J’hésite. Je referme la porte derrière moi. Il fait sombre et froid. Soudain, il me rejoint. Sa voix est grave. Je le salue. Je suis un peu angoissé. Il me répond calmement. Je ne vois qu’une ombre, son visage est caché.
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En remerciant chaleureusement Kitt de m’avoir refilé la patate chaude. Je n’aime pas les chaînes. J’ai participé une seule fois à ce genre d’exercice. J’étais à la faculté, et j’ai participé à la chaîne des petites culottes. J’ai ainsi récolté à l’époque une quantité non négligeable de slips en un temps record.
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Nous vivions nos dernières heures à Beijing. Nous étions rentrés par hasard dans cette maison de thé, située entre la cité interdite et le temple du ciel. L’atmosphère semblait chaleureuse. La décoration intérieure était sobre. Les meubles étaient recouverts de bois rouge foncé. Le parquet brillait. La maison était divisée en plusieurs petits salons. Une vendeuse se tenait à la disposition des visiteurs dans chaque alcôve. Elle était assise derrière un bureau. Ce n’était pas qu’une question de vente. Le thé était précieux. Il fallait connaître son histoire. Il fallait apprendre à l’aimer. Il se méritait. Lire la suite du billet
Dans un très beau billet (un de plus) consacré à Garfieldd, Samantdi indiquait que l’homosexualité n’était pas un délit en France. Etre pédé, de nos jours, ne devrait bien entendu plus pas être considéré comme une tare ou une quelconque déviance sexuelle. C’est pourtant le cas. Et cela fait mal.
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Nous avions décidé de passer la journée sur La Digue. Nous souhaitions nous rendre à Anse source d’argent. Les habitants de l’île racontaient fièrement que cette plage était la plus belle du monde. Avant d’atteindre l’endroit paradisiaque, il fallait traverser une réserve. On y trouvait une cocoteraie, mais également un refuge pour tortues centenaires. Nous étions seuls au monde. Soudain, nous avons entendu des cris, des chants, de la musique. Des dizaines de personnes étaient vêtues de t-shirts rouges. Elles dansaient et buvaient du rhum et de la bière sous le soleil de midi. Les cadavres de bouteille jonchaient le sol. Lire la suite du billet
(i) Mon quartier général est la cuisine. Cette pièce est mon salon, mon bureau et ma salle à manger. Je suis capable de passer des heures derrière les fourneaux. Tout doit être impeccable. Jolie chemise, jolie nappe. Jolies fleurs.
(ii) Je suis un beau et ravissant jeune homme qui aime tester de nouvelles recettes et en inventer d’autres. Et pas uniquement pour faire grossir les personnes que je ne porte pas dans mon cœur (même si ça arrive très souvent parfois). C’est avant tout pour faire plaisir à Snooze et à nos amis. A table, il n’est pas rare que nous écoutions de la musique classique.
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Les employeurs de ma mère proposent chaque année un week-end au ski. Je ne connaissais pas le milieu du syndicalisme et le milieu politique en général. On ne parlait pas politique à la maison, même si mon père était clairement de droite extrême et ma mère de gauche. Je me souviens tout juste d’une engueulade lorsque ma mère a avoué avec un malin plaisir à mon père qu’elle avait voté Mitterrand en 81. Tu es complètement folle. Des communistes au pouvoir. Dans six mois, l’armée rouge débarque à Paris.
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J’ai très peu de souvenirs de mon arrière grand-mère maternelle. C’était une véritable auvergnate. Des cheveux blancs tirés en arrière. Un petit chignon. Toujours vêtue de noir. A sa mort, nous avons retrouvé de la bouffe planquée dans toute la maison. Si les Allemands étaient revenus…
Après le décès de mon grand père maternel, nous avons trouvé une grande clef noire. Elle ouvrait la porte d’une armoire en bois cachée sous un drap épais au fond du garage. Nous ne savions pas ce qu’elle contenait. Comme beaucoup de personnes de cette génération, mes grand-parents avaient connu de nombreuses privations. Pendant la première guerre mondiale, puis pendant la seconde. Papy Jo avait peur de manquer. L’armoire contenait 150 kilos de sucre et 40 litres d’huile d’arachide. Lire la suite du billet
Tout a commencé il y a plus d’un an et demi. Snooze prenait alors quotidiennement le temps de consulter certaines pages internet. Toujours en fin de soirée. Le même rituel. Il consultait les blogs de Matoo et de Ghost in the web. Je ne m’étais jamais penché sur ces fameux blogs. Cela n’avait pas beaucoup d’intérêt. Snooze à vite réussi à me convaincre et je me suis mis à lire moi aussi Matoo. Tout y passait ou presque. Une critique de livre, de film, d’exposition. Un passage de sa vie. Ses amis, ses amours, ses emmerdes. J’étais sur le cul. Lire la suite du billet
J’ai testé ce matin l’achat de billet pour Rigoletto le jour de l’ouverture de la vente et je n’ai pas été déçu, ou presque. Je me suis pointé vers 8h45 devant les portes de l’opéra. A ma grande surprise, il y avait déjà une foule assez importante devant les portes. Une personne m’a demandé si j’avais un ticket. L’organisation était parfaite. Des tickets officieux étaient fabriqués et distribués sur place par les premiers arrivés. J’étais le numéro 75. Lire la suite du billet
J’ai toujours eu une sainte horreur du repassage.
Vincent, un ami de Snooze, nous avait recommandé la personne qui s’occupait de l’entretien de l’appartement de sa grand-mère. Cette personne se prénommait Julia. Comme je me tapais en permanence le repassage de cette grosse fainéasse de Snooze, cela commençait à me gaver sévèrement. Julia vivait depuis une dizaine d’année en France. Lire la suite du billet
Fabien [1, 2] nous avait une fois de plus convié chez lui samedi dernier. Nous n’étions pas seuls. Il avait également invité un groupe d’amis communs à lui et à Snooze. Nous étions notamment en charge du pain. J’avais préparé un pain complet aux pruneaux et aux noisettes, et un autre aux figues et aux noix. Malgré un retard indécent, nous sommes arrivés les premiers chez lui. Son appartement était toujours aussi chaleureux. Un feu dans la cheminée nous attendait. Lire la suite du billet
C’est le genre de machin qui pousse à faire un « pomme-delete » et qui encombre les boites mails. Mais bon, je l’ai reçu ce matin et je tenais à le faire partager. Tout le monde connaît peut-être la solution et je suis certainement le dernier crétin à avoir reçu cette connerie.
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