2005 octobre

L’odeur de la séparation

Souvenirs 2 Commentaires »

Je n’ai pas eu une petite enfance malheureuse. Cependant, je serai incapable d’affirmer qu’elle fut véritablement heureuse.

Je n’étais pas comme tout le monde. Je le pensais. J’étais seul. Papa et maman n’habitaient pas ensemble. C’était mieux ainsi. Je n’aimais pas quand papa remontait nous voir un week-end sur deux. Lorsque papy est mort, je suis rentré à Paris. Maman travaillait de garde à l’hôpital Tenon. Je n’aimais pas cette période. Les nounous défilaient. Elles n’étaient pas sympathiques avec moi. Je crois qu’elles n’aimaient pas les enfants. J’avais appris à jouer seul. Je m’inventais un nouveau monde. Je n’avais pas encore d’amis sur Paris. Je suis devenu solitaire. D’un côté, j’enviais certains camarades d’avoir une grande famille. De l’autre, je ne pouvais pas supporter l’agitation et le bruit. Les cris m’angoissent toujours.

C’était un rituel. Nous terminions notre déjeuner. Je débarrassais la table, maman faisait la vaisselle. J’allais ensuite jouer dans ma chambre avec mes Legos. Maman s’installait dans le salon. Elle callait une petite glace contre sa boîte à peignes. Elle sortait les épingles une à une et préparait son chignon. Je sentais l’odeur de la laque.
Venait l’heure de l’eau de toilette. Quelques gouttes de Ho-Hang de Balanciaga. Ce parfum sonnait l’heure du départ. Je le détestais. Je le déteste encore. Mes affaires étaient prêtes depuis longtemps. Maman allait me déposer chez la nourrice. Je devais la quitter. J’étais triste.

Elle allait venir me chercher tard dans la nuit. Je serai endormi depuis très longtemps. Elle enroulerait le plaid vert et rouge en laine autour de moi, et, sans me réveiller, me ramènerait doucement dans ma chambre. Le lendemain matin, je me réveillerai dans mon lit, entouré de mes peluches, comme si je n’avais jamais quitté la maison. Elle pousserait alors doucement la porte, m’apporterait sur un plateau du chocolat chaud et des grosses tartines de Nutella, et m’embrasserait tendrement sur le front.

Ma voisine du dessus est une connasse.

Fiel 9 Commentaires »

Ma voisine du dessus est une connasse.

Elle passe son temps à cloper juste au-dessus de ma fenêtre. Je n’ai rien contre les fumeurs. Certains de mes amis fument. Ils écrasent leurs mégots dans un cendrier et ne font chier personne. Je suis triste pour eux car la dépendance à la cigarette est terrible. J’en ai vraiment bavé pour me passer de la clope. Je sais ce que c’est.
Ma voisine s’amuse de son côté à balancer tous ses mégots sur le rebord de ma fenêtre, dans mes plantes ou même sur mon parquet lorsque je laisse la fenêtre ouverte.

Ma voisine du dessus est une menteuse.

Un jour, ayant retrouvé un mégot consumant un cousin sur le rebord de ma fenêtre, je suis monté hystérique chez elle. Son mec m’a ouvert. Elle a daigné bouger son gros cul et s’est présenté devant moi. Je lui ai demandé d’arrêter de balancer ses restes chez moi. Cette grosse vache m’a répondu :

« ah bah nan hein, c’est po moi non non non »

Ma voisine du dessus a une voix de stentor.

Je peux l’entendre se racler la gorge en permanence. Elle tousse comme une truie. La bronchite chronique est proche. Le cancer du poumon à petites cellules aussi.

Ma voisine a un forfait illimité SFR

Toutes les ½ heures, lorsqu’elle en grille une à la fenêtre, elle téléphone à ses amies et raconte sa vie. Je connais tout sur sa flore vaginale, ses mycoses, son boulot, sa mère, son découvert banquaire et sa descente d’organes.

Ma voisine du dessus est une pyromane

Elle s’amuse à viser mon beau sapin. Elle a réussi à cramer quelques branches. Ce matin, elle a balancé un mégot dans les branches de mon olivier. La salope.

Ma voisine du dessus est une double connasse

Elle n’a pas réussi à foutre le feu. Elle a donc tenté de me noyer samedi dernier. Elle ne s’est pas aperçue qu’il y avait une fuite d’eau dans ses chiottes. Cette conne a flingué la jolie laque du plafond de ma cuisine (refaite en mars dernier).

Ma voisine du dessus est intouchable

Cette conne est la nièce de ma concierge. Je lui en ai déjà parlé. Pour ma concierge, Madame L§%*s, il est évident que sa nièce n’est pas responsable. Les mégots proviennent d’un autre immeuble. Elle le sait. C’est certain.

Je suis dans la merde

Si je m’acharne contre ma voisine, les représailles vont être terribles. Et avoir sa propre concierge contre soi peut être cauchemardesque. Je ne sais pas quoi faire. J’ai la haine de ma voisine du dessus. Je suis vulgaire. J’assume.

Ca m’a vraiment fait du bien d’en parler.

Voir aussi ici!

Le tourbillon de la vie

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Je passe quotidiennement plus d’une heure dans les transports en commun. Il m’arrive souvent de lire un bouquin ou le journal. C’est mon activité préférée avant d’aller travailler. Cela me permet de m’échapper et de me mettre de bonne humeur avant de retrouver une activité professionnelle parfois stressante. Il est parfois déchirant de quitter un univers ou l’on se sent en totale sécurité pour rejoindre les aléas de la vraie vie.
Lorsque je me déplace en métro ou en bus, je passe également beaucoup de temps à dévisager les gens qui m’entourent. C’est très compliqué à expliquer. C’est encore plus compliqué à écrire. J’observe les visages, je les décortique. Je retrouve des regards, des formes, des bouilles ovales à la Wallace, des houppettes à la Tintin. Chaque indice est bon à prendre. Un geste vif, un baiser furtif, un clin d’œil, un tatouage, une bague, un parfum entêtant, une odeur de cigarette ou même d’accordéon rance. Mon esprit semble flotter. Je commence à inventer des histoires. Je rêve tout éveillé.
Ces personnes qui me font face partagent ma vie pendant seulement quelques secondes. Elles ne le savent pas. Je les vole à leur propre existence. Ces individus vivent de leur côté, seuls, dans leur propre univers et ne se doutent pas une seconde que je leur invente une nouvelle vie. Je vampirise. Tout est indolore.
Les humeurs des voyageurs changent selon la période de l’année. Les voyageurs sont plus calmes et moins nombreux en été. Les visages bronzés semblent apaisés et rajeunis. Les Parisiens se mélangent aux nombreux touristes et autres promeneurs. On se bouscule, on s’excuse, on se sourit, on demande son chemin, on rate sa station, on commence à râler.
En plein hiver lorsque le froid est bien installé, les gens se ressemblent tous. Ils n’ont pas le temps de se dévêtir et restent emmitouflés comme s’ils se préparaient à un trek au Népal. Les cheveux dépassent des bonnets ou des chapeaux. Les traits sont tirés. Seuls les yeux semblent laisser transparaître l’âme du voyageur.

Hier, j’ai dévisagé une femme. Sa peau était aussi noire que l’ébène. Elle avait les traits fins. Ses yeux étaient verts. Elle était très belle. Mes yeux ne pouvaient pas s’écarter de son magnifique visage. Elle a rapidement laissé sa place à une autre femme, tout de cuir vêtue. Elle ressemblait à curieusement à Barbarella. Elle s’est installée face à moi, a posé sa paire de gants sur ses genoux. Elle fixait elle aussi une autre personne située derrière moi tout en écoutant de la musique. Ces deux personnes ne m’avaient pas remarqué. Nous avions pourtant vécu une histoire commune pendant quelques minutes. On s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vue. Chacun est retourné dans son propre monde, en attendant de faire d’autres rencontres, jour après jour.

Merci Kozlika.

La chanson de l’espace

Groovy, Shaggy, Wizz, Vu, lu, entendu 3 Commentaires »

La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi n’est pas préteuse
c’est une vieille embéteuse
plutot crever que donner un gramme
gramme gramme gramme gramme
la fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
ses parents avaient du pèze
des troupeaux de puces en Corrèze
une chaîne de fourmilières du blé des diams
diam diam diam diam
la fourmi veut pas donner son miam miam

(Parlé )

A n’était ne fois ptite froumi relasque
por ne que navait ne steréo fifi ne mini crasquette
ne lave crecelle branque et ne frigérateur

La cigale est dans le show business ness
mais elle ne veut pas montrer ses fesses
fesses
alors pour bouffer quand même
elle va au buffet du midem
elle butine dans les coktails à Cannes
Cannes Cannes Cannes Cannes
La fourmi veut pas donner son miam miam

(Parlé)

grinng !
tiens qui ne c’est qui grinng ?
c’est ne cicrane superstar qui ne vient chercher ne froumi
pour ne faire ne émission navis de recherche à la télé
cet ne suppose que ne vient faire ne grosse bouffe ?
oh juste ne ptetite bouffe coco !
ellez ne faire foute ne mythomiam
ah ! mais c’est ne pétasse !

La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam

La cigale se shoote au DTT
are krishna l’a récupérée rée
mais prier dans une secte
ça nourrit pas son insecte
je n’ai rien à manger c’est un drame
drame drame drame drame
la fourmi veut pas donner son miam miam

(Parlé)

grinng !
tiens, que ne c’est qui grinng ?
mamour mamour, c’est ne bronze de Khrishna
et que ne veut le va pieds nus ?
et ne vient néchanger le miam de l’esprit
contre le miam du frigérateur
allez ne faire foute ne saltimbranque
ah ! mais c’est nérétique !

La fourmi veut pas donner son miam miam
la fourmi veut pas donner son miam miam
moi j’en ai raz les antennes
j’vais déglinguer La Fontaine
ce macho qui n’aime pas les cicranes
crane crane crane crane

La fourmi veut pas donner son miam miam

C’est ce que l’on peut appeler de la régression profonde, débilitante mais assumée. Mais j’aime ça parfois. En me baladant sur le net, j’ai retrouvé le site officiel de Pit et Rik. On retrouve même des nouvelles de Rikiki Pouce Pouce et du petit praton rouge.
Pour ceux qui se souviennent du CollaroShow. Ces deux lascars belges officiaient pour le meilleur et pour le pire à la télévision au début des années 80. Bahhh…ils doivent bien passer aux folivores.

Wir lernen Deutsch

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Rolf und Gisela ping-pong spielen. C’est la première phrase d’allemand apprise à l’école. Et peut-être la seule retenue. En lisant les billets de Juju (sa Bavière, son bordel “d’amour”), j’ai repensé à mes expeditions en Allemagne.
Maman m’avait persuadé de choisir allemand en première langue en sixième. D’après ce que l’on disait, les classes d’allemand étaient bien meilleures. Avant de rentrer au cours Bossuet, nous avions acheté un livre d’apprentissage. « L’allemand en 90 jours et en 90 leçons ». J’ai commencé à me faire chier et à me perdre dans les déclinaisons dès les premiers cours.

J’ai ensuite passé deux années horribles. J’étais une véritable bite dans la langue de Goethe. Une bite tellement grosse que j’ai redoublé ma 5ème. La honte.
Ma mère a commencé à paniquer. Une amie lui avait parlé de l‘association culturelle franco-allemande pour la jeunesse. Cette association proposait des cours et des stages en Allemagne. On parlait de la République Fédérale d’Allemagne à l’époque.
J’ai donc été exporté dans le Schleswig-Holstein, près de Kiel, en août 1983 (patrie des zolies vaches blanches tachées de noir et du hareng). La ville s’appelait Bordesholm. Je ne me souviens plus du nom de la famille. J’ai véritablement adoré le style de vie. Les gens vivaient dans de grandes maisons. La région était magnifique, les gens charmants. Le matin, nous allions à l’école avec nos correspondants. L’après-midi, nous nagions dans le lac qui bordait la ville ou visitions les environs. C’était la première fois que je passais des vacances seul, sans mes parents. C’était la liberté.

L’expérience ayant été concluante, je me suis donc retrouvé dans la Sarre à Merzig lors des vacances de Pâques de l’année suivante. J’ai été accueilli dans la famille Schommer. La famille était catholique pratiquante. Herr Schommer était une sorte de sous-préfet affilié à la CDU. Frau Schommer était mère au foyer. Ils avaient deux enfants. Michael avait un an de plus que moi. Christian était le plus petit. Il avait une bouille de poupon. Cette famille était vraiment charmante. J’ai beaucoup appris en leur compagnie. Nous nous sommes liés d’amitié. Je me souviens des repas. Nous débutions toujours les repas par le bénédicité. Ils souhaitaient toujours que je le récite en français. Je ne savais pas trop quoi dire et je racontais souvent un maximum de conneries.
Je me souviens que Michael avait un « Oric Atmos ». C’était le super ordinateur de l’époque, après le « ZX Sinclair ». On pouvait programmer en basic. Il suffisait de relier la bête au téléviseur via la prise péritel. Je ne pouvais pas en avoir un à Paris car nous n’avions qu’une vieille télévision pourrie en noir et blanc sans prise péritel au cul. Je me souviens des après-midi passés devant la ZDF, l’ARD et RTL plus.

L’été suivant, j’ai encore changé de région et ai atterri près de Cologne chez des Ténardiers, à Hennef Gestingen. Mère et père psychopathes. 14 enfants adoptés. Tous plus ou moins débiles. Tous des connards. Nous dormions dans un dortoir. Cela sentait toujours la pisse. Ils avaient pris 3 français en même temps. Nous étions donc 17 mômes dans la baraque. Je n’ai jamais mangé une seule fois à table. Il fallait préparer sa bouffe et remonter manger dans la chambre sur son lit. Un rejeton encore plus taré que les autres travaillait dans un hôpital. Il devait être agent hospitalier. Il ramenait tout plein de trucs de l’hosto. Il nous avait emmené une fois. Il fallait pénétrer dans le local à ordures et récupérer le plus de conneries possible. Nous sommes sortis avec des sacs remplis de grosses seringues et avec un nombre considérable d’instruments venant de l’espace. Nous avons tout nettoyé une fois à la maison. C’était chouette, nous avions de nouveaux jouets. On pouvait s’arroser avec les grosses seringues de 50 ml. Cool. Quand j’y repense, j’en ai froid dans le dos. Follie ! Follie ! comme le dirait cette bonne vieille Violetta. Les normes sanitaires de l’époque n’étaient franchement pas les mêmes que celles d’aujourd’hui. Les instruments tranchants n’étaient pas déposés dans des récipients spécifiques. Se rendre en Allemagne pour quinze jours et revenir plombé par une hépatite, le HIV, ou n’importe quel virus ou sale bactérie. Trop fort.
J’ai finalement passé 15 jours avec des français et n’ai pas fait beaucoup de progrès en teuton cet été là. J’ai appelé à l’aide maman qui a débarqué au bout de 10 jours. Elle avait pris une chambre dans un hôtel près de la maison. Nous avons passé 5 jours ensemble à visiter la région.

Tous les ans à Pâques, je retournais chez Frau und Herr Schommer. Les étés, je changeais de famille. Je suis donc passé par Aachen, Hannover, Hamburg ou Bremen. J’ai rencontré à chaque fois des gens délicieux (bah, excepté à Hennef). J’étais passionné par l’Allemagne et sa culture. Je passais tous les mercredis après-midi dans les locaux de l’association pour y prendre des cours. Je partais même au ski dans le Tyrol.

Figure 1 : Impacts de Chondre en territoires germanophones (1983-1990)

Viva Germania

NDLR : Les étoiles rouges n’indiquent pas les bases militaires américaines mais les lieux de mes différents séjours entre 1983 et 1990.

En rentrant à la fac, je n’ai plus pratiqué cette belle langue. J’ai véritablement appris l’anglais en matant MTV et la BBC, et surtout en débarquant à l’INSERM ou la langue officielle du laboratoire était celle de Shakespeare. Nous parlions tous avec un accent universel. Il y avait des Indiens, des Israéliens, Brésiliens, Chinois, Allemands, Italiens. L’ambiance était formidable. Un véritable espace de tolérance et d’apprentissage.

Aujourd’hui, lorsque je souhaite m’adresser à un collègue allemand, je lui parle en anglais. C’est vraiment très con. Je comprends encore grossièrement, mais je suis plus capable d’écrire ou de parler un seul mot en allemand.

Es ist wirklich sehr traurig. Ich will wieder deutsch sprechen!

Je crois que je vais aller à la recherche de mon vieux bouquin d’allemand et retrouver mes vieux copains Rolf et Gisela.

Sarkoooooogle

Vu, lu, entendu Comments Off

Faisant suite aux précédents billets de Kozlika et lu dans “Le Monde” daté de samedi dernier:

« Il était une fois, dans un beau palais, un vizir appelé Nicolas. Il était ombrageux comme un janissaire et fougueux comme un quinquagénaire (ou l’inverse). Il voulait devenir calife à la place du calife. Il était petit par la taille mais grand par l’espérance. Il était donc une fois, dans ce merveilleux palais Beauvau, loin, très loin du peuple, mais si près du château, un grand vizir ombrageux et fougueux qui semblait assuré, toutes les voyantes le prédisaient, de devenir calife un jour à son tour. Au cours d’un été, ses espoirs virent au cauchemar. Le calife se rebiffe, ayant subodoré le pot aux roses. Mais ce n’est pas tout. Le harem aussi s’en mêle. Ces dames, réputées soumises, entrent en rébellion ouverte…/… »

« Le Monde » se met-il lui aussi à jouer au google bombing et à comparer Nicolas Sarkozy à Iznogoud ?

Week-end de merde

Ronchonnage 1 Commentaire »

Le week-end commence très mal lorsque je me réveille après 10h00 le samedi matin. Je me lève du mauvais pied. J’ai l’impression d’avoir flingué ma journée. Ce fut le cas ce samedi.
C’est assez paradoxal. Je déteste toute forme de planification. Pourtant, mon samedi matin est calibré à la minute près. Levée de bonne heure. Footing. Lecture du journal. Bain. Marché.
Ce samedi était foutu à l’avance. Tout a commencé par une fuite d’eau. Mes connards de voisins du dessus ont laissé pisser un tuyau. Ma cuisine est maintenant inondée. Ca tombe bien, elle vient tout juste d’être repeinte. Les gros blaireaux. Deuxième fuite. Merde. Cette fois c’est le radiateur du salon qui n’est plus étanche. Je dépose un grand bol. Le plic-ploc commence à me stresser. Les plombs sautent. La télévision de la cuisine vient de rendre l’âme.

La concierge frappe à la porte. Elle m’apporte un colis. Chouette, c’est mon nouveau décodeur envoyé par Monsieur le Neuf. Cela fait plus de trois mois que j’ai demandé le dégroupage de la ligne. Ils commencent seulement à se réveiller. Après avoir dépensé une centaine d’euros sur leur hotline, j’ai cru comprendre que je n’avais pas de chance et qu’il y a eu problème sur problème. Ben aujourd’hui, le problème, c’est que je dois choisir entre la télévision et Internet. Les deux ne fonctionnent pas en même temps.

Nous finissions par nous rendre à la maison de radio France. C’est cool, nous devions retirer des places pour le concert mystère organisé par le Mouv’ au grand palais. Manque de chance, toutes les places ont été distribuées. C’est ce que l’on nous raconte. On finit par nous dire qu’il y a eu un problème à l’impression et que nous devons nous rendre directement au grand palais. Très honnêtement, le concert, je m’en battais les couilles. Je souhaitais seulement pénétrer de nuit au grand palais, n’ayant pas eu l’occasion de le visiter avant le premier octobre.

Seul point positif de la journée, le goûter organisé par Mimi Zonzon dans leur petit appartement d’amour qui ne respire pas le sexe comme Monica Belluci (bien placée celle là, hein Mimi), mais le calme, le luxe et la volupté. Gaufres à gogo et gâteau breton. 154.354.300 Kcal plus tard, nous rentrons à la maison. Problème sur la ligne 6. L’intervalle entre deux métros est de vingt minutes. On est compressé comme des vaches pendant plus de 15 stations.

Nous arrivons à la maison. Fabien a contacté Snooze pour aller ensemble aux Crazyvores après le concert du Mouv’. Nous terminons finalement la soirée comme deux grosses crêpes sur le canapé et rampons difficilement jusqu’à la chambre pour poursuivre la nuit.

Le dimanche fut plus calme. Footing puis glande avant de partir voir « Les Noces Funèbres ». J’avais lu tout et n’importe quoi sur le nouveau film d’animation de Tim Burton. En résumé, Nell et William Van Dort sont un couple de nouveaux riches à la tête d’une conserverie de poissons. Ils rêvent d’appartenir à la haute société locale. Ce rêve est sur le point de se réaliser
Leur fils Victor est sur le point de se marier avec Victoria, la fille de Maudeline et Finis Everglot, les descendants du glorieux Duc d’Everglot. Ces derniers n’ont plus un sou. Ils comptent également sur ce mariage. Un nom et une réputation contre de l’argent.
Les deux familles souhaitent répéter la cérémonie avant le mariage. Victor et Victoria se rencontrent pour la première fois, mais tombent rapidement amoureux. Cependant, Victor commet maladresse sur maladresse. Mort de honte, il s’enfuit dans la forêt voisine. Une fois seul, il prononce sans peine ses vœux. C’est alors que la terre se fend et que se dresse devant lui le corps décomposé d’une mariée en haillons. Victor vient d’épouser la Mariée Morte. Sa nouvelle femme l’emporte au pays des morts.
Je n’ai pas eu l’impression de retrouver les personnages du magnifique « Nightmare before Christmas ». On pouvait plus retrouver un côté Beetlejuice. Techniquement, rien à dire. Je me suis cependant un peu ennuyé jusqu’à la scène du mariage. L’émotion était quand même au rendez-vous. La scène montrant l’envol de la mariée morte dans un nuage de papillons vers la lune était vraiment très touchante.

Naked cow-boy (suite et fin)

Ailleurs, Rencontre 1 Commentaire »

Ouhaaa trop fort. Le naked cow boy a un site internet. On peut même le trouver en compagnie des jumelles Olsen. Je suis trop fier d’avoir rencontré une telle vedette sur Time Square.
Un livre de prières est également à la disposition des visiteurs. Avec un peu de chance, il passera bientôt par la France.

A la demande générale (enfin, à ma demande), voici deux nouvelles photographies du cow-boy le plus viril de l’ouest. Quel homme!

yeah manyeah man

Dernière minute

L'important, c'est la santé Pas de Commentaire »

Dernière minute faisant suite aux billets de ce matin et d’hier:

Dans un avis rendu public avant-hier, l’agence de sécurité sanitaire des aliments qualifie de « négligeable » le risque d’introduction directe en France, via les oiseaux migrateurs du méchant virus. Nous sommes donc en sécurité. Merci les Alpes. Samantdi, tu peux transformer tes granules en confiote et en envoyer un pot à Nonal.

Cot-cot (fin)

Ailleurs, L'important, c'est la santé, Miam Pas de Commentaire »

Quand je pense que nous étions à deux doigts de bouffer l’horrible blanched chicken que nous avions commandé dans un restaurant sordide de Pékin. Non seulement nous aurions hérité d’une superbe gastro-entérite explosive, mais en plus nous aurions été les vecteurs de la grippe aviaire en Europe et il aurait fallu nous abattre. On a eu vraiment chaud, la vache.
Pour les futurs touristes, éviter de commander cette préparation de poulet. La bête est blanchie (trempée quelques minutes dans de l’eau bouillante), coupée en deux puis en petits morceaux, et enfin reconstituée dans votre assiette. Le plat est servi froid pour mieux apprécier la finesse de la volaille.

cot cot

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