blanche neige au pays des nains. J’étais heureux car je venais de passer une semaine délicieuse. Je chantais dans la rue et mes amis les lapins, nains de la mine, écureuils et autres biches m’accompagnaient jusqu’à la bouche du métro, à l’orée de la foret magique. J’étais chargé car je rentrais en France. Tout d’un coup, de gros nuages firent leur apparition. La vilaine sorcière de l’ouest déclencha une grosse tempête. Plic, ploc. J’ai vite été trempé. Ploc. Je n’avais plus qu’une centaine de mètres à parcourir avant de m’engouffrer dans le métro. Le feu est passé au vert. J’ai attendu que les voitures passent. Un automobiliste a accéléré, s’est approché du trottoir bordé de flaques et m’a éclaboussé de la tête aux pieds. Ploc ploc. Mon sac en papier contenant ipod, chocolats, bouquins et portefeuille a naturellement cédé, me forçant à tout récupérer dans le caniveau. J’avais la haine et je commençais à avoir un peu froid. Lire la suite du billet
Ah le crétin. Dix ans. Dix années que je me balade à l’œil, au pire en classe économique. Dix ans que je me dore la pilule aux frais de la princesse, et cet idiot a eu la bonne idée de me faire voyager dans sa valise. Passe à l’aller, entre un costume et une chemise propre. Mais se taper près de huit heures de vol dans une soute pourrie dans un sac contenant culottes et chaussettes sales, je proteste vivement. Qui va me payer un nettoyage a sec maintenant que je sens à plein nez la petite fille qui se néglige? Mais la vengeance est un plat qui se mange froid et la note va être salée pour Chondre. J’ai profité de son congrès de cancérologie pour lui piquer sa carte de crédit et me payer de bons restaurants, faire un tour au Carrot Store, chez Rabbitcrombie and Fitch et claquer un maximum de thune. J’ai également profité d’une météo bien clémente pour glander sous le soleil, grimper en haut des tours et me promener longuement dans Chicago, à pattes, en trolley bus ou en bateau. J’ai même découvert un endroit magique magique rempli de jolies lapines sexy. Ils appellent ça une Mansion. Juste compensation après le temps pourri et la bouffe dégueulasse servie à Barcelone la semaine dernière. Lire la suite du billet
Je ne me suis pas envolé pour Chicago pour le plaisir. Non. La ville accueille pour quelques jours la grande messe mondiale consacrée à la lutte contre le cancer et j’ai la chance d’assister aux conférences. Cliniciens, scientifiques, associations et représentants de l’industrie pharmaceutique se retrouvent pour découvrir les derniers résultats des études cliniques. Les orateurs sont de véritables rock-stars. Ils font leurs présentations devant plusieurs milliers de spectateurs. Le congrès est également l’occasion pour les firmes de vanter les mérites de leurs produits. Les représentants scientifiques et les ténors du marketing sont des machines à tuer. Ils sont programmés pour vendre et détruire le concurrent. Les stands sont pharaoniques. Tout est imaginable pour accroître les profits et donc augmenter les dividendes des actionnaires. Le progrès, la lutte contre ces terribles maladies et l’amélioration de la qualité de vie des patients doivent malheureusement passer par la case marchés boursiers. Lire la suite du billet
Spock à l’inter. Me recevez-vous Lieutenant Commander Montgomery Scott? Téléportation demandée du vaisseau USS Enterprise NCC 1701 de classe Constitution vers contrée très lointaine. Voici ce que je me suis dit in petto à moi-même en rentrant mercredi soir de Barcelone. J’avais une bonne raison d’abandonner Snooze, Harry et Tori dans la capitale catalane. Bonum m’avait offert le droit de faire un bref aller-retour à Chicago et l’idée de poser ma valise, prendre une douche, mettre ma plus jolie culotte, me faire le maillot, me repulper les lèvres, prendre une nouvelle valise et me diriger sans souffler vers Roissy ne m’excitait pas plus que cela. J’étais également ballonné à l’idée que ma réservation de chambre n’ait pas été validée et que mon Bed and Breakfast ne se trouve en plein trou du cul du monde, dans une banlieue pourrie et lointaine de la ville. Lire la suite du billet




