J’ai fait un rêve ce week-end. J’errais dans les rues d’un petit village bourguignon. J’étais transparent. Personne ne pouvait me voir. Je me suis approché du grand portail en bois de notre maison. Mon père était dans le jardin. Il avait vieilli et regardait dans ma direction. Il semblait triste et fatigué. J’ai soudain été pris de violents maux de tête. Mon escapade provinciale nocturne m’a déclenché une migraine. Je me suis réveillé, ai planté une aiguille dans la cuisse pour calmer la douleur et me suis rendormi comme un bébé. Lire la suite du billet
Rhalala les premiers vrais jours printaniers. On commence à sortir les shorts et autres pantacourts et à ranger les pulls tout en haut des armoires. Quoi de plus jouissif que de faire un footing à la fraîche en t-shirt (pour les amateurs), passer la matinée avec un ami autour d’un café, se balader à vélo, de bouquiner dans un jardin public ou de faire une sieste dans un transat. Il est cependant indispensable de ne pas oublier un facteur primordial lorsqu’on est blond comme moi. Les premiers rayons sont pervers car les mélanocytes n’ont pas été stimulés pendant des mois. La peau blanche a donc de fortes chances de cramer en beauté. Le soleil m’a ainsi pris en traître. J’ai la gueule en feu et de vilains coups de soleil derrière les genoux. Je ressemble à un homard bouilli et j’ai mal quand j’avale. Pas très malin tout ça. Lire la suite du billet
Je me souviens parfaitement de ce week-end du mois de mai 2007. Nous étions en pleine transhumance et il fallait commencer les cartons. Le temps était à l’orage. Il y avait de forte chance pour que le candidat de droite soit élu Président de la République. Mon engouement pour la campagne m’a fortement surpris. J’ai toujours voté pour un candidat et non pour un parti. Mes premiers souvenir en politique remontent à 1981. J’étais petit et la branche paternelle de ma famille était persuadée que les chars russes allaient débarquer sur les Champs-Élysées si François Mitterrand passait. Ma mère a voté socialiste pour filer un ulcère à son futur-ex-mari lorgnant déjà vers la droite extrême. La gauche est finalement passée deux fois de suite et le pays a pour la première fois de son histoire expérimenté la cohabitation. Ces périodes furent curieusement les plus appréciées des français. Lire la suite du billet
J’ai toujours eu la chance de travailler dans des établissements dotés d’une ambiance chaleureuse ou il était possible de plaisanter, entre salle de garde, blague Carambar et almanach Vermot. Plus mon travail était associé à un stress, plus le lieu était propice au chahut. Il arrive un moment ou la décompression est obligatoire et saine. Travailler dans la santé est le plus souvent une lutte quotidienne contre ses propres démons. L’année passée, j’ai ainsi eu quatre cancers, deux anévrismes et un souffle au coeur. Le moindre signe réussi à pourrir mes nuits pendant une petite semaine et je suis devenu avec le temps un grand hypochondriaque. Il faut exorciser sous peine de devenir dingue. Lire la suite du billet
J’adore organiser des soirées télévision entre amis. On passe la soirée à se goinfrer et à baver sur le programme. Peu d’émissions méritent une telle attention. La première de la Star Academy (repérer les malades, les cas sociaux, les candidates enceintes ou les pédégouines), la cérémonie des Miss France (avec une attention toute particulière à la morve verdâtre qui coule systématiquement du nez de l’heureuse élu et la couronne qui arrache les cheveux pour finir par tomber du le nez), les séances de casting de la Nouvelle Star, mais surtout le concours de l’Eurovision.
Quand j’étais tout petit, le titre était prestigieux. Depuis une vingtaine d’années, ce concours est synonyme de ridicule et de mauvais goût. Les titres présentés sont des merdasses inodores incolores et insipides. Seuls les artistes ayant tenté de choquer (Dana international avec son fameux Diva en 1998) ou de ridiculiser le concours (Hard Rock Hallelujah du groupe finlandais Lordi, tout droit sortis d’un épisode de Star trek) restent dans les mémoires, sans pour autant vendre plus de disques. Lire la suite du billet
Je me rends très rarement dans les magasins d’alimentation proposant des produits biologiques. Uniquement pour trouver des farines particulières, des trucs anti-ballonnement, des machins anti-acides ou des bidules un peu exotiques indispensables pour réaliser une recette trouvée dans le dernier numéro de Biba. Je suis toujours étonné par les tronches des clients, souvent verdâtres, sèches et peu épanouies. Côté choix, les étalages ressemblent à ceux de la République Démocratique Allemande peu avant la chute du mur. Je suis également étonné par le mélange des genres. Les flacons de lotions soulageant le cul qui gratte côtoient les graines de lin, les carottes ternes, le pain ou les produits de beauté du Docteur Douchka si chers à Frédéric. Mon magasin bio n’est certainement pas représentatif car il donne une image très austère de ce genre de produits. Lire la suite du billet
Ou comment bien se préparer avant d’affronter une connasse à l’hôpital. J’ai ainsi une nouvelle fois testé les urgences migraine céphalée de l’hôpital Lariboisière. Ma tête était à deux doigts de l’implosion et je n’avais plus de médicament miracle. Je m’étais fait un shoot dans la cuise la nuit passée et avais utilisé ma dernière cartouche. J’avais les boules, c’était la loose, j’étais en manque et j’en avais raz-la-cacahuète que mon co-locataire Snooze me reproche de ne pas aller voir un neurologue. De son côté, il ne semblait pourtant pas gêné de cracher ses BK depuis quinze jours toutes les nuits et de me pourrir un sommeil déjà léger. Le crétin. Lire la suite du billet
C’est que que nous a dit un forain crétin alors que nous étions à deux doigt de gerber dans et sur son attraction pourrie. J’avais eu la bonne idée de convaincre mon amie Vicky de se joindre à moi pour un tour de manège dit à sensations. Un manège qui tourne, vibre et secoue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, mes dents du fond ont commencé à baigner. J’ai alors serré les fesses bien fort en pensant à un champ de vaches égorgées. Snooze se marrait depuis la terre ferme. Il ne s’imaginait certainement pas que j’étais à deux doigts de larguer une queue de renard sur la foule entourant l’attraction. Alors que allions nous arrêter, le conducteur a lâché un “ça vous a pluuuuuu?” Tous les nains qui tournaient en notre compagnie ont alors hurlé en coeur un énorme ouiiiii (et ont donc couvert mon “non” désespéré). Je ne suis plus remonté sur ce genre de machine, jusqu’à ma crise de panique à Orlando il y a un peu plus d’un an. Lire la suite du billet
Certains proches pourraient me griller en balançant que je m’habille souvent comme un sac, que je n’ai pas le monopole du bon goût et que j’adore porter mes sabots Birkenstock magiques magiques en été toute l’année (rédhibitoire pour -Nico-). Je suis donc certainement mal placé pour porter un jugement quelconque sur les manies vestimentaires actuelles. Cependant, nous subissons véritablement depuis quelques mois la dictature du mauvais goût. La mode actuelle (jean trop serré, raie du cul moite qui dépasse, couleurs improbables, coupes de cheveux déstructurées, accessoires à la fois bon marché et clinquants) reprend le meilleur du pire des années quatre-vingts, années sinistrées côté élégance. La période Madonna Wannabe passerait même pour du Chanel grande époque. Lire la suite du billet
Comme le dit le dicton sud-coréen, en avril, « passe ton temps à célébrer les cerisiers en fleur et pense à fertiliser ton jasmin si tu ne veux pas le voir crever en mai ou voir les chinois débarquer à Séoul». Après trois années passées à bloguer, voici déjà un an que nous avons acquis notre appartement à deux pas du canal Saint-Martin. La peur irrationnelle de nous retrouver à la rue m’avait alors poussée à forcer Snooze à acheter un appartement coute que coute. Quinze jours après avoir contacté une agence et visité seulement deux appartements, nous signions un compromis de vente. J’avais eu le coup de cœur pour cet appartement et je ne souhaitais pas qu’il nous passe sous le nez. Nous sommes alors entrés dans la spirale anxiogène que chaque propriétaire connait un jour : Peur de quitter son ancien logement, peur de se faire arnaquer par une bande de blaireaux (agence, vendeur,courtier), peur de prendre un crédit sur un nombre indécent d’années, fatigue intense, insomnies, être étouffé par les démarches administratives, devoir penser à tout. Toutes ces petites contrariétés étaient partiellement compensées par l’excitation du déménagement et par la possibilité de recréer un nouveau petit nid douillet rien qu’à nous. Il fallait trouver un entrepreneur sérieux et faire de nombreux devis. Nous savions exactement ce que nous souhaitions et nous laissions deux mois pour tout terminer. Lire la suite du billet











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