2005 août

Saint-Pierre

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Je suis dans le train. Nous rentrons à Paris. Le temps est passé vite. J’ai mal dormi. J’ai encore pensé au temps qui passe.
Ces quelques jours m’ont fait le plus grand bien. Ne rien faire sinon se laisser guider par la vie qui nous réserve parfois de belles surprises. J’ai ainsi fait la connaissance du Docteur No. Sa grand-mère possède une magnifique maison donnant sur l’île aux moines dans le golf. Nous sommes passé lui rendre visite. Il est ensuite venu à Saint-Pierre. J’ai appris un peu à le connaître. Le Docteur No est une personnes très touchante. Je lui souhaite tout le bonheur du monde.
Comme tous les ans, nous avons rencontré la petite bande de Saint-Pierre. Ce sont des amis ou de la famille aux parents de Snooze. Les deux généraux et leurs femmes, Nounouche, ses petits enfants, Josette. Ils se retrouvent tous les ans au même endroit sur la plage du port, sous le poste des maîtres nageurs. Il y a des nouveaux. L’ambiance est bon enfant. Ils parlent de tout et de rien, refont l’année écoulée. Ils amènent leurs enfants ou petits-enfants. C’est une bande très joyeuse. J’aime les regarder et les écouter parler.
Nous avons été invité chez Pierre et Josette. Ce sont des cousin du père de Snooze. Pierre est un général à la retraite. Le couple semble très complice. Ils m’ont adopté facilement. Je suis très touché. Annick, leur fille bohème, est présente. Elle vit dans le Lot le reste de l’année. Elle nous a préparé des dizaines de pâtés impériaux. Elle est drôle, originale, et semble vivre dans son propre monde. La thématique du repas était l’Asie, mais Josette n’a pas résisté à l’envie de nous préparer un vrai gâteau breton. Ce gâteau est une tuerie. Elle m’apportera quelques jours plus tard la recette sur la plage. Nous avons tenté d’en faire un aujourd’hui juste avant de partir. L’essai fut réussi.

Nous avons rencontré les mêmes personnes, avons fréquenté les mêmes endroits. Les marchés de Quiberon le samedi matin et celui de Saint-Pierre le jeudi, la crêperie Ker David. Je suis parti tous les matins faire mon jogging du côté de port blanc, sur la côte sauvage. Il y a une maison en ruine en haut de la falaise qui surplombe la plage. L’endroit est presque émouvant.
Des surfeurs sont déjà présents dans l’eau. Nous sommes à l’époque des grandes marées.
Nous avons également goûté aux glaces de la Cour d’Orgère, le fauchon local. Les habitants font la queue jusque tard dans la soirée pour avoir la joie de déguster ces glaces aux goûts très originaux et variés.

L’ambiance ne change pas d’une année à l’autre. C’est le charme de la ville. Je suis heureux d’y retourner tous les ans. J’espère pouvoir y retourner le printemps prochain. La petite commune aura un autre visage. Les touristes ne seront pas encore arrivés. Ce sera une retraire, loin du monde.

Gare Montparnasse

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Nous partons aujourd’hui à Saint-Pierre Quiberon pour une dizaine de jours. La journée est courte. Je règle les affaires urgentes à l’agence, le temps passe très vite. Je quitte mon bureau de très bonne heure. Je passe par la maison. Snooze m’y attend déjà. Nous prenons nos affaires et partons pour la gare Montparnasse.
Snooze achète des cannelés pour ses parents. Nous montons enfin dans le train.

Le trajet passe vite. Julien, le frère de Snooze et sa femme Sandrine nous attendent sur le quai. Tout le monde est bronzé. Les gens semblent reposés. De nombreuses familles se recomposent le temps du week-end. C’est le temps des embrassades et des retrouvailles. Des enfants courent, des mains s’agitent.

Sandrine à une nouvelle voiture. Nous montons dedans. Nous apprenons tout ce qui s’est passé pendant les vacances, toutes les dernières nouvelles. Ils semblent heureux de nous voir. C’est leur dernier week-end en Bretagne avant de reprendre le collier. Nous arrivons à Penthièvre, puis à l’isthme de la presqu’île. Nous arrivons enfin à la maison. Mêmes couleurs, mêmes odeurs. Le bruit du gravier. Les parents de Snooze et Julien nous attendent. Océane et Justine nous sautent au cou et nous embrassent.

Les filles vont se coucher. Nous discutons, parlons des vacances à Quiberon, de nos vacances en Chine. Snooze a ramené des cadeaux pour ses parents. La chambre au dessus du garage vient d’être refaite. Nous en prenons possession pour 9 nuits.

L’agréable Week-end

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La petite Mimi Zonzon a organisé un barbecue à Claye. Ses parents y habitent. Ils sont pour l’instant en vacances à La Baule. Cécilou est venue avec Jean-Guimauve. Carlos (ami de Guillaume), Isabelle (binôme de Snooze), ses filles et son mari, Nicolas (fiancé de Mimi), et le Docteur No étaient également parmi les convives. Le Docteur No est passé nous chercher en voiture en fin de matinée. Nous arrivons en avance à la grande surprise de Cécilou.
L’ambiance est joyeuse et bon enfant. Isabelle arrive enfin et nous présente son mari. Il est adorable. Il est médecin, comme Isabelle. Ses deux petites filles sont radieuses. Ils rentrent d’un voyage en Syrie. Isabelle nous a rapporté de délicieux nougats à la pistache.
Le beau temps n’est pas au rendez-vous. Les nuages sont nombreux, le temps est gris et quelques gouttes commencent à tomber. Je me moque de la météo. L’important est d’êtres tous présents.

Tous ensemble.

Nous mangeons finalement à l’intérieur. C’est une partie de rigolade. Tout le monde est heureux. Cécilou semble contrariée. Cela passe vite et elle retrouve vite le sourire.
Ils me fêtent mon anniversaire. Je suis très gâté. Je suis gêné. Je suis heureux d’être avec eux.

Trente-cinq

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Aujourd’hui j’ai trente-cinq ans.

Je suis né le douze août 1970. J’aime bien cette date. J’ai commencé à me faire à ce nouvel âge il y a quelques mois de cela. Je suis triste. J’ai vieilli trop vite. Je suis pourtant encore jeune. Cependant, j’ai l’impression d’être un vieux qui n’a pas vu passer sa vie et qui la regarde avec tristesse. Pourquoi suis-je dans un tel état ? Je me pose la question depuis des jours, ou plutôt des nuits. Le sommeil est difficile à venir.
J’ai souvent du mal à m’endormir. Je pense à la mort de mes proches. Je pense surtout à celle de ma grand-mère. Je panique à l’idée de la perdre. Je verse parfois une larme avant de dormir. Ces derniers jours, je ne pense qu’à ma propre mort. C’est ridicule. J’ai peur. Je ne pense qu’à moi et suis égoïste. J’ai l’impression que ma vie défile comme l’eau passe entre des mains. Je ne contrôle rien et pense plus au passé qu’à l’avenir.
Trente-cinq ans, c’est l’heure du premier bilan. Qu’ai-je fait de ma vie ? Le problème vient peut-être de cela. D’autres peuvent s’enorgueillir d’avoir pu bâtir quelque chose de concret à mon âge. Ce n’est pas mon cas. Pas de maison, pas d’enfant, pas de chien.

Heureusement l’entourage réconforte. Trente-cinq ans, mon Dieu, ce n’est pas possible. Tu ne fais vraiment pas 35 ans. Tu es en bonne santé. Tu vis depuis treize ans avec une personne que tu aimes et qui t’aime. Tu as des amis qui tiennent à toi. Tu as fait de (trop) longues et belles études. Ton travail est fantastique. Oui c’est vrai. Mais le propre de l’être humain n’est-il pas d’en vouloir toujours plus ?

Je ne travaille jamais le douze août. C’est ma journée. Il y a quelques années, Moustic et moi-même fêtions en commun notre anniversaire. Nous attendions avec impatience la surprise préparée par le reste de la bande. Ce n’est plus le cas depuis quatre ou cinq ans. Certaines années, cette journée est mélancolique. D’autres fois elle est joyeuse. Elle est parfois triste.
Aujourd’hui, rien de tout cela. La journée fut normale, et c’est bien comme cela. J’ai passé mon après-midi dans le triangle maudit pour carte de crédit. Rue du bac. Bon Marché, Grande Epicerie, Maison du Chocolat, Nespresso et Paul Smith. J’ai été très raisonnable.

Snooze a passé la journée de son côté. Lui non plus n’a pas travaillé. J’ai eu un joli cadeau le soir en rentrant. Tous mes amis et proches ont pensé à moi. Coups de téléphone, emails et SMS se sont succédés. Cela me fait énormément plaisir.

La musique

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En passant dans la rue principale de Bort, je n’ai pas pu resister à l’envie de prendre cette affiche en photo. Comme le dirait Arnaud, rhalala c’est la louze…!
D’un autre côté, il est très tentant de partager l’affiche du podium Avèze avec le fameux comique Laurent Pitié et la petite Alison. Notre belle province nous reserve de charmantes surprises.
Alors rendez-vous le 15 août devant le supermarché Champion de Bort-les-Orgues pour aller applaudir notre polonais préféré.

la loooose

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Ce week-end est mon week-end pensum de l’année. C’est tout du moins ce que je pense tous les ans avant de me rendre dans notre maison de Corrèze.
Départ prévu vendredi à 8h47. Arrivée en avance Gare de Lyon. Tous les quais sont rapidement évacués. Un colis suspect a été découvert. Les militaires, la police et le personnel de la SNCF bouclent la moitié de la gare. Les trains sont retardés. Arrive enfin le service de déminage. Un grand « boum » prend par surprise l’assistance. Les voyageurs peuvent enfin rejoindre leurs trains respectifs. Nous partons enfin.
Nevers : mon téléphone sonne. Delphine a essayé de me joindre à l’agence. Ma collègue lui a indiqué que je partais pour Bort. On se donne rendez-vous devant la gare de Clermont pendant ma correspondance. Je suis très heureux de pouvoir passer quelques minutes en sa compagnie. Elle me manque terriblement depuis qu’elle s’est installée en Auvergne. Je dois prendre le car de Mauriac. Moins de deux heures plus tard, je suis arrivé à la maison.

Ma mère est venue m’attendre à l’arrêt du car. Nous remontons quelques mètres et croisons un voisin qui nous propose de nous ramener en voiture. Nous acceptons avec grand plaisir. Il nous dépose devant la maison. Ma Grand-mère est assise à l’ombre du cerisier, une pile de journaux à ses pieds. Elle se lève et vient m’embrasser. Je trouve que le temps à, encore une fois, laissé des traces. Je suis très heureux de la revoir. Ma mère est halée et semble reposée. Phobos nous fait l’honneur de sa présence et vient nous rejoindre pour se faire caresser.

Je jette un coup d’œil à la maison. Rien n’a changé. Le temps ne semble pas avoir de prise. Les rosiers, les pivoines, les « oreilles de lapin », la lavande et les arbres sont toujours là. Je dépose mes affaires dans ma chambre avant de les rejoindre dans le jardin. Nous commençons à discuter de tout et de n’importe quoi. Je me sens bien en leur compagnie. Le soleil picote mon coup, le vent fait bouger les feuilles du cerisier.
Je commence à lire. Je termine « La joueuse de Go » et commence le sixième tome des aventures de Harry Potter. Je suis dans les bras de Morphée quelques minutes plus tard. Je suis réveillé par la queue de Phobos, qui commence un va-et-vient charmeur autour de moi. La machine à ronrons a démarré.
En fin d’après-midi, Maman me convainc d’aller se promener en ville. Nous longeons la Dordogne. La montagne est belle. Les forêts sont encore vertes. Le soleil apporte ses reflets dorés avant de se coucher.
Nous dînons de bonne heure. Je connais toutes les nouvelles du pays. Une amie vient nous voir et nous continuons à discuter. Maman et Mamie partent se promener. J’en profite pour continuer à lire mon livre.
Je me couche de très bonne heure. La maison garde la même odeur. Je retrouve des vieux « Mickey » et autres Super Picsou Géant. Je tombe même sur des « Strange » et des « Titan ».

Le lendemain, nous partons de bonne heure pour le marché. Ma grand-mère me force à prendre un pull. Les matinées en montagne sont fraîches. Nous rencontrons des amis et voisins. J’ai le droit, comme tous les ans à « oh, qu’est-ce qu’il est grand », « je me souviens bien de lui à la maternelle », « il ressemble à son grand-père ».
Lorsque cela chauffait entre mes parents au milieu des années 70, j’ai été exporté en Corrèze chez mes grands-parents maternels. On avait alors prétexté des difficultés à respirer. La montagne, c’est mieux que la ville. J’ai été scolarisé une année en maternelle. Je me souviens avec grand bonheur de ces moments. J’étais bien loin des problèmes que mes parents affrontaient. Je ne me suis rendu compte de rien. Je trouvais alors normal d’être élevé par mes grand-parents. Le matin, mon grand-père, Papi Jo, affûtait la lame de son rasoir. Je prenais mon petit-déjeuner et courrais attraper le car qui me conduisait à l’école. Je rentrais manger le midi.
Je me souviens de certains moments. Ainsi avais-je vu un reportage sur les petits Ethiopiens sur la première chaîne de télévision (nous avions une vieille télévision Schneider en noir et blanc et ne captions que la première chaîne). La famine faisait alors rage et le narrateur avait expliqué que les enfants étaient tous rachitiques. Je ne connaissais qu’un garçon de couleur à Bort. Il était dans ma classe et j’étais vraiment triste. Je le croyais rachitique lui aussi.
Je me souviens également de ma belle balançoire rouge, des moments passés dans le jardin avec Adémar, notre chien, des Noëls, des odeurs, de la fête foraine qui s’installait place Marmontel à Pâques et à partir du premier dimanche de septembre. Il y avait un manège nommé Kiki la Palousse. Je devais attraper une peluche pour gagner un tour gratuit. Je pense aussi avec beaucoup de nostalgie à notre ancienne maison de Madic, ou nous allions rendre visite à Mémé minet, la mère de mon grand-père. C’était une vraie Auvergnate. Toute vêtue de noir, les cheveux argentés tirés en chignon. Elle parlait en patois. Des gens comme elle n’existent plus. Ce monde n’existe plus.
La ville était alors prospère. Le barrage, les tanneries, une entreprise de confection et le grand hôpital permettaient aux habitants d’être à l’abris du chômage. Il y avait beaucoup de tourisme. Il devenait difficile de se loger en été. Tous semblaient heureux d’habiter la ville.
La crise est passée, les entreprises ont fermé. Il ne reste plus rien. La population diminue et les habitants ne sont plus accueillants. Les touristes ont eux aussi quitté la région. Seule la maison de retraite est prospère.
Ma grand-mère a toujours refusé de quitter sa maison. C’est sa vie. A 93 ans, elle continue ses occupations. Elle aime ses fleurs, son jardin. Elle aime somnoler sous ses arbres et faire sa marche quotidienne (son secret), même si son corps a de plus en plus de mal à suivre. Et puis il y a le souvenir de Papi, parti trop vite il y a presque trente ans. Elle passe beaucoup de temps à lire. Elle a arrêté de faire du vélo il y a quelques années, ce n’était plus prudent. Je l’aime. Elle m’a élevé, elle est comme ma Maman.

L’après-midi passe doucement. Maman a retrouvé des « Bonnes soirées » datant des années 50 et 60. Je jette un coup d’œil à ces revues d’un autre temps. Je replonge moi aussi dans de vieilles revues. Je retrouve mes jouets, mes peluches, et tous mes souvenirs reviennent. Je suis triste que le temps soit passé si vite. J’ai l’impression de ne pas avoir assez profité des gens et des instants passés ici. Longtemps, je me suis couché de bonne heure, écrivait-il alors. C’est mon cas ici.

Je pars de bonne heure ce matin et écris ce post dans le train. J’ai pris bien sagement mon car pour Clermont. Maman et mamie étaient tristes de me voir partir. Moi aussi. Aujourd’hui était l’anniversaire de Maman : elle a déjà 69 ans, elle est toujours aussi belle. Je monte dans le train et pense à appeler Delphine lorsque je passe Riom. Je suis en route vers Paris, le cœur serré de ne pas être resté plus longtemps dans ma madeleine corrézienne. Je me fais la promesse d’y retourner le plus tôt possible et de passer plus de temps l’année prochaine.

Moustic, Mous, Eric

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Aujourd’hui est une triste journée. Je pense à Eric. C’est un de mes meilleurs “ex-amis”. C’est son anniversaire. Il a 31 ans. Autrefois, nous fêtions ensemble nos anniversaires. J’aimais ces moments.

Le 7 août, il fêtera sa première année de mariage avec Anne. Je n’ai plus de nouvelle. Il ne souhaite plus en donner. Je ne connais pas ses raisons. La vie est parfois injuste.

Nous avions partagé beaucoup de choses en dix ans. Notre rencontre à la faculté de pharmacie, la fondation de la « DASKE Company », nos errances mutuelles, nos voyages de Magaluf à New-York en passant par Montréal ou Athènes, le labo photo, ses premiers amours, les soirées et week-ends chez son oncle, les fameuses soirées à Colombes, sa sœur, la disparition de son Papa. Il avait été le premier à être au courant pour moi et Snooze. J’avais une totale confiance en lui.

Les derniers bons moments en sa compagnie remontent au week-end du 15 août 2002. Snooze, Eric et moi-même étions descendus près de Clermont passer quelques jours chez Delphine et Nicolas. Nous avions passé alors de délicieux moments tous ponctués de fou-rires. Nous étions vraiment heureux. Nous nous sommes quittés sur le quai de la gare de Lyon. Nous ne pensions pas que cet instant marquait la fin de 10 années d’intense amitié.

Nous l’avions croisé par hasard en mai 2003 piscine Pontoise. Je venais de lui envoyer une longue lettre. Je lui expliquais alors que je ne comprenais pas son silence et que j’avais mal.

Il est passé quelques jours plus tard à la maison. Nous avons longuement discuté et nous sommes séparés en nous promettant de vite nous revoir.

Quelques jours avant de passer ma thèse, je lui envoie un mail lui demandant de passer. Trois heures avant le début de ma présentation, je reçois un mail m’expliquant que si je lui avais envoyé un mail trop tard pour qu’il ne puisse passer et trop tôt pour me donner bonne conscience, j’avais bien réussi mon coup.

Ce n’était pas le cas et j’ai eu encore une fois mal.

Nous avons reçu en juillet 2004 un faire-part nous annonçant son mariage le 7 août. Nous n’étions pas conviés.

En octobre, Eric nous a envoyé une carte de remerciement. Nous leur avions envoyé une caisse de vin. Anne nous écrivait qu’elle avait hâte de faire notre connaissance. Nous n’avons plus de nouvelle depuis.

Bon anniversaire Mous.

Je le déteste. Il me manque.

Houlgate

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Je vais enfin partir en congés, et cela pendant trois longues semaines, du 21 août au 15 septembre, à Houlgate.

Je vais rejoindre l’Hôtel des Blogueurs sous le pseudonymes d’Igor Delemea. Igor est censé être un acrobate de Ballant Soir, une troupe de cirque mariant acrobatie, magie, poésie et musique. Au cours d’une représentation à Dieppe, il a eu un stupide accident en démontant le chapiteau, et les médecins qui ont soigné son dos à l’hôpital lui ont fortement déconseillé de voyager pendant trois semaines. Désolé de ne pouvoir poursuivre la tournée avec les autres, il a choisi de s’installer dans un hôtel plutôt que rentrer à Nancy et compte bien bloguer pour rester en contact avec la troupe.

Je n’ai pas choisi l’histoire de mon personnage, la direction s’étant chargée de l’inventer. Plutôt bien choisi pour une ex-victime de hernie discale.

Je vais occuper la chambre 12, située au premier étage. C’est une petite chambre modeste qui domine le verger. J’ai convaincu Snooze et Mimi Zonzon de se joindre à moi. J’espère qu’ils pourront trouver une chambre de libre et surtout proche de la mienne.

Shaun of the Smith

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Retour ce vendredi au fameux UGC Cité Ciné de Bercy. La foule est moins nombreuse et surtout moins agitée. Les spectateurs semblent plus disciplinés. Snooze et moi-même avons décidé d’aller voir le fameux (et sulfureux) Mr et Mrs Smith, film de Doug Liman, le réalisateur de la mémoire dans la peau.
Mr et Mrs Smith sont mari et femme depuis cinq ans, six en fait, et tueurs à gages tous les deux. Ils travaillent pour des organisations concurrentes, chacun ignorant tout du véritable métier de son conjoint. Le soir venu, ils forment un couple très ordinaire. Le jour où leurs employeurs respectifs les engagent sur la même cible et qu’ils se découvrent adversaires, leurs scènes de ménage deviennent alors explosives.
Leurs vies vont radicalement changer quand ils se retrouvent sur le même contrat. Chacun doit alors éliminer l’autre au plus vite pour exécuter son travail, c’est la règle. Ils se battent par raison, parce qu’ils se sentent trahis, et non pas parce qu’ils ne s’aiment plus. On rentre alors dans une sorte de parade amoureuse sado-masochiste. A aucun moment ils ne semblent cesser de s’aimer. C’est une gigantesque scène de ménage armes aux poings. On est finalement loin de la guerre des Roses. Les Roses se détestent jusqu’à la mort, le film est plus psychologique, ce n’est pas un vrai film d’action.
Le casting est très alléchant et fait parler de lui depuis quelques temps. Le but de ce film est de divertir, amuser, et impressionner le spectateur. Hyper-rythmé, ce film est ponctué de scènes d’actions totalement irréalistes mais très fortement agréables à regarder. Les deux acteurs principaux sont beaux, drôles et jouent divinement bien. Ils semblent très complices. Personnellement, je n’ai nullement vu Lara Croft, ni encore une fois la guerre des Roses. J’ai été saisi par le charme et la prestance d’Angelina Jolie. C’est vraiment une bombe (Snooze dirait encore que je suis un hétérosexuel refoulé). Les critiques ne sont pas bonnes. Rien à battre, j’ai passé un très bon moment.

Samedi soir passé chez « Lolo et Doudou », amis de Céciloo. Couple incroyable, épanoui, drôle, ouvert d’esprit et adorable, c’est toujours un réel plaisir de passer une soirée en leur compagnie. Nous nous sommes retrouvés pour fêter les 32 ans de Doudou, en comité un peu plus réduit que d’habitude. Le thème de la soirée était la Gay Pride. Lolo avait entre autre invité le Parain de sa charmante petite fille et son ami, ainsi qu’un autre couple homo. La soirée a été rythmée par une quantité incroyable de morceaux has-been issus des années 80, morceaux fétiches de Lolo (je suis également fan), et par la formidable chaîne câblée, « Télé mélodie ». Ayant l’impression d’avoir été sournoisement « truithoné », je suis parti courir de très bonne heure le lendemain matin.

Fin de week-end tranquille. Snooze me convainc de le suivre pour aller voir « Shaun of the dead ». Je ne suis pas très chaud n’ayant pas un tropisme inné pour ce genre de film. Shaun a presque trente ans et est un glandeur. Petit, rouquin, bouille ronde et bouc, il est vendeur dans un magasin d’électronique. Entre l’appartement sordide et crade qu’il partage avec ses deux meilleurs potes et le temps qu’il passe avec eux au pub ou à jouer avec sa playstation, Liz, sa petite amie, n’a plus beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s’engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Pour Shaun, c’est une catastrophe. Il sait à quel point il l’aime et il est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Maintenant que Shaun s’est juré de protéger Liz et ceux qu’il aime contre le fléau, plus rien ne pourra l’arrêter, pas même une armée de morts-vivants.
Il décide à l’aide de son meilleur ami d’aller chercher et sauver sa mère et son ex-fiancée. Il a une idée de génie : se retrancher dans son pub préféré. Ce film est un véritable OVNI cinématographique. C’est une formidable comédie non familiale et non correcte à l’anglaise. Il y a de bonnes grosses envolées gores, et les situations grotesques et burlesques s’enchaînent. Ce pastiche de « La Nuit Des Morts-vivants » et très certainement la bonne surprise de l’été avec « My Summer of Love », autre film britannique. Cependant, je ne pense par aller voir le très attendu « Land of the dead ». Alors que Shaun mélange comédie et fantastique, Land of the dead semble être un film un peu plus sérieux. Ce n’est pas le même registre, et je suis trop émotif. Il y a des limites.

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